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Yoann, de retour des Championnats de France de vitesse 2012 à Arnas, nous fait revivre ici le déroulement des épreuves qui ont eu lieu les 26 et 27 Mai, sur le mur officiel de 13 mÚtres.

“Dùs les runs de qualification, je mets un gros temps (5”50) ce qui me classe directement premier du classement provisoire.
Les tours s’enchaĂźnent et se passent Ă  la perfection, 6”17 en quart de finale, 5”49 en demi finale et pour couronner le tout l’établissement d’un nouveau record Ă  5”37 en finale qui me classe le premier au classement gĂ©nĂ©ral !
Pour mĂ©moire les minima pour les coupes du monde sont Ă  6”15, je vais donc devoir m’entraĂźner davantage pour reprĂ©senter la France au niveau international.

Le 1er Juin , quelques jours aprĂšs le titre national, je m’attaque Ă  la coupe de France de vitesse de 2012, dont la finale se dĂ©roule Ă  Echirolles sur le mur officiel de 13 mĂštres.
La fatigue se fait ressentir, les qualifications se passent bien avec un chrono de 5”86 qui me classe premier des qualifications. Les tours se suivent et s’enchaĂźnent, j’ai une marge consĂ©quente sur mes adversaires ce qui me permet de bien m’appliquer sur les duels sans chercher forcement un gros temps.
En finale, je me trouve directement confrontĂ© au vice champion de France en titre, pour lui ce sera donc une “ revanche” des Championnats de France.
Le départ sonne, je fais un excellent départ, je cherche à accélérer car Bassa me talonne de trÚs prÚs, nous tapons le buzzeur quasi simultanément.
Le résultat est trÚs serré.
Je rĂ©alise un chrono de 5”39 et Bassa de 5”41!
Je remporte donc la derniĂšre Ă©tape de la coupe de France et je m’offre la victoire au classement gĂ©nĂ©ral ! “

Vidéo complÚte du championnats de France

Yoann fait quotidiennement confiance Ă  Baomix pour la rĂ©cupĂ©ration lors de ses entraĂźnements, il peut aussi mieux enchaĂźner les sĂ©ances d’effort intense pour ĂȘtre au top au moment de ses compĂ©titions.

“La prochaine compĂ©tition sera la coupe du monde de Chamonix. Avant cette Ă©chĂ©ance, il me reste beaucoup de choses Ă  travailler : il faudra bosser encore plus physiquement, connaĂźtre la voie parfaitement, savoir mettre des runs Ă  fond sans erreur, et avec l’aide quotidienne de la pulpe de baobab Baomix, je vais me donner tous les moyens pour y arriver et dĂ©crocher une nouvelle victoire.”


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EmblÚme du Sénégal

Ordre angiosperme des Malvales

Famille des Bombacées (28 genres, 200 espÚces) Genre Adansonia

Adansonia du Sénégal

Baobab Adansonia du Sénégal

Le baobab pousse dans les rĂ©gions semi-arides de Madagascar (7 espĂšces recensĂ©es dont l’Adansonia fony), en Afrique (1 espĂšce l’Adansonia digitata) et en Australie (1 espĂšce)

Sa longévité est vertigineuse, 1 000 à 2 000 ans
(6 000 ans prétendait Adanson) performance disputée par le séquoia et le cÚdre japonais.

S’il peut atteindre 20 mĂštres de hauteur, il se tasse en vieillissant au profit de la largeur de son tronc qui peut approcher 30 mĂštres de circonfĂ©rence, soit 9,5 mĂštres de diamĂštre.

Arbre bouteille, son tronc Ă©pais est constituĂ© de tissus parenchymateux gorgĂ©s d’eau.
Le Baobab peut emmagasiner plus de 120 000 litres d’eau.

Les feuilles du baobab apparaissent irréguliÚrement entre juillet et janvier.
ArrosĂ©, le baobab peut garder ses feuilles toute l’annĂ©e.
La floraison a lieu gĂ©nĂ©ralement de mai Ă  aoĂ»t, durant l’espace d’une seule nuit, pendant laquelle les amateurs nocturnes de nectar, notamment les chauves-souris, assurent la pollinisation.

