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Baobabs, séquoias, dattiers, pins, arbres étrangleurs, arbres urbains, arbres fous… Dans ce film, Sophie Bruneau et Marc-Antoine Roudil propose un voyage à travers le monde des arbres et les arbres du monde.
Arbre, mon semblable, mon frère
Filmer un arbre qui marche, un autre qui chante, un troisième qui défie le temps ou donne la mort ou connaît la folie. Filmer un arbre, des arbres, sans vouloir filmer la forêt, en gardant la diversité de chacun comme autant de petites histoires, comme autant de récits singuliers d’un pays où l’arbre et l’homme ne font qu’un, où entre l’homme et l’arbre il n’y a pas de frontière mais une permanence de sujet, une complicité d’égaux.
Projet insensé, rêve d’illuminé car filmer ainsi des arbres, c’est filmer un lieu d’utopie que nous côtoyons quotidiennement et dont l’évidente réalité nous aveugle bien souvent. C’est filmer, derrière cette cécité de l’humain, cette vie des arbres qui est déjà , encore et toujours la nôtre. Et ce pari fabuleux, Sophie Bruneau et Marc-Antoine Roudil viennent de le réussir avec leur dernier film : Arbres. Se voulant une transposition poétique d’observations scientifiques, Arbres voyage, d’arbre en arbre, le monde des arbres en nous livrant comme au gré d’une rêverie éveillée des informations sur chacun d’eux, sortes de fausses fiches signalétiques qui vont du conte traditionnel aux dernières découvertes des botanistes en passant par des anecdotes qui ont la saveur des souvenirs d’enfance.
Somptueusement filmé, Arbres trouve à chaque fois l’image juste face à la multiplicité de son sujet. Pour chaque arbre, Bruneau et Roudil ont cherché et trouvé une approche qui est comme une façon de raconter l’arbre, un regard qui en prolonge la présence, un mouvement et un rythme qui en sont l’expression plus que l’immobilité, la parole plus que le mystère. Cela nous donne une invention cinématographique qui, de l’effleurement à la caresse, nous fait pénétrer dans un rapport personnel avec chaque arbre en particulier. Mais la finesse, la sensibilité du travail de Bruneau et Roudil ne s’arrête pas là .
Cette pertinence dans l’image, nous la retrouvons dans leur art du montage qui amplifie et prolonge l’émotion d’un instant et tisse, d’arbre en arbre, la ramure comme l’enracinement d’une fiction qui nous englobe totalement. Et cette émotion, nous la retrouvons également dans leur traitement de la bande sonore du film, qui déploie pour chaque arbre une mosaïque de bruits naturels qui devient progressivement comme une musique polyphonique. Et nous sommes alors pris, comme envoûtés, par cette histoire dont les mille et unes facettes nous rendent manifestes ces multiples paroles des arbres de même que cette communauté de vie qui, du végétal à l’animal humain, nous lie et nous relie. Poétiques, scientifiques, ces fictions nées du monde des arbres nous sont rendues aussi par un commentaire très écrit auquel Michel Bouquet prête sa façon de dire, étrange et comme désincarnée.
Et c’est là peut-être la seule réserve à notre enthousiasme : ce commentaire s’impose parfois plus qu’il ne se propose, à l’égal d’une musique qui vient à de rares moments appuyer une partition sonore qui n’en a guère besoin, créant ainsi un effet d’artifice qui diminue alors la portée du film. Pourtant, loin de ces remarques, le film de Bruneau et Roudil est passionnant et innove dans cette façon de faire du cinéma dit de nature, proposant à lui seul une nouvelle approche de la diversité du monde.
Philippe Simon
Tags: Marc-Antoine Roudil, Vidéos
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Chacun sait que le baobab est caractéristique de l’Afrique. Ce que l’on ignore le plus souvent, c’est que l’Afrique ne connaît qu’une seule variété de baobab, l’Australie deux ou trois, et Madagascar en comporte 7 espèces dont le très élégant adansonia grandidieri.
