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La pulpe de fruit de Baobab, nouvel allié du coureur à pieds et du cycliste
La pulpe de fruit de baobab, qu’est ce que c’est ?
Le baobab est un arbre fruitier millénaire d’Afrique, reconnaissable à son tronc massif. Son fruit renferme une chair blanche comestible (dénommée pulpe) protégée par une coque très dure, un peu à l’image de la chair de noix de coco (fruit du cocotier). Au fur et à mesure du mûrissement du fruit, cette pâte perd de son eau (elle se déshydrate). A maturité, la pulpe de fruit de baobab offre donc une texture sèche (à la différence de la pulpe de noix de coco). Réduite à l’état de poudre pour la consommation courante, elle trouve des applications nombreuses et variées comme boisson (simplement diluée avec de l’eau, du jus ou un laitage), comme aide-culinaire pour diverses préparations (gâteaux…) ou à des fins médicales traditionnelles
Une arrivée récente sur le marché européen
Aussi paradoxal que cela puisse paraître et malgré son origine plus que millénaire, la pulpe de fruit de baobab fait partie des «novel foods». Les « novel foods » désignent en effet des aliments ou des ingrédients dont la consommation était inexistante dans les pays de l’Union européenne avant le 15 mai 1997. Avant de pouvoir être mis sur le marché, les «novel foods» font l’objet d’une évaluation des risques par les autorités sanitaires des États membres et un arbitrage éventuel au niveau communautaire, après avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) qui donne lieu à une autorisation de mise sur le marché. Parmi la grande diversité d’ingrédients ou d’aliments concernés par cette réglementation, on peut citer l’extrait d’écorce de magnolia, la gamma-cyclodextrine, la gomme de guar ou encore le jus de noni
Des ressources micronutritionnelle adaptées aux besoins du coureur
Comme tout aliment déshydraté, la poudre de pulpe de fruit de baobab offre une densité micronutrionnelle (concentration en vitamines, minéraux, oligo-éléments) bien plus importante qu’un fruit frais (de fait, à poids équivalent un fruit sec contient moins d’eau, donc davantage de « matière»). Il s’agit d’une caractéristique particulièrement intéressante pour les coureurs à pieds, dont les besoins micronutritionnels sont bien plus élevés que la moyenne. Deux propriétés vraiment distinctives sont soulignées par l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) :
1) une richesse remarquable en vitamine C : 1 cuillère à soupe de pulpe (15/20g soit la quantité journalière usuelle) couvre 100% des apports journaliers recommandés en vitamine C (60mg, c’est autant que 100g de portion comestible d’orange fraîche). La vitamine C, par ses propriétés protectrices, aide à lutter contre le stress oxydatif lié à l’entraînement intense
2) une teneur équilibrée en vitamines du groupe B (B1,B2,B3,B6) : les vitamines du groupe B dites « vitamines du sportif » sont impliquées dans le métabolisme des glucides. A ce titre, elles contribuent au bon approvisionnement du muscle en énergie. Leur renouvellement par l’alimentation doit être assuré en continu (boissons, solides…)
Priorité à la récupération
Beaucoup d’autres micronutriments sont présents dans la pulpe de fruit de baobab. En quantité certes moins significative (parfois même faible). Mais c’est cette diversité qui contribue à conférer au produit son statut d’aliment « de remise en forme générale ». Un profil nutritionnel particulièrement adapté pour la récupération de 1er niveau post entraînement, surtout lorsque les pertes sudorales ont été importantes :
- des oligo-éléments d’abord : phosphore, manganèse, zinc, fer…(0,5mg* soit 5% des AJR)
- des minéraux : sodium, potassium, calcium (60mg soit 10% des AJR ; c’est quand même nettement moins que le lait)
- de la vitamine A (caroténoïdes) qui renforce le potentiel antioxydant du produit (en plus des flavonoïdes et autres polyphénols…)
- des acides aminés (mais très faible aux quantités usuelles de consommation)
- de l’acide linoléique (oméga 6)
aux quantités usuelles de consommation soit 1 cuillère à soupe par jour (15/20g)
Quid du potentiel énergétique de la pulpe de fruit de baobab pour le coureur à pieds?
Pour évaluer le potentiel énergétique de la pulpe de fruit de baobab, il faut s’attacher à analyser le détail de ses glucides (son spectre glucidique). A ce sujet, on remarquera que les 2/3 des glucides de la pulpe sont des fibres et notamment de la pectine (les fibres sont des nutriments acaloriques, elles ne sont pas assimilables par l’organisme, elles ne délivrent donc pas de calories). Le reste représente le saccharose, fructose et glucose. La pulpe de fruit de baobab se range donc parmi les aliments peu caloriques et, revers de la médaille, au potentiel énergétique limité. Elle ne constitue en soi, ni une boisson d’entraînement suffisante (il faut dans ce cas la renforcer en sucre), ni une boisson de charge glucidique potentielle. En revanche, elle est parfaitement adaptée pour la récupération post effort (recharge minérale et hydrique)
Conclusion : avantages et inconvénients pour le coureur à pieds
AVANTAGES
Rafraîchissant : Issue du fruit, la pulpe présente un goût acidulé fruité rafraîchissant
Revitalisant : Sels minéraux et oligoéléments contribuent à améliorer la qualité de la réhydratation et de la recharge minérale. A cela s’ajoute une bonne teneur en vitamines du groupe B.
Protecteur : Riche en antioxydants (caroténoïdes, vitamine C, polyphénols, flavonoïdes), permet de lutter contre le stress oxydatif lié aux entraînements intenses
Bifidogène : grâce à sa richesse en fibres bifidogènes, participe à la vitalité et à la restauration de la flore intestinale soumise à rude épreuve en course à pied
Coupe-faim : effet coupe-faim assez prononcé sous l’effet des fibres. Intéressant dans le cadre d’un régime
Acalorique : très peu calorique, très peu sucré et à index glycémique bas, étant donné qu’une grande partie des glucides sont en fait des fibres (pectines).
Hypoallergénique : sans gluten
Economique : 1 cuillère à soupe permet de réaliser 1,5L de boisson
Sain : produit 100% naturel, traditionnel, équitable, certifié AB, sans transformation
INCONVENIENTS
Potentiel énergétique faible : trop peu de glucides « métabolisables » pour en faire une boisson d’entraînement et biodisponibilité réelle des micronutriments diminuée par l’action rétentrice des fibres.
Digestibilité : au dessus de 20g/jour on s’expose à un effet laxatif ou un inconfort digestif (source AFSSA)
CONCLUSION : UTILISATION RECOMMANDEE POUR LE COUREUR A PIEDS
La pulpe de fruits de baobab peut être utilisée en boisson de récupération immédiate, de 0 à 30min après l’effort (à utiliser au long cours) ou comme boisson d’entraînement si l’on n’a pas d’objectif énergétique (au même titre qu’une boisson d’effort très très diluée par exemple). Elle trouve également des applications culinaires nombreuses et variées (milk shake, barres, gâteaux…)
Témoignage d’utilisateurs
Thomas Louise
Vainqueur des 24h du Mans Vélo 2011 en individuel (20/21 Août 2011) avec 803,5 kms parcourus
Thomas Louise a pratiqué le cyclisme à haut niveau en Espoir et Junior (participation à Paris-Roubaix Espoirs, La Côte Picarde en sélection de Normandie…). Après une interruption de quelques années pour des raisons professionnelles, Thomas s’est tourné vers de nouveaux défis… Le 20 août 2011, il s’est élancé du circuit Bugatti au Mans pour les 24h du Mans Vélo, épreuve qu’il a remporté en individuel (en dépassant son objectif de plus de 800kms parcourus !). Pour 2012 Thomas a déjà beaucoup de projets en tête..
« J’ai découvert la pulpe de fruit de baobab récemment. Très rapidement je l’ai intégré dans ma préparation, car constamment sur les routes, j’avais besoin d’une boisson rafraichissante, à la fois pauvre en calorie mais source de bienfaits pour mon organisme. Je l’utilise donc tout au long de la journée dans une bouteille d’eau. J’ai une sensation de meilleure récupération et de moins de fatigue lors de mes cycles d’entraînement »
Ramuntxo Sallaberry
Ramuntxo est un sportif accompli. Il a pratiqué le judo, le foot, la pelote basque avant de se lancer dans la course à pied et le triathlon ironman
Finisher du triathlon IRONMAN de Nice du 26 juin 2011 en 10h51min (3,8kms natation, 180kms vélo, 42kms course à pied)
« J’ai utilisé la pulpe de baobab pour ma préparation cette année. Ce qui m’a marqué c’est le côté rafraîchissant, désaltérant, assainissant du produit…vraiment très appréciable lorsque les sorties s’allongent. C’est frais dans la bouche et l’on a l’impression que l’organisme puise dans la boisson tout ce dont il a besoin. J’ai noté un effet coupe-faim »
Baomix la pulpe de fruit de Baobab
Tags: Préparation sportive, Santé
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Le baobab a une grande importance culturelle dans les pays où on le trouve. Il est le symbole de la République du Congo. Il est utilisé au Sénégal sur de nombreux documents administratifs. Au Sénégal, au Congo, au Burkina et dans des nombreux pays africain, on retrouve l’effigie du baobab sur les timbres.
Dans les zones arides et au temps de civilisations plus anciennes les nomades utilisaient les baobabs aux troncs creux pour en faire des réservoirs d’eau pour leur bétail pour affronter la saison sèche. Certain tronc de baobab peuvent ainsi contenir jusqu’à plusieurs millier de litres d’eau. L’eau peut ainsi se conserver toute l’année si le tronc à été bien refermé à l’aide d’une chape d’argile. En cas de grande sécheresse, le bois, tendre et spongieux, est mâché par les hommes et les animaux pour apaiser la soif.
Dans toute l’Afrique les troncs de baobab à l’envergure suffisamment large et au cœur évidé fournissent divers abris ; maison, abri bus, salle de réunion, magasin de stockage, bistrot,…
En Afrique de l’Ouest, notamment au Sénégal et au Zimbabwe, les vieux baobabs creux ont été utilisés comme des tombeaux, au Sénégal se sont les griots que l’on inhumait dans les troncs de baobab.
Son ombre bienveillante est aussi un lieu de rendez vous, de palabres, on y discute des affaires du village sous la fraîcheur de ses branches, accompagné d’un bon attaya.
Au Nigeria certains baobab sont des centres de culte ou l’on invoque les esprits de la fertilité, dans le Saloum un autre est sacré parce qu’une source d’eau potable a vu le jour sous ses racines.
De par son espérance de vie, son allure des plus originales, des bienfaits que l’on retire de chaque partie de l’arbre, des hôtes un peu mystiques qu’il peut héberger, le baobab est un arbre sacré et détient un certain pouvoir spirituel au sein de la collectivité.
On n’abat que très rarement un baobab, personne ne souhaite vexer les esprits mais par contre le baobab reste une espèce fragile malgré sa présence si imposante, les jeunes pousses sont la victime du pâturage intempestif et des feux de brousse et beaucoup d’arbres sont défiguré à cause de la récolte de ses feuilles pour nourrir le bétail en saison sèche. Ces pratiques tendent à changer depuis que les populations ont découvert que le baobab, en plus de leur apporter aliment et médicament, pouvait aussi être une source de revenu en exportant ses fruits et son huile à travers le monde.
Tags: adansonia digitata, Afrique, baobab, baobab creux, baobab et sécheresse, baomix, griot, palabres, Sénégal, tombe de griot
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2011 pourrait finalement être l’année du baobab, selon l’association Phytotrade, à l’origine du développement du marché de la pulpe de fruit au sein de l’UE. En effet, en dépit des qualités nutritionnelles reconnues de la pulpe de fruit de baobab, les grands fabricants de produits alimentaires ont été prudents en 2009 et la Recherche et Développement sur les dérivés alimentaires possibles a été limité. Il se pose aussi le problème de la mise en place de réseaux de distribution efficaces afin de même faire connaître ce superfruit.
En 2010, sur l’UE, 28 produits alimentaires et boissons à base de pulpe de fruit de baobab ont été lancés dont 19 en France, 6 en Allemagne, et 1 en Finlande, aux Pays-Bas et en Suède.
En Afrique du Sud, des yaourts à base de pulpe ont fait leur apparition et au Japon, on a même vu le lancement d’un Pepsi baobab.
Tags: Afrique, Aliment antioxydant naturel, baomix, Bouye, Bui Baobab, Fair trade, Fruit du baobab, Pain de singe, phytotrade, pulpe de baobab, pulpe de pain de singe
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ASPECTS NUTRITIONNELS ET ÉCONOMIQUE DU BAOBAB
Le Baobab est un arbre qui s’avère très utile pour l’homme :
- Ses feuilles sont transformées en poudre dont l’intérêt peut être alimentaire ou cosmétique.
- Les graines se consomment grillées en substitut du café, réduites en poudre comme farine ou alors pressées, on en obtient une huile d’une grande qualité, riches en phosphate, elles sont aussi utilisées pour la fabrication de savon et d’engrais.
- Son écorce offre des fibres très solides pour confectionner des cordes.
- Les jeunes pousses et les racines des jeunes plants sont consommées comme des asperges.
- La pulpe des fruits frais ou séchée, riche en oligoéléments et vitamines) est utilisée pour la confection de boissons. Il faut dire que la pulpe du fruit de cet arbre africain renferme trois fois plus de calcium (380 mg/100g) que le lait ainsi que 300 mg de vitamine C pour 100g (contre 50 mg pour les oranges). Sa capacité antioxydant flirte avec celle du jus de raisin. Elle contient quatre fois plus d’énergie que la banane : 387 kcal pour 100g (contre 87 kcal). Au Sénégal, la poudre de feuilles de baobab séchées ou « laalo », riches en calcium et en fer, est incorporée aux céréales ou aux sauces, notamment lors de la préparation du couscous de mil. A Dakar, la glace au « pain de singe », le nom donné à la pulpe blanchâtre entourant les graines du fruit de baobab, fait fureur. Conditionnée en poudre, la pulpe est utilisée comme arôme dans les pâtisseries, comme complément alimentaire pour les femmes enceintes et comme médicament anti fièvre.
Enfin, dans certaines parties d’Afrique, la pulpe de baobab est brûlée pour fumiger les insectes qui parasitent le bétail domestique. Les écorces servent à la fabrication de corde d’instrument de musique, cordages, liens, filets, nattes, teinture rouge. Ce nouveau commerce pourrait créer plusieurs milliers de nouveaux emplois. Toutes ces ponctions peuvent être effectuées sans jamais nuire à l’espérance de vie de l’arbre. Bien que l’activité pastorale peut amener des problèmes car les troupeaux mangent les jeunes plants et se nourrissent des feuilles quand la saison des pluies se fait trop attendre.
Mais ce problème est en phase d’être résolu depuis que les populations ont compris l’intérêt économique du baobab. Le baobab a aussi été préservé de la déforestation massive que subi la zone soudano sahélienne, c’est du en partie à son bois spongieux qui ne brûle pas et qui ne flotte pas. Mais il doit aussi sa protection à l’aura sacrée qui l’entoure. Depuis peu une technique de greffage a été mise au point au Mali qui permet la production de fruit dès la troisième année.
Tags: Boabab médicinal, Écologie et Baobab équitable, pulpe de fruit, Santé
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Le baobab, un arbre d'une incomparable richesse, fruits, racines, écorces et feuilles (Adansonia digitata L)
Synonymes : arbre à palabre, arbre bouteille, pain de singe, arbre magique, arbre pharmacien, arbre de vie.
Son nom viendrait de l’arabe « bu hibab » : fruit à nombreuses graines.
Nom botanique : Adansonia digitata L,
Famille : Bombacées
Autres langues : bambara : sira, sito ; peul : bobbe, boki, boy, boré ; sérer : bak ; malinké : seda, sira keda ; wolof : gouye (arbre), bouye (fruit), lalo (feuilles), gif (graines).
Le baobab vit en Afrique tropicale sèche, du Sénégal au Soudan, Afrique orientale, de l’Ethiopie au Mozambique et au Natal.
Histoire
Ce majestueux symbole de l’Afrique, qui semble unir la terre avec le ciel, offre à l’homme nourriture et remèdes pour différentes maladies. Il anime le paysage avec sa forme étrange et à la fois extraordinaire : un énorme tronc conique dont les branches ressemblent des racines levées vers le ciel, ce qui accrédite la croyance que l’arbre tire grâce à elles sa force du ciel. Il est le symbole du Sénégal. D’habitude ce vieux géant de notre planète vit solitaire et peut facilement atteindre 20 mètres de haut et 12 mètres de diamètre. Il est surtout renommé pour sa longévité estimée de 1000 à 2000 ans et pour la largeur de leur tronc, laquelle peut atteindre jusqu’à 9 mètres de diamètre. Le plus vieux et le plus célèbre se trouve à Shiramba le long du Zambèze, âgé de 2000 ans.
Dans plusieurs pays africains, le baobab ou « arbre à palabre » est un arbre sacré qui a une forte symbolique sociale. Dans des régions du Soudan, cette espèce protégée est souvent plantée et sa présence est liée à l’occupation humaine. En brousse, elle signale notamment les villages disparus. Certains rapportent que seuls les « érudits » pourraient y grimper pour cueillir les fruits et les feuilles. Le baobab ne peut pas être abattu par l’homme mais seulement par les évènements naturels. Dans l’ancienne Egypte on aurait pu connaître ses fruits, puisqu’on a aurait retrouvé des inscriptions à coté d’Aswan, dans la tombe d’un chef appelé Harkhuf (2 500 av. JC) qui décrivent la présence du fruit du baobab près du Nil. Son fruit aurait pu être utilisé contre la fièvre. Il figure dans les récits de voyage d’Ibn Batuta (1352)au Mali, puis en en 1445 par des navigateurs portugais. En 1749, lors de son séjour à Saint-Louis du Sénégal et au Cap Vert, le botaniste français Michel Adanson en fit la description et en rapporta et lui redonna le nom de baobab, remplacé jusqu’alors par le nom de calebassier.
Il est raconté que Dieu planta l’arbre à l’envers : le baobab fut le premier arbre planté dans le bassin du Congo mais il se plaignit d’une humidité excessive et ainsi Dieu le transporta sur « la Montagne de la Lune », Ruwenzori, mais il fut encore mécontent. Alors, Dieu énervé par ses plaintes constantes, l’arracha, le déplaça dans une région sèche de l’Afrique et le replanta à l’envers. On raconte en Afrique du Sud que le « Grand Esprit » donna les arbres au premier homme mais aussi à chaque animal ; la hyène fut la dernière alors que seul le baobab restait ; furieuse, elle le planta à l’envers.
Le baobab, un arbre d’une incomparable richesse
Le baobab
- Fruits sur l’arbre de Baobab
La pulpe du fruit contient des quantités importantes de vitamines essentielles telles que de la vitamine C, des vitamines B1 et B2, indispensables à un développement optimal de l’organisme et le maintien de l’intégrité cellulaire des nerfs, de la peau et des épithéliums oculaires, et de la vitamine PP ou B3 importante dans la régulation du métabolisme cellulaire. La pulpe est aussi riche en minéraux (calcium, phosphore, potassium) et acides gras essentiels (acide alpha linoléique). Le goût acidulé de la pulpe est du aux acides organiques tels que l’acide citrique, acide tartrique, acide malique et succinique. Grâce aux caractéristiques à ses valeurs nutritionnelles la pulpe du fruit immergée dans l’eau permet de préparer un boisson rafraîchissante et nourrissante.
La pulpe du fruit du Baobab possède des fibres solubles et non solubles. Les fibres non solubles augmentent le bol digestif et améliorent le transit digestif (tanins, mucilage). Les fibres solubles possèderaient des effets stimulants sur la croissance des probiotiques (« bonnes » bactéries du tube digestif).
La pulpe contient enfin des stérols et triterpènes qui ont une action anti-inflammatoire.
La graine, contient des acides gras principalement, de l’acide oléique (30 à 42%), de l’acide linoléique (20 à 35%), de l’acide palmitique (18 à 30%).
La feuille riche en calcium et fer, contient aussi du phosphore, du potassium, du magnésium, du manganèse du phosphore et du zinc. Elle est aussi composée d’acides aminés, de provitamine A et de vitamine C.
Partout en Afrique les différentes parties de la plante du Baobab sont exploitées au point de vue thérapeutique et nutritionnel et des nombreux remèdes issus du baobab sont cités dans la pharmacopée traditionnelle africaine.
Utilisation en médecine traditionnelle.
Les racines
En Sierra Léon on utilise une décoction ajoutée aux aliments comme stimulant de l’activité sexuelle.
La poudre de la racine sèche préparée comme crème est utilisée comme tonique chez les malades atteints de paludisme.
En Zambie l’infusion de racines est ajoutée au bain des enfants pour que leur peau soit lisse et souple.
La sève sert contre les caries dentaires.
Les écorces
En médecine traditionnelle elles sont utilisées pour certains problèmes digestifs (richesse en mucilages), comme fébrifuge.
Les tisanes, faites à partir d’écorce ayant bouilli pendant une journée, sont prescrites pour le traitement de la fièvre.
L’écorce contient une sorte de gomme blanche semi-fluide indiquée pour le traitement des plaies.
Les feuilles séchées en poudre sont indiquées comme antianémique, antirachitique, tonique, antiasthmatique, antidiarrhéique, diurétique et antiparasitaire. Des analyses faites sur les feuilles jeunes, séchées à l’ombre et pulvérisées révèlent une présence importante de provitamine A. Les feuilles macérées et comprimées peuvent nettoyer les oreilles et les yeux des enfants malades. Elles sont en outre un remède efficace pour l’expulsion du ver de Guinée.
La pulpe est employée comme cicatrisant, comme fébrifuge, analgésique et pour le traitement de la diarrhée infantile. La pulpe est actuellement considérée comme un traitement actif de la diarrhée enfantine. Une analyse effectuée sur 160 enfants âgés de 8 mois a démontré qu’une solution aqueuse de la pulpe du fruit du Baobab a des avantages importants sur la traditionnelle « WHO solution » (World Health Organization), utilisée pour la réhydratation des enfants affectés par la diarrhée.
Les graines sont utilisées comme galactagogues et contrepoison du strophantus.
L’huile extraite des graines est aussi très appréciée pour ses vertus thérapeutiques. Dans une contrée du Nigéria, le dracunculus medinensis, mieux connu comme ver de Guinée est endémique. Une étude a démontré que les malades traités avec l’huile des graines appliquée en usage topique étaient soulagés par rapport à la douleur et que l’expulsion des vers de Guinée et la cicatrisation de la plaie étaient plus rapides.
En massage, elle soulage les douleurs musculaires, traite les petites plaies et certaines affections de la peau telles que l’eczéma et le psoriasis.
Très hydratante, elle nourrit le peaux sèches et prévient l’apparition de rides. Elle a des propriétés émollientes et adoucissantes.
Elle redonnerait aux cheveux secs leur souplesse et leur brillance et renforcerait les ongles cassants. Son application est recommandée aux femmes enceintes pour améliorer l’élasticité de la peau et éviter ainsi les vergetures.
Utilisation alimentaire et culinaire
Les feuilles, surtout jeunes sont populaires comme les épinards. Elles peuvent être utilisées crues, bouillies ou séchées et même en poudre comme condiments dans les soupes et sauces. La pulpe est consommée comme boisson acidulée et sucrée et condiment alimentaire, la coque, réduite en cendres comme succédané du sel et en poudre, comme succédané du tabac. L’huile de la graine de baobab est utilisée à des fins culinaires à l’occasion de fêtes traditionnelles.
Usages domestiques
Le bois ne se coupe pas facilement, car la force de la coupe est absorbée par l’élasticité des cellules. Son charbon n’est pas de bonne qualité. Immergé dans l’eau pendant plusieurs mois, le bois très léger et spongieux se désintègre en laissant à sa place des fibres utilisables pour l’emballage. Les racines peuvent servir de teinture rouge. Les coques des fruits une fois vidées de leur pulpe farineuse sont utilisées comme assiettes, galets pour la pèche et peuvent être aussi travaillées et transformées en colliers. Elles peuvent être utilisées comme combustible dont les cendres riches en potassium peuvent produire des savons. Les fibres de l’écorce sont particulièrement résistantes et ont de nombreux usages, cordages, cordes d’instruments de musiques, chaussures, collets, lignes à pèche, filets, fibres pour tissus, etc.
Le tronc creux a de multiples usages, comme abri, grenier, réservoir d’eau, étable. Il servait jadis de tombe aux griots (Sénégal). Au Zimbabwe la cavité d’un arbre est utilisée comme salle d’attente pour les autobus et peut contenir jusqu’à 30/40 personnes. Il été même utilisé comme prison, église et même comme abri pour des familles nombreuses. Dans certaines régions sèches, on évide le tronc pour y stocker de l’eau. On creuse à l’intérieur du tronc en partant juste au-dessous de l’endroit où le tronc donne naissance aux grosses branches, puis on enlève tout le cœur qui est du bois mort, ne laissant que l’aubier qui est un tissu vivant et l’écorce, creusant jusqu’au bas du tronc. On crée ainsi une cavité qui peut avoir un volume de plusieurs mètres cubes. Quand celle-ci est pleine, on recouvre l’ouverture avec des branches sur lesquelles on place une natte qu’on recouvre de terre. Ainsi cette réserve d’eau, qu’on pourra conserver plusieurs mois, pourra être utiliser en saison sèche.
Description
Le baobab jeune ressemble à une bouteille élancée avec quelques rameaux plantés sur le « bouchon ». L’arbre adulte a un tronc fort et trapu qui peut être conique, cylindrique, ayant la forme d’une bouteille ou bien être court et gros. Son diamètre atteint 3 à 6 m et sa hauteur 20 à 25 m. Il est très souvent creux, ses branches étant tortueuses, généralement étalées, formant une large couronne. L’écorce est lisse, de couleur grisâtre, parfois rougeâtre ou argentée. Son épaisseur peut atteindre 10 cm. Le tronc est composé de tissus, qui accumulent, telles des éponges, l’eau pendant la saison des pluies et la conservent pour la saison sèche, en devenant ainsi une réserve pour les populations ou pour les animaux qui vivent dans les alentours. Un baobab de grande taille peut contenir jusqu’à 9000 litres d’eau. Les feuilles sont en forme de doigts (digitées) accrochées à l’extrémité des branches ou sur des petits éperons du tronc. Longues de 10 à 15 cm, duveteuses, vert plus foncé et brillantes au dessus. Les baobabs perdent leurs feuilles pendant la saison sèche, mais peuvent les garder en permanence s’ils sont alimentés en eau (zones fraîches ou lieux arrosés). Elles apparaissent un peu avant la saison des pluies et après ou à la fin de la floraison. Les fleurs apparaissent à partir du mois de mai jusqu’au mois d’août. Un gros bourgeon floral sphérique pend à l’extrémité d’un long pédoncule de 10 à 90 cm. Il s’entrouvre, le calice se fend en 5 parties qui se recourbent peu à peu, se retournent entièrement en s’enroulant vers le haut. La fleur s’épanouit 2 heures après le début de l’ouverture du bourgeon floral, les pétales se déplient, se défroissent et l’éclosion complète se fait rapidement, en un quart d’heure environ, les changements de la fleur étant visibles à l’œil nu. Les fleurs sont grandes, blanches, la corolle est composée de 5 pétales tordus, les étamines sont nombreuses (1500 à 200), ne s’épanouissent que la durée d’une nuit pour perdre leur éclat et se faner le lendemain, et tomber avec les autres le soir suivant. La pollinisation, nocturne, est assurée par des chauve-souris nectarifères. Les fruits de 10 à 45 cm de long ont des formes variables selon les espèces, sphériques, ovoïdes, allongées. Il sont formés d’une partie extérieure ligneuse, très résistante, à forme de capsule recouverte d’un duvet jaune vert, et d’une partie intérieure qui représente la pulpe du fruit. La pulpe du fruit mûr est sèche et a un aspect de poudre blanchâtre avec une saveur légèrement acidulée. Cette pulpe contient de nombreuses graines de la taille et de la forme d’un haricot, dures, brun noir avec des incrustations brun-rouge. Les graines, il y en a 2 à 3000 par kg, peuvent rester viables pendant des années. Si on veut les semer (plutôt en février-mars), il est au préalable recommandé de les faire cuire environ 5 à 7 mn ; dans la nature cette levée de dormance se fait dans le tube digestif des gros mammifères. Les coques des fruits une fois vidées de leur pulpe farineuse sont utilisées comme assiettes, galets pour la pèche et peuvent être aussi travaillées et transformées en colliers. Elles peuvent être utilisées comme combustible dont les cendres riches en potassium peuvent produire des savons.
Références
Arbonnier M. Arbres, arbustes et lianes des zones sèches de l’Afrique de l’Ouest. Ed. CIRAD,MNH 2002.
Malgras D. Arbres et arbustes guérisseurs du Mali. Ed. Karthala 1992.
Pousset JL. Plantes médicinales d’Afrique. Comment les reconnaître et les utiliser ? Ed Edisud 2004.
Sources : www.noire-et-mate.dermaptene.com
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Partout en Afrique les différentes parties de la plante du Baobab sont exploitées au point de vue thérapeutique et nutritionnel et des nombreux remèdes basés sur le baobab sont cités dans la pharmacopée traditionnelle africaine.

Toutes les parties de l’arbre sont utilisées :
Racines
En Sierra Léon on utilise la racine comme stimulant de l’activité sexuelle. La poudre de la racine sèche préparée comme crème est utilisée comme tonique sur les malades de paludisme. En Zambie l’infusion de racines est utilisée dans le bain pour les enfants pour que la peau soit lisse et souple. Ecorce
Utilisée contre la fièvre (on fait des tisane d’écorce à faire bouillir pendant une journée) à la place de l’écorce de quinquina ; elle est particulièrement appropriée dans les traitements contre le paludisme. L’écorce , riches de mucilages, est utilisée contre les inflammations de l’appareil digestif . Une fois coupée elle produit une colle fluide blanche sans odeur ni saveure, acide et non soluble à utiliser pour nettoyer plaies et ulcères.
Graines et Huile de Baobab
On extrait des graines un’ huile riche d’acides gras essentiels ( oléique, linoléique et linolénique en particulier) à utiliser dans l’alimentation humaine et en cosmétique. Cette huile soulage la douleur provoquée par les brulures et régénère rapidement les tissus épithéliales, en rendant ainsi la peu élastique.
Feuilles
Les feuilles sont riches de vitamine C , acide uronique et d’autres sucres, tanin, tartrate de potassium, …… Les analyses faites sur les feuilles jeunes, séchées à l’ombre et pulvérisées révèlent une présence importante de provitamine A avec des concentrations variables entre 9 mg et 27 mg ( Rétinol Equivalent ) par g de poudre analysée.
Les feuilles macérées et comprimées peuvent nettoyer les oreilles et les yeux des enfants malades avec effet anti-inflammatoire. Dans la médecine traditionnelle les feuilles sont utilisées grâce à leur propriétés expectorantes, fébrifuges, hypotensives, antiasthmatiques et dans le contrôle d’une transpiration excessive.
Les feuilles sont aussi utilisées dans les maladies des voies urinaires, diarrhée, inflammations et piqure d’insectes. Elles sont en outre un remède efficace pour l’expulsion du ver de Guinée Elles peuvent être aussi employées pour usage extérieur grâce à ses propriétés anti-oxydantes et émollientes qui rendent la peau souple et élastique
Pulpe de fruit
Dans la médecine traditionnelle la pulpe est employée comme fébrifuge, analgésique, anti-diarrhée, anti-dysenterie et dans le traitement de la variole et de la rougeole. Grace à ses propriétés lubrifiantes et diluants accompagnées par la présence de pectines et glucides, la pulpe du Baobab a été récemment employée comme base hydrophile de formulations pharmaceutiques de comprimés de paracétamol et théophylline avec action prolongée
La pulpe est considérée un traitement radical de la diarrhée enfantine. La pulpe du fruit du Baobab possède une grande concentration de Vitamine C , variable entre 2500 et 3000 mg/kg. Les arbres analysés pour leur contenu de vitamine C en 1994 au Mali ont reconfirmé leur même valeur aussi en 1997 et 1998.
PROPRIETES NUTRITIONNELLES DE LA PULPE DU FRUIT DU BAOBAB
Dedans 100 g de pulpe du fruit du Baobab il y a 75,6 % de glucides, 2.3 % de protéines et très peu de lipides (0.27%) . Le fruit du baobab est connu pour la haute quantité d’acide ascorbique qu’il contient (VITAMINE C) . 100 g de pulpe peuvent en effet offrir jusqu’à 300 mg de vitamine ; quantité 6 fois supérieure à celle contenue dans une orange.
L’acide ascorbique a un rôle extrêmement important au point de vue nutritionnel et thérapeutique. Déjà connue pour sa capacité de prévenir le scorbut , la vitamine C est de plus en plus utilisée pour ses propriétés anti-oxydantes et pour sa capacité de protection contre les dégâts provoqués par les radicaux libres.
Le fruit contient aussi des quantités importantes d’autres vitamines essentielles telles que la thiamine (vitamine B1) , la riboflavine (vitamine B2) , indispensables pour un développement optimale de l’organisme et pour entretenir l’intégrité cellulaire des nerfs, de la peau et des épithéliums oculaires) et la niacine (vitamine PP ou B3) importante pour régler beaucoup de fonctions métaboliques.
Ce fruit est aussi riche de certains minéraux et acides gras essentiels, en effet 100 g de pulpe contiennent 293 mg de calcium, 231 mg de potassium, 96/118 mg de phosphore et acide alpha linoléique (27 mg d’acide pour chaque g de produit sec).
Le gout acidulé de la pulpe est du aux acides organiques tels que l’acide citrique, acide tartrique, acide malique et succinique
Grace aux caractéristiques nutritionnelles susdites la pulpe du fruit immergée dans l’eau permet de préparer un boisson rafraichissant et nourrissant.
FIBRES ALIMENTAIRES
La pulpe du fruit du Baobab possède des fibre solubles (22.54%) et non solubles (22.04%) dont la quantité peut atteindre 45 g par 100 g de produit.
La fibre alimentaire est désormais connue comme composant essentiel du régime alimentaire puisqu’elle peut influencer la physiologie digestive. Une fréquente consommation de fibre alimentaire, associée à un régime riche de végétaux, céréales et fruits peut réduire le risque de néoplasie de l’appareil digestif en particulier du cancer colon / rectal.
Les niveaux de consommation des fibres alimentaires en Italie atteignent la moyenne de 21 g/jour ( dont 1/3 solubles) avec des variations de 18 g jour dans les régions du Nord à 22 g/jour dans le centre sud. La quantité idéale de consommation de fibre alimentaire n’a pas encore été définie, tout en étant désormais accepté que la fibre doit faire partie de la composition d’un régime sain et équilibré.
Une alimentation riche en fibres a déjà été mise en relation avec la diminution du risque de certaines disfonctions telles que la constipation et l’excès de poids.
Les fibres non solubles ne sont pas assimilées par les intestins et elles augmentent le transit intestinal puisqu’ elles augmentent la quantité de selles ; elle sont essentiellement utilisées pour combattre la constipation et donner un sens de rassasiement (dont on peut profiter dans les régimes hypocaloriques).
La quantité élevée de fibres dans la pulpe du fruit du baobab semble aussi montrer des capacités intéressantes stimuler la croissance de cultures de bactères appartenant à la microflore intestinale.
Les études effectués sur les fibres solubles de la pulpe du fruit du baobab nous permettent de faire des hypothèses sur leur emploi comme prebiotique, c’est à dire ingrédient alimentaire non assimilable qui peut stimuler la croissance et/ou l’activité métabolique d’un nombre limité de groupe microbiques (très important pour l’entretien de nombreuses fonctions de l’organisme humain).
Différentes analyses effectuées ont demontré que la partie hydrosoluble de la pulpe du fruit possède des effets stimulants dans la croissance des lactobactères et bifidobactères tels que : Bifidobacterium bifidum A3,
Bifidobacterium longum type,
Bifidobacterium infantis type,
Bifidobacterium bifidum B16
L’activité prebiotique fonctionnelle des bactères provoque :
• amélioration de l’équilibre de la microflore intestinale
amélioration dans la digestion du lactose
• prévention des dysenteries
• activité immunostimulante
PROPRIETES NUTRICEUTIQUES ACTIVITE ANTI-OXYDANTE
Des études récents ont mis en évidence l’importante activité anti-oxydante (hydrosoluble et liposoluble) de la plante complète (pulpe, feuille, fibres) , ce qui permet de prévenir et combattre la formation des radicaux libres
PROPRIETES ANTI-INFLAMMATOIRES , ANALGESIQUES ET ANTIPIRETIQUES
Différents essais ont été effectués pour analyser l’activité biologique de l’extrait aqueux lyophilisé de la pulpe du fruit du Baobab. On a donc pu mettre en évidence que des dosages entre 400 et 800 mg /Kg comportent un fort effet anti-inflammatoire et peuvent réduire une inflammation de l’articulation, avec formaline. Cet effet est comparable à celui produit par une dose de 15mg/kg de phenilbutazone.
Les effets ci dessus cités se doivent à la présence de stéroles et trytherpenes dans l’extrait aqueux. Le test conduit sur les rats a qui on a donné 800mg/kg d’extrait a démontrée l’apparition d’une activité analgésique et antipyrétique comparable à l’utilisation de 540 mg/kg d’acide acétylsalicylique par voie orale.
Ces résultats justifient le large emploi de cette plante dans la médecine traditionnelle comme anti-pyrétique et contre la fièvre.PROPRIETE ANTI-DIARRHEE
L’alimentation caractéristique des populations indigènes africaines (en particulier chez les enfants), est surtout basée sur un régime végétale et farineux, pauvre en lait, hypocalorique et hypoprotéique, qui peut facilement provoquer le rachitisme et des dysfonctions organiques telle que la diarrhée ou la dysenterie.
La pulpe du fruit du Baobab est efficace contre la diarrhée. En effet si elle est utilisée convenablement elle peut combattre efficacement cette maladie qui est très fréquente dans les pays africains. Une analyse effectuée sur 160 enfants âgés de 8 mois a démontré qu’une dispersion aqueuse de la pulpe du fruit du Baobab a des avantages importants par rapport à la traditionnelle ‘ WHO SOLUTION ‘ (World Health Organization ), utilisée pour la réhydratation des enfants affectés par la diarrhée.
Les composants essentiels pour cette activité semblent être les tanins ( astreignants), les mucilages (inhibent), cellulose, acide citrique et d’autres typiques de la pulpe du fruit.
Un’ autre façon pour l’emploi de la pulpe du fruit dans le traitements de la diarrhée et de la dysenterie est la préparation de tisanes ou de suspensions dans le lait, toujours par voie orale
ACTIVITE ANTIPARASITAIRE
Dans l’état du Bauchi, au Nigéria, le dracunculus medinensis, mieux connu comme ver de Guinée est hyperendemique.
L’étude effectué dans le domaine de la médecine humaine a démontré que les malades traités avec Adansonia Digitata appliquée par usage topique étaient soulagés par rapport à la douleur et à l’expulsion des vers de Guinée et la cicatrisation de la plaie résultait plus rapide.
ACTIVITE ANTIMICOTIQUE, ANTIVIRALE ET ANTIMICROBIQUE
Un étude effectué sur l’activité antimicotique de certains extraits de plantes médicales a mis en évidence que l’extrait metardique de Adansonia Digitata présente une activité antimicotique contre Microsporum canis, Epidemophiton floccosum et Tricophiton rubrum.
Cet extrait est aussi une source riche de substances antivirales ( Herpes Simple 1 & 2 , Vescicular stomatitis et Poliovirus) et antimicrobiques ( Steptococcus pyugenes, Staphylococcus aurens, Psseudomonas aeruginosa, Esherichia coli, Klebsiells penumoniae, Bacillus cereus et Candida albicans). Conclusions
D’après les propriétés susdites on peut donc bien s’imaginer les nombreuses potentialités de cette plante. Au point de vue nutritionnel la pulpe peut représenter un complément valable dans l’alimentation comme support énergétique ( les glucides en particulier ) , vitaminique (vitamine C et provitamine A ) et elle contient une quantité importante de fibres solubles non solubles et de minéraux.
Les feuilles sont une source unique de sels minéraux parmi lesquels calcium, phosphore et fer, aminoacides et provitamine A .
En ce qui se refère à l’aspect pharmacologique de la plante , ils existent des aspects très intéressants qui nécessitent d’ultérieures expérimentations sur l’homme pour pouvoir confirmer les propriétés indiquées par la médecine traditionnelle.
Les produits du Baobab ne prétendent pas être des remèdes universels mais selon les recherches faites jusqu’à présent et leur usage millénaire, ils peuvent contribuer sensiblement à rééquilibrer les fonctions principales de l’organisme et de la peau en restituant bien être et énergie.
Seulement 5 g / jour de pulpe sont suffisants pour maintenir l’état de bien être de l’organisme : la résistance à certains virus augmente ( herpes et grippe) , régularise les fonctions intestinales, la glycémie et les valeur du cholestérol hématique , donne vigueur, énergie et résistance, rééquilibre l’humeur , soulage les douleurs menstruels ; c’est un antianémique et combat la fièvre ( anti-inflammatoire ) .
Ses propriétés sont aussi applicables pour le bien être de la peau pour combattre les effets du vieillissement cutané précoce grâce a ses vertus anti-oxydantes , émollientes et lissantes.
C’est quand même fascinant de découvrir qu’une des plantes les plus anciennes et puissantes du monde puisse offrir tellement de bénéfices à nous, les petits hommes, dans le respect de la plante et de son écosystème.
ZONE —A—- CANADA
ZONE —B— AUSTRALIA, CAMBODIA, EAST TIMOR, FRENCH GUIANA, GUADELOUPE, HONG KONG, INDONESIA, JAPAN, THAILAND, TAIWAN, SOUTH KOREA, SINGAPORE, REUNION ISLAND, PHILIPPINES, NEW ZEALAND, MEXICO, MARTINIQUE, MALAYSIA, MACAU, LAOS, VIETNAM
ZONE —C— ALGERIA , BAHRAIN, BANGLADESH, BHUTAN, BRUNEI, EGYPT, INDIA, IRAQ REPUBLIC, ISRAEL, JORDAN, KUWAIT, U.A.E., TUNISIA, SYRIA, SRI LANKA, SAUDI ARABIA, QATAR, PALESTINE AUTHORITY, PAKISTAN, OMAN, NEPAL, MYANMAR, MOROCCO, LIBYA, LEBANON, YEMEN
ZONE —D— ANGUILLA, ANTIGUA, ARGENTINA, ARUBA, BAHAMAS, BARBADOS, BELIZE, BERMUDA, BOLIVIA, BRAZIL, BRITISH VIRGIN IS, CAYMAN ISLANDS, CHILE, COLOMBIA, COSTA RICA, DOMINICA, DOMINICAN REPUBLIC, ECUADOR, EL SALVADOR, GRENADA, GUATEMALA, GUYANA, HAITI, HONDURAS, JAMAICA, FAJ, BQN, ARE, TURKS & CAICOS I, TRINIDAD & TOBAG, SURINAME, ST KITTS & NEVIS, SOUTH AFRICA, PERU, PARAGUAY, PANAMA, NL. ANTILLES, NICARAGUA, MONTSERRAT, NRR, PSE, SIG, SJU, URUGUAY, VENEZUELA, VIRGIN ISLANDS
ZONE —E— AFGHANISTAN, AMERICAN SAMOA, ANGOLA, ARMENIA, AZERBAIJAN, BENIN, BOTSWANA, BURKINA FASO, BURUNDI, CAMEROON, CAPE VERDE, CENT AFR REP, CHAD, CONGO, COOK ISLANDS, DEMOCRATIC REPUBLIC OF C, DJIBOUTI, EQUATORIAL GUINEA, ERITREA, ETHIOPIA, FIJI, FRENCH POLYNESIA, GABON, GAMBIA, GEORGIA, GHANA, GUAM, GUINEA, GUINEA BISSAU, IVORY COAST, KAZAKHSTAN, KENYA, KIRIBATI, KYRGYZSTAN, TUVALU, TURKMENISTAN, TONGA, TOGO, TANZANIA, SWAZILAND, SUDAN, SOMALIA, SOLOMON ISLANDS, SIERRA LEONE, SEYCHELLES, SENEGAL, SAMOA, SAIPAN, RWANDA, PAPUA NEW GUINEA, PALAU, NIUE, NIGERIA, NIGER, NEW CALEDONIA, NAURU, NAMIBIA, MOZAMBIQUE, MONGOLIA, MICRONESIA, MAURITIUS, MAURITANIA, MARSHALL ISLANDS, MALI, MALDIVES, MALAWI, MADAGASCAR, LIBERIA, LESOTHO, UGANDA, UZBEKISTAN, VANUATU, WALLIS & FUTUNA, ZAIRE, ZAMBIA, ZIMBABWE
ZONE —F— CHINA
ZONE —G— ST. VINCENT, ST. LUCIA
ZONE —R— BELGIU, LUXEMBOURG, MONACO, NETHERLANDS, UNITED KINGDOM
ZONE —S— ANDORRA, AUSTRIA, DENMARK, FAROE ISLANDS, FINLAND, GERMANY, GREECE, GREENLAND, IRELAND, ITALY, PORTUGAL, SPAIN, SWEDEN, VATICAN CITY
ZONE —T— BULGARIA, CYPRUS, CZECH REPUBLIC, ESTONIA, HUNGARY, LATVIA, LITHUANIA, MALTA, POLAND, ROMANIA, SLOVAK REPUBLIC, SLOVENIA
ZONE —U— GIBRALTAR, ICELAND, LIECHTENSTEIN, NORWAY, SWITZERLAND
ZONE —V— ALBANIA, BELARUS, BOSNIA, CROATIA, MACEDONIA, MOLDOVA, MONTENEGRO, ROMANIA, SERBIA, SERBIA AND MONTENEGRO, TURKEY, UKRAINE
source baobabfruitco.com
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Le baobab est l’un des fleurons du tourisme à Madagascar. Il donne le ton sur le caractère exceptionnel de la nature de cette île. Sur les huit espèces de les baobabs : l’arbre le plus caractéristiquebaobabs connues jusqu’ici, six ne subsistent qu’à Madagascar. D’ailleurs, c’est le seul endroit au monde où on peut découvrir une forêt de baobabs. Cette majestueuse créature est connue sous des appellations diverses. Étymologiquement, son nom dérive du mot arabe « bu hibab » qui signifie fruit à nombreuses graines.

Baptisé arbre bouteille par les Européens, il est parfois qualifié d’arbre à l’envers en raison de sa forme qui semble s’être retournée racine en haut. Cet arbre a aussi une kyrielle de noms vernaculaires tels que Za, Zabe, Zamena, Ringy, Bozy, Boringy ou Reniala. La plupart de ces appellations malgaches fait toujours référence à sa couronne très réduite et à son apparence. Le baobab a un aspect très caractéristique composé d’un tronc renflé surmonté d’une couronne des branches généralement restreinte et dépourvue de feuilles. L’allure très massive du tronc cylindrique contraste avec sa paroi lisse. Pour contenir plusieurs centaines de litres d’eau, ce tronc présente à l’intérieur, un espace vide de diamètre dépassant largement les dix mètres. Cependant, durant les saisons sèches, il se réduit à quelques centimètres seulement. Ce tronc est composé d’une écorce rougeâtre molle couvrant des bois fibreux. Il peut s’étirer sur une longueur de plus dbaobab e 20, voire 30 mètres. Mais cela n’empêche pas l’existence des espèces naines qui ne mesurent que quelques mètres. La plante de baobab ne présente des feuilles que durant trois ou quatre mois. Cette période de foliation coïncide avec la saison des pluies. Elle est généralement précédée par une période de floraison. Les fleurs de baobab sont d’une beauté extraordinaire. Leur couleur varie selon l’espèce, de blanche à orangée en passant par le jaune clair et le jaune vif. Ces fleurs donnent ensuite des grosses baies ayant une forme oblongue ou ovoïde. Les fruits ont un diamètre tournant autour de 100 mm. Ils sont susceptibles de contenir une centaine de graines au goût acidulé et très riches en vitamines. Le baobab, un arbre de croissance lente, est généralement séculaire, voire millénaire. Il a une grande longévité puisqu’il arrive à vivre pendant une période de mille, voire deux mille ans. A l’heure actuelle, huit espèces de baobab sont recensées à travers le monde. Deux d’entre elles, en l’occurrence l’Adansonia digitata et l’Adansonia gibbosa, sont typiques respectivement de l’Afrique et de l’Australie. La première, connue sous le nom commun de baobab africain, offre une assez grande frondaison. Par contre, l’Adansonia gibbosa est une petite espèce dont la taille dépasse rarement les dix mètres. Les six autres espèces de baobabs sont endémiques de Madagascar. Une grande majorité d’entre elles est localisée dans le sud-ouest de l’île, une région sèche. Parmi les espèces les plus répandues, il y a l’Adansonia madagascariensis, l’Adansonia za et l’Adansonia grandidieri. Cette dernière est sans doute la plus connue de la grande île. Elle est considérée comme le plus beau de tous les arbres bouteilles de par son impressionnante apparence. Les autres espèces typiquement malgaches sont l’Adansonia rubrostipa, l’Adansonia suarezensis et l’Adansonia perrieri. Ces deux derniers spécimens sont considérés comme les plus précieux en raison de leur rareté, toutefois, ils sont actuellement en grand danger. Autrement dit, ils sont sur le point de disparaître de la planète. D’ailleurs, ils sont à l’heure actuelle confinés sur un territoire très limité au nord de l’île. Quant à l’Adansonia rubrostipa, connu sous le nom vernaculaire de « fony », il forme l’espèce la plus petite de Madagascar. Ce baobab ne mesure que quatre à cinq mètres. Pour tout savoir sur le baobab, il ne faut pas oublier que cet arbre mystérieux est entouré d’un certain nombre de légendes. D’abord, on dit que le fait de s’exposer aux pieds de baobabs amoureux porte chance à un couple. Ensuite, on parle aussi que Dieu a fait du baobab, l’une de ses plus belles créations végétales. Cependant, il était devenu trop orgueilleux aux yeux de son créateur. Vexé, ce dernier l’a puni en l’arrachant. Puis, il l’a replanté en le renversant, c’est-à-dire la tête en bas. C’est la raison pour laquelle le baobab présente des branches qui s’apparentent à des racines.
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Il est trapu , ventru même pourrais je dire , plus large que haut , pouvant atteindre 30 m de circonférence tout en ne s’élevant pas à plus d’une vingtaine ; vous voyez de quel arbre je vous parle …oui c’est du baobab cet arbre fabuleux ,et si étonnant par sa forme qu’il semble avoir poussé à l’envers !
Celui que nous connaissons c’est généralement le baobab africain qui parmi les 8 espèces existantes est le symbole du Sénegal et que l’on trouve dans la plupart des régions sub-humides à semi-arides au sud du Sahara , 6 espèces ne se retrouvent qu’à Madagascar tandis que la dernière est en Australie. Les baobabs que vous rencontrez aux États unis Guyane et autre sont des baobabs introduits dans ces pays où ils se sont acclimatés
L’union européenne vient d’accepter l’importation de fruits de baobab ,cet arbre majestueux qui souvent à l’entrée des villages abrite les contes des griots , les rencontres des notables…
Arbre miraculeux qui tient une grande place dans la culture et les croyances africaines , on utilise les coques de ses fruits pour faire des bijoux et objets d’art, le pollen et la sève comme colle , les feuilles servent de tisane contre les maux de ventre, de compresses ou en cuisine sont mélangées aux céréales et dans les sauces.
Le fruit , ou pain de singe a un gout acidulé et est utilisé pour faire une boisson appelée bouy mais il sert aussi à la fabrication de cosmétiques et de médicaments contre le diabète , de bonbons , savons ,engrais, boissons riches en vitamines c ou barres énergisantes
Le bois du baobab est spongieux , ses racines minuscules , son écorce , qui se régénère d’ailleurs rapidement , est prélevée pour confectionner des cordages
La floraison a lieu entre mai et aout, l’éclosion se déroule en quelques minutes .
Arbre sacré aux multiples vertus , le Kenya le vend en Tanzanie et en Arabie saoudite
Mais ce qui pourrait être une manière de faire rentrer des devises dans le pays ne risque t’il pas au contraire de créer un nouveau malaise pour la population déjà surchargée par les frais du panier de la ménagère :au Sénégal une usine privée a importé des centaines de tonnes de poudre de baobab,dont le prix s’en trouve doublé …savait il avant l’ heure que l’ l’Europe allait se tourner vers ce nouveau trésor africain , puissant antioxydant !
quant au Kenya , où jusqu’à présent les fruits du baobab étaient gratuits pour les kenyans voulant en cueillir ne risque t’il pas de voir ce droit pisparaître ?
Cet arbre magique est de la même famille que le fromager , le kapokier …
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LA VALEUR SOCIALE DU BAOBAB
La palabre est une coutume de rencontre et de création ou de maintien de lien social. Elle apparaît comme une véritable institution sociale à laquelle participe toute la population ou une partie de la communauté d’un village. Cette coutume permet également de régler un contentieux sans que les protagonistes ne soient lésés. En Afrique, on se réunit au pied de l’arbre à palabre, généralement le baobab, pour discuter des décisions importantes à prendre pour l’avenir d’une communauté.
Le baobab ou l’adansonia digitata, est un arbre qui a beaucoup d’importance en Afrique sub-saharienne. Il a une durée de vie qui peut dépasser 1000 ans. Le mot baobab vient de l’arabe buhibab qui veut dire «nombreuses graines». En effet le baobab produit un fruit que l’on appelle Pain de singe . Il possède une énorme valeur culturelle, sociale et symbolique car il est l’arbre sous lequel les griots s’installaient pour conter à l’ombre, mais également l’endroit idéal où se réunissent les anciens. On l’appelle d’ailleurs l’arbre à palabre et il fait office de “détecteur de mensonges” car il est le gardien de la vérité. Ainsi, des personnes peuvent jurer sous l’arbre quand on met en doute une de leurs affirmations. Selon les croyances, cet arbre reste un arbre très mystique. Il a inspiré plusieurs légendes africaines, certains disent qu’un démon a arraché l’arbre, planté ses branches dans le sol et laissé ses racines en l’air.
Au Sénégal, les griots y sont enterrés. Le griot occupe en pays sérère, comme dans une bonne partie de l’Afrique noire, le bas de l’échelle sociale. Méprisés et redoutés, les griots, mais aussi leurs femmes et enfants, n’étaient pas enterrés en pleine terre. En effet, s’ils l’étaient, le sol serait rendu stérile pour toujours. Lors du cérémonial funéraire, le griot revêtu de ses plus beaux vêtements, était porté jusqu’au baobab creux. A l’arrivée devant le baobab, les jeunes gens se précipitaient pour entrer les premiers, en se livrant à une lutte armée acharnée. Le combat ne cessait que lorsqu’un deuxième combattant a vaincu le premier : tous deux faisaient alors entrer le griot dans l’arbre sous les applaudissements et les chants d’éloges des femmes. Les deux vainqueurs étaient considérés comme des héros pour les jeunes filles, tandis que les autres jeunes hommes, vaincus au cours de cette lutte, avaient perdu leur honneur et avili leur famille. Au Burkina Faso, dans la région de Dakoro, on retrouve ce même mode de sépulture, exclusivement réservé aux lépreux et pratiqué par tous les Dogon de la plaine. Toutefois, ce sont les baobabs ayant une seule ouverture vers le haut qui étaient privilégiés ; les corps étaient alors descendus verticalement dans le creux. Ce mode de sépulture était provoqué par la crainte de cette maladie et le fait que si le cadavre était mis en pleine terre, la pluviométrie deviendrait insuffisante et que le sol, les céréales cultivées, les puits seraient souillés.
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Le baobab est originaire d’Afrique tropicale. On peut souvent lire que les fruits de baobab étaient déjà connus depuis l’Egypte ancienne puisque certains auraient été retrouvés dans des tombeaux. Toutefois, le Muséum de Paris et de Turin pourtant dépositaires de ces fruits n’ont jamais pu confirmer leurs existences dans leur collection actuelle. De plus, les nombreuses fouilles archéologiques menées ces dernières décennies en Egypte sur des anciennes tombes n’ont pas mis en évidence la présence de fruit de baobab lors des exhumations. On lit également souvent que des hiéroglyphes retrouvés près d’Aswan auraient fait référence à des fruits de baobab et cela 2500 ans avant J.-C. Mais là encore, incertitude complète car aucune traduction récente ne mentionne ce récit.
Indiscutablement, c’est en 1354 que les récits des voyages d’Ibn Battuta, célèbre explorateur arabe, mentionnent cet arbre dans le bassin du Niger. Au 16ème siècle, les fruits se trouvaient au marché du Caire où ils étaient utilisés pour leur propriété fébrile mais ont de nos jours disparus des étales du marché. Le baobab fut décrit pour la première fois par un européen, Prospero Alpino, en 1592 dans De plantis Aegypti liber (Livre des plantes d’Egypte). C’est également dans ce même livre que le nom de baobab a été employé pour la première fois sous la graphie « ba hobab » qui est devenue au XVIIe siècle « baobab ». Il semble bien que « ba hobab » provienne du terme arabe « bu hibab » qui signifie « fruit aux nombreuses graines ».
En 1750, Michel Adanson (1727-1806) découvert cet arbre que l’on nommait « l’arbre aux calebasses » dans les îles du Cap-vert et au Sénégal où il était alors commis de la Compagnie des Indes en poste à Saint-Louis du Sénégal durant cinq années. Ce botaniste français fut le premier à en publier une description botanique détaillée avec illustrations en 1757 et en rapporta des échantillons à Paris. Il réalise alors le lien avec les fruits déjà décrits par Alpino en 1592 et nomme alors cet arbre baobab. Mais Carl von Linné et Bernard de Jussieu n’ont pas retenu ce nom pour le genre de cette espèce d’arbre et proposèrent à cette époque le nom scientifique définitif Adansonia en référence au botaniste.
A Madagascar, les premières planches de description de baobab sont publiées en 1605 ; elles présentaient la variété Adansonia rubrostipa mais ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que la présence d’Adansonia est confirmée sur cette île. Il faudra même attendre 1952 que Perrier de la Bâthie propose une nomenclature assez complète se rapprochant des 8 espèces actuellement mentionnées. Aujourd’hui, le document de référence sur la systématique du genre Adansonia est une révision publiée en 1995 par David Baum.
Sources : Futura Sciences par S. GARNAUD
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