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Fleurs et fruits de baobabs (Adansonia, Malvaceae).

A tous seigneurs, tout honneur.
Les baobabs détiennent bien des records, dont celui de la longévité pour les plantes à fleurs (+ ou – 5000 ans) et celui de la taille, certains arbres africains atteignant plus de 38 m de circonférence (Forêts n° 17, 1-2. 2005 : 33). Si leur bois n’était pas mou et donc impropre à faire des planches ou du feu, ils auraient sans doute disparus car leur croissance est très lente. Autre particularité, le tronc se gorge d’eau et les baobabs peuvent ainsi résister à des sécheresses de plusieurs mois, en vivant sur leur réserve. Leur tronc ne présente pas les cercles de croissance annuels qui permettent de les dater avec précision (dendrobiologie), il est spongieux, l’écorce donne des fibres. Des arbres complètement creux en dedans subsistent, fleurissent et fructifient.

Le baobab par Robert Barnett

Le baobab par Robert Barnett

Le genre comprend 8 espèces.
Madagascar est le pays le plus riche du monde en baobabs puisqu’il possède, à lui seul, sept espèces:
Adansonia grandidieri Baillon Adansonia suarezensis H. Perrier. Adansonia rubrostipa Jum. & H. PerrierAdansonia madagascariensis Baillon. Adansonia za Baillon
Adansonia perrieri Capuron et Adansonia digitata L. (africano-malgache).
C’est la même espèce pour toute l’Afrique: Adansonia digitata L.
Et une seule espèce aussi en Australie : Adansonia gibbosa (A. Cunn.) Guymer ex D. Baum.
La première illustration et description d’un baobab figure dans l’ouvrage de Fla-court, “Histoire de la grande île Madagascar”, figure 143, publiée en 1658. La légende sous le n° 150, indique : “Anazé est un arbre qui croît aux Mahafales, aux Ampatres et à Anossi, il vient gros par le pied et ce ter-mine en pyramide. Il porte une espèce de gourde pleine d’une pulpe blanche qui est aigrette et a le goût de crème de tartre. Il y a plusieurs noyaux durs, gros comme noyaux de pin. Il y a un de ces arbres dans les Mahafales qui est prodigieusement gros et qui est creux et a une porte”. Les fruits représentés sont ovales. Il s’agit donc de Adansonia za, espèce fréquente en pays mahafale. La pulpe est riche en vitamine C. Les “noyaux” sont les graines dures. Nous avons également vu et photographié des portes découpées dans les troncs des baobabs, dans cette région.

Le genre fut créé par Linné, en 1753, en hommage à Adanson qui visita le Sénégal au milieu du 18ème siècle et rapporta une description de l’arbre, des fruits et des illustrations de Adansonia digitata L.
Un magnifique exemplaire de Adansonia digitata trône en pleine ville de Majunga (Mahajanga) dans le nord-ouest de Madagascar; Il a environ 2000 ans et 21 m de circonférence mesurés à 80 cm du sol, au niveau de la barrière par Jacqueline Boiteau, en octobre 2005. Une carte postale prise en 1935, le montre sans feuilles, avec comme légende : Baobab de Majunga, vingt mètres de tour. Le second par la taille est situé à Diégo-Suarez (Antsiranana), il est plus jeune et moins gros et sert d’arbre à palabres.
Il est difficile de déterminer à l’espèce, les baobabs de Madagascar sans les fleurs. Leur port est très variable. De plus, il n’est pas facile d’étudier la biologie de ces espèces, car six mois par an, de juin à octobre, elles n’ont pas de feuilles et elles n’ont des fleurs qu’un mois environ. Par contre, les fruits restent persistants plusieurs mois. Selon les espèces, on trouve des fruits ovales (Adansonia za, perrieri et digitata), ou ronds (A. rubrostipa, madagascariensis, grandidieri) ou côtelé comme A. suarezensis (photo 4).
Pour une détermination précise, il faut donc impérativement voir les fleurs qui ne sont présentes, selon l’espèce, qu’en novembre pour Adansonia perrieri et janvier pour les autres espèces. Les fleurs apparaissent avant les feuilles chez Adansonia perrieri. Elles sont jaune d’or. Chez d’autres espèces, la fleur apparaît après les feuilles, comme A. madagascariensis, A. rubrostipa et A. za.
Sur les 8 espèces du genre, quatre ont les fleurs blanches. Les autres sont soit jaunes, soit oranges, soit rouges. Le calice est toujours duveteux, il peut être blanc-verdâtre, brun et rouge pourpre.

Le fruit du baobab bio, pain de singe sur l'arbre avant la récolte

Le fruit du baobab bio, pain de singe sur l’arbre avant la récolte

Tableau récapitulatif :
Adansonia digitata L.,
fl. blanche pendante ; fruit ovale. Adansonia grandidieri Baillon, fl. blanche dressée; fruit rond.
Adansonia madagascariensis Baillon, fl. rouge; fruit rond.
Adansonia perrieri Capuron, fl. jaune; fruit oblong.
Adansonia rubrostipa Jum. & H. Perrier, fl. orange; fruit rond.
Adansonia suarezensis H. Perrier, fl. blanche dressée; fruit costulé. Adansonia za Baillon,
fl. orange; fruit oblong.
Les fleurs sont grandes, elles peuvent atteindre quinze centimètres de long.