Le baobab et l’exploration europĂ©enne :

En 1445, les navigateurs portugais conduits par Gomes Pires abordent l’Ăźle de GorĂ©e oĂč Dinis Dias s’Ă©tait arrĂȘtĂ© l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, et dĂ©couvrent gravĂ©es sur des arbres les armes de l’Infant Dom Henrique.
Le chroniqueur Gomes Eanes de Zurara rapporte la description de l’arbre

” … De trĂšs grands arbres Ă  l’aspect Ă©trange, parmi lesquels il y en avait un dont le pied avait 108 empans de tour [soit environ 25 mĂštres]. Cet arbre n’a pas un tronc plus haut que le noyer, et de la partie fibreuse de son Ă©corce on fait un trĂšs bon fil pour les cordages, et elle brĂ»le pareillement Ă  du lin.
Son fruit est semblable Ă  des calebasses, dont les pĂ©pins sont comme des noisettes, et ils mangent ce fruit encore vert, et les pĂ©pins ils les font sĂ©cher et ils en conservent une grande quantitĂ© ; je crois que ce doit ĂȘtre pour leur nourriture aprĂšs que le vert leur manque … ”
In Cronica dos feitos de GuinĂ© – Lisboa 1453.

Dans la science occidentale, ce “calebassier” reprend ensuite le nom de “bahobab” qui dĂ©signe en arabe d’Egypte la pulpe ; de ” bu hibab “, le fruit aux nombreuses graines ou “lobab”, noix ou amande (in De plantis Aegypti Liber de Prospero Alpina – Venise 1592).
Baobab est le nom utilisĂ© en France dans l’encyclopĂ©die publiĂ©e en 1751 par Diderot et d’Alembert, aprĂšs que Michel Adanson en eĂ»t rapportĂ© des Ă©chantillons et une description de son sĂ©jour Ă  Saint-Louis du SĂ©nĂ©gal en 1749 : ” … un arbre dont la grandeur prodigieuse attira toute mon attention. C’Ă©tait un calebassier, autrement appelĂ© pain de singe, que les Wolof nomment gouĂŻ dans leur langue (…). (Sans doute) l’arbre le plus utile de toute l’Afrique (…) l’arbre universel des nĂšgres … ”

Dans leur classification des plantes, Bernard de Jussieu du MusĂ©um de Paris et Charles de LinnĂ© rendirent hommage au savant explorateur en donnant au baobab le nom latin d’Adansonia digitata.
BaptisĂ©, l’arbre solitaire de la savane trouvait une famille, les bombacĂ©es, de bomba, idiome de la GuinĂ©e Ă©quatoriale, et faisait son entrĂ©e officielle dans la science.

Pourtant, l’abbĂ© David Boilat dĂ©crit, comme pour la premiĂšre fois, l’arbre dĂ©jĂ  lĂ©gendaire, lorsqu’il l’observe dans la rĂ©gion de Mbour :

” … (ils) y sont d’une grosseur surprenante et en grande quantitĂ© : j’en ai mesurĂ© quelques-uns qui avaient de 60 Ă  90 pieds (20 Ă  30 mĂštres) de tour (…). Cet arbre est non seulement utile aux nĂšgres, mais il leur est indispensable. De ses feuilles dessĂ©chĂ©es, ils font une poudre qu’ils appellent “lalo”, qu’ils mĂȘlent avec le kouskous. Ils se purgent avec ses racines ; ils boivent l’infusion chaude de son Ă©corce pour se guĂ©rir des affections de poitrine. Le fruit, appelĂ© ” pain de singe “, sert Ă  cailler le lait et se mĂȘle Ă  la nourriture qu’ils appellent le “lack” ou “sanglĂ©”. (…) cet arbre sert quelquefois de demeure aux SĂ©rĂšre Ils pratiquent tout simplement une ouverture dans sa circonfĂ©rence pour servir de porte; ils ĂŽtent l’espĂšce de moelle qui remplit l’intĂ©rieur du tronc. Ainsi vidĂ©, l’arbre n’en subsiste pas moins. Ils y mettent du feu pour sĂ©cher l’aubier, et dans peu de temps, l’Ă©corce, au lieu de s’arrĂȘter en bourrelet, croĂźt, s’Ă©tend et finit par recouvrir tout l’intĂ©rieur …”
In Esquisses sénégalaises 1853).

Avant d’arriver Ă  Joal, l’abbĂ© visita un baobab d’une grosseur extraordinaire d’environ 26 mĂštres de tour.
Il y avait deux piÚces qui servaient de case et de magasin à un nommé Amar Ngoné.

