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Photo panoramique 360° réalisée du haut d’un baobab à Andavadoaka (Madagascar)

Panoramic photo by Martin Kneth , Taken 13:44, 31/05/2010
La photo est interactive : passez votre souris dessus et faites le tour à 360 °

Photo panoramique 360° réalisée du haut d’un baobab à Andavadoaka (Madagascar)
Panoramic photo by Martin Kneth , Taken 13:44, 31/05/2010La photo est interactive : passez votre souris dessus et faites le tour à 360 °

Baobabs : il existe 6 espèces différentes de baobabs endémiques de Madagascar sur 8 pour l’ensemble de la planète

Adansonia grandidieri – Baobab de Grandidier

Adansonia madagascariensis – Baobab de Madagascar

Adansonia perrieri – Baobab de Perrier (Nord de Madagascar)

Adansonia rubrostipa (syn. A. fony) – Baobab Fony

Adansonia suarezensis – Baobab de Suarez (Diego Suarez)

Adansonia za – Baobab Za

Le nom Adansonia est un hommage à Michel Adanson, naturaliste et explorateur français, le premier à avoir décrit Adansonia digitata.

Baobab de Madagascar, l’un des symboles de la flore de l’île

MADAGASCAR : un arbre sacré, le baobab de Madagascar

Localisation de l’allée des baobabs

A environ 22 kms de Morondava, sur la RN35, le coucher de soleil embrase la mythique allée des baobabs …

Cette halte onirique, où ‘les racines du ciel’ s’épanouissent dans une lumière douce et cuivrée, est une invitation au plaisir contemplatif. Le long de la piste, vous apercevrez les pêcheurs sortir des rizières et marécages environnants quelques tilapias.

Des baobabs & des Dieux …

Madagascar compte pas moins de sept espèces de baobabs quand l’Afrique n’en possède qu’une.

On dit que les dieux, vexés par cette création trop orgueilleuse, auraient tenté de ramener ces majestueuses colonnes végétales à plus d’humilité en les arrachant pour les replanter à l’envers… En vain, car ces essences insolites font littéralement autorité dans les paysages de l’Ouest malgache.

Des Baobabs & des hommes …

Elancés, les A. Grandidieri s’élèvent à 25 ou 30 m du sol. A l’opposé, on trouve dans le bush, quelques spécimens petits et ventripotents.

Les fleurs, très belles, sont pollinisées par des chauve-souris ou des papillons nocturnes.

Les fruits sont de grosses baies à la saveur acidulée, dont la pulpe, riche en vitamines, permettait aux navigateurs de prévenir le scorbut. Leur récolte est périlleuse car il faut gravir la paroi lisse du tronc.

On observe fréquemment une succession de trous dans l’écorce dans lesquels les jeunes malgaches enfoncent des barreaux de bois pour se hisser jusqu’aux branches.

On dit que les baobabs amoureux portent chance aux couples qui viendraient s’exposer à ses pieds… Bien ingrats sont les touristes qui mutilent leur écorce en y gravant quelques mots amoureux.

La coutume ne dit pas si ces arbres magiques sont capables de renvoyer ces importuns cul-par-dessus-tête.

Baobab et arbres de Madagascar

La plus remarquable des espèces végétales de Madagascar est le Baobab. Le baobab a pris une autre dimension à Madagascar par rapport aux autres pays où il existe.

La plus remarquable des espèces végétales de la Grande île est le Baobab ou « Reniala » qui signifie littéralement « mère de la forêt » en malgache. Le baobab a pris une autre dimension à Madagascar par rapport aux autres pays où il existe. Sur les huit espèces de Baobab de la planète, six ne sont présentes que dans la Grande île, qui enregistre à elle seule des forêts de baobab. Les baobabs sont des arbres séculaires. Il présente un aspect massif, dominant et très original avec un tronc poli et des racines paradoxalement en l’air. La curiosité de ces arbres réside dans le renflement de ses branches et de son tronc. Celui-ci se présente sous différentes couleurs ; il peut être grisâtre, rougeâtre,… Le tronc de baobabs est, pour certaines espèces, de 9m diamètre et 30m de circonférence. Il constitue une importante réserve d’eau qui leur permet de supporter les conditions climatiques sévères. Ce tronc renflé rempli d’eau leur a même valu le nom « d’arbre bouteille ».

Les feuilles de baobab sont très particulières. Elles n’apparaissent que pendant une durée très courte de l’année car les baobabs se débarrassent de leur feuille pendant la saison sèche afin de limiter la perte de la réserve. Les fleurs de cet arbre sont époustouflantes et se présentent sous forme de plusieurs étamines avec des couleurs très variées, qui vont de la blanche au jaune en passant par le rouge. La floraison varie d’une espèce à l’autre. Pour avoir les gros fruits marron (40 cm de long et 15 cm de diamètre) qui peut contenir de dizaine de graine, la pollinisation de baobab est généralement assurée par les chauves-souris, des papillons,… qui sont tous des nectarivores.

Le lieu idéal pour admirer les baobabs et prendre des photos souvenirs se trouve à Morondava : l’ allée des baobabs. On peut aussi en voir ailleurs comme à Majunga , à Tuléar… Les autres espèces qui font le bonheur des visiteurs qui arrivent à Madagascar sont aussi les Ravinala, l’arbre de voyageur ou ravenala. Cette espèce, actuellement répandue dans de nombreux pays, est originaire de la Grande île où elle s’étale en toute beauté et de toutes ses splendeurs. Actuellement, l’arbre de voyageur prend le relais des forêts secondaires ou primaires tristement détruites par les feux ou de défrichement. Il déploie ses feuilles étalées à l’extrémité des tiges et confère à de collines et de montagnes dépourvues de couvertures forestières un aspect très attrayant. Ses feuilles s’attachant harmonieusement autour de sa grosse tige offrent une forme d’éventail géant. La base de ces feuilles est un véritable réservoir d’eau très limpide qui peut vous secourir dans les forêts malgaches où les sources font défaut. C’est en raison de l’existence de cette accumulation d’eau dans son pétiole que cet arbre a été baptisé « arbre du voyageur ». Du fait de sa qualité qui n’a d’égal que sa beauté naturelle, l’arbre de voyageur offre à des jardins ou parcs malgaches une apparence décorative très prisée qui fait la cible de millier d’objectif venu de quatre coins du monde. On le voit surtout dans l’ Est de l’ île.

En dehors de l’arbre de voyageur, plus de 120 palmiers de différentes formes, de la plus simple à la plus insolite, subsistent dans les forêts malgaches. Une grande majorité de ces palmiers n’existent nulle part ailleurs qu’à Madagascar. Parmi les espèces de palmier existant dans la Grande île, on note les Dypsis acuminum, Dypsis baronii, Dypsis occidentalis, Dypsis onilahensis, Dypsis lokohoensis, Dypsis perrieri, Dypsis decaryi, Chrysolidocarpus lutescens, Marojejya insignis, Dypsis bonsai et Dypsis pumila,…

Les espèces sont très réparties à travers Madagascar. Certaines d’entre elles sont endémiques de certaines régions. Les palmiers malgaches, surtout ceux endémiques régionales, sont actuellement représentés dans les aires protégées.