Baomix la poudre de pulpe de fruit de baobab biologique certifiée Ecocert

Baomix la poudre de pulpe de fruit de baobab biologique certifiée Ecocert

– Si les fleurs sont blanches et pendantes, elles sont pollinisées par les chauves-souris(Adansonia digitata), – si elles sont dressées ou horizontales, blanches, rouges, oranges ou jaunes, elles sont pollinisées par les lémuriens ou des papillons nocturnes (David Baum 1995). suarezensis ont des fleurs blanches, érigées et portées en bout des branches. Le calice est brun verdâtre à sépales enroulés, les pétales blancs enroulés, les étamines et le style blanc. Les fleurs de A. grandidieri sont plus petites que celles du A. suarezensis, avec une morphologie très proche cependant.
A. madagascariensis a des pétales rouges aussi longs que les étamines, celles-ci étant oranges, le style rouge.
A. rubrostipa et A. za ont des pétales oranges, des étamines oranges et le style pourpre. Ils diffèrent par la longueur des pétales, du tube staminal et du style. Chez A. rubrostipa,  les pétales n’arrivent qu’à la moitié des étamines et le style soit très saillant alors que chez A. za,  ils ont à peu près les mêmes dimensions, le style dépassant à peine les étamines et les pétales. Les feuilles de A. rubrostipa ont des lobes dentés, ce qui n’est pas le cas chez les autres espèces. Le célèbre baobab amoureux, de Monrondava à Belo-sur-Tsiribihina, appartient à A. rubrostipa.
De nombreuses confusions ont été publiées, en particulier sur le peuplement à Diégo-Suarez, au pied de la montagne des Français, le long du calvaire où deux espèces subsistent (Baum, 1995). Ces baobabs étaient la plus part du temps considérés comme appartenant à Adansonia suarezensis. Nous avons récolté et photographié les fleurs rouges au mois de janvier et avons pu déterminer ainsi avec certitude qu’il s’agissait de Adansonia madagascariensis y compris un arbre avec deux branches en croix qui figure sur de nombreuses cartes postales et sites Internet (Succulentes, 2003 p. 8) ; alors qu’au pied de Windsor Castle, il s’agit bien de Adansonia suarezensis dont nous avons trouvé au pied, les fleurs blanches et les fruits costulés. Cette dernière espèce est en voie d’extinction, plus encore que A. perrieri.
Le plus gros baobab de Madagascar, appartient à Adansonia za. Il est situé à 22 km d’Ampanihy dans le sud (pays Mahafale) et mesure 23,38 mètres de circonférence à un mètre du sol, mesure que nous avons fait en janvier 2006. Sur une pancarte à côté, il était écrit, de façon erronnée, circonférence 27 m. Difficile de penser qu’il a diminué… Il était couvert de fleurs et son tronc, de rousssettes (chauve-souris). C’est donc une espèce endémique qui bat le record de circonférence des baobabs à Madagascar. Il est daté d’environ 2000 ans, fruit ovale, comparer avec celui de A. rubrostipa, rond.
Adansonia digitata a t-il été introduit à Madagascar et par qui ? Les Portugais découvrent Madagascar le 10 août 1500, les Arabes vers 1300, les Malgaches vers 600 (datation au carbonne). Résulte t’il de la séparation de Madagascar de l’Afrique, il y a 65 millions d’années, puisque la huitième espèce est australienne ?


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La symbiose avec des champignons dits mycorhiziens pourrait sauver les baobabs de Madagascar. Des travaux qui s’inscrivent dans le cadre d’une collaboration franco-malgache.

La symbiose entre le baobab et le champignon

Baobab de madagascar

Les majestueux baobabs malgaches ne feront pas mentir le proverbe de La Fontaine « On a souvent besoin d’un plus petit que soi». Ainsi des champignons microscopiques se trouvant dans le sol sont mobilisés par des chercheurs du Centre National de Recherche sur l’Environnement (Madagascar) et de l’IRD’ pour assurer la pérennité des populations de ces arbres. « La microflore du sol joue un rôle fondamental dans le développement des jeunes plantules d’arbres en améliorant leur nutrition minérale et hydrique ». rappelle Robin Duponnois, microbiologiste à l’IRD.Ainsi les plantes qui acceptent d’associer leurs racines à des champignons « mycorhiziens » bénéficient d’un coup de pouce très efficace. Cette association particulière est appelée symbiose mycorhizienne. Le plus petit des deux associés, ici le champignon, est alors appelé symbiote.
Dans le cas des baobabs, encore fallait-il définir quels champignons étaient en jeu. L’enquête menée dans trois sites et sur cinq espèces de baobabs- a permis de lever le doute. « Nous avons déterminé la structure des peuplements de champignons mycorhiziens associés à ces différentes espèces ». rapporte le chercheur.

Dans l’objectif d’optimiser la production de jeunes baobabs, deux méthodes ont ensuite été testées dans les pépinières forestières.
La première se base sur la collecte d’échantillons de symbiotes fongiques. Ceux-ci sont multipliés puis inoculés aux plants. L’opération améliore significativement leur croissance. Toutefois, la production de champignons prêts à être inoculés reste coûteuse, ce qui en limite l’intérêt.
D’où le recours à la seconde technique qui fait appel à l’utilisation de plantes accompagnatrices, appelées aussi plantes nurses. «Ces dernières 3 sont naturellement des agents multiplicateurs des champignons recherchés qui se répandent dans le sol et mycorhizent l’autre plante de la co-culture, le baobab», poursuit Robin Duponnois.
Les résultats en termes de développement des jeunes baobabs sont comparables à ceux obtenus par la première méthode. Tandis que l’inoculation massive par une seule souche fragilise les équilibres microbiens, les plantes nurses favorisent la multiplication de l’ensemble des champignons présents dans le sol, participant ainsi à sa diversité. En outre, cette seconde méthode est plus accessible aux plans technologique et financier.
Les scientifiques ont donc retenu ce protocole pour améliorer les performances des plantations de ces espèces emblématiques de la Grande Île. Face à la surexploitation des ressources forestières et à une faible régénération naturelle des populations, les partenaires malgaches peuvent compter sur leur allié microscopique pour relever le défi……


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Jeune semis de baobab

Lorsque les fruits sont bien mur, les bourrasques de vent parviennent à les faire tomber. S’ils ne se cassent pas pendant leur chute les termites finissent par les ouvrir, libérant ainsi la pulpe et ses graines. Ensuite de nombreux animaux vont transporter les graines loin des arbres, il y a les singes, les écureuils, les rats, le bétail, les éléphants, les oiseaux,…. Les fruits sont aussi consommés et dispersés par les hommes qui en apprécient ses qualités gustatives et thérapeutiques.

Les fruits peuvent aussi être dispersés par les eaux, eau de pluie, eau des fleuves, qui conduisent un moment ou un autre à la mer.

Le baobab africain ( Adansonia Digitata) étant caractéristique des forêts d’épineux et des savanes, des craintes ont été exprimées suite aux nombreuses sécheresses qu’a subit l’Afrique sub-saharienne. Ces sécheresses successives nuisent à la régénération naturelle des baobabs. Les sécheresses entrainent aussi de nombreux feux de brousse qui stoppent la croissance de jeunes plants. Tout aussi important est la tendance à éliminer les baobabs quand ceux-ci se trouvent à proximité des zones de production de coton et de cacao parce que le baobab est connu pour être un hôte alternatif pour les organismes nuisibles qui affectent ces cultures. En Afrique de l’Est, la diminution des populations de baobab a été considérée comme le résultat d’une augmentation de la quantité d’éléphants dans les parcs nationaux.

On sait étonnamment peu de choses sur les taux de régénération naturelle, mais à une grande échelle ce pourrait être parce que les semis ne sont pas facilement reconnus, car il manque à l’évidence ses feuilles facilement reconnaissables et son tronc gonflé si caractéristique. En outre l’association des baobabs avec les parcs d’élevage ou de savane est une association volontaire en raison de l’utilisation des feuilles de baobab pour le pâturage. Mais le bétail n’est pas regardant, il mange aussi bien le fourrage qu’on lui donne que les jeunes pousses bien tendres qu’il trouve.

