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Une approche innovante pour lutter contre la pauvreté et la déforestation à Madagascar

Forêt de baobabs à Madagascar

Forêt de baobabs à Madagascar

 

En donnant une valeur économique au fruit du baobab pour améliorer le revenu de populations très pauvres, nous voulons encourager les communautés locales à protéger leurs arbres et leurs ressources naturelles pour une forêt vivante.
Les forêts malgaches sont soumises à de fortes pressions anthropiques et risquent de disparaître avant même d’avoir été entièrement étudiées. En effet, 250.000 hectares de forêts malgaches disparaissent chaque année, ce qui signifie qu’à ce rythme de destruction les forêts auront complètement disparues dans une décennie.
Ce sera une catastrophe pour Madagascar, qui est l’un des dix “points chauds” les plus importants de la biodiversité de la planète. La principale raison de la déforestation est l’agriculture sur brûlis à cause de la pauvreté, par ignorance et une habitude traditionnelle désastreuse.

Déforestation par l'agriculture sur brûlis

Déforestation par l’agriculture sur brûlis

Le genre Baobab comprend huit espèces d’arbre dont six poussent uniquement à Madagascar, un symbole emblématique du pays.
Depuis des siècles, les populations locales utilisent toutes les parties du Baobab comme source de nourriture quotidienne, comme remèdes traditionnels pour la peau, les maladies de l’appareil respiratoire et digestif, les fièvres et autres maux.
Nous voulons vous faire découvrir au monde les bénéfices santé de deux ingrédients 100 % bio, issus des fruits des Baobabs de Madagascar, récoltés durablement et équitablement en milieu sauvage :

  • La pulpe du fruit de Baobab
  • L’huile des graines de Baobab

Pour faire découvrir le superfruit du Baobab de Madagascar au monde nous avons besoin de soutien financier pour le lancement.

La population locale consomme depuis toujours les produits issus du baobab, aidons les à conserver ce patrimoine.

La population locale consomme depuis toujours les produits issus du baobab, aidons les à conserver ce patrimoine.


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La symbiose avec des champignons dits mycorhiziens pourrait sauver les baobabs de Madagascar. Des travaux qui s’inscrivent dans le cadre d’une collaboration franco-malgache.

La symbiose entre le baobab et le champignon

Baobab de madagascar

Les majestueux baobabs malgaches ne feront pas mentir le proverbe de La Fontaine « On a souvent besoin d’un plus petit que soi». Ainsi des champignons microscopiques se trouvant dans le sol sont mobilisés par des chercheurs du Centre National de Recherche sur l’Environnement (Madagascar) et de l’IRD’ pour assurer la pérennité des populations de ces arbres. « La microflore du sol joue un rôle fondamental dans le développement des jeunes plantules d’arbres en améliorant leur nutrition minérale et hydrique ». rappelle Robin Duponnois, microbiologiste à l’IRD.Ainsi les plantes qui acceptent d’associer leurs racines à des champignons « mycorhiziens » bénéficient d’un coup de pouce très efficace. Cette association particulière est appelée symbiose mycorhizienne. Le plus petit des deux associés, ici le champignon, est alors appelé symbiote.
Dans le cas des baobabs, encore fallait-il définir quels champignons étaient en jeu. L’enquête menée dans trois sites et sur cinq espèces de baobabs- a permis de lever le doute. « Nous avons déterminé la structure des peuplements de champignons mycorhiziens associés à ces différentes espèces ». rapporte le chercheur.

Dans l’objectif d’optimiser la production de jeunes baobabs, deux méthodes ont ensuite été testées dans les pépinières forestières.
La première se base sur la collecte d’échantillons de symbiotes fongiques. Ceux-ci sont multipliés puis inoculés aux plants. L’opération améliore significativement leur croissance. Toutefois, la production de champignons prêts à être inoculés reste coûteuse, ce qui en limite l’intérêt.
D’où le recours à la seconde technique qui fait appel à l’utilisation de plantes accompagnatrices, appelées aussi plantes nurses. «Ces dernières 3 sont naturellement des agents multiplicateurs des champignons recherchés qui se répandent dans le sol et mycorhizent l’autre plante de la co-culture, le baobab», poursuit Robin Duponnois.
Les résultats en termes de développement des jeunes baobabs sont comparables à ceux obtenus par la première méthode. Tandis que l’inoculation massive par une seule souche fragilise les équilibres microbiens, les plantes nurses favorisent la multiplication de l’ensemble des champignons présents dans le sol, participant ainsi à sa diversité. En outre, cette seconde méthode est plus accessible aux plans technologique et financier.
Les scientifiques ont donc retenu ce protocole pour améliorer les performances des plantations de ces espèces emblématiques de la Grande Île. Face à la surexploitation des ressources forestières et à une faible régénération naturelle des populations, les partenaires malgaches peuvent compter sur leur allié microscopique pour relever le défi……


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Le commerce équitable du Baobab pour les produits Baomix Le commerce équitable est un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial.