Aujourd’hui, la visite du grand baobab situĂ© Ă  15 km de Joal, “le plus grand du SĂ©nĂ©gal”, nous apprend que le tronc de l’arbre s’ouvre et se referme naturellement, le temps de se voir confier la dĂ©pouille d’un griot ou autre personnage d’exception sur le plan social.
Le baobab pharmacien, cosmogonique, totem. Africain, il est essence de lumiÚre, mais son branchage est cagneux et angoissé, son tronc est monstrueux et stigmatisé.
Sénégalais, le baobab inspire poésies, légendes, rites et dévotion.

Pratiquement pas utilisĂ© pour la construction et la menuiserie, sauf peut-ĂȘtre, faute de mieux et Ă  sa mort, pour les pirogues Ă  cause de sa lĂ©gĂšretĂ©, son Ă©corce sert Ă  la fabrication des cordes et des fils Ă  tisser avec la partie interne de son Ă©corce.
Son bois est aussi matiĂšre premiĂšre pour le papier d’emballage et, plus noble, convient pour la fabrication de certains instruments de musique. Ressources et abri, l’arbre intĂšgre sa magie Ă  la vie et Ă  la mort des hommes.

Le fruit du baobab bio, pain de singe sur l'arbre avant la récolte

Le fruit du baobab bio, pain de singe sur l’arbre avant la rĂ©colte

Pharmacopée

Selon Jean-Pierre Denis et Abdoulaye Camara (Gesproc) toutes les parties de l’arbre constituent des mĂ©dicaments.
Les feuilles sont notamment utilisées comme antidiarrhéique, fébrifuge, anti-inflammatoire et antifilarien.
La poudre de feuilles desséchées est antianémique, antirachitique, tonique, émollient, anti-dysentérique, antiasthmatique et antirhumatismal.
La pulpe peut combattre la diarrhée, la dysenterie, la variole et la rougeole.
L’Ă©corce est fĂ©brifuge et anti-inflammatoire pour le tube digestif. La fibre du fruit (en dĂ©coction) est emmĂ©nagogue et antidiarrhĂ©ique.

Garde-manger

Riche en calcium, en fer, en protéines et en lipides, les feuilles sont consommées en bouillies ou, séchées (lalo ou alo), mélangées à des céréales ou des sauces.
Les graines contiennent de l’huile alimentaire et peuvent ĂȘtre consommĂ©es grillĂ©es. Riches en phosphate, elles entrent dans la fabrication de savons et d’engrais.
La pulpe du fruit (pain de singe) peut ĂȘtre mangĂ©e crue mais est utilisĂ©e en bouillie pour confectionner des boissons pour les enfants ; mĂ©langĂ© avec de l’eau, ce breuvage s’apparente au lait de coco avec un goĂ»t de citron vert.
La coque du fruit est utilisĂ©e comme rĂ©cipient. Lorsqu’elles ne sont pas mangĂ©es cuites, les racines des jeunes plants se dĂ©gustent comme des asperges.

Architecture sociale

S’il n’est pas utilisĂ© comme sĂ©pulture pour des griots, d’habitation ou de cabane pour ranger les outils et instruments qui ne servent que ponctuellement, le baobab sert d’exutoire ou de confident : en appuyant les deux mains sur son tronc, l’homme fait vƓu de sacrifice contre sa malĂ©diction.

Point de repĂšre pour les voyageurs, point de rassemblement pour les villageois en palabre, quand il ne sert pas Ă  l’homme, l’arbre offre l’hospitalitĂ© aux animaux de la savane : lĂ©zards, margouillats, serpents, oiseaux, mammifĂšres, …

L’absence de jeunes pousses Ă  ses cĂŽtĂ©s renforce l’image de solitude et de force qu’il inspire.
L’absence de plainte durant sa longue vie au service de l’Afrique force le respect, provoque l’imaginaire et inspire de la compassion : ainsi, quand Albert Londres (in Terre d’EbĂšne – 1928) dĂ©crit le baobab, c’est l’Afrique souffrante qu’il dĂ©crit :

” … gĂ©ant dĂ©sespĂ©rĂ©, il est manchot et tortu. Il tend ses moignons face au ciel, comme pour en appeler au CrĂ©ateur de la mĂ©chancetĂ© des bourreaux qui l’ont crucifiĂ©. On sent qu’il pousserait des cris dĂ©chirants s’il avait la parole et qu’il ferait des gestes de dĂ©tresse si la nature lui avait donnĂ© le don du mouvement … ”