Pour les raisons ci-dessus, de nombreuses populations de baobab sont à proximité des villages en tant que vestiges des anciens modes de peuplement humain. Toutes les parties du baobab étant fortement appréciées des populations villageoises, dans le passé, certains groupes ethniques au Mali comme les Dogons, Kagolo et Bambara ponctionnaient des boutures dans la nature pour reboiser les abords de leurs villages.

Par exemple le peuple Dogon plantait des plants de baobab près de leurs toilettes afin de recevoir les eaux usées et permettre ainsi une meilleure croissance des baobabs et une production plus abondante de feuilles.

Dans des conditions naturelles le taux de germination des graines est généralement inférieur à 20% (Danthu et al. 1995). En outre, les plantes régénérées doivent être protégés contre les animaux errants pendant la saison sèche sous peine d’être mangé. Des tressages à base de matériaux naturels assurent cette protection indispensable.

De plus en plus les populations perçoivent l’intérêt de protéger les baobabs et de faciliter leur croissance. L’exploitation du baobab serait une grande opportunité financière pour les villageois. Car de son fruit on tire une pulpe aux propriétés nutritives et antioxydantes qui séduit de plus en plus l’occident, l’huile extraite de ses graines ravie les amateurs de cosmétique naturelle et la farine issu de la transformation des graines est riche en protéine.


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Un magnifique baobab de la région de Thiès au Sénégal

Le baobab a une grande importance culturelle dans les pays où on le trouve. Il est le symbole de la République du Congo. Il est utilisé au Sénégal sur de nombreux documents administratifs. Au Sénégal, au Congo, au Burkina et dans des nombreux pays africain, on retrouve l’effigie du baobab sur les timbres.

Dans les zones arides et au temps de civilisations plus anciennes les nomades utilisaient les baobabs aux troncs creux pour en faire des réservoirs d’eau pour leur bétail pour affronter la saison sèche. Certain tronc de baobab peuvent ainsi contenir jusqu’à plusieurs millier de litres d’eau. L’eau peut ainsi se conserver toute l’année si le tronc à été bien refermé à l’aide d’une chape d’argile. En cas de grande sécheresse, le bois, tendre et spongieux, est mâché par les hommes et les animaux pour apaiser la soif.

Dans toute l’Afrique les troncs de baobab à l’envergure suffisamment large et au cœur évidé fournissent divers abris ; maison, abri bus, salle de réunion, magasin de stockage, bistrot,…

En Afrique de l’Ouest, notamment au Sénégal et au Zimbabwe, les vieux baobabs creux ont été utilisés comme des tombeaux, au Sénégal se sont les griots que l’on inhumait dans les troncs de baobab.

Son ombre bienveillante est aussi un lieu de rendez vous, de palabres, on y discute des affaires du village sous la fraîcheur de ses branches, accompagné d’un bon attaya.

Au Nigeria certains baobab sont des centres de culte ou l’on invoque les esprits de la fertilité, dans le Saloum un autre est sacré parce qu’une source d’eau potable a vu le jour sous ses racines.

De par son espérance de vie, son allure des plus originales, des bienfaits que l’on retire de chaque partie de l’arbre, des hôtes un peu mystiques qu’il peut héberger, le baobab est un arbre sacré et détient un certain pouvoir spirituel au sein de la collectivité.

On n’abat que très rarement un baobab, personne ne souhaite vexer les esprits mais par contre le baobab reste une espèce fragile malgré sa présence si imposante, les jeunes pousses sont la victime du pâturage intempestif et des feux de brousse et beaucoup d’arbres sont défiguré à cause de la récolte de ses feuilles pour nourrir le bétail en saison sèche. Ces pratiques tendent à changer depuis que les populations ont découvert que le baobab, en plus de leur apporter aliment et médicament, pouvait aussi être une source de revenu en exportant ses fruits et son huile à travers le monde.


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Le projet Corus – Baobab du Centre de coopération internationale de recherche agronomique pour le développement, ou Cirad, a pour objectif de gérer de façon durable les baobabs et les écosystèmes à baobabs des îles de l’Océan indien.

Baobab à Madagascar

Il s’étend de 2009 à 2011 à Madagascar, Mayotte, Comores. Pour le cas de la Grande Ile, l’Université d’Antananarivo, le Centre national de recherche sur l’environnement, le Centre national de la recherche appliquée au développement rural s’en occupent. Corus, c’est la coopération pour la recherche universitaire et scientifique. Un consortium de chercheurs malgaches et français a été constitué afin de poser les bases scientifiques d’une gestion durable, adaptée aux spécificités biologiques des baobabs en prenant en compte les usages et les besoins des populations. Le projet consiste à connaître davantage la structuration de la diversité des baobabs, à déterminer le fonctionnement de ces espèces dans les écosystèmes, et à connaître les interactions entre l’homme et les baobabs.

La Grande Ile compte 6 espèces endémiques de baobabs du genre Adansonia. Cependant, ces espèces sont menacées par les exploitations humaines et la déforestation. La conservation et la valorisation de ces espèces patrimoniales et des écosystèmes, nécessitent la mise en place de modalités de gestion durable. Le projet en question rassemble une équipe multidisciplinaire basée à Mayotte, Comores et Madagascar. Il est axé sur la place et le fonctionnement biologique des baobabs dans les écosystèmes, la diversité génétique des baobabs, les relations des baobabs avec différentes autres espèces, les baobabs en tant que source de molécules utiles ainsi que les pratiques humaines, usages et représentations liées aux baobabs. A l’issue de ce projet, des publications scientifiques dans les revues internationales sont parmi les produits attendus. L’année dernière, le Centre de coopération internationale de recherche agronomique pour le développement a produit un film sur les baobabs, intitulé « les baobabs entre ciel et terre » et a reçu le trophée d’argent au festival Cinéscience de La Réunion en avril 2010. Le film documentaire montre comment les « Adansonia Grandidieri » peuvent être  localisés à l’aide d’images satellites, pour mieux les connaître aux fins de mieux les protéger.

Sur les 8 espèces connues au monde, 7 sont présentes sur la Grande Ile et 6 y sont endémiques. Véritables symboles de la forêt tropicale sèche, les baobabs  font l’objet de nombreux rites traditionnels. Ils sont toutefois menacés par la déforestation et les changements climatiques. Ainsi, assurer la conservation et la gestion durable des baobabs, est devenu une priorité.


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Photo panoramique 360° réalisée du haut d’un baobab à Andavadoaka (Madagascar)

Panoramic photo by Martin Kneth , Taken 13:44, 31/05/2010
La photo est interactive : passez votre souris dessus et faites le tour à 360 °

Photo panoramique 360° réalisée du haut d’un baobab à Andavadoaka (Madagascar)
Panoramic photo by Martin Kneth , Taken 13:44, 31/05/2010La photo est interactive : passez votre souris dessus et faites le tour à 360 °

Baobabs : il existe 6 espèces différentes de baobabs endémiques de Madagascar sur 8 pour l’ensemble de la planète

Adansonia grandidieri – Baobab de Grandidier

Adansonia madagascariensis – Baobab de Madagascar

Adansonia perrieri – Baobab de Perrier (Nord de Madagascar)

Adansonia rubrostipa (syn. A. fony) – Baobab Fony

Adansonia suarezensis – Baobab de Suarez (Diego Suarez)

Adansonia za – Baobab Za

Le nom Adansonia est un hommage à Michel Adanson, naturaliste et explorateur français, le premier à avoir décrit Adansonia digitata.

Baobab de Madagascar, l’un des symboles de la flore de l’île

MADAGASCAR : un arbre sacré, le baobab de Madagascar

Localisation de l’allée des baobabs

A environ 22 kms de Morondava, sur la RN35, le coucher de soleil embrase la mythique allée des baobabs …

Cette halte onirique, où ‘les racines du ciel’ s’épanouissent dans une lumière douce et cuivrée, est une invitation au plaisir contemplatif. Le long de la piste, vous apercevrez les pêcheurs sortir des rizières et marécages environnants quelques tilapias.

Des baobabs & des Dieux …

Madagascar compte pas moins de sept espèces de baobabs quand l’Afrique n’en possède qu’une.

On dit que les dieux, vexés par cette création trop orgueilleuse, auraient tenté de ramener ces majestueuses colonnes végétales à plus d’humilité en les arrachant pour les replanter à l’envers… En vain, car ces essences insolites font littéralement autorité dans les paysages de l’Ouest malgache.

Des Baobabs & des hommes …

Elancés, les A. Grandidieri s’élèvent à 25 ou 30 m du sol. A l’opposé, on trouve dans le bush, quelques spécimens petits et ventripotents.

Les fleurs, très belles, sont pollinisées par des chauve-souris ou des papillons nocturnes.

Les fruits sont de grosses baies à la saveur acidulée, dont la pulpe, riche en vitamines, permettait aux navigateurs de prévenir le scorbut. Leur récolte est périlleuse car il faut gravir la paroi lisse du tronc.

On observe fréquemment une succession de trous dans l’écorce dans lesquels les jeunes malgaches enfoncent des barreaux de bois pour se hisser jusqu’aux branches.

On dit que les baobabs amoureux portent chance aux couples qui viendraient s’exposer à ses pieds… Bien ingrats sont les touristes qui mutilent leur écorce en y gravant quelques mots amoureux.

La coutume ne dit pas si ces arbres magiques sont capables de renvoyer ces importuns cul-par-dessus-tête.

Baobab et arbres de Madagascar

La plus remarquable des espèces végétales de Madagascar est le Baobab. Le baobab a pris une autre dimension à Madagascar par rapport aux autres pays où il existe.

La plus remarquable des espèces végétales de la Grande île est le Baobab ou « Reniala » qui signifie littéralement « mère de la forêt » en malgache. Le baobab a pris une autre dimension à Madagascar par rapport aux autres pays où il existe. Sur les huit espèces de Baobab de la planète, six ne sont présentes que dans la Grande île, qui enregistre à elle seule des forêts de baobab. Les baobabs sont des arbres séculaires. Il présente un aspect massif, dominant et très original avec un tronc poli et des racines paradoxalement en l’air. La curiosité de ces arbres réside dans le renflement de ses branches et de son tronc. Celui-ci se présente sous différentes couleurs ; il peut être grisâtre, rougeâtre,… Le tronc de baobabs est, pour certaines espèces, de 9m diamètre et 30m de circonférence. Il constitue une importante réserve d’eau qui leur permet de supporter les conditions climatiques sévères. Ce tronc renflé rempli d’eau leur a même valu le nom « d’arbre bouteille ».

Les feuilles de baobab sont très particulières. Elles n’apparaissent que pendant une durée très courte de l’année car les baobabs se débarrassent de leur feuille pendant la saison sèche afin de limiter la perte de la réserve. Les fleurs de cet arbre sont époustouflantes et se présentent sous forme de plusieurs étamines avec des couleurs très variées, qui vont de la blanche au jaune en passant par le rouge. La floraison varie d’une espèce à l’autre. Pour avoir les gros fruits marron (40 cm de long et 15 cm de diamètre) qui peut contenir de dizaine de graine, la pollinisation de baobab est généralement assurée par les chauves-souris, des papillons,… qui sont tous des nectarivores.

Le lieu idéal pour admirer les baobabs et prendre des photos souvenirs se trouve à Morondava : l’ allée des baobabs. On peut aussi en voir ailleurs comme à Majunga , à Tuléar… Les autres espèces qui font le bonheur des visiteurs qui arrivent à Madagascar sont aussi les Ravinala, l’arbre de voyageur ou ravenala. Cette espèce, actuellement répandue dans de nombreux pays, est originaire de la Grande île où elle s’étale en toute beauté et de toutes ses splendeurs. Actuellement, l’arbre de voyageur prend le relais des forêts secondaires ou primaires tristement détruites par les feux ou de défrichement. Il déploie ses feuilles étalées à l’extrémité des tiges et confère à de collines et de montagnes dépourvues de couvertures forestières un aspect très attrayant. Ses feuilles s’attachant harmonieusement autour de sa grosse tige offrent une forme d’éventail géant. La base de ces feuilles est un véritable réservoir d’eau très limpide qui peut vous secourir dans les forêts malgaches où les sources font défaut. C’est en raison de l’existence de cette accumulation d’eau dans son pétiole que cet arbre a été baptisé « arbre du voyageur ». Du fait de sa qualité qui n’a d’égal que sa beauté naturelle, l’arbre de voyageur offre à des jardins ou parcs malgaches une apparence décorative très prisée qui fait la cible de millier d’objectif venu de quatre coins du monde. On le voit surtout dans l’ Est de l’ île.

En dehors de l’arbre de voyageur, plus de 120 palmiers de différentes formes, de la plus simple à la plus insolite, subsistent dans les forêts malgaches. Une grande majorité de ces palmiers n’existent nulle part ailleurs qu’à Madagascar. Parmi les espèces de palmier existant dans la Grande île, on note les Dypsis acuminum, Dypsis baronii, Dypsis occidentalis, Dypsis onilahensis, Dypsis lokohoensis, Dypsis perrieri, Dypsis decaryi, Chrysolidocarpus lutescens, Marojejya insignis, Dypsis bonsai et Dypsis pumila,…

Les espèces sont très réparties à travers Madagascar. Certaines d’entre elles sont endémiques de certaines régions. Les palmiers malgaches, surtout ceux endémiques régionales, sont actuellement représentés dans les aires protégées.

L’espèce Dypsis decaryi, appelé également palmier triangle est très singulière. Les palmes de cette espèce se dressent sur trois axes opposés pour donner un triangle équilatéral. Cette forme est visible depuis que les plantes aient une taille plus petite. Ce palmier présente des feuilles pennées assez longues et fines avec des folioles harmonieusement réparties sur un pétiole. La liste des plantes endémiques qui font le charme et l’originalité de Madagascar est interminable.

Ainsi, on note également une plante singulière appelée Katrafay. Celui-ci est une plante d’une taille très moyenne (12 à 15m). Il se répand surtout dans les forêts épineuses de la partie sud de l’île et dans les forêts sèches de l’occidentale malgache. Il appartient à la famille des Ptaeroxylacées. L’écorce grisâtre et rugueuse de katrafay est finement traversé par de sillons et de crevasses. Cette plante a un arome très singulier et elle est surtout réputée pour sa vertu thérapeutique. Elle est utilise traditionnellement pour guérir beaucoup de maladie ou apaiser les douleurs, surtout dans le milieu rural. On considère également que le Katrafay est stimulante et aphrodisiaque.

Madagascar présente aussi de nombreuses espèces de palissandre ou bois de rose appartenant à la famille Papilionacées et des genres Dalbergia, Pterocarpus. Ces espèces font l’objet actuellement d’une réglementation stricte dans leur préservation car elles se raréfient. Ils sont extrêmement interdits d’exportation. Ces plantes qui produisent de bois de qualité pour l’ébénisterie ou la menuiserie ont une croissance très lente. Par conséquent, leur régénération peut prendre plusieurs années à la suite d’un défrichement. A l’heure actuelle, elles sont de plus en plus rares dans les forêts libres mais elles restent encore très visibles dans les parcs de Madagascar.

Huile vierge de Baobab

Emolliente et adoucissante avec un plus pour la facilité de pénétration et un toucher particulièrement doux.

Elle contient de nombreux tocophérols (comme l’huile d’argan sa voisine).

Dans ses insaponifiables, on trouve des acides cyclopropéniques, qui sont certainement la source de cette activité anti-inflammatoire connue traditionnellement. Utilisation traditionnelle en huile de massage.

Les feuilles

Les feuilles fraîches renferment du calcium 260mg p. l00g à 402mg p. l00g, du phosphore 57,5mg p. 100g à 67mg p. 100g. Elles sont assez riches en

vitamines C 42mg p. 100g à 48mg p.100g.On note aussi la présence des vitamines: vitamine B, vitamine B2 et de la vitamine PP (1,85mg p. 100 g).

Mythologie :

Le Dieu Thora arrache un baobab de son jardin et le jette sur Terre par la porte du Paradis. Il se plante dans le sol et grandit la tête en bas, en gardant à jamais ses racines au vent.

Arbre de la sagesse, arbre à palabres.


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Une étude vient de montrer que trois espèces de baobabs sont capables de se croiser entre elles.

Cette reproduction interspécifique serait un mécanisme évolutif pour mieux s’adapter aux changements environnementaux.
Ce phénomène vient d’être mis en évidence chez les baobabs par des chercheurs du Cirad et leurs partenaires* dans le cadre du projet Corus-baobab.
“Les premières études génétiques réalisées sur les baobabs montraient des incohérences, se souvient Pascal Danthu, biologiste au Cirad et coordinateur du projet, ce qui nous suggérait déjà l’existence d’un tel phénomène.”
Après plusieurs missions de terrain à Madagascar pour récupérer de l’ADN via des échantillons de feuilles ou d’écorces, les résultats sont sans appel : au moins trois espèces de baobabs pratiquent la reproduction interspécifique et donc l’introgression génétique.
Explications. Un arbre d’une espèce A peut féconder celui d’une espèce B. Donnant naissance à des descendants hybrides AB qui peuvent s’« acoquiner » aussi bien avec un « partenaire » A que B.
Mettons que cet arbre AB se reproduise avec un spécimen A, leurs « rejetons » feront alors partie de l’espèce A, sauf qu’ils auront désormais récupéré une partie du génome de leurs confrères d’espèces B.
Des arbres vieux de 1 000 ans mais génétiquement fragiles
Déjà observé chez les chênes par la généticienne Roselyne Lumaret, le phénomène d’introgression serait un mécanisme adaptatif lié à la longévité exceptionnelle des baobabs.
On peut rencontrer des spécimens âgés de près de 1000 ans !
Mais cette grande espérance de vie entraîne une grande inertie génétique comme le souligne le généticien Jean-Michel Leong Pock Tsy : “Leur cycle de vie est trop long pour évoluer grâce à la sélection naturelle de mutations ponctuelles telle que l’a décrite Darwin, l’introgression améliore le brassage génétique par rapport à une fécondation intraspécifique classique et permet très probablement une adaptation plus rapide aux modifications environnementales. “
Cette découverte doit permettre de mieux gérer les aires protégées de manière à favoriser la cohabitation d’espèces différentes et les échanges génétiques entre baobabs.
De nombreux mystères à élucider
Grand mais fragile, menacé par la déforestation, le baobab reste scientifiquement méconnu.
Pascal Danthu assure que “le baobab surprend quel que soit l’angle d’étude. L’anatomie du bois est extrêmement complexe, l’architecture de l’arbre défie les modèles classiques et les relations qu’entretiennent les populations malgaches avec eux sont fascinantes.”
Les chercheurs tentent de percer une autre énigme : la faible présence de petits baobabs dans les forêts malgaches.
Ce déficit de régénération fait dire à certains que ces arbres seraient des fossiles vivants, des vestiges encore actuels du seul fait de leur longévité.
Mais n’est-ce pas plutôt un des effets du réchauffement climatique ou de l’activité humaine ?
Baobab
En juin dernier, une mission de terrain le long du fleuve Mangoky, à l’est de Madagascar, a ouvert une première piste de réponse : dans cette région où la présence humaine est faible, la démographie des populations de baobabs semble plus normale que dans les zones plus habitées.
* Le projet Corus-baobab est coordonné par Roselyne Lumaret, généticienne au CNRS et Pascal Danthu, biologiste au Cirad et animateur de l’unité de recherche en partenariat «Forêts et Biodiversité», un dispositif prioritaire du Cirad à Madagascar. Les partenaires du projet sont le Cirad, l’Université d’Antananarivo, le CNRE, le Fofifa, le CNRS, l’IRD, l’Université Montpellier 2, le MNHN, le Royal Muséum de Bruxelles et l’Université de Barcelone.
Sources : Cirad, C. Cornu. la recherche agronomiques pour le développement www.cirad.fr
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Le baobab, un arbre d'une incomparable richesse, fruits, racines, écorces et feuilles (Adansonia digitata L)

Le baobab, un arbre d’une incomparable richesse, fruits, racines, écorces et feuilles (Adansonia digitata L)

Synonymes : arbre à palabre, arbre bouteille, pain de singe, arbre magique, arbre pharmacien, arbre de vie.