C’est un véritable monument historique que ce baobab, avec 30 à 40 mètres de haut. Il nous contemple du haut de ses six siècles d’existence. On appelle aussi ces baobabs, les racines du ciel, car des légendes au sujet de cet arbre ne manquent pas
Sa localisation géographique nous le fait rencontrer uniquement à l’ouest de l’île entre la rivière Mananbolo et Belo sur mer, avec une forte densité autour de Moroundava. La plupart sont des arbres endémiques avec un tronc et des branches renflés. Le tronc est généralement cylindrique, en forme de bouteille, de cigare ou irrégulièrement noueux. L’écorce est molle, grisâtre ou rougeâtre. Le bois est fibreux et contient beaucoup d’eau. Ce n’est qu’à Madagascar qu’on retrouve des forêts de baobabs, surtout le long de la côte de Beheloka à Moroundave. Dans le sud, les plus gros spécimens sont parfois évidés et transformé en château d’eau.
Le baobab a été introduit depuis 1767 à la Réunion et il en reste quelques échantillons çà et là .
Le genre comprend au total 10 espèces. Le baobab le plus courant a pour nom scientifique adansonia digitata, et fait partie de la famille des bombacacées.
A Madagascar on rencontre surtout l’espèce A. Madagascariensis, A. digitata, A. suarezensis, A. Za, A. Perrieri, A. Grandidieri, A. Rubrostipa. C’est cette dernière espèce qui a le tronc le plus en forme de bouteille.
Le baobab est un arbre pouvant atteindre 12 à 15 mètres de haut alors qu’une espèce de Madagascar peut aller jusqu’à 30 à 40 mètres comme il est dit plus haut. Cet arbre tropical possède un tronc énorme : 30 mètres de circonférence pour un arbre de 15 mètres de haut !!! Ses branchages sont à couronne large.
Le baobab (digitata) est difforme, et possède un bois tendre dont les branches peu nombreuses on souvent la forme de planche. C’est un arbre originaire d’Afrique tropicale, spécialement des régions semi arides au sud du Sahara. Particulièrement résistant à la sécheresse, il prospère avec des précipitations comprises entre 250 et 1500 mm/an. Les espèces endémiques ne peuvent être confondues avec l’espèce digitata.
Les baobabs de Grandidier ou de Suarez fleurissent pendant la saison sèche, avant l’apparition des feuilles. Eh oui !!!
Les autres espèces produisent leurs fleurs au cours de la saison des pluies. La pollinisation des grandes fleurs est généralement assurée par des papillons nocturnes, et le grand fruit produit peut mesurer jusqu’à 40 cm de long et 15 cm de diamètre. Ces fruits contiennent plusieurs dizaines de graines.
Le baobab est un des arbres les plus utiles du Sahel. Tout se mange ou se transforme. Ce qui lui vaut traditionnellement la protection et la vénération des populations. Presque toutes les parties du baobab sont utilisées intensivement en Afrique et à Madagascar. De nombreux usages sont connus. Les feuilles, les plantules et les racines se consomment comme légumes, la pulpe du fruit, riche en vitamine C et B1 sert à préparer des boissons. Oui, on en tire une boisson rafraîchissante à partir de cette pulpe aigre douce. Les graines noires dont l’enveloppe est épaisse, fournissent une huile comestible et servent à fabriquer du vernis.
Les jeunes feuilles sont consommées en tant que légumes. A partir de l’écorce on fabrique l’alcaloïde Adansomin contre poison du curare, provenant des espèces Strophanthus. Les indigènes utilisent l’écorce de façon médicinale. Les feuilles sont employées contre les coliques, l’écorce contre la fièvre, la gomme désinfecte les blessures.
Dans certains peuples, les graines sont employées en remplacement du café. Celles-ci étaient consommées par les navigateurs à l’époque, qui les affectionnaient et les consommaient comme préventif du scorbut.
Avec son tronc à l’aspect boursouflé, le baobab fait partie des arbres les plus étranges et les plus énormes du règne végétal. Il peut atteindre un grand âge. Son bois tendre emmagasine l’eau. Lors des saisons sèches, ces arbres sont souvent percés par les éléphants.
Les fruits du baobab atteignirent l’Europe par les marchands et l’italien Alpino le décrivait à la fin du 15ème siècle, en l’appelant Bahobab, probablement dérivé de l’arabe « Buhibab » signifiant fruit à multiples graines.