L’espèce Dypsis decaryi, appelé également palmier triangle est très singulière. Les palmes de cette espèce se dressent sur trois axes opposés pour donner un triangle équilatéral. Cette forme est visible depuis que les plantes aient une taille plus petite. Ce palmier présente des feuilles pennées assez longues et fines avec des folioles harmonieusement réparties sur un pétiole. La liste des plantes endémiques qui font le charme et l’originalité de Madagascar est interminable.

Ainsi, on note également une plante singulière appelée Katrafay. Celui-ci est une plante d’une taille très moyenne (12 à 15m). Il se répand surtout dans les forêts épineuses de la partie sud de l’île et dans les forêts sèches de l’occidentale malgache. Il appartient à la famille des Ptaeroxylacées. L’écorce grisâtre et rugueuse de katrafay est finement traversé par de sillons et de crevasses. Cette plante a un arome très singulier et elle est surtout réputée pour sa vertu thérapeutique. Elle est utilise traditionnellement pour guérir beaucoup de maladie ou apaiser les douleurs, surtout dans le milieu rural. On considère également que le Katrafay est stimulante et aphrodisiaque.

Madagascar présente aussi de nombreuses espèces de palissandre ou bois de rose appartenant à la famille Papilionacées et des genres Dalbergia, Pterocarpus. Ces espèces font l’objet actuellement d’une réglementation stricte dans leur préservation car elles se raréfient. Ils sont extrêmement interdits d’exportation. Ces plantes qui produisent de bois de qualité pour l’ébénisterie ou la menuiserie ont une croissance très lente. Par conséquent, leur régénération peut prendre plusieurs années à la suite d’un défrichement. A l’heure actuelle, elles sont de plus en plus rares dans les forêts libres mais elles restent encore très visibles dans les parcs de Madagascar.

Huile vierge de Baobab

Emolliente et adoucissante avec un plus pour la facilité de pénétration et un toucher particulièrement doux.

Elle contient de nombreux tocophérols (comme l’huile d’argan sa voisine).

Dans ses insaponifiables, on trouve des acides cyclopropéniques, qui sont certainement la source de cette activité anti-inflammatoire connue traditionnellement. Utilisation traditionnelle en huile de massage.

Les feuilles

Les feuilles fraîches renferment du calcium 260mg p. l00g à 402mg p. l00g, du phosphore 57,5mg p. 100g à 67mg p. 100g. Elles sont assez riches en

vitamines C 42mg p. 100g à 48mg p.100g.On note aussi la présence des vitamines: vitamine B, vitamine B2 et de la vitamine PP (1,85mg p. 100 g).

Mythologie :

Le Dieu Thora arrache un baobab de son jardin et le jette sur Terre par la porte du Paradis. Il se plante dans le sol et grandit la tête en bas, en gardant à jamais ses racines au vent.

Arbre de la sagesse, arbre à palabres.


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Une étude vient de montrer que trois espèces de baobabs sont capables de se croiser entre elles.

Cette reproduction interspécifique serait un mécanisme évolutif pour mieux s’adapter aux changements environnementaux.
Ce phénomène vient d’être mis en évidence chez les baobabs par des chercheurs du Cirad et leurs partenaires* dans le cadre du projet Corus-baobab.
“Les premières études génétiques réalisées sur les baobabs montraient des incohérences, se souvient Pascal Danthu, biologiste au Cirad et coordinateur du projet, ce qui nous suggérait déjà l’existence d’un tel phénomène.”
Après plusieurs missions de terrain à Madagascar pour récupérer de l’ADN via des échantillons de feuilles ou d’écorces, les résultats sont sans appel : au moins trois espèces de baobabs pratiquent la reproduction interspécifique et donc l’introgression génétique.
Explications. Un arbre d’une espèce A peut féconder celui d’une espèce B. Donnant naissance à des descendants hybrides AB qui peuvent s’« acoquiner » aussi bien avec un « partenaire » A que B.
Mettons que cet arbre AB se reproduise avec un spécimen A, leurs « rejetons » feront alors partie de l’espèce A, sauf qu’ils auront désormais récupéré une partie du génome de leurs confrères d’espèces B.
Des arbres vieux de 1 000 ans mais génétiquement fragiles
Déjà observé chez les chênes par la généticienne Roselyne Lumaret, le phénomène d’introgression serait un mécanisme adaptatif lié à la longévité exceptionnelle des baobabs.
On peut rencontrer des spécimens âgés de près de 1000 ans !
Mais cette grande espérance de vie entraîne une grande inertie génétique comme le souligne le généticien Jean-Michel Leong Pock Tsy : “Leur cycle de vie est trop long pour évoluer grâce à la sélection naturelle de mutations ponctuelles telle que l’a décrite Darwin, l’introgression améliore le brassage génétique par rapport à une fécondation intraspécifique classique et permet très probablement une adaptation plus rapide aux modifications environnementales. “
Cette découverte doit permettre de mieux gérer les aires protégées de manière à favoriser la cohabitation d’espèces différentes et les échanges génétiques entre baobabs.
De nombreux mystères à élucider
Grand mais fragile, menacé par la déforestation, le baobab reste scientifiquement méconnu.
Pascal Danthu assure que “le baobab surprend quel que soit l’angle d’étude. L’anatomie du bois est extrêmement complexe, l’architecture de l’arbre défie les modèles classiques et les relations qu’entretiennent les populations malgaches avec eux sont fascinantes.”
Les chercheurs tentent de percer une autre énigme : la faible présence de petits baobabs dans les forêts malgaches.
Ce déficit de régénération fait dire à certains que ces arbres seraient des fossiles vivants, des vestiges encore actuels du seul fait de leur longévité.
Mais n’est-ce pas plutôt un des effets du réchauffement climatique ou de l’activité humaine ?
Baobab
En juin dernier, une mission de terrain le long du fleuve Mangoky, à l’est de Madagascar, a ouvert une première piste de réponse : dans cette région où la présence humaine est faible, la démographie des populations de baobabs semble plus normale que dans les zones plus habitées.
* Le projet Corus-baobab est coordonné par Roselyne Lumaret, généticienne au CNRS et Pascal Danthu, biologiste au Cirad et animateur de l’unité de recherche en partenariat «Forêts et Biodiversité», un dispositif prioritaire du Cirad à Madagascar. Les partenaires du projet sont le Cirad, l’Université d’Antananarivo, le CNRE, le Fofifa, le CNRS, l’IRD, l’Université Montpellier 2, le MNHN, le Royal Muséum de Bruxelles et l’Université de Barcelone.
Sources : Cirad, C. Cornu. la recherche agronomiques pour le développement www.cirad.fr
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Le baobab, un arbre d'une incomparable richesse, fruits, racines, écorces et feuilles (Adansonia digitata L)

Le baobab, un arbre d’une incomparable richesse, fruits, racines, écorces et feuilles (Adansonia digitata L)

Synonymes : arbre à palabre, arbre bouteille, pain de singe, arbre magique, arbre pharmacien, arbre de vie.

Son nom viendrait de l’arabe « bu hibab » : fruit à nombreuses graines.

Nom botanique : Adansonia digitata L,
Famille : Bombacées
Autres langues : bambara : sira, sito ; peul : bobbe, boki, boy, boré ; sérer : bak ; malinké : seda, sira keda ; wolof : gouye (arbre), bouye (fruit), lalo (feuilles), gif (graines).
Le baobab vit en Afrique tropicale sèche, du Sénégal au Soudan, Afrique orientale, de l’Ethiopie au Mozambique et au Natal.