Pour Senghor aussi, les bras des baobabs se tordent d’angoisse.
Enfin, le CrĂ©ateur l’aurait plantĂ© Ă  l’envers, las de l’entendre se plaindre !
Dans un bulletin du comitĂ© d’Ă©tudes historiques et scientifiques de l’AOF publiĂ© en 1926, l’administrateur des colonies Michel Perron rapporte que le village de Toumbou-bĂą tient sa notoriĂ©tĂ© des vertus de son baobab.

” … C’est lui (le baobab) qui dĂ©tient le vĂ©ritable droit d’asile. Ce n’est que dans le creux de son tronc et sous ses branches que personne ne peut plus ĂȘtre insultĂ© ni frappĂ©.
En dehors de toute superstition et lĂ©gende, ce baobab est de forme trĂšs curieuse, mĂȘme pour ceux qui en ont dĂ©jĂ  vu quelques milliers d’autres.
Il se compose, en rĂ©alitĂ©, de deux gros baobabs jumelĂ©s par la partie arriĂšre, subsistant d’un autre baobab qui devait ĂȘtre, celui-lĂ , de circonfĂ©rence formidable, et qui a dĂ», au cours des Ăąges, se creuser intĂ©rieurement sous l’action de l’humiditĂ© et de la pluie jusqu’Ă  pourrir aux trois-quarts.
Sur cette partie arriĂšre, vestige du tronc de l’ancĂȘtre, est poussĂ© un troisiĂšme baobab, plus jeune et moins dĂ©veloppĂ© encore que les deux premiers.
Enfin un fromager a également poussé sur les racines extérieures du groupe, accolé au tronc du baobab de gauche.
Sur le faĂźte de cet ensemble gigantesque, c’est un enchevĂȘtrement de branches inextricable. A terre, c’est un autre enchevĂȘtrement de racines noueuses et serpentantes. Entre les deux grands baobabs actuels et dans la partie restante du colosse dĂ©funt, s’est creusĂ©e une niche naturelle semblable Ă  celle d’une statue de saint dans une de nos chapelles. Un petit autel de pierre est placĂ© dans cette niche.
Voici la lĂ©gende du baobab racontĂ©e par les habitants de Tombou-bĂą : ce baobab est venu ici, transportĂ© dans les airs d’un village nommĂ© Balou qui existait autrefois sur la rive orientale du fleuve. Les ancĂȘtres des habitants actuels reçurent l’ordre de suivre le baobab jusqu’Ă  l’endroit oĂč il s’arrĂȘterait. Mamadou MonĂ©cata Ă©tait alors le chef de clan. On ne peut pas dire Ă  quelle Ă©poque cela se passe. Un second baobab de Balou partit aussi dans les airs Ă  la suite de celui-ci. Il retomba au village actuel de Faraba (Ă  200 kilomĂštres environ). Mais il ne se dĂ©veloppa pas outre mesure et n’a pas acquis de pouvoir bien grand. Une partie des Ă©migrĂ©s de Balou demeura Ă  l’endroit de la chute et fonda Faraba. C’est pourquoi il y a aussi des MonĂ©cata Ă  Faraba, parents de ceux de Toumbou-bĂą.
Mamadou MonĂ©cata s’arrĂȘta avec ses gens Ă  Toumbou-bĂą oĂč tomba et reprit racines le vrai baobab sacrĂ©. Il fonda ce village. A sa mort, on l’enterra sous l’arbre. On connaĂźt l’endroit du tombeau, bien que l’on ignore la date d’existence de ce grand aĂŻeul.
Des abeilles avaient suivi, dans le tronc du baobab, mais Ă  sa chute, elles sont parties vivre dans les rochers du marigot voisin. Il n’y a que les gens de Toumbou-bĂą qui peuvent prendre ce miel.
Celui qui Ă©gratigne l’Ă©corce du baobab meurt dans l’annĂ©e. Toute Ă©corchure Ă  l’Ă©corce fait sortir du sang. Si l’on casse certains fruits (pains de singe), on y trouve des cheveux humains. Autrefois, quelqu’un voulut monter Ă  l’arbre et y planta des Ă©chelons : il mourut sur le coup. On voit encore des traces de cet essai d’ascencion. Une grosse branche cassĂ©e, tombĂ©e Ă  terre et entiĂšrement dessĂ©chĂ©e, donne encore fleurs et fruits, auxquels personne ne touche (il est exact qu’en dĂ©cembre, elle avait encore des bourgeons).
On ne peut ni frapper ni insulter qui cherche asile sous les branches ou dans les cavitĂ©s du baobab. Au moment de la circoncision, jusqu’Ă  la fin de l’accomplissement de la fĂȘte rituelle, il pleut sur le village et cependant c’est la saison sĂšche. Durant les tam-tams de circoncision, des serpents sortent du baobab et tournent au milieu du cercle des exĂ©cutants.
Les femmes stĂ©riles viennent appuyer leurs mains contre l’arbre Ă  l’endroit de la cavitĂ© en forme de niche. Elles font vƓu de sacrifice au baobab, ou bien de donner son nom Ă  leur enfant. Si elle n’exĂ©cutent pas leurs vƓux assez vite, les enfants meurent.
Telle est la lĂ©gende du baobab de Toumbou-bĂą.”