 

Le commerce équitable du Baobab pour les produits Baomix fair trade

Le commerce équitable du Baobab pour les produits Baomix fair trade

 

Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés. Le baobab est une espèce de plante qui offre un potentiel énorme aux régions arides et semi-arides des pays en voie de développement. Il peut fournir de la nourriture, des médicaments, et un certain nombre de produits transformés secondaires qui accroîtront les générateurs de revenus pouvant contribuer à satisfaire les besoins de base d’un nombre croissant de personnes dans un contexte de diminution de la disponibilité en terres. Leur potentiel a été reconnu par les agriculteurs de l’Afrique de l’Ouest et la communauté scientifique. Malgré leur potentiel, le baobab reste sous-exploités.

La société AGOJI s’engage pour un commerce équitable, une alternative au commerce traditionnel, une pratique militante : « Les organisations de commerce équitable, soutenues par les consommateurs, s’engagent activement à soutenir les producteurs, à sensibiliser l’opinion et à mener une campagne en faveur des changements dans les règles et les pratiques du commerce international conventionnel. »Le commerce équitable avec le Baobab, une réponse aux enjeux économiques locaux. Il s’agit de réinstaurer l’indépendance économique de villages entiers, basé sur l’exploitation des arbres de Baobab (Baomix, la pulpe de fruit du Baobab, les plants de Baobab, l’huile de graines de Baobab). Les conditions de l’agriculture Bio sont aussi respectées, après l’économique et l’humain, le commerce équitable touche dans ce cas l’environnement, pour aussi améliorer la protection des Baobabs.

Notre producteur de plants respecte les règles du commerce équitable: principe de solidarité internationale en faveur des pays en voie de développement. Il pratique le commerce équitable depuis de nombreuses années afin de permettre à ses salariés de vivre convenablement en leur garantissant un revenu “juste”, tout particulièrement pour les femmes et les personnes vivant dans le besoin, mais aussi de protéger les enfants de toute exploitation. Plant d’arbre de Baobab racines nues commerce équitable. Fair trade


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Il existe huit espèces de baobabs recensées dans le monde : l’ une vit sur le continent africain, une autre pousse en Australie, et six sont présentes strictement à Madagascar. Les baobabs malgaches sont donc uniques, à l’image de 80% de la faune et de la flore insulaire.

Comme beaucoup d’espèces malgaches, ces arbres sont aujourd’hui menacés par une déforestation intensive même si, en raison du peu d’usage dont les populations autochtones en font, les baobabs ont échappé à un abattage massif.

Il n’en demeure pas moins que deux espèces sont en voie d’extinction et, pour assurer leur survie, les botanistes envisagent d’en préserver les graines dans des banques.

Le baobab est mal connu car il a été très peu étudié et, aujourd’hui, au moment où il disparaît de son aire de répartition, on se perd en conjectures sur les causes de cette disparition. Pascal Danthu, directeur de l’Unité de Recherche en Partenariat Forêts et Biodiversité, au Cirad, animait à Madagascar, en décembre 2007, un atelier sur la préservation des baobabs. Reportage avec le concours de Jean-Michel Léong Pock Sy, généticien des baobabs, de l’Université d’Antananarivo.

Tous les baobabs appartiennent à l’espèce Adansonia (du nom de Michel Adanson -1727-1806-, botaniste et explorateur français qui a décrit l’Adansonia Digitata, le baobab africain), et à la famille des malvacées; mais les baobabs malgaches sont bien différents de leurs cousins du continent.

Depuis la séparation du super-continent préhistorique, le Gondwana, il y a quelques 160 millions d’années, l’île de Madagascar est restée isolée du continent africain. Cette situation a conduit les espèces à se différencier, en s’adaptant à des écosystèmes particuliers. Ce phénomène est accentué par l’existence de plateaux au centre de l’île, qui forment une barrière infranchissable entre la côte ouest et la côte est.