 

Histoire
Ce majestueux symbole de l’Afrique, qui semble unir la terre avec le ciel, offre à l’homme nourriture et remèdes pour différentes maladies. Il anime le paysage avec sa forme étrange et à la fois extraordinaire : un énorme tronc conique dont les branches ressemblent des racines levées vers le ciel, ce qui accrédite la croyance que l’arbre tire grâce à elles sa force du ciel. Il est le symbole du Sénégal. D’habitude ce vieux géant de notre planète vit solitaire et peut facilement atteindre 20 mètres de haut et 12 mètres de diamètre. Il est surtout renommé pour sa longévité estimée de 1000 à 2000 ans et pour la largeur de leur tronc, laquelle peut atteindre jusqu’à 9 mètres de diamètre. Le plus vieux et le plus célèbre se trouve à Shiramba le long du Zambèze, âgé de 2000 ans.
Dans plusieurs pays africains, le baobab ou « arbre à palabre » est un arbre sacré qui a une forte symbolique sociale. Dans des régions du Soudan, cette espèce protégée est souvent plantée et sa présence est liée à l’occupation humaine. En brousse, elle signale notamment les villages disparus. Certains rapportent que seuls les « érudits »  pourraient y grimper pour cueillir les fruits et les feuilles. Le baobab ne peut pas être abattu par l’homme mais seulement par les évènements naturels. Dans l’ancienne Egypte on aurait pu connaître ses fruits, puisqu’on a aurait retrouvé des inscriptions à coté d’Aswan, dans la tombe d’un chef appelé Harkhuf (2 500 av. JC) qui décrivent la présence du fruit du baobab près du Nil. Son fruit aurait pu être utilisé contre la fièvre. Il figure dans les récits de voyage d’Ibn Batuta (1352)au Mali, puis en en 1445 par des navigateurs portugais. En 1749, lors de son séjour à Saint-Louis du Sénégal et au Cap Vert, le botaniste français Michel Adanson en fit la description et en rapporta et lui redonna le nom de baobab, remplacé jusqu’alors par le nom de calebassier.
Il est raconté que Dieu planta l’arbre à l’envers : le baobab fut le premier arbre planté dans le bassin du Congo mais il se plaignit d’une humidité excessive et ainsi Dieu le transporta sur « la Montagne de la Lune », Ruwenzori, mais il fut encore mécontent. Alors, Dieu énervé par ses plaintes constantes, l’arracha, le déplaça dans une région sèche de l’Afrique et le replanta à l’envers. On raconte en Afrique du Sud que le « Grand Esprit » donna les arbres au premier homme mais aussi à chaque animal ; la hyène fut la dernière alors que seul le baobab restait ; furieuse, elle le planta à l’envers.

Le baobab, un arbre d’une incomparable richesse

Le baobab

Fruits du Baobab

Fruits sur l’arbre de Baobab

La pulpe du fruit contient des quantités importantes de vitamines essentielles telles que de la vitamine C, des vitamines B1 et B2, indispensables à un développement optimal de l’organisme et le maintien de l’intégrité cellulaire des nerfs, de la peau et des épithéliums oculaires, et de la vitamine PP ou B3 importante dans la régulation du métabolisme cellulaire. La pulpe est aussi riche en minéraux (calcium, phosphore, potassium) et acides gras essentiels (acide alpha linoléique). Le goût acidulé de la pulpe est du aux acides organiques tels que l’acide citrique, acide tartrique, acide malique et succinique. Grâce aux caractéristiques à ses valeurs nutritionnelles la pulpe du fruit immergée dans l’eau permet de préparer un boisson rafraîchissante et nourrissante.

La pulpe du fruit du Baobab possède des fibres solubles et non solubles. Les fibres non solubles augmentent le bol digestif et améliorent le transit digestif (tanins, mucilage). Les fibres solubles possèderaient des effets stimulants sur la croissance des probiotiques (« bonnes » bactéries du tube digestif).
La pulpe contient enfin des stérols et triterpènes qui ont une action anti-inflammatoire.
La graine, contient des acides gras principalement, de l’acide oléique (30 à 42%), de l’acide linoléique (20 à 35%), de l’acide palmitique (18 à 30%).
La feuille riche en calcium et fer, contient aussi du phosphore, du potassium, du magnésium, du manganèse du phosphore et du zinc. Elle est aussi composée d’acides aminés, de provitamine A et de vitamine C.
Partout en Afrique les différentes parties de la plante du Baobab sont exploitées au point de vue thérapeutique et nutritionnel et des nombreux remèdes issus du baobab sont cités dans la pharmacopée traditionnelle africaine.

Utilisation en médecine traditionnelle.
Les racines
En Sierra Léon on utilise une décoction ajoutée aux aliments comme stimulant de l’activité sexuelle.
La poudre de la racine sèche préparée comme crème est utilisée comme tonique chez les malades atteints de paludisme.
En Zambie l’infusion de racines est ajoutée au bain des enfants pour que leur peau soit lisse et souple.
La sève sert contre les caries dentaires.

Les écorces

Ecorce de Baobab

 

En médecine traditionnelle elles sont utilisées pour certains problèmes digestifs (richesse en mucilages), comme fébrifuge.
Les tisanes, faites à partir d’écorce ayant bouilli pendant une journée, sont prescrites pour le traitement de la fièvre.
L’écorce contient une sorte de gomme blanche semi-fluide indiquée pour le traitement des plaies.
Les feuilles séchées en poudre sont indiquées comme antianémique, antirachitique, tonique, antiasthmatique, antidiarrhéique, diurétique et antiparasitaire. Des analyses faites sur les feuilles jeunes, séchées à l’ombre et pulvérisées révèlent une présence importante de provitamine A. Les feuilles macérées et comprimées peuvent nettoyer les oreilles et les yeux des enfants malades. Elles sont en outre un remède efficace pour l’expulsion du ver de Guinée.
La pulpe est employée comme cicatrisant, comme fébrifuge, analgésique et pour le traitement de la diarrhée infantile. La pulpe est actuellement considérée comme un traitement actif de la diarrhée enfantine. Une analyse effectuée sur 160 enfants âgés de 8 mois a démontré qu’une solution aqueuse de la pulpe du fruit du Baobab a des avantages importants sur la traditionnelle « WHO solution » (World Health Organization), utilisée pour la réhydratation des enfants affectés par la diarrhée.
Les graines sont utilisées comme galactagogues et contrepoison du strophantus.
L’huile extraite des graines est aussi très appréciée pour ses vertus thérapeutiques. Dans une contrée du Nigéria, le dracunculus medinensis, mieux connu comme ver de Guinée est endémique. Une étude a démontré que les malades traités avec l’huile des graines appliquée en usage topique étaient soulagés par rapport à la douleur et que l’expulsion des vers de Guinée et la cicatrisation de la plaie étaient plus rapides.
En massage, elle soulage les douleurs musculaires, traite les petites plaies et certaines affections de la peau telles que l’eczéma et le psoriasis.
Très hydratante, elle nourrit le peaux sèches et prévient l’apparition de rides. Elle a des propriétés émollientes et adoucissantes.
Elle redonnerait aux cheveux secs leur souplesse et leur brillance et renforcerait les ongles cassants. Son application est recommandée aux femmes enceintes pour améliorer l’élasticité de la peau et éviter ainsi les vergetures.

Utilisation alimentaire et culinaire
Les feuilles, surtout jeunes sont populaires comme les épinards. Elles peuvent être utilisées crues, bouillies ou séchées et même en poudre comme condiments dans les soupes et sauces. La pulpe est consommée comme boisson acidulée et sucrée et condiment alimentaire, la coque, réduite en cendres comme succédané du sel et en poudre, comme succédané du tabac. L’huile de la graine de baobab est utilisée à des fins culinaires à l’occasion de fêtes traditionnelles.

Usages domestiques
Le bois ne se coupe pas facilement, car la force de la coupe est absorbée par l’élasticité des cellules. Son charbon n’est pas de bonne qualité. Immergé dans l’eau pendant plusieurs mois, le bois très léger et spongieux se désintègre en laissant à sa place des fibres utilisables pour l’emballage. Les racines peuvent servir de teinture rouge. Les coques des fruits une fois vidées de leur pulpe farineuse sont utilisées comme assiettes, galets pour la pèche et peuvent être aussi travaillées et transformées en colliers. Elles peuvent être utilisées comme combustible dont les cendres riches en potassium peuvent produire des savons. Les fibres de l’écorce sont particulièrement résistantes et ont de nombreux usages, cordages, cordes d’instruments de musiques, chaussures, collets, lignes à pèche, filets, fibres pour tissus, etc.
Le tronc creux a de multiples usages, comme abri, grenier, réservoir d’eau, étable. Il servait jadis de tombe aux griots (Sénégal). Au Zimbabwe la cavité d’un arbre est utilisée comme salle d’attente pour les autobus et peut contenir jusqu’à 30/40 personnes. Il été même utilisé comme prison, église et même comme abri pour des familles nombreuses. Dans certaines régions sèches, on évide le tronc pour y stocker de l’eau. On creuse à l’intérieur du tronc en partant juste au-dessous de l’endroit où le tronc donne naissance aux grosses branches, puis on enlève tout le cœur qui est du bois mort, ne laissant que l’aubier qui est un tissu vivant et l’écorce, creusant jusqu’au bas du tronc. On crée ainsi une cavité qui peut avoir un volume de plusieurs mètres cubes. Quand celle-ci est pleine, on recouvre l’ouverture avec des branches sur lesquelles on place une natte qu’on recouvre de terre. Ainsi cette réserve d’eau, qu’on pourra conserver plusieurs mois, pourra être utiliser en saison sèche.

 

Baobab au Sénégal, saison sèche

Description

Le baobab jeune ressemble à une bouteille élancée avec quelques rameaux plantés sur le « bouchon ». L’arbre adulte a un tronc fort et trapu qui peut être conique, cylindrique, ayant la forme d’une bouteille ou bien être court et gros. Son diamètre atteint 3 à 6 m et sa hauteur 20 à 25 m. Il est très souvent creux, ses branches étant tortueuses, généralement étalées, formant une large couronne. L’écorce est lisse, de couleur grisâtre, parfois rougeâtre ou argentée. Son épaisseur peut atteindre 10 cm. Le tronc est composé de tissus, qui accumulent, telles des éponges, l’eau pendant la saison des pluies et la conservent pour la saison sèche, en devenant ainsi une réserve pour les populations ou pour les animaux qui vivent dans les alentours. Un baobab de grande taille peut contenir jusqu’à 9000 litres d’eau. Les feuilles sont en forme de doigts (digitées) accrochées à l’extrémité des branches ou sur des petits éperons du tronc. Longues de 10 à 15 cm, duveteuses, vert plus foncé et brillantes au dessus. Les baobabs perdent leurs feuilles pendant la saison sèche, mais peuvent les garder en permanence s’ils sont alimentés en eau (zones fraîches ou lieux arrosés). Elles apparaissent un peu avant la saison des pluies et après ou à la fin de la floraison. Les fleurs apparaissent à partir du mois de mai jusqu’au mois d’août. Un gros bourgeon floral sphérique pend à l’extrémité d’un long pédoncule de 10 à 90 cm. Il s’entrouvre, le calice se fend en 5 parties qui se recourbent peu à peu, se retournent entièrement en s’enroulant vers le haut. La fleur s’épanouit 2 heures après le début de l’ouverture du bourgeon floral, les pétales se déplient, se défroissent et l’éclosion complète se fait rapidement, en un quart d’heure environ, les changements de la fleur étant visibles à l’œil nu. Les fleurs sont grandes, blanches, la corolle est composée de 5 pétales tordus, les étamines sont nombreuses (1500 à 200), ne s’épanouissent que la durée d’une nuit pour perdre leur éclat et se faner le lendemain, et tomber avec les autres le soir suivant. La pollinisation, nocturne, est assurée par des chauve-souris nectarifères. Les fruits de 10 à 45 cm de long ont des formes variables selon les espèces, sphériques, ovoïdes, allongées. Il sont formés d’une partie extérieure ligneuse, très résistante, à forme de capsule recouverte d’un duvet jaune vert, et d’une partie intérieure qui représente la pulpe du fruit. La pulpe du fruit mûr est sèche et a un aspect de poudre blanchâtre avec une saveur légèrement acidulée. Cette pulpe contient de nombreuses graines de la taille et de la forme d’un haricot, dures, brun noir avec des incrustations brun-rouge. Les graines, il y en a 2 à 3000 par kg, peuvent rester viables pendant des années. Si on veut les semer (plutôt en février-mars), il est au préalable recommandé de les faire cuire environ 5 à 7 mn ; dans la nature cette levée de dormance se fait dans le tube digestif des gros mammifères. Les coques des fruits une fois vidées de leur pulpe farineuse sont utilisées comme assiettes, galets pour la pèche et peuvent être aussi travaillées et transformées en colliers. Elles peuvent être utilisées comme combustible dont les cendres riches en potassium peuvent produire des savons.

 


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Il existe huit espèces de baobabs recensées dans le monde : l’ une vit sur le continent africain, une autre pousse en Australie, et six sont présentes strictement à Madagascar. Les baobabs malgaches sont donc uniques, à l’image de 80% de la faune et de la flore insulaire.

Comme beaucoup d’espèces malgaches, ces arbres sont aujourd’hui menacés par une déforestation intensive même si, en raison du peu d’usage dont les populations autochtones en font, les baobabs ont échappé à un abattage massif.

Il n’en demeure pas moins que deux espèces sont en voie d’extinction et, pour assurer leur survie, les botanistes envisagent d’en préserver les graines dans des banques.

Le baobab est mal connu car il a été très peu étudié et, aujourd’hui, au moment où il disparaît de son aire de répartition, on se perd en conjectures sur les causes de cette disparition. Pascal Danthu, directeur de l’Unité de Recherche en Partenariat Forêts et Biodiversité, au Cirad, animait à Madagascar, en décembre 2007, un atelier sur la préservation des baobabs. Reportage avec le concours de Jean-Michel Léong Pock Sy, généticien des baobabs, de l’Université d’Antananarivo.

Tous les baobabs appartiennent à l’espèce Adansonia (du nom de Michel Adanson -1727-1806-, botaniste et explorateur français qui a décrit l’Adansonia Digitata, le baobab africain), et à la famille des malvacées; mais les baobabs malgaches sont bien différents de leurs cousins du continent.

Depuis la séparation du super-continent préhistorique, le Gondwana, il y a quelques 160 millions d’années, l’île de Madagascar est restée isolée du continent africain. Cette situation a conduit les espèces à se différencier, en s’adaptant à des écosystèmes particuliers. Ce phénomène est accentué par l’existence de plateaux au centre de l’île, qui forment une barrière infranchissable entre la côte ouest et la côte est.

Un arbre étrange et solitaire…

Les six espèces de baobabs malgaches vivent isolées, chacune dans un écosystème bien particulier :

L’immense et magnifique Adansonia Grandidieri , qui mesure entre 30 m et 40 mètres de haut et dont le tronc atteint les 3 m de diamètre, vit dans les forêts sèches de l’ouest de l’île, dans la région de Morondava.

Le Madagascariensis a un tronc cylindrique, voire conique, et sa fleur est rouge foncé, contrairement à ses congénères dont les fleurs sont jaunes ou blanches. On le trouve dans le nord de l’île et dans la région de Majunga.

Le Pérrieri , qui peut atteindre plus de 30 mètres de hauteur, est, avec le Suarezensis, le plus menacé ; tous deux sont localisés très étroitement dans la région d’Antsirana au nord de l’île. Le plus petit des baobabs qui mesure moins de 4 m à 5 mètres de haut, à peine un arbre… – est le Rubrostipa : il ressemble vraiment à une bouteille avec son tronc tout rond, resserré au départ des branches.

Quant au Za , dont la hauteur peut varier de moins de 5 mètres jusqu’à trente de hauteur, son tronc ressemble à un gros cône posé sur le sol, comme une fusée prête à décoller.

Ses feuilles ? En dépit de racines aériennes impressionnantes, les baobabs ont peu de feuilles :  ne dit-on pas qu’ils ont l’air d’avoir été plantés à l’envers ? Ces quelques feuilles tombent pendant la saison sèche : le baobab a donc peu de surface apte à faire la photosynthèse. Mais il a trouvé la parade : quand on gratte son écorce, on constate que le tronc est recouvert d’une pellicule verte de chlorophylle ! Il peut ainsi faire de la photosynthèse toute l’année, quelque soit la saison.

Son tronc ? Il grossit ou maigrit suivant la saison : le baobab stocke l’eau dans son tronc spongieux. Ce dernier grossit donc pendant la saison des pluies, ce qui lui permet de tenir pendant la longue saison sèche, en maigrissant au fur et à mesure. Mais, malheureusement, cet avantage est un handicap pour les botanistes : la coupe du tronc ne révèle pas un nombre de cercles concentriques en relation avec l’âge, comme sur les autres arbres. Et l’on ne connaît pas l’âge exact des baobabs, même si la lenteur constatée de leur croissance permet d’évaluer qu’ils ont pour la plupart plusieurs centaines d’années d’existence !

Ses fleurs ?  Chaque espèce a un pollinisateur adapté à la forme de sa fleur. Les fleurs du genre brevitubae font appel aux lémuriens et aux chauve-souris, quand les fleurs de type longitubae requièrent la présence de papillons, d’abeilles, ou d’oiseaux.

Et les fruits ? Les baobabs produisent de gros fruits de forme oblongue –appelés Renala en malgache-. Les graines, logées dans une pulpe blanchâtre, sont protégées par une coque dure,  recouverte d’une peau marron et douce comme du velours.

Oui, le baobab peut nourrir des légendes. Pourtant, hormis quelques baobabs sacrés, c’est un arbre dont les malgaches font peu de cas. L’écorce du baobab était autrefois utilisée pour faire les toits des maisons et les cordages, mais l’usage s’en est quasiment perdu. Les fruits peuvent être consommés en jus, mais les touristes en sont les principaux amateurs. Les feuilles sont riches en vitamines A, pourtant, personne ne les consomme. Au sud de l’île, on creuse le tronc des baobabs afin de les transformer en réservoirs d’eau pour la saison sèche, mais le bois n’est d’aucun usage hormis celui-là.

C’est un mal pour un bien car, finalement, cette relative inutilité vaut au baobab d’être encore préservé dans les zones fortement déboisées. Quand on arrive à la fameuse allée des baobabs, au nord de Morondava, on est frappé par leur présence imposante. En effet, les Grandidieri dominent la savane aujourd’hui rase. Cette zone, autrefois forestière, a été déboisée par les populations qui pratiquent la culture sur défriche-brûlis, dite « tavy », puis par la construction d’une raffinerie de canne à sucre. Mais les baobabs, eux, sont restés debout malgré le passage du feu et l’accroissement de l’humidité liée aux rejets de la raffinerie. Ceci étant, ces arbres pourraient être les derniers de leur espèce, car ils ne se reproduisent plus.

Pourquoi disparaît-il ?

Dans certaines zones de Madagascar, il n’existe plus de jeunes baobabs, et ceci depuis 300 ou 400 ans. Les chercheurs  du Centre International de Recherche en Agronomie pour le Développement (le CIRAD) et de l’Université d’Antananarivo unissent leurs efforts pour essayer de comprendre comment le processus s’est interrompu.

Outre l’agriculture qui ravage les forêts, si le baobab ne se reproduit plus, c’est probablement qu’un maillon important pour la reproduction a disparu. Mais lequel ? Le baobab, à l’instar d’un certain nombre d’arbres tropicaux, aurait, en fait, une dissémination dite « zoochore » : les botanistes avancent qu’un baobab adulte secrète une substance qui empêche un jeune baobab de pousser juste à côté. Un intermédiaire serait donc nécessaire. Ainsi, certains animaux jouent ce rôle : ils mangent les fruits et les graines, et relâchent plus loin, dans leurs fescès, les graines non digérées. Certaines de ces espèces animales auraient aujourd’hui disparu : les botanistes pensent notamment à l’Aepyornis Maximus, l’oiseau-éléphant ou « vorombe », en malgache. Avec trois mètres d’envergure, cet oiseau, qui a disparu au 17ème siècle, est le plus grand volatile ayant jamais existé.

Sauvons les baobabs !

Aujourd’hui, pour sauver les deux espèces de baobabs en voie d’extinction, le Pérrieri et le Suarezensis, les botanistes ne voient qu’une solution : préserver des graines dans des banques de graines. Mais sur l’île, où la pauvreté domine et l’agriculture sur brûlis est encore la règle, les autres espèces de baobabs résisteront-elles encore longtemps ?

Peut-être faut-il penser aujourd’hui en terme d’écosystème particulier, dont l’homme fait partie au même titre que le baobab ou le rat sauteur, car si on ne peut pas toujours préjuger du rôle de chaque espèce au sein d’un écosystème, on constate néanmoins que la disparition d’un maillon entraîne inéluctablement un dysfonctionnement de l’écosystème dans son ensemble. Une raison nécessaire et suffisante, donc, pour sauver les baobabs !


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Adansonia digitata est probablement le plus connu des arbres Africain. Le baobab africain est un arbre à la longévité exceptionnelle, surtout présent au Sénégal. D’une croissance lente, on trouve des spécimens qui seraient âgés de près de 2000 ans. Originaire d’Afrique, l’Adansonia est un arbre au tronc massif ; adulte, il est reconnaissable à son tronc renflé pouvant atteindre une circonférence impressionnante, parfois 10 m.

L’appellation du genre Adansonia tire son origine du nom de Michel Adanson, qui le décrit de manière approfondie pour la première fois en 1768 à la suite d’un voyage au Sénégal. Le baobab est une plante à usages multiples.

Quelles sont les caractéristiques du baobab ?

Le baobab d’Afrique, comme son nom l’indique est originaire d’Afrique. Il croît essentiellement dans les zones arides, les savanes, les régions côtières, à proximité des habitations, du niveau de la mer jusqu’à 1200 mètres d’altitude. Il possède une croissance lente et irrégulière à cause des périodes de sécheresse. Son bois est fibreux et non ligneux. Les fibres, molles et spongieuses, servent à stocker de l’eau d’où le nom vernaculaire de “arbre bouteille”. Le baobab africain pourrait être classé dans les plantes succulentes.  Le baobab africain, dont les plus vieux spécimens auraient plus de 2000 ans est un arbre sacré pour plusieurs peuples africains. Cet arbre croît de préférence sur les terres légères et sablonneuses ou parfois calcaires. Ici au Sénégal, on retrouve de très beaux peuplements aux environs de Dakar, de Thiès et dans la région de Kédougou. Ailleurs on le rencontre le plus souvent près des villages ou des anciens hameaux, mais plus rarement dans la brousse soudano guinéenne.

Composition chimique des différentes parties du baobab

La feuille de baobab est riche en protéines et minéraux (calcium, fer, potassium, magnésium, manganèse, phosphore et zinc). Avec 9% de mucilage, la feuille de baobab contient aussi des tanins catéchiques et de la vitamine C. La pulpe du fruit contient elle, 30% de matières pectiques, des sucres ; des acides organiques, notamment de l’acide citrique, malique, du calcium, des vitamines et des aminoacides. Elle est très riche en acide ascorbique (vitamine C, 2500 à 3000 mg/kg), soit à volume égal 6 fois supérieure à celle contenue dans une orange. L’acide ascorbique a un rôle extrêmement important du point de vue nutritionnel et thérapeutique, par exemple comme solution au scorbut. La pulpe contient aussi des quantités importantes d’autres vitamines essentielles telles que la Thiamine (vitamine B1), la riboflavine (vitamine B2) ou encore la niacine (vitamine B3 ou PP). Le goût acidulé de la pulpe est dû aux acides organiques tels que l’acide citrique et l’acide tartrique. Si l’on devait comparer cette acidité à l’un de nos fruits, elle est un peu plus marquée que pour celle des raisins secs. Ces acides sont par exemple utilisés par les peuples pasteurs d’Afrique pour faire coaguler le lait. Dans 100 g de pulpe du fruit du baobab, il y a 75,6% de glucides, 2,3 % de protéines et 0,27 de lipides et permet d’obtenir 300 mg de vitamine C. Enfin, elle contient des fibres dont la quantité peut atteindre 45 g pour 100 g de produit, composant essentiel du régime alimentaire. On comprend pourquoi de nombreux groupes pharmaceutiques ont depuis quelques années renforcées leurs recherches sur la pulpe de baobab.

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Le fruit contient de petites graines comestibles au goût acidulé que consomment aussi bien les humains que les singes (d’où son appellation pain de singe). Les graines du baobab sont riches en phosphate.

Aspects nutritionnels et économiques du baobab

Bien qu’il semble surtout servir de repaire aux oiseaux, le baobab peut être également très utile à l’homme : ses feuilles, transformées en farine, la pulpe de ses fruits ainsi que ses graines sont très nourrissantes, car elles contiennent de nombreux oligoéléments et vitamines. Son écorce offre des fibres très solides pour confectionner des cordes. Grillées, les graines de baobab peuvent remplacer le café. Riches en phosphate, elles sont aussi utilisées pour la fabrication de savon et d’engrais. La pulpe des fruits frais ou séchée (pain de singe) est utilisée pour la confection de boissons. Les jeunes pousses et les racines des jeunes plants sont consommées comme des asperges. Il faut dire que la pulpe du fruit de cet arbre africain renferme deux fois plus de calcium (380 mg/100g) que le lait demi écrémé. Elle dope deux fois plus que le jus d’orange, avec près de 190 mg de vitamine C pour 100g (contre 50 mg). Sa capacité antioxydant flirte avec celle du jus de raisin. Elle contient quatre fois plus d’énergie que la banane : 387 kcal pour 100g (contre 87 kcal). Au Sénégal, la poudre de feuilles de baobab séchées ou « laalo », riches en calcium et en fer, est incorporée aux céréales ou aux sauces, notamment lors de la préparation du couscous de mil. A Dakar, la glace au « pain de singe », le nom donné à la pulpe blanchâtre entourant les graines du fruit de baobab, fait fureur. Conditionnée en poudre, la pulpe est utilisée comme arôme dans les pâtisseries, comme complément alimentaire pour les femmes enceintes et comme médicament antifièvre. Ce nouveau commerce pourrait créer plusieurs milliers de nouveaux emplois. Enfin, dans certaines parties d’Afrique, la pulpe de baobab est brûlée pour fumiger les insectes qui parasitent le bétail domestique. Les écorces servent à la fabrication de corde d’instrument de musique, cordages, liens, filets, nattes, teinture rouge.

Quelles sont les vertus thérapeutiques de l’Adansonia digitata ?

Partout en Afrique, les différentes parties du baobab – racines, tronc, écorce, feuilles, pulpe, graines – sont exploitées à des fins thérapeutiques, nutritionnelles et dans la pharmacopée traditionnelle africaine où le baobab entre dans la préparation de nombreux remèdes, tout particulièrement pour les problèmes digestifs mais aussi pour ses vertus anti-inflammatoires. Ses feuilles ont des vertus médicinales éprouvées : on y trouve de la gomme et du mucilage, très efficaces pour lutter contre la dysenterie. Elles sont diurétiques, diaphorétiques, toniques et généralement utilisées contre la fièvre, la diarrhée, la dysenterie, les coliques, le lumbago ou l’ophtalmie, le ver de Guinée, les infections urinaires. Leur efficacité dans le traitement de l’asthme est aussi prouvée. Les écorces fébrifuges traiteraient le paludisme, l’inflammation du tube digestif, la carie dentaire, le rachitisme, l’anorexie et le lumbago. Les racines fortifiantes sont indiquées dans le traitement du paludisme. La pulpe du fruit cicatrisante et fortifiant pour l’enfant, traiterait la diarrhée, la dysenterie, l’inflammation de l’intestin et du foie. Les fibres rouges emménagogues sont utilisées pour traiter l’aménorrhée chez la femme. Les graines galactagogues sont considérées comme remèdes dans le traitement de la carie dentaire, la gingivite, le paludisme, la rougeole et la gastrite. La sève est indiquée pour stopper la carie dentaire. La gomme utilisée comme désinfectant pour les blessures, demeure efficace dans le traitement des maux de dents.


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L’arbre bouteille

. La botanique
. Origine du nom Baobab
. Tout un symbole
. Longévité record
. Tout est utile dans le BAOBAB
. Propriétés nutritionnelles et médicinales
Botanique

Le baobab fait partie de la famille des Bombacaées.
Il existe 8 espèces de baobabdont une seule commune et endémique aux savanes africaines:Adansonia Digitata Linn.
A Digitata L. a orienté son choix vers des animaux nocturnes pour assurer sa pollinisation: chauve-souris etlémuriens.
Maladies et insectes nuisibles : aucun

Famille: Bombacacées
Type de sol : Ordinaire, drainé, neutre à calcaire
Origine : Afrique, Madagascar,Australie
Humidité du sol : Normal à sec
Couleur des fleurs : Blanches
Type de végétation :Vivace rustique
Floraison : Mai à août
hauteur : 3 à 25 m
Feuillage : Tombe en saison sèche
Tronc : Jusqu’à 12 m dediamètre

Le Baobab ne se contente pas de collaborer avec les mammifères que pour la pollinisation de ses fleurs.
C’est aussi sur eux qu’il peut compter pour disperser ses graines et bien évidemment lui donner l’aire de répartition qu’on observe aujourd’hui. Son fruit, que l’on appelle en français “pain de singe” porte le nom d’un de ses essemeurs, mais quantité d’autres le consomme.

Primates
. Homme (Homo sapiens) : c’est probablement en observant les autres mammifères que celui-ci vint a en avoir à peu près les mêmes utilisations (consommer ses fruits, ses feuilles, s’en servir d’abri) et le déplacer avec lui
. Babouin (Papio spp.) : il est tenu pour responsable de l’installation de Baobabs isolés, surplombant ces collines rocailleuses qui constituent souvent leur habitat.

Proboscidae
Éléphant (Loxodonta africana) : si il lui arrive parfois de s’égarer en machouillant la pulpe du tronc, après l’avoir délicatement mise à nu à grand coups de défenses, il n’en dédaigne pas les fruits et offre à ses graines un douillet matelas de fèces d’où jailliront plantules bien replètes.

Origine du nom BAOBAB

Appelé l’arbre magicien, l’arbre pharmacien ou encore l’arbre de la vie, le nom Baobab provient du nom arabe “bu-hibab”, (le fruit aux nombreuses graines).
Le plus ancien et célèbre se trouve à Shiramba le long du Zambèze, âgé de 2 000 ans, il a été vu par Livingstone.

Tout un symbole

Cet énorme et puissant symbole qui semble unir le ciel à la terre, est extrêmement important pour les humains et les animaux dans les régions sèches de l’Afrique.
Il offre protection et fournit de la nourriture, des vêtements et des médicaments ainsi que les matières premières pour de nombreux objets utiles.
Comme en témoignent les dizaines d’années de recherche dans le monde entier, ainsi que la médecine traditionnelle africaine, toujours pratiquée aujourd’hui, le baobab permet de rééquilibrer et de restaurer les fonctions principales du corps et de la peau, apportant bien-être et énergie

Longévité record

Habituellement solitaire, ce géant parmi les plus anciens de notre planète atteint facilement 20 mètres de haut et 12 mètres de diamètre.
Il vit normalement environ 500 à 1000 ans, mais on pense que certains arbres vont jusqu’à 5000 ans.
Il pousse tout seul, souvent dans le désert rocheux, anime le paysage avec son port inhabituel et extraordinaire: un immense tronc et des branches coniques qui ressemblent à des racines pointant vers le ciel.
La pulpe et ses vertus

La partie la plus importante de ce plant généreux est sans aucun doute la pulpe de fruit grâce à ses vertus nutritionnelles et thérapeutiques

Tout est utile dans le baobab

Les graines pour l’huile, les fruits pour faire une boisson, les feuilles en légume
Le tronc au bois spongieux, peut contenir 90 000 litres d’eau, c’est un véritable réservoir.
Des graines est extraite une huile alimentaire, elles sont consommées grillées et remplace le café.
Riche en phosphate, elles sont utilisées pour la fabrication de savons et d’engrais.
La pulpe des fruits est utilisée pour la confection de boissons, riches en vitamines B1/ C et de sauces
La feuille de baobab riche en protéines et minéraux (calcium, de fer, du potassium, du magnésium, du manganèse, du phosphore, et du zinc) se consomme bouillie. Elle sert de fourrage pour le bétail durant la saison sèche.
L’écorce fibreuse sert à confectionner cordes et cordages. Le Baobab à la particularité de pouvoir régénérer cette dernière.
La sève, rentre dans la fabrication du papier.
Les jeunes pousses et les racines des jeunes plants, sont consommées comme des asperges.
Propriétés médicinales: dans la médecine traditionnelle africaine,

La pulpe pour combattre la diarrhée, la dysenterie, la variole et la rougeole. En décoction, elle est emménagogue et anti-diarrhéique
Les feuilles sont utilisées comme anti-diarrhéique, fébrifuge, anti-inflammatoire et anti-filarien.
La poudre de feuilles séchées est antianémique, antirachitique, tonique, émolliente, antiasthmatique et antirhumatismal.
L’écorce est fébrifuge et anti-inflammatoire pour le tube digestif.

Le BOABAB, encore appelé l’arbre nourricier ou l’arbre pharmacien
•Anti-oxydant
•Source de nutriments
•Prébiotique
•Anti-diarrhée, anti-dysenterie, anti-constipation
•Source de fer biodisponible
•Anti-inflammatoire, analgésique, anti-pyrétique
•Hépatoprotecteur

La pulpe peut fournir jusqu’à 300 mg de vitamine C pour 100 grammes, soit l’équivalent de six à sept fois celle contenue dans une orange.
La vitamine C aide à l’absorption du fer et du calcium par l’organisme.
Sa teneur en calcium est 2 à 3 fois plus importante que celle du lait.
En Afrique,  la pulpe est utilisé comme un substitut du lait pour les bébés.
Le fruit contient également des quantités appréciables de vitamines essentielles telles que la riboflavine (vitamine B2), pour le développement optimal et le maintien de l’intégrité des cellules nerveuses, de la peau et des yeux.
De la vitamine PP ou B3, importante pour la régulation de nombreuses fonctions métaboliques.
Des fibres alimentaires (22%) non solubles permettant de réduire la constipation et la surcharge pondérale en induisant un sentiment de satiété, ce qui peut être exploité dans une alimentation en énergie limitée.
Des fibres alimentaires solubles (22%), utiles pour la prévention de la diarrhée et la stimulation du système immunitaire avec l’apport de propriétés anti-inflammatoires, analgésiques et antipyrétiques.
Sans gluten, présente une activité anti-oxydante hydro et liposoluble permettant de prévenir ou de lutter contre la formation de radicaux libres.


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Entre Antsirabe et les Tsingy, trajet cahotique sur une route nationale défoncée. Passage par l’allée des baobabs à Morondava.

La mythique « Allée de Baobabs » se situe à environ 22 km de ville de Morondava dans le sud-ouest de Madagascar, sur la Route nationale 35. Comme son nom l’indique, cette charmille est formée par une succession de baobabs géants qui forment deux rangées sur les deux côtés de la route. Embrasée par la lumière du coucher de soleil scintillant, traversée par une charrette tirée par des zébus derrière laquelle une femme porte son enfant dans le dos et du bois sec sur la tête, elle forme un véritable paysage de carte postale. Et c’est d’ailleurs le cliché le plus courant de l’allée.

Cette halte onirique des touristes, où la voûte céleste s’illumine d’une lumière douce, cuivrée et panachée ne cesse pas d’éblouir les touristes qui la visitent. Ce paysage plein de charme est une invitation au plaisir contemplatif. Le long de la piste, vous allez sûrement pouvoir prouver la signification du mot « moramora » souvent utilisé pour décrire la Grande île. En voyant les paysans avançant nonchalamment pour rejoindre leurs cabanes en longeant la piste, vous allez comprendre que la vie à Madagascar se passe doucement.
Pistes Madagascar Vidéo, Allée de Baobabs

Pistes Madagascar Vidéo, Allée de Baobabs

Cette fameuse allée dans le sud-ouest malgache est un signe avant-coureur de la richesse en Baobabs du pays. Madagascar compte six espèces de baobabs alors que l’Afrique n’en possède qu’une seule. Autrement dit, ce paradis naturel abrite les six des huit espèces de Baobab existant sur la planète.
Le baobab est un grand arbre des régions tropicales sèches. Il n’existe qu’à Madagascar, en Afrique et en Australie. Son épais tronc renflé lui a valu le nom d’Arbre-bouteille. Les baobabs peuvent atteindre, pour certaines espèces comme l’Andasonia Grandidieri, jusqu’à 25 à 30 m de haut. Ces arbres sont surtout impressionnants par le diamètre de leur tronc. Celui-ci, souvent gorgé d’eau est une réserve de centaine de litres. Ces eaux leur permettent de s’adapter à la sécheresse. Le tronc de certaines espèces peut atteindre 9 m de diamètre et près de 30 m de circonférence. L’écorce de Baobab est lisse comme si on l’avait raboté au fil du temps pendant sa croissance. Toutefois, on observe fréquemment une succession de trous dans l’écorce dans lesquelles les jeunes “vezo” enfoncent des barreaux de bois pour se hisser jusqu’aux branches. L’écorce est de couleur grisâtre et brun rouge chez deux espèces de Madagascar. Les baobabs sont caducifoliés, c’est-à-dire qu’ils perdent leurs feuilles pendant la saison sèche. Mais cela ne les empêche pas de les garder en permanence s’ils sont alimentés en eau. Ce sont de arbres de grande longévité, pouvant atteindre les 1 000 ou 2 000 ans.
Leurs fleurs, exceptionnellement belles, sont pollenisées par des chauve-souris ou des papillons nocturnes à la recherche de nectar. Ces arbres spécifiques laissent épanouir leurs fleurs que pendant la nuit. Les fruits du Baobab sont des grosses baies à la saveur acidulée, dont la pulpe, riche en vitamine, permettait aux navigateurs de se prévenir du scorbut.
A l’opposé des baobabs qui domine le bush, on trouve aussi quelques spécimens plus petits et ventripotents comme Adansonia rubrostipa, un arbre mesurant la plupart du temps 4 à 5 m de haut. D’autres espèces sont très rares et menacées de disparition comme l’Adansonia madascarensis et l’Adansonia perrieri et elles sont cantonnées en quelques points du nord de Madagascar. Les espèces les plus répandues sont l’Adansonia grandidieri, Adansonia suarezensis et Adansonia za.
Dans la Grande île, une multitude de mythes gravitent autour du baobab. On dit que les dieux, vexés par cette création trop orgueilleuse auraient tenté de ramener ces majestueuses colonnes végétales à plus d’humilité en les arrachant pour les replanter ensuite à l’envers ! En vain car ces essences insolites font littéralement autorité dans le paysage de l’Ouest malgache. On dit également que les baobabs amoureux portent chance aux couples qui viendraient s’exposer à ses pieds !

La mythique « Allée de Baobabs » se situe à environ 22 km de ville de Morondava dans le sud-ouest de Madagascar, sur la Route nationale 35. Comme son nom l’indique, cette charmille est formée par une succession de baobabs géants qui forment deux rangées sur les deux côtés de la route. Embrasée par la lumière du coucher de soleil scintillant, traversée par une charrette tirée par des zébus derrière laquelle une femme porte son enfant dans le dos et du bois sec sur la tête, elle forme un véritable paysage de carte postale. Et c’est d’ailleurs le cliché le plus courant de l’allée.Cette halte onirique des touristes, où la voûte céleste s’illumine d’une lumière douce, cuivrée et panachée ne cesse pas d’éblouir les touristes qui la visitent. Ce paysage plein de charme est une invitation au plaisir contemplatif. Le long de la piste, vous allez sûrement pouvoir prouver la signification du mot « moramora » souvent utilisé pour décrire la Grande île. En voyant les paysans avançant nonchalamment pour rejoindre leurs cabanes en longeant la piste, vous allez comprendre que la vie à Madagascar se passe doucement.Cette fameuse allée dans le sud-ouest malgache est un signe avant-coureur de la richesse en Baobabs du pays. Madagascar compte six espèces de baobabs alors que l’Afrique n’en possède qu’une seule. Autrement dit, ce paradis naturel abrite les six des huit espèces de Baobab existant sur la planète.Le baobab est un grand arbre des régions tropicales sèches. Il n’existe qu’à Madagascar, en Afrique et en Australie. Son épais tronc renflé lui a valu le nom d’Arbre-bouteille. Les baobabs peuvent atteindre, pour certaines espèces comme l’Andasonia Grandidieri, jusqu’à 25 à 30 m de haut. Ces arbres sont surtout impressionnants par le diamètre de leur tronc. Celui-ci, souvent gorgé d’eau est une réserve de centaine de litres. Ces eaux leur permettent de s’adapter à la sécheresse. Le tronc de certaines espèces peut atteindre 9 m de diamètre et près de 30 m de circonférence. L’écorce de Baobab est lisse comme si on l’avait raboté au fil du temps pendant sa croissance. Toutefois, on observe fréquemment une succession de trous dans l’écorce dans lesquelles les jeunes “vezo” enfoncent des barreaux de bois pour se hisser jusqu’aux branches. L’écorce est de couleur grisâtre et brun rouge chez deux espèces de Madagascar. Les baobabs sont caducifoliés, c’est-à-dire qu’ils perdent leurs feuilles pendant la saison sèche. Mais cela ne les empêche pas de les garder en permanence s’ils sont alimentés en eau. Ce sont de arbres de grande longévité, pouvant atteindre les 1 000 ou 2 000 ans.Leurs fleurs, exceptionnellement belles, sont pollenisées par des chauve-souris ou des papillons nocturnes à la recherche de nectar. Ces arbres spécifiques laissent épanouir leurs fleurs que pendant la nuit. Les fruits du Baobab sont des grosses baies à la saveur acidulée, dont la pulpe, riche en vitamine, permettait aux navigateurs de se prévenir du scorbut.A l’opposé des baobabs qui domine le bush, on trouve aussi quelques spécimens plus petits et ventripotents comme Adansonia rubrostipa, un arbre mesurant la plupart du temps 4 à 5 m de haut. D’autres espèces sont très rares et menacées de disparition comme l’Adansonia madascarensis et l’Adansonia perrieri et elles sont cantonnées en quelques points du nord de Madagascar. Les espèces les plus répandues sont l’Adansonia grandidieri, Adansonia suarezensis et Adansonia za.Dans la Grande île, une multitude de mythes gravitent autour du baobab. On dit que les dieux, vexés par cette création trop orgueilleuse auraient tenté de ramener ces majestueuses colonnes végétales à plus d’humilité en les arrachant pour les replanter ensuite à l’envers ! En vain car ces essences insolites font littéralement autorité dans le paysage de l’Ouest malgache. On dit également que les baobabs amoureux portent chance aux couples qui viendraient s’exposer à ses pieds !