Son nom viendrait de l’arabe « bu hibab » : fruit à nombreuses graines.

Nom botanique : Adansonia digitata L,
Famille : Bombacées
Autres langues : bambara : sira, sito ; peul : bobbe, boki, boy, boré ; sérer : bak ; malinké : seda, sira keda ; wolof : gouye (arbre), bouye (fruit), lalo (feuilles), gif (graines).
Le baobab vit en Afrique tropicale sèche, du Sénégal au Soudan, Afrique orientale, de l’Ethiopie au Mozambique et au Natal.

 

Histoire
Ce majestueux symbole de l’Afrique, qui semble unir la terre avec le ciel, offre à l’homme nourriture et remèdes pour différentes maladies. Il anime le paysage avec sa forme étrange et à la fois extraordinaire : un énorme tronc conique dont les branches ressemblent des racines levées vers le ciel, ce qui accrédite la croyance que l’arbre tire grâce à elles sa force du ciel. Il est le symbole du Sénégal. D’habitude ce vieux géant de notre planète vit solitaire et peut facilement atteindre 20 mètres de haut et 12 mètres de diamètre. Il est surtout renommé pour sa longévité estimée de 1000 à 2000 ans et pour la largeur de leur tronc, laquelle peut atteindre jusqu’à 9 mètres de diamètre. Le plus vieux et le plus célèbre se trouve à Shiramba le long du Zambèze, âgé de 2000 ans.
Dans plusieurs pays africains, le baobab ou « arbre à palabre » est un arbre sacré qui a une forte symbolique sociale. Dans des régions du Soudan, cette espèce protégée est souvent plantée et sa présence est liée à l’occupation humaine. En brousse, elle signale notamment les villages disparus. Certains rapportent que seuls les « érudits »  pourraient y grimper pour cueillir les fruits et les feuilles. Le baobab ne peut pas être abattu par l’homme mais seulement par les évènements naturels. Dans l’ancienne Egypte on aurait pu connaître ses fruits, puisqu’on a aurait retrouvé des inscriptions à coté d’Aswan, dans la tombe d’un chef appelé Harkhuf (2 500 av. JC) qui décrivent la présence du fruit du baobab près du Nil. Son fruit aurait pu être utilisé contre la fièvre. Il figure dans les récits de voyage d’Ibn Batuta (1352)au Mali, puis en en 1445 par des navigateurs portugais. En 1749, lors de son séjour à Saint-Louis du Sénégal et au Cap Vert, le botaniste français Michel Adanson en fit la description et en rapporta et lui redonna le nom de baobab, remplacé jusqu’alors par le nom de calebassier.
Il est raconté que Dieu planta l’arbre à l’envers : le baobab fut le premier arbre planté dans le bassin du Congo mais il se plaignit d’une humidité excessive et ainsi Dieu le transporta sur « la Montagne de la Lune », Ruwenzori, mais il fut encore mécontent. Alors, Dieu énervé par ses plaintes constantes, l’arracha, le déplaça dans une région sèche de l’Afrique et le replanta à l’envers. On raconte en Afrique du Sud que le « Grand Esprit » donna les arbres au premier homme mais aussi à chaque animal ; la hyène fut la dernière alors que seul le baobab restait ; furieuse, elle le planta à l’envers.

Le baobab, un arbre d’une incomparable richesse

Le baobab

Fruits du Baobab

Fruits sur l’arbre de Baobab

La pulpe du fruit contient des quantités importantes de vitamines essentielles telles que de la vitamine C, des vitamines B1 et B2, indispensables à un développement optimal de l’organisme et le maintien de l’intégrité cellulaire des nerfs, de la peau et des épithéliums oculaires, et de la vitamine PP ou B3 importante dans la régulation du métabolisme cellulaire. La pulpe est aussi riche en minéraux (calcium, phosphore, potassium) et acides gras essentiels (acide alpha linoléique). Le goût acidulé de la pulpe est du aux acides organiques tels que l’acide citrique, acide tartrique, acide malique et succinique. Grâce aux caractéristiques à ses valeurs nutritionnelles la pulpe du fruit immergée dans l’eau permet de préparer un boisson rafraîchissante et nourrissante.

La pulpe du fruit du Baobab possède des fibres solubles et non solubles. Les fibres non solubles augmentent le bol digestif et améliorent le transit digestif (tanins, mucilage). Les fibres solubles possèderaient des effets stimulants sur la croissance des probiotiques (« bonnes » bactéries du tube digestif).
La pulpe contient enfin des stérols et triterpènes qui ont une action anti-inflammatoire.
La graine, contient des acides gras principalement, de l’acide oléique (30 à 42%), de l’acide linoléique (20 à 35%), de l’acide palmitique (18 à 30%).
La feuille riche en calcium et fer, contient aussi du phosphore, du potassium, du magnésium, du manganèse du phosphore et du zinc. Elle est aussi composée d’acides aminés, de provitamine A et de vitamine C.
Partout en Afrique les différentes parties de la plante du Baobab sont exploitées au point de vue thérapeutique et nutritionnel et des nombreux remèdes issus du baobab sont cités dans la pharmacopée traditionnelle africaine.

Utilisation en médecine traditionnelle.
Les racines
En Sierra Léon on utilise une décoction ajoutée aux aliments comme stimulant de l’activité sexuelle.
La poudre de la racine sèche préparée comme crème est utilisée comme tonique chez les malades atteints de paludisme.
En Zambie l’infusion de racines est ajoutée au bain des enfants pour que leur peau soit lisse et souple.
La sève sert contre les caries dentaires.

Les écorces

Ecorce de Baobab

 

En médecine traditionnelle elles sont utilisées pour certains problèmes digestifs (richesse en mucilages), comme fébrifuge.
Les tisanes, faites à partir d’écorce ayant bouilli pendant une journée, sont prescrites pour le traitement de la fièvre.
L’écorce contient une sorte de gomme blanche semi-fluide indiquée pour le traitement des plaies.
Les feuilles séchées en poudre sont indiquées comme antianémique, antirachitique, tonique, antiasthmatique, antidiarrhéique, diurétique et antiparasitaire. Des analyses faites sur les feuilles jeunes, séchées à l’ombre et pulvérisées révèlent une présence importante de provitamine A. Les feuilles macérées et comprimées peuvent nettoyer les oreilles et les yeux des enfants malades. Elles sont en outre un remède efficace pour l’expulsion du ver de Guinée.
La pulpe est employée comme cicatrisant, comme fébrifuge, analgésique et pour le traitement de la diarrhée infantile. La pulpe est actuellement considérée comme un traitement actif de la diarrhée enfantine. Une analyse effectuée sur 160 enfants âgés de 8 mois a démontré qu’une solution aqueuse de la pulpe du fruit du Baobab a des avantages importants sur la traditionnelle « WHO solution » (World Health Organization), utilisée pour la réhydratation des enfants affectés par la diarrhée.
Les graines sont utilisées comme galactagogues et contrepoison du strophantus.
L’huile extraite des graines est aussi très appréciée pour ses vertus thérapeutiques. Dans une contrée du Nigéria, le dracunculus medinensis, mieux connu comme ver de Guinée est endémique. Une étude a démontré que les malades traités avec l’huile des graines appliquée en usage topique étaient soulagés par rapport à la douleur et que l’expulsion des vers de Guinée et la cicatrisation de la plaie étaient plus rapides.
En massage, elle soulage les douleurs musculaires, traite les petites plaies et certaines affections de la peau telles que l’eczéma et le psoriasis.
Très hydratante, elle nourrit le peaux sèches et prévient l’apparition de rides. Elle a des propriétés émollientes et adoucissantes.
Elle redonnerait aux cheveux secs leur souplesse et leur brillance et renforcerait les ongles cassants. Son application est recommandée aux femmes enceintes pour améliorer l’élasticité de la peau et éviter ainsi les vergetures.

Utilisation alimentaire et culinaire
Les feuilles, surtout jeunes sont populaires comme les épinards. Elles peuvent être utilisées crues, bouillies ou séchées et même en poudre comme condiments dans les soupes et sauces. La pulpe est consommée comme boisson acidulée et sucrée et condiment alimentaire, la coque, réduite en cendres comme succédané du sel et en poudre, comme succédané du tabac. L’huile de la graine de baobab est utilisée à des fins culinaires à l’occasion de fêtes traditionnelles.

Usages domestiques
Le bois ne se coupe pas facilement, car la force de la coupe est absorbée par l’élasticité des cellules. Son charbon n’est pas de bonne qualité. Immergé dans l’eau pendant plusieurs mois, le bois très léger et spongieux se désintègre en laissant à sa place des fibres utilisables pour l’emballage. Les racines peuvent servir de teinture rouge. Les coques des fruits une fois vidées de leur pulpe farineuse sont utilisées comme assiettes, galets pour la pèche et peuvent être aussi travaillées et transformées en colliers. Elles peuvent être utilisées comme combustible dont les cendres riches en potassium peuvent produire des savons. Les fibres de l’écorce sont particulièrement résistantes et ont de nombreux usages, cordages, cordes d’instruments de musiques, chaussures, collets, lignes à pèche, filets, fibres pour tissus, etc.
Le tronc creux a de multiples usages, comme abri, grenier, réservoir d’eau, étable. Il servait jadis de tombe aux griots (Sénégal). Au Zimbabwe la cavité d’un arbre est utilisée comme salle d’attente pour les autobus et peut contenir jusqu’à 30/40 personnes. Il été même utilisé comme prison, église et même comme abri pour des familles nombreuses. Dans certaines régions sèches, on évide le tronc pour y stocker de l’eau. On creuse à l’intérieur du tronc en partant juste au-dessous de l’endroit où le tronc donne naissance aux grosses branches, puis on enlève tout le cœur qui est du bois mort, ne laissant que l’aubier qui est un tissu vivant et l’écorce, creusant jusqu’au bas du tronc. On crée ainsi une cavité qui peut avoir un volume de plusieurs mètres cubes. Quand celle-ci est pleine, on recouvre l’ouverture avec des branches sur lesquelles on place une natte qu’on recouvre de terre. Ainsi cette réserve d’eau, qu’on pourra conserver plusieurs mois, pourra être utiliser en saison sèche.

 

Baobab au Sénégal, saison sèche

Description

Le baobab jeune ressemble à une bouteille élancée avec quelques rameaux plantés sur le « bouchon ». L’arbre adulte a un tronc fort et trapu qui peut être conique, cylindrique, ayant la forme d’une bouteille ou bien être court et gros. Son diamètre atteint 3 à 6 m et sa hauteur 20 à 25 m. Il est très souvent creux, ses branches étant tortueuses, généralement étalées, formant une large couronne. L’écorce est lisse, de couleur grisâtre, parfois rougeâtre ou argentée. Son épaisseur peut atteindre 10 cm. Le tronc est composé de tissus, qui accumulent, telles des éponges, l’eau pendant la saison des pluies et la conservent pour la saison sèche, en devenant ainsi une réserve pour les populations ou pour les animaux qui vivent dans les alentours. Un baobab de grande taille peut contenir jusqu’à 9000 litres d’eau. Les feuilles sont en forme de doigts (digitées) accrochées à l’extrémité des branches ou sur des petits éperons du tronc. Longues de 10 à 15 cm, duveteuses, vert plus foncé et brillantes au dessus. Les baobabs perdent leurs feuilles pendant la saison sèche, mais peuvent les garder en permanence s’ils sont alimentés en eau (zones fraîches ou lieux arrosés). Elles apparaissent un peu avant la saison des pluies et après ou à la fin de la floraison. Les fleurs apparaissent à partir du mois de mai jusqu’au mois d’août. Un gros bourgeon floral sphérique pend à l’extrémité d’un long pédoncule de 10 à 90 cm. Il s’entrouvre, le calice se fend en 5 parties qui se recourbent peu à peu, se retournent entièrement en s’enroulant vers le haut. La fleur s’épanouit 2 heures après le début de l’ouverture du bourgeon floral, les pétales se déplient, se défroissent et l’éclosion complète se fait rapidement, en un quart d’heure environ, les changements de la fleur étant visibles à l’œil nu. Les fleurs sont grandes, blanches, la corolle est composée de 5 pétales tordus, les étamines sont nombreuses (1500 à 200), ne s’épanouissent que la durée d’une nuit pour perdre leur éclat et se faner le lendemain, et tomber avec les autres le soir suivant. La pollinisation, nocturne, est assurée par des chauve-souris nectarifères. Les fruits de 10 à 45 cm de long ont des formes variables selon les espèces, sphériques, ovoïdes, allongées. Il sont formés d’une partie extérieure ligneuse, très résistante, à forme de capsule recouverte d’un duvet jaune vert, et d’une partie intérieure qui représente la pulpe du fruit. La pulpe du fruit mûr est sèche et a un aspect de poudre blanchâtre avec une saveur légèrement acidulée. Cette pulpe contient de nombreuses graines de la taille et de la forme d’un haricot, dures, brun noir avec des incrustations brun-rouge. Les graines, il y en a 2 à 3000 par kg, peuvent rester viables pendant des années. Si on veut les semer (plutôt en février-mars), il est au préalable recommandé de les faire cuire environ 5 à 7 mn ; dans la nature cette levée de dormance se fait dans le tube digestif des gros mammifères. Les coques des fruits une fois vidées de leur pulpe farineuse sont utilisées comme assiettes, galets pour la pèche et peuvent être aussi travaillées et transformées en colliers. Elles peuvent être utilisées comme combustible dont les cendres riches en potassium peuvent produire des savons.

 


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Il est trapu , ventru même pourrais je dire , plus large que haut , pouvant atteindre 30 m de circonférence tout en ne s’élevant pas à plus d’une vingtaine ; vous voyez de quel arbre je vous parle …oui c’est du baobab cet arbre fabuleux ,et si étonnant par sa forme qu’il semble avoir poussé à l’envers !

Celui que nous connaissons c’est généralement le baobab africain qui parmi les 8 espèces existantes est le symbole du Sénegal et que l’on trouve dans la plupart des régions sub-humides à semi-arides au sud du Sahara , 6 espèces ne se retrouvent qu’à Madagascar tandis que la dernière est en Australie. Les baobabs que vous rencontrez aux États unis Guyane et autre sont des baobabs introduits dans ces pays où ils se sont acclimatés

L’union européenne vient d’accepter l’importation de fruits de baobab ,cet arbre majestueux qui souvent à l’entrée des villages abrite les contes des griots , les rencontres des notables…

Arbre miraculeux qui tient une grande place dans la culture et les croyances africaines ,  on utilise les coques de ses fruits pour faire des bijoux et objets d’art, le pollen et la sève comme colle , les feuilles servent de tisane contre les maux de ventre, de compresses  ou en cuisine sont mélangées aux céréales  et dans les sauces.

Baomix « la force du Baobab », la pulpe de fruit du Baobab biologique

Baomix « la force du Baobab », la pulpe de fruit du Baobab biologique

Le fruit , ou pain de singe a un gout acidulé et est utilisé pour faire une boisson appelée bouy mais il sert aussi à la fabrication de cosmétiques et de médicaments contre le diabète , de bonbons , savons ,engrais, boissons riches en vitamines c ou barres énergisantes

Le bois du baobab est spongieux , ses racines minuscules , son écorce , qui se régénère d’ailleurs rapidement  , est prélevée pour confectionner des cordages

La floraison a lieu entre mai et aout,  l’éclosion se déroule en quelques minutes .

Arbre sacré aux multiples vertus , le Kenya le vend en Tanzanie et en Arabie saoudite

Mais ce qui pourrait être une manière de faire rentrer des devises dans le pays ne risque t’il pas au contraire de créer un nouveau malaise pour la population déjà surchargée par les frais du panier de la ménagère :au Sénégal une usine privée a importé des centaines de tonnes de poudre de baobab,dont  le prix s’en trouve doublé …savait il avant l’ heure que l’ l’Europe allait se tourner vers ce nouveau trésor africain , puissant antioxydant !

quant au Kenya , où jusqu’à présent les fruits du baobab étaient gratuits pour les kenyans voulant en cueillir ne risque t’il pas de voir ce droit pisparaître ?

Cet arbre magique est de la même famille que le fromager , le kapokier …


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Le baobab africain est la plus connue des 8 espèces de Baobab. C’est un arbre africain à caudex du genre Adansonia et de la famille des Bombacacées, selon la classification classique, ou des Malvacées, selon la classification phylogénétique.

Sacré pour plusieurs cultures, c’est aussi un arbre à palabre qu’il est malvenu ou sacrilège de couper. C’est l’arbre typique de l’Afrique tropicale sèche et l’emblème du Sénégal.

Etymologie

Son nom vient de l’arabe bu hibab, fruit à nombreuses graines. En effet, chacun de ses fruits ovales contient souvent plusieurs centaines de graines dont on peut extraire une huile alimentaire.

Description

L’arbre au tronc ventru et au bois mou gorgé d’eau a une allure caractéristique et vit longtemps. Certains sont millénaires. Il est généralement très massif et peut atteindre 25 m de haut et plus de 12 m de diamètre avec une couronne de branches irrégulières et dépourvues de feuilles 9 mois sur 12. C’est une des explications à son appellation ” l’arbre à l’envers ” car il parait avoir été retourné tête en bas.

Adansonia digitata a un caractère botanique unique dans le genre Adansonia : des fleurs blanches pendantes, au contraire des autres espèces à fleurs érigées.
L’écorce fibreuse grise et lisse sert à confectionner cordes et cordages. Le Baobab a la particularité de pouvoir régénérer celle-ci. La sève entre dans la fabrication du papier.

La feuille de baobab riche en protéines et minéraux (calcium, fer, potassium, magnésium, manganèse, phosphore et zinc) se consomme bouillie. Elle est utilisée en décoctions pour tisanes médicinales. Elle sert de fourrage pour le bétail durant la saison sèche.

Le fruit du Baobab se présente sous une forme oblongue d’environ 10 cm. de diamètre et 20 cm. de long. Il contient de petites graines comestibles au goût acidulé que consomment aussi bien les humains que les singes (d’où son appellation pain de singe).

Longévité

Le baobab africain est un arbre à la longévité exceptionnelle, surtout présent au Sénégal. D’une croissance lente, on trouve des spécimens qui seraient âgés de près de 2 000 ans. En fait, ces arbres ne produisent pas de cernes tous les ans du fait des sécheresses récurrentes qui touchent la savane africaine, il est donc difficile de déterminer leur âge par des méthodes de dendrochronologie.

Utilisation alimentaire et médicinale

Grillées, les graines du baobab peuvent remplacer le café. Riches en phosphate, elles sont aussi utilisées pour la fabrication de savon et d’engrais. La pulpe des fruits frais ou séchée (pain de singe) est utilisée pour la confection de boissons, riches en vitamines B1 et C.

Les jeunes pousses et les racines des jeunes plants sont consommées comme des asperges.
Au Sénégal, le lalo est une poudre de feuilles de baobab séchées, riches en calcium et en fer, que l’on incorpore aux céréales ou aux sauces, notamment lors de la préparation du couscous de mil.
En Afrique de l’Ouest, le fruit, séché, est appelé “pain de singe” : en décoction, cette boisson est préconisée en cas de constipation pour ses vertus astringentes (=qui assure un resserrement).

Les gens du pays parlent d’imodium local.
Dans plusieurs des villages visités le baobab est présenté comme arbre sacré.

Soit dans le cadre de pratiques païennes, soit christianisé.
En vieillissant le tronc devient creux. Cette cavité servait autrefois de sépulture pour les griots. Les griots étaient/sont des poètes musiciens ambulants, dépositaires de la culture orale.