Un arbre étrange et solitaire…

Les six espèces de baobabs malgaches vivent isolées, chacune dans un écosystème bien particulier :

L’immense et magnifique Adansonia Grandidieri , qui mesure entre 30 m et 40 mètres de haut et dont le tronc atteint les 3 m de diamètre, vit dans les forêts sèches de l’ouest de l’île, dans la région de Morondava.

Le Madagascariensis a un tronc cylindrique, voire conique, et sa fleur est rouge foncé, contrairement à ses congénères dont les fleurs sont jaunes ou blanches. On le trouve dans le nord de l’île et dans la région de Majunga.

Le Pérrieri , qui peut atteindre plus de 30 mètres de hauteur, est, avec le Suarezensis, le plus menacé ; tous deux sont localisés très étroitement dans la région d’Antsirana au nord de l’île. Le plus petit des baobabs qui mesure moins de 4 m à 5 mètres de haut, à peine un arbre… – est le Rubrostipa : il ressemble vraiment à une bouteille avec son tronc tout rond, resserré au départ des branches.

Quant au Za , dont la hauteur peut varier de moins de 5 mètres jusqu’à trente de hauteur, son tronc ressemble à un gros cône posé sur le sol, comme une fusée prête à décoller.

Ses feuilles ? En dépit de racines aériennes impressionnantes, les baobabs ont peu de feuilles :  ne dit-on pas qu’ils ont l’air d’avoir été plantés à l’envers ? Ces quelques feuilles tombent pendant la saison sèche : le baobab a donc peu de surface apte à faire la photosynthèse. Mais il a trouvé la parade : quand on gratte son écorce, on constate que le tronc est recouvert d’une pellicule verte de chlorophylle ! Il peut ainsi faire de la photosynthèse toute l’année, quelque soit la saison.

Son tronc ? Il grossit ou maigrit suivant la saison : le baobab stocke l’eau dans son tronc spongieux. Ce dernier grossit donc pendant la saison des pluies, ce qui lui permet de tenir pendant la longue saison sèche, en maigrissant au fur et à mesure. Mais, malheureusement, cet avantage est un handicap pour les botanistes : la coupe du tronc ne révèle pas un nombre de cercles concentriques en relation avec l’âge, comme sur les autres arbres. Et l’on ne connaît pas l’âge exact des baobabs, même si la lenteur constatée de leur croissance permet d’évaluer qu’ils ont pour la plupart plusieurs centaines d’années d’existence !

Ses fleurs ?  Chaque espèce a un pollinisateur adapté à la forme de sa fleur. Les fleurs du genre brevitubae font appel aux lémuriens et aux chauve-souris, quand les fleurs de type longitubae requièrent la présence de papillons, d’abeilles, ou d’oiseaux.

Et les fruits ? Les baobabs produisent de gros fruits de forme oblongue –appelés Renala en malgache-. Les graines, logées dans une pulpe blanchâtre, sont protégées par une coque dure,  recouverte d’une peau marron et douce comme du velours.

Oui, le baobab peut nourrir des légendes. Pourtant, hormis quelques baobabs sacrés, c’est un arbre dont les malgaches font peu de cas. L’écorce du baobab était autrefois utilisée pour faire les toits des maisons et les cordages, mais l’usage s’en est quasiment perdu. Les fruits peuvent être consommés en jus, mais les touristes en sont les principaux amateurs. Les feuilles sont riches en vitamines A, pourtant, personne ne les consomme. Au sud de l’île, on creuse le tronc des baobabs afin de les transformer en réservoirs d’eau pour la saison sèche, mais le bois n’est d’aucun usage hormis celui-là.

C’est un mal pour un bien car, finalement, cette relative inutilité vaut au baobab d’être encore préservé dans les zones fortement déboisées. Quand on arrive à la fameuse allée des baobabs, au nord de Morondava, on est frappé par leur présence imposante. En effet, les Grandidieri dominent la savane aujourd’hui rase. Cette zone, autrefois forestière, a été déboisée par les populations qui pratiquent la culture sur défriche-brûlis, dite « tavy », puis par la construction d’une raffinerie de canne à sucre. Mais les baobabs, eux, sont restés debout malgré le passage du feu et l’accroissement de l’humidité liée aux rejets de la raffinerie. Ceci étant, ces arbres pourraient être les derniers de leur espèce, car ils ne se reproduisent plus.