Les baobabs de Madagascar, A. madagascariensis, avec leur tronc épais en forme de bouteille et leurs couronnes très petites ont un aspect encore plus étrange que a.digitata.
Tags: Madagascar
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Du fait de sa situation isolée au milieu de l’Océan Indien durant un peu plus de 100 millions d’année, Madagascar a développé une flore très différente de toutes les flores du monde entier. Elle présente un fort taux d’endémicité en matière de végétations. Plus de 75% des espèces végétales qu’elle présente ne se rencontrent que sur l’île elle-même. Autrement dit elles ne subsistent nulle part ailleurs que dans la Grande île.
La distinction de Madagascar lui a valu même le nom du « sanctuaire de la nature ou de paradis des naturalistes ». Les scientifiques l’ont classé comme le pays à « mégabiodiversité » qui veut simplement dire que presque toutes les espèces végétales qui subsistent à Madagascar constituent des ressources rares qui méritent la protection et l’estime de toute la planète.
La plus remarquable des espèces végétales de la Grande île est le Baobab ou « Reniala » qui signifie littéralement « mère de la forêt » en malgache. Le baobab a pris une autre dimension à Madagascar par rapport aux autres pays où il existe. Sur les huit espèces de Baobab de la planète, six ne sont présentes que dans la Grande île, qui enregistre à elle seule des forêts de baobab. Les baobabs sont des arbres séculaires. Il présente un aspect massif, dominant et très original avec un tronc poli et des racines paradoxalement en l’air. La curiosité de ces arbres réside dans le renflement de ses branches et de son tronc. Celui-ci se présente sous différentes couleurs ; il peut être grisâtre, rougeâtre,… Le tronc de baobabs est, pour certaines espèces, de 9m diamètre et 30m de circonférence. Il constitue une importante réserve d’eau qui leur permet de supporter les conditions climatiques sévères. Ce tronc renflé rempli d’eau leur a même valu le nom « d’arbre bouteille ».
Les feuilles de baobab sont très particulières. Elles n’apparaissent que pendant une durée très courte de l’année car les baobabs se débarrassent de leur feuille pendant la saison sèche afin de limiter la perte de la réserve. Les fleurs de cet arbre sont époustouflantes et se présentent sous forme de plusieurs étamines avec des couleurs très variées, qui vont de la blanche au jaune en passant par le rouge. La floraison varie d’une espèce à l’autre. Pour avoir les gros fruits marron (40 cm de long et 15 cm de diamètre) qui peut contenir de dizaine de graine, la pollinisation de baobab est généralement assurée par les chauves-souris, des papillons,… qui sont tous des nectarivores.
Le lieu idéal pour admirer les baobabs et prendre des photos souvenirs se trouve à Morondava : l’ allée des baobabs. On peut aussi en voir ailleurs comme à Majunga , à Tuléar… Les autres espèces qui font le bonheur des visiteurs qui arrivent à Madagascar sont aussi les Ravinala, l’arbre de voyageur ou ravenala. Cette espèce, actuellement répandue dans de nombreux pays, est originaire de la Grande île où elle s’étale en toute beauté et de toutes ses splendeurs. Actuellement, l’arbre de voyageur prend le relais des forêts secondaires ou primaires tristement détruites par les feux ou de défrichement. Il déploie ses feuilles étalées à l’extrémité des tiges et confère à de collines et de montagnes dépourvues de couvertures forestières un aspect très attrayant. Ses feuilles s’attachant harmonieusement autour de sa grosse tige offrent une forme d’éventail géant. La base de ces feuilles est un véritable réservoir d’eau très limpide qui peut vous secourir dans les forêts malgaches où les sources font défaut. C’est en raison de l’existence de cette accumulation d’eau dans son pétiole que cet arbre a été baptisé « arbre du voyageur ». Du fait de sa qualité qui n’a d’égal que sa beauté naturelle, l’arbre de voyageur offre à des jardins ou parcs malgaches une apparence décorative très prisée qui fait la cible de millier d’objectif venu de quatre coins du monde. On le voit surtout dans l’ Est de l’ île.