L’interprĂšte de l ‘administrateur des colonies qui rapporte cette lĂ©gende, un Toucouleur du SĂ©nĂ©gal et musulman, tint paraĂźt-il Ă  marcher sur le baobab en l’Ă©corchant. Mais les habitants avaient une rĂ©ponse toute faite : ” les pouvoirs du baobab ne valent pas sur les Blancs ni sur les Musulmans “


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RĂ©cemment, un chef qui dĂ©veloppe des recettes pour des gĂ©ants de l’alimentation tels que Kraft et General Mills Ă©tait abasourdi aprĂšs avoir analysĂ© une poudre de couleur crĂšme qui lui avait Ă©tĂ© fournie par le Centre pour le Commerce en Afrique de l’Ouest de l’USAID.

« C’est peut-ĂȘtre le produit naturel le plus extraordinaire sur le plan nutritionnel que je n’aie jamais vu. » a-t-il affirmĂ©.

LE BAOBAB, UN ARBRE ÉTONNANT ET NOURRISSANT

LE BAOBAB, UN ARBRE ÉTONNANT ET NOURRISSANT

Il avait découvert le baobab qui est appelé à juste titre un super fruit.

Le baobab qui a cinq fois plus d’antioxydants que la grenade et sept fois plus de fibres que les principaux super fruits tels que l’acaĂŻ et la baie de goji, a commencĂ© Ă  faire bonne impression aux marques qui recherchent des ingrĂ©dients fonctionnels, sains et dĂ©licieux.
Les possibilitĂ©s se dĂ©clinent Ă  l’infini. Un chocolatier artisanal a mentionnĂ© des rĂ©sultats intĂ©ressants.

« Nous utilisons le fruit du baobab dans une truffe que nous appelons Le Petit Prince, » a indiqué Leslie Berliant, fondateur de Le Marais Chocolat, une entreprise bio/commerce équitable, basée en CA, spécialisée, dans la fabrication de truffes au chocolat. La truffe a été un succÚs.
« Je voulais utiliser le baobab en raison de son folklore et de ses propriĂ©tĂ©s nutritives » a-t-elle ajoutĂ©. « Mais en fin de compte la saveur est ce qui importe le plus Ă  nos clients, c’est ce qui m’a convaincu. »

Le fruit du baobab a une saveur douce et acidulĂ©e que l’on peut comparer Ă  celle d’un sorbet Ă  la pamplemousse.

« Une fois que vous le goĂ»tez, il parle de lui-mĂȘme » a affirmĂ© Dave Goldman, fondateur de Atacora Essential, un fabricant de produits Ă  base de baobab au BĂ©nin qui a rĂ©cemment tissĂ© des liens avec plusieurs marques de produits alimentaires naturels intĂ©ressĂ©es lors du Natural Products Expo.

Cette annĂ©e, 15 entreprises africaines de fabrication de produits alimentaires spĂ©cialisĂ©es exposeront leurs produits lors du plus grand salon de l’alimentation et de la boisson en AmĂ©rique du Nord. Pour ce qui est de la commercialisation des produits de qualitĂ©, le succĂšs repose sur l’emplacement et le moment choisi. Le Fancy Food Show qui se dĂ©roule du 16 au 19 juin vous propose les deux –et crĂ©e des grandes opportunitĂ©s pour les fabricants de produits alimentaires africains de tisser des liens avec les plus importants acheteurs au monde.