Pourquoi disparaît-il ?

Dans certaines zones de Madagascar, il n’existe plus de jeunes baobabs, et ceci depuis 300 ou 400 ans. Les chercheurs  du Centre International de Recherche en Agronomie pour le Développement (le CIRAD) et de l’Université d’Antananarivo unissent leurs efforts pour essayer de comprendre comment le processus s’est interrompu.

Outre l’agriculture qui ravage les forêts, si le baobab ne se reproduit plus, c’est probablement qu’un maillon important pour la reproduction a disparu. Mais lequel ? Le baobab, à l’instar d’un certain nombre d’arbres tropicaux, aurait, en fait, une dissémination dite « zoochore » : les botanistes avancent qu’un baobab adulte secrète une substance qui empêche un jeune baobab de pousser juste à côté. Un intermédiaire serait donc nécessaire. Ainsi, certains animaux jouent ce rôle : ils mangent les fruits et les graines, et relâchent plus loin, dans leurs fescès, les graines non digérées. Certaines de ces espèces animales auraient aujourd’hui disparu : les botanistes pensent notamment à l’Aepyornis Maximus, l’oiseau-éléphant ou « vorombe », en malgache. Avec trois mètres d’envergure, cet oiseau, qui a disparu au 17ème siècle, est le plus grand volatile ayant jamais existé.

Sauvons les baobabs !

Aujourd’hui, pour sauver les deux espèces de baobabs en voie d’extinction, le Pérrieri et le Suarezensis, les botanistes ne voient qu’une solution : préserver des graines dans des banques de graines. Mais sur l’île, où la pauvreté domine et l’agriculture sur brûlis est encore la règle, les autres espèces de baobabs résisteront-elles encore longtemps ?

Peut-être faut-il penser aujourd’hui en terme d’écosystème particulier, dont l’homme fait partie au même titre que le baobab ou le rat sauteur, car si on ne peut pas toujours préjuger du rôle de chaque espèce au sein d’un écosystème, on constate néanmoins que la disparition d’un maillon entraîne inéluctablement un dysfonctionnement de l’écosystème dans son ensemble. Une raison nécessaire et suffisante, donc, pour sauver les baobabs !


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Le baobab est l’un des fleurons du tourisme à Madagascar. Il donne le ton sur le caractère exceptionnel de la nature de cette île. Sur les huit espèces de les baobabs : l’arbre le plus caractéristiquebaobabs connues jusqu’ici, six ne subsistent qu’à Madagascar. D’ailleurs, c’est le seul endroit au monde où on peut découvrir une forêt de baobabs. Cette majestueuse créature est connue sous des appellations diverses. Étymologiquement, son nom dérive du mot arabe « bu hibab » qui signifie fruit à nombreuses graines.

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Baptisé arbre bouteille par les Européens, il est parfois qualifié d’arbre à l’envers en raison de sa forme qui semble s’être retournée racine en haut. Cet arbre a aussi une kyrielle de noms vernaculaires tels que Za, Zabe, Zamena, Ringy, Bozy, Boringy ou Reniala. La plupart de ces appellations malgaches fait toujours référence à sa couronne très réduite et à son apparence. Le baobab a un aspect très caractéristique composé d’un tronc renflé surmonté d’une couronne des branches généralement restreinte et dépourvue de feuilles. L’allure très massive du tronc cylindrique contraste avec sa paroi lisse. Pour contenir plusieurs centaines de litres d’eau, ce tronc présente à l’intérieur, un espace vide de diamètre dépassant largement les dix mètres. Cependant, durant les saisons sèches, il se réduit à quelques centimètres seulement. Ce tronc est composé d’une écorce rougeâtre molle couvrant des bois fibreux. Il peut s’étirer sur une longueur de plus dbaobab e 20, voire 30 mètres. Mais cela n’empêche pas l’existence des espèces naines qui ne mesurent que quelques mètres. La plante de baobab ne présente des feuilles que durant trois ou quatre mois. Cette période de foliation coïncide avec la saison des pluies. Elle est généralement précédée par une période de floraison. Les fleurs de baobab sont d’une beauté extraordinaire. Leur couleur varie selon l’espèce, de blanche à orangée en passant par le jaune clair et le jaune vif. Ces fleurs donnent ensuite des grosses baies ayant une forme oblongue ou ovoïde. Les fruits ont un diamètre tournant autour de 100 mm. Ils sont susceptibles de contenir une centaine de graines au goût acidulé et très riches en vitamines. Le baobab, un arbre de croissance lente, est généralement séculaire, voire millénaire. Il a une grande longévité puisqu’il arrive à vivre pendant une période de mille, voire deux mille ans. A l’heure actuelle, huit espèces de baobab sont recensées à travers le monde. Deux d’entre elles, en l’occurrence l’Adansonia digitata et l’Adansonia gibbosa, sont typiques respectivement de l’Afrique et de l’Australie. La première, connue sous le nom commun de baobab africain, offre une assez grande frondaison. Par contre, l’Adansonia gibbosa est une petite espèce dont la taille dépasse rarement les dix mètres. Les six autres espèces de baobabs sont endémiques de Madagascar. Une grande majorité d’entre elles est localisée dans le sud-ouest de l’île, une région sèche. Parmi les espèces les plus répandues, il y a l’Adansonia madagascariensis, l’Adansonia za et l’Adansonia grandidieri. Cette dernière est sans doute la plus connue de la grande île.

Il est considéré comme le plus beau de tous les arbres bouteilles de par son impressionnante apparence. Les autres espèces typiquement malgaches sont l’Adansonia rubrostipa, l’Adansonia suarezensis et l’Adansonia perrieri. Ces deux derniers spécimens sont considérés comme les plus précieux en raison de leur rareté, toutefois, ils sont actuellement en grand danger. Autrement dit, ils sont sur le point de disparaître de la planète. D’ailleurs, ils sont à l’heure actuelle confinés sur un territoire très limité au nord de l’île. Quant à l’Adansonia rubrostipa, connu sous le nom vernaculaire de « fony », il forme l’espèce la plus petite de Madagascar. Ce baobab ne mesure que quatre à cinq mètres. Pour tout savoir sur le baobab, il ne faut pas oublier que cet arbre mystérieux est entouré d’un certain nombre de légendes. D’abord, on dit que le fait de s’exposer aux pieds de baobabs amoureux porte chance à un couple. Ensuite, on parle aussi que Dieu a fait du baobab, l’une de ses plus belles créations végétales. Cependant, il était devenu trop orgueilleux aux yeux de son créateur. Vexé, ce dernier l’a puni en l’arrachant. Puis, il l’a replanté en le renversant, c’est-à-dire la tête en bas. C’est la raison pour laquelle le baobab présente des branches qui s’apparentent à des racines.


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Il est trapu , ventru même pourrais je dire , plus large que haut , pouvant atteindre 30 m de circonférence tout en ne s’élevant pas à plus d’une vingtaine ; vous voyez de quel arbre je vous parle …oui c’est du baobab cet arbre fabuleux ,et si étonnant par sa forme qu’il semble avoir poussé à l’envers !

Celui que nous connaissons c’est généralement le baobab africain qui parmi les 8 espèces existantes est le symbole du Sénegal et que l’on trouve dans la plupart des régions sub-humides à semi-arides au sud du Sahara , 6 espèces ne se retrouvent qu’à Madagascar tandis que la dernière est en Australie. Les baobabs que vous rencontrez aux États unis Guyane et autre sont des baobabs introduits dans ces pays où ils se sont acclimatés

L’union européenne vient d’accepter l’importation de fruits de baobab ,cet arbre majestueux qui souvent à l’entrée des villages abrite les contes des griots , les rencontres des notables…

Arbre miraculeux qui tient une grande place dans la culture et les croyances africaines ,  on utilise les coques de ses fruits pour faire des bijoux et objets d’art, le pollen et la sève comme colle , les feuilles servent de tisane contre les maux de ventre, de compresses  ou en cuisine sont mélangées aux céréales  et dans les sauces.

Baomix « la force du Baobab », la pulpe de fruit du Baobab biologique

Baomix « la force du Baobab », la pulpe de fruit du Baobab biologique

Le fruit , ou pain de singe a un gout acidulé et est utilisé pour faire une boisson appelée bouy mais il sert aussi à la fabrication de cosmétiques et de médicaments contre le diabète , de bonbons , savons ,engrais, boissons riches en vitamines c ou barres énergisantes

Le bois du baobab est spongieux , ses racines minuscules , son écorce , qui se régénère d’ailleurs rapidement  , est prélevée pour confectionner des cordages

La floraison a lieu entre mai et aout,  l’éclosion se déroule en quelques minutes .

Arbre sacré aux multiples vertus , le Kenya le vend en Tanzanie et en Arabie saoudite

Mais ce qui pourrait être une manière de faire rentrer des devises dans le pays ne risque t’il pas au contraire de créer un nouveau malaise pour la population déjà surchargée par les frais du panier de la ménagère :au Sénégal une usine privée a importé des centaines de tonnes de poudre de baobab,dont  le prix s’en trouve doublé …savait il avant l’ heure que l’ l’Europe allait se tourner vers ce nouveau trésor africain , puissant antioxydant !

quant au Kenya , où jusqu’à présent les fruits du baobab étaient gratuits pour les kenyans voulant en cueillir ne risque t’il pas de voir ce droit pisparaître ?

Cet arbre magique est de la même famille que le fromager , le kapokier …


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La dégradation observée ces dernières années des écosystèmes des zones sahélo-soudaniennes se traduit par un vieillissement des forêts millénaires de baobab lié à l’absence d’une régénération naturelle.

Les jeunes plants de baobab sont rares dans la brousse dès que la végétation arbustive basse de type acacia est absente.
Par exemple, dans certaines régions du Sénégal, on observe déjà une baisse drastique de la récolte de fruit causée par des pratiques intensives agricoles et pastorales, ou encore liées à la pharmacopée et à l’artisanat. Cette dégradation des forêts est importante en Afrique de l’Ouest car on estime le défrichement annuel à 4%.

Afin d’enrayer cette évolution, des programmes de protection, de domestication et de valorisation de cette espèce doivent être réalisés puisque dans la plupart des cas, le baobab n’est pas cultivé mais est exploité comme une ressource forestière naturelle. En 1992, des tests de greffage ont été effectués avec succès au Mali afin de favoriser une fructification hâtive et de créer ainsi des individus de taille modeste pour la récolte.
Des essais de culture maraîchère de baobab ont déjà été réalisés également au Mali pour la production de jeunes feuilles. Au Sénégal, un programme d’éducation à l’environnement autour du baobab intitulé “Baobécole” financé par le Ministère des Affaires Etrangères et l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) va permettre d’informer et de sensibiliser les enfants sur la problématique de la dégradation des forêts de baobab.
L’émondage intensif, semble être l’un des problèmes majeurs de la régénération naturelle des baobabs dans certaines régions de l’Afrique de l’Ouest. En effet, c’est parce qu’il n’y a pas d’herbe à brouter (hors saison des pluies appelée période de césure) que les éleveurs se voient dans l’obligation d’aller couper le feuillage des arbres pour nourrir leurs bêtes. On rencontre alors systématiquement des hommes, le plus souvent des enfants, perchés dans les branches des baobabs, tranchant sans relâche à la machette la quasi-totalité du feuillage.
Si l’on estime que dans une journée 3 ou 4 troupeaux se trouvent dans une forêt et que leurs bergers émondent en moyenne 2 à 3 arbres, on arrive rapidement à 6-12 sujets par jour qui subissent une coupe drastique de leur feuillage, car aucunes branches ne sont généralement épargnées. Un même arbre peut ainsi subir l’émondage plusieurs fois dans la même saison. Il est actuellement difficile d’évaluer l’importance de ces prélèvements qui perturbent incontestablement la croissance et la reproduction du baobab. En effet, la période feuillée n’est déjà pas bien longue au cours d’une année (environ trois mois) et, régulièrement privé de ses feuilles pendant cette période pour l’émondage, le baobab voit sa photosynthèse fortement réduite. Par conséquent, la croissance de l’arbre ainsi que le stockage des réserves l’est aussi. Les prélèvements d’eau par les racines sont également limités par l’absence des feuilles qui, par évapotranspiration, sont le moteur de toute la circulation des sèves à l’intérieur de l’arbre. Les sujets sont alors plus sensibles à la sécheresse et bien moins armés pour affronter la longue saison sèche.
Les jeunes arbres sont à ce propos les plus sensibles. L’émondage intensif empêche la reproduction sexuée car même quand l’arbre arrive à fleurir, les branches sont coupées bien avant que les fruits puissent arriver à maturité.