En dehors de l’arbre de voyageur, plus de 120 palmiers de différentes formes, de la plus simple à la plus insolite, subsistent dans les forêts malgaches. Une grande majorité de ces palmiers n’existent nulle part ailleurs qu’à Madagascar. Parmi les espèces de palmier existant dans la Grande île, on note les Dypsis acuminum, Dypsis baronii, Dypsis occidentalis, Dypsis onilahensis, Dypsis lokohoensis, Dypsis perrieri, Dypsis decaryi, Chrysolidocarpus lutescens, Marojejya insignis, Dypsis bonsai et Dypsis pumila,…
Les espèces sont très réparties à travers Madagascar. Certaines d’entre elles sont endémiques de certaines régions. Les palmiers malgaches, surtout ceux endémiques régionales, sont actuellement représentés dans les aires protégées.
L’espèce Dypsis decaryi, appelé également palmier triangle est très singulière. Les palmes de cette espèce se dressent sur trois axes opposés pour donner un triangle équilatéral. Cette forme est visible depuis que les plantes aient une taille plus petite. Ce palmier présente des feuilles pennées assez longues et fines avec des folioles harmonieusement réparties sur un pétiole. La liste des plantes endémiques qui font le charme et l’originalité de Madagascar est interminable.
Ainsi, on note également une plante singulière appelée Katrafay. Celui-ci est une plante d’une taille très moyenne (12 à 15m). Il se répand surtout dans les forêts épineuses de la partie sud de l’île et dans les forêts sèches de l’occidentale malgache. Il appartient à la famille des Ptaeroxylacées. L’écorce grisâtre et rugueuse de katrafay est finement traversé par de sillons et de crevasses. Cette plante a un arome très singulier et elle est surtout réputée pour sa vertu thérapeutique. Elle est utilise traditionnellement pour guérir beaucoup de maladie ou apaiser les douleurs, surtout dans le milieu rural. On considère également que le Katrafay est stimulante et aphrodisiaque.
Madagascar présente aussi de nombreuses espèces de palissandre ou bois de rose appartenant à la famille Papilionacées et des genres Dalbergia, Pterocarpus. Ces espèces font l’objet actuellement d’une réglementation stricte dans leur préservation car elles se raréfient. Ils sont extrêmement interdits d’exportation. Ces plantes qui produisent de bois de qualité pour l’ébénisterie ou la menuiserie ont une croissance très lente. Par conséquent, leur régénération peut prendre plusieurs années à la suite d’un défrichement. A l’heure actuelle, elles sont de plus en plus rares dans les forêts libres mais elles restent encore très visibles dans les parcs de Madagascar.
Tags: Madagascar
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A environ 22 kms de Morondava, sur la RN35, le coucher de soleil embrase la mythique allée des baobabs … Cette halte onirique, où ‘les racines du ciel’ s’épanouissent dans une lumière douce et cuivrée, est une invitation au plaisir contemplatif. Le long de la piste, vous apercevrez les pêcheurs sortir des rizières et marécages environnants quelques tilapias. > Des baobabs & des Dieux …
Madagascar compte pas moins de sept espèces de baobabs quand l’Afrique n’en possède qu’une. On dit que les dieux, vexés par cette création trop orgueilleuse, auraient tenté de ramener ces majestueuses colonnes végétales à plus d’humilité en les arrachant pour les replanter à l’envers… En vain, car ces essences insolites font littéralement autorité dans les paysages de l’Ouest malgache. > Des Baobabs & des hommes …
Elancés, les A. Grandidieri s’élèvent à 25 ou 30 m du sol. A l’opposé, on trouve dans le bush, quelques spécimens petits et ventripotents. Les fleurs, très belles, sont pollinisées par des chauve-souris ou des papillons nocturnes. Les fruits sont de grosses baies à la saveur acidulée, dont la pulpe, riche en vitamines, permettait aux navigateurs de prévenir le scorbut. Leur récolte est périlleuse car il faut gravir la paroi lisse du tronc. On observe fréquemment une succession de trous dans l’écorce dans lesquels les jeunes malgaches enfoncent des barreaux de bois pour se hisser jusqu’aux branches.
On dit que les baobabs amoureux portent chance aux couples qui viendraient s’exposer à ses pieds… Bien ingrats sont les touristes qui mutilent leur écorce en y gravant quelques mots amoureux. La coutume ne dit pas si ces arbres magiques sont capables de renvoyer ces importuns cul-par-dessus-tête.
La flore de Madagascar comporte 80% d’espèces endémiques. Cette exceptionnelle originalité est due au fait que Madagascar s’est séparée du continent africain il y a environ 100 millions d’années. L’isolation de l’île, l’absence de certains prédateurs, a contribué à l’évolution originale des espèces actuelles. Baobab de Madagascar
Madagascar possède une flore endémique unique au monde, avec notamment plus de mille espèces d’orchidées [1].
- Baobabs : il existe 6 espèces différentes de baobabs endémiques de Madagascar sur 8 pour l’ensemble de la planète o Adansonia grandidieri – Baobab de Grandidier o Adansonia madagascariensis – Baobab de Madagascar o Adansonia perrieri – Baobab de Perrier (Nord de Madagascar) o Adansonia rubrostipa (syn. A. fony) – Baobab Fony o Adansonia suarezensis – Baobab de Suarez (Diego Suarez) o Adansonia za – Baobab Za
Le nom Adansonia est un hommage à Michel Adanson, naturaliste et explorateur français, le premier à avoir décrit Adansonia digitata.
Tags: Madagascar
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Le baobab, cet arbre géant : il existe six espèces de baobabs à Madagascar contre une seule en Afrique et neuf sur la planète. Les baobabs appelés Renala par les Malgaches sont plus présents dans le sud ouest de l’île Tuléar, Morondava, Majunga. Il existe six espèces différentes de baobabs à Madagascar contre une seule en Afrique et neuf sur la planète. Les baobabs appelés renala par les habitants de l’île sont présents un peu partout sur le territoire, à l’exception des hautes terres et de la forêt humide. Leur milieu de prédilection est la savane sèche de l’Ouest.
En 1661, Flacourt déjà célébrait les géants et parlant de la région de Morondava écrivait : « C’est en ce pays qu’il y a un arbre nommé Anadzahé, qui est monstrueusement gros, il est creux dedans et son vide est de douze pieds de diamètre, il est rond, se terminant en voûte, au milieu de laquelle il y a comme un cul de lampe … il n’y a que quelques petites branches par ci par là sur la sommité de l’arbre, qui est une merveille à voir, il est fait comme une tour pyramidale»
Tags: Madagascar
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Vue générale
Nom Mahorais: M’bouyou Nom Scientifique: Adansonia digita L. Famille: Bombacacées
Feuilles
Cet arbre ventru et difforme peut atteindre m de hauteur et m de diamètre. La cime, formée d’énormes branches tortueuses et courtes, offre un aspect décharné lorsqu’elle est défeuillée pendant la saison sèche. Les feuilles sont palmées à ou folioles vert-claires,pubescentes. Les fleurs blanches, de grandes dimensions sont magnifiques. Les fruits globuleux et plus ou moins allongés permettent de distinguer les différentes espèces de Baobab.
Fleurs
Le genre Adansonia compte plusieurs espèces en Australie, neuf à Madagascar et une seule qui est répandue dans toute l’afrique sèche. Seule l’espèce africaine est présente à Mayotte. Le Baobab peut pousser sur tout type de sol et, par la quantité d’eau qu’il peut stocker dans son tronc, il est adapté aux régions les plus sèches. C’est dans le Sud de Mayotte que l’on trouve les plus beaux spécimens.
Fruit
Le bois de Baobab, mou et spongieux, est sans usage. En Afrique et à Madagascar, le Baobab est très utilisé: l’écorce peut servir à la fabrication de cordages et de fibres textiles. La feuille , riche en calcium et en fer est un complément alimentaire de choix. Le fruit et les racines sont consommables comme féculents. La graine contient des réserves d’huile donnant un beurre recherché. Le tronc peut fournir un liquide potable en période de disette.
Ecorce es feuilles donnent le henné pour le maquillage des femmes. Par ailleurs, les usages du Baobab en pharmacopée sont nombreux, mais les Mahorais ne l’utilisent guère. Les fleurs du Baobab sont fécondées par les chauves-souris roussettes qui les aspergent de pollen avec leurs ailes.
Tags: Botanique du Baobab
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Originaire de l’océan Indien, le baobab est parti à la conquête de toute l’Afrique Noire où il est devenu inséparable d’une bonne partie du décor villageois. Il tire son nom de l’arabe « bu hibab » (fruit qui donne beaucoup de graines) en référence à ses gros fruits secs, les « pains de singes », qui contiennent des graines très appréciées des enfants comme friandises.
Aux Comores, ils sont reconnaissables à leurs troncs ventrus et boursouflés ainsi qu’à leur écorce plissée qui les font ressembler à des pachydermes. D’après les botanistes, leurs rondeurs avantageuses leur permettent de stocker le maximum d’eau à l’abri de l’évaporation et d’être ainsi adaptés aux régions les plus sèches. Une curiosité : ses fleurs blanches sont fécondées par les chauves-souris roussettes qui les aspergent de pollen avec leurs ailes. Bien qu’il semble surtout servir de repaire aux oiseaux, le baobab peut être également très utile à l’homme : ses feuilles, transformées en farine, la pulpe de ses fruits ainsi que ses graines sont très nourrissantes, car elles contiennent de nombreux oligoéléments et vitamines. De plus, ses feuilles ont des vertus médicinales éprouvées : on y trouve de la gomme et du mucilage, très efficaces pour lutter contre la dysenterie, et ses feuilles donnent le henné pour le maquillage des femmes, Son écorce offre des fibres très solides pour confectionner des cordes.
Tags: Botanique du Baobab
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Le baobab est originaire d’Afrique tropicale. On peut souvent lire que les fruits de baobab étaient déjà connus depuis l’Egypte ancienne puisque certains auraient été retrouvés dans des tombeaux. Toutefois, le Muséum de Paris et de Turin pourtant dépositaires de ces fruits n’ont jamais pu confirmer leurs existences dans leur collection actuelle. De plus, les nombreuses fouilles archéologiques menées ces dernières décennies en Egypte sur des anciennes tombes n’ont pas mis en évidence la présence de fruit de baobab lors des exhumations. On lit également souvent que des hiéroglyphes retrouvés près d’Aswan auraient fait référence à des fruits de baobab et cela 2500 ans avant J.-C. Mais là encore, incertitude complète car aucune traduction récente ne mentionne ce récit.
Indiscutablement, c’est en 1354 que les récits des voyages d’Ibn Battuta, célèbre explorateur arabe, mentionnent cet arbre dans le bassin du Niger. Au 16ème siècle, les fruits se trouvaient au marché du Caire où ils étaient utilisés pour leur propriété fébrile mais ont de nos jours disparus des étales du marché. Le baobab fut décrit pour la première fois par un européen, Prospero Alpino, en 1592 dans De plantis Aegypti liber (Livre des plantes d’Egypte). C’est également dans ce même livre que le nom de baobab a été employé pour la première fois sous la graphie « ba hobab » qui est devenue au XVIIe siècle « baobab ». Il semble bien que « ba hobab » provienne du terme arabe « bu hibab » qui signifie « fruit aux nombreuses graines ».
En 1750, Michel Adanson (1727-1806) découvert cet arbre que l’on nommait « l’arbre aux calebasses » dans les îles du Cap-vert et au Sénégal où il était alors commis de la Compagnie des Indes en poste à Saint-Louis du Sénégal durant cinq années. Ce botaniste français fut le premier à en publier une description botanique détaillée avec illustrations en 1757 et en rapporta des échantillons à Paris. Il réalise alors le lien avec les fruits déjà décrits par Alpino en 1592 et nomme alors cet arbre baobab. Mais Carl von Linné et Bernard de Jussieu n’ont pas retenu ce nom pour le genre de cette espèce d’arbre et proposèrent à cette époque le nom scientifique définitif Adansonia en référence au botaniste.
A Madagascar, les premières planches de description de baobab sont publiées en 1605 ; elles présentaient la variété Adansonia rubrostipa mais ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que la présence d’Adansonia est confirmée sur cette île. Il faudra même attendre 1952 que Perrier de la Bâthie propose une nomenclature assez complète se rapprochant des 8 espèces actuellement mentionnées. Aujourd’hui, le document de référence sur la systématique du genre Adansonia est une révision publiée en 1995 par David Baum.
Sources : Futura Sciences par S. GARNAUD
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Cet arbre a toujours frappé l’imagination autant par sa forme que par sa grosseur et différentes suppositions ont été faites sur l’âge qu’il pouvait atteindre. Le botaniste Michel Adanson estima que certains baobabs d’envergure exceptionnelle pouvaient attendre 5 000 à 6 000 ans ce qui remettait en question la datation biblique du Déluge censé n’avoir eu lieu que 4 000 ans auparavant. A l’époque, de nombreux scientifiques firent part de leur désaccord sur ces estimations. En tous les cas, il signale avoir vu en 1749 au Sénégal sur l’île de Madeleine des spécimens avec des inscriptions remontant au XVe siècle, mais ces baobabs ont depuis disparu. Le baobab ne se prête pas à une évaluation de l’âge au-delà de cinquante ans par la numération des cercles annuels d’accroissement (étude dendrochronologique) puisque pour les gros sujets, la partie centrale du tronc se résorbe peu à peu avec l’âge. Le bois étant constitué essentiellement de fibres, les cernes de croissance sont souvent assez mal définies. En 1963, un chercheur (E.R. Swart) ayant eu des échantillons de bois du cÅ“ur d’un baobab de 4,5 mètres de diamètre abattu près du lac Kariba dans la vallée du Zambèze a pu dater cet échantillon au carbone 14 et estimer son âge à 1010 ± 100 ans. Les 2 autres datations réalisées dans ce même baobab au milieu (740 ± 100 ans) et vers sa bordure extérieure ont permis de calculer une croissance moyenne assez rapide de 3 cm de diamètre par an pour les années les plus récentes. Certains ont également proposé, sur la base d’une loi empirique, d’estimer l’âge des arbres à partir de la circonférence du tronc. Mais on ne peut toutefois utiliser de relation linéaire entre âge et circonférence car la vitesse de croissance n’est pas constante au cours de la vie d’un individu et les baobabs les plus gros ne sont pas nécessairement les plus vieux. Des suivis de sujets ont été réalisés au Sénégal et en Côté d’Ivoire, les taux de croissance observés variaient entre 2 et 3,5 cm par an. Il semble toutefois que cette croissance s’abaisse très rapidement au bout de 20 ans. Il est donc très difficile d’évaluer l’âge des baobabs et il semblerait qu’ils soient généralement plus jeunes qu’on ne le croit. Depuis 40 ans, aucune autre datation C14 n’a été à ma connaissance réalisée sur de vieux sujets ce qui laisse encore à ce jour bien des mystères sur l’âge de ces arbres souvent qualifiés de millénaires. L’un des plus gros baobabs actuellement connus dans le monde, sinon le plus gros, se trouve dans la région de Limpopo, près de Sagole, dans la Province nord en Afrique du Sud. Son diamètre atteint la dimension impressionnante de 13,7 m et mesure au total 38 mètres de tour de tronc; l’une des branches les plus basses repose même directement au sol. Au Sénégal, les plus gros baobabs répertoriés ont des périmètres de plus de 20 m soit des diamètres dépassant les 6 à 7 mètres. Le baobab de l’ellipse du Point E, près de la Cité universitaire de Dakar, présentait une circonférence de 20,30 m mais a été abattu en 1971. Enfin, le célèbre baobab des griots de Ouakam en banlieue de Dakar, qui a été signalé et décrit par Adanson, il y a presque trois siècles, a été abattu en 1959 et mesurait 22,50 m de circonférence.
Sources : Futura Sciences par S. GARNAUD
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Sur les 8 espèces de baobab dans le monde (Madagascar, Australie, Afrique), seule l’espèce Adansonia digitata est présente en Afrique. Le baobab d’Afrique a un caractère botanique unique dans le genre Adansonia : des fleurs pendantes, au contraire des autres espèces malgaches et australienne à fleurs érigées. Les caractéristiques énumérées ci-dessous concernent principalement le baobab d’Afrique (A. digitata) mais un tableau sur quelques critères de comparaison présente toutes les espèces. Le baobab produit un système radiculaire latéral très étendu jusqu’à 50 mètres du tronc dont la terminaison se présente souvent sous forme de tubercules. Mais les racines principales des arbres âgés sont relativement peu profondes et ne se prolongent rarement au delà de 2 m. Ils sont de ce fait très sensibles aux forts vents de type tempête, orage qui peuvent le déraciner. Les feuilles sont simples ou digitées (5, 7 ou 9 folioles) et atteignent jusqu’à 20 cm de diamètre. Elles apparaissent irrégulièrement un peu avant la saison des pluies pour la variété A. digitata. Les feuilles de jeunes arbres sont souvent simples. Tout les baobabs sont caduques, ils sont donc complètement dénudés pendant la saison sèche et ne verdissent que pendant l’hivernage, c’est-à -dire à partir des mois de juin et juillet au Sénégal. Parfois certains sujets, dans les lieux frais, restent feuillés presque toute l’année comme en Casamance. Les fleurs sont blanches, grandes et pendantes, et se situent à l’extrémité d’un pédoncule de 10 cm à 1 m de long. Elles ont une corolle large de 15 à 20 cm composée de 5 pétales blancs tournés vers le haut. La floraison commence en fin de saison sèche ou juste avant les premières pluies, souvent avec l’apparition des premières feuilles. Les fleurs commencent à s’ouvrir vers la fin de l’après-midi, s’ouvrent complètement en soirée et tombent le lendemain à l’aube. Elles ne durent donc que 12 heures. Les fleurs émettent un parfum aigrelet, soufré, voire putride qui attire en particulier les chauves-souris et vont jouer ainsi le rôle de pollinisateur. Avec leurs griffes, elles s’accrochent quelques secondes et endommagent la corolle pour recueillir le nectar; ces traces de lacérations de couleur brunâtre sont visibles sur les fleurs tombées à terre le lendemain (voir le film sur la pollinisation du baobab par les chauves-souris).
A Madagascar, en plus des chauves-souris frugivores, les lémuriens jouent un rôle important dans la pollinisation. Le nombre de fleurs par arbre varie de 1 ou 2 jusqu’à 10-50 par jour et la floraison peut se prolonger pendant 6 semaines. D’une manière générale, la floraison s’adapte aux particularités climatiques des saisons: d’octobre à décembre en Afrique australe; de novembre à décembre à Madagascar; de mai à juin en Afrique occidentale; et sporadiquement au cours de l’année sauf au Soudan de janvier à mars (saison sèche). Les fruits se développent 5 à 6 mois après la floraison. On estime que les baobabs sont prêts à produire des fruits entre 8 et 23 ans. Une technique de greffage mise au point au Mali a permis non seulement d’obtenir des plants appropriés pour la production de fruit dès la troisième année mais elle a conduit également à des arbres plus petits, ce qui facilite la récolte des fruits. En effet la croissance en hauteur des baobabs est de l’ordre de 0,8 à 2 m par an. Les fruits sont souvent appelés « pains de singe ». Ils mesurent entre 10 et 45 cm de long et sont de formes très variables souvent ovoïdes mais parfois sphériques, fusiformes, très allongés ou en massue. Leur poids moyen avoisine les 250 grammes. Ils sont formés d’une partie extérieure (l’épicarpe) très résistante ligneuse, épaisse de 8-10 mm, recouverte d’un duvet légèrement urticant jaune/vert qui enferme à maturité une pulpe farineuse sèche de couleur blanche (l’endocarpe).
Les graines sont incorporées dans cette pulpe où l’on trouve également un enchevêtrement de grosses fibres de couleur brun rougeâtre. Elles sont de couleur brune foncée à noir rougeâtre avec un test lisse. On compte plusieurs centaines de graines par fruit. Un baobab produit en moyenne 200 kg de fruits mais la production en est très fluctuante voir même absente certaines années.
Les fruits tombent de l’arbre à maturité, ce qui casse l’épicarpe (la coque) et permet entre autre aux termites de manger la pulpe et ainsi de libérer les graines. Ces dernières sont dispersées, quand elles ne germent pas in situ, par des singes, rats, éléphants, oiseaux ou enfin par l’homme qui est également un gros consommateur des fruits.
Sources : Futura Sciences par S. GARNAUD
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