Alors que le ralentissement Ă©conomique a nui au secteur de la restauration, les consommateurs continuent d’apprĂ©cier la cuisine de luxe, de qualitĂ©. Selon le rapport de Mintel sur l’état du secteur des produits alimentaires spĂ©cialisĂ©s, les ventes de produits alimentaires spĂ©cialisĂ©s dans les magasins de dĂ©tail y compris les supermarchĂ©s traditionnels et de produits naturels et spĂ©cialisĂ©s ont augmentĂ© de 12% au cours de la pĂ©riode allant de 2008 Ă  2012, passant Ă  prĂšs de 56 milliards de dollars.

Les consommateurs font preuve d’originalitĂ© – ils cherchent Ă  reproduire l’expĂ©rience gastronomique au restaurant chez eux. Ils s’inspirent des Ă©missions tĂ©lĂ©visĂ©es telles que le Food Network et Travel Channel pour aller au-delĂ  de la fine cuisine et expĂ©rimenter une nouvelle cuisine, ethnique. Cela permet d’expliquer pourquoi un sondage auprĂšs des importateurs a rĂ©vĂ©lĂ© que la majoritĂ© d’entre eux ont signalĂ© des ventes de plus de 20% au cours des 3 derniĂšres annĂ©es.

Ces Ă©missions de cuisine ont renforcĂ© l’intĂ©rĂȘt pour les produits ethniques mais ont Ă©galement permis d’augmenter la demande d’aliments sains, issus de l’agriculture durable. Au cours des derniĂšres annĂ©es, les noix, les graines, les fruits sĂ©chĂ©s et les mĂ©langes montagnards ont connu une croissance de 31% – le segment qui croĂźt le plus rapidement aprĂšs celui du yaourt. Cette tendance est trĂšs prometteuse pour les efforts fournis par les exportateurs ouest africains pour pĂ©nĂ©trer le marchĂ© amĂ©ricain : les fruits sĂ©chĂ©s, les noix, les graines et les cĂ©rĂ©ales naturels et issus de l’agriculture biologique constituent la majoritĂ© des produits alimentaires spĂ©cialisĂ©s africains.

Quels sont donc les nouveaux produits qui se vendent bien que les acheteurs peuvent attendre de l’Afrique de l’Ouest cette annĂ©e ? Outre les confitures de fruits exotiques, les sauces et les Ă©pices qui permettent de mettre du piquant aux aliments de base classiques – le baobab suscite un intĂ©rĂȘt croissant. Si vous ĂȘtes amĂ©ricain, vous avez probablement seulement entendu parler de cet arbre si vous avez lu le Little Prince (le petit prince), toutefois cela fait des centenaires que les Africains le consomment. Si les consommateurs occidentaux avaient Ă©tĂ© au courant de son existence, il aurait Ă©tĂ© sur le marchĂ© il y a longtemps.

Le baobab est également reconnu comme étant un ingrédient efficace et naturel pour le contrÎle du poids (un des segments du secteur des produits alimentaires spécialisés qui affichent la plus forte croissance).

Vendu pour son effet bĂ©nĂ©fique sur la santĂ©, les entreprises veulent savoir quel goĂ»t il a. Il y a environ un mois, le Centre pour le Commerce de l’USAID a menĂ© une sĂ©rie de dĂ©gustations auprĂšs de consommateurs soucieux de leur santĂ©. Ils ont comparĂ© le goĂ»t de la poudre du fruit de baobab Ă  celui de la poudre d’acaĂŻ, de goji, de racine de Maca et de grenade (vendue par Navitas Naturals pour 40$/sac de 8 oz). Les rĂ©sultats Ă©taient clairs et convaincants : la majoritĂ© des consommateurs ont placĂ© le baobab au premier rang.

Lorsque l’on examine la progression d’autres super fruits dans le courant dominant, le Baobab se trouve lĂ  oĂč Ă©tait l’acaĂŻ il y a environ 10 ans. Toutefois avec un peu plus de commercialisation, le baobab pourrait entrer dans le courant dominant d’ici quelques annĂ©es. Entretemps, si vous voulez profiter de ces fibres naturelles, vitamines et antioxydants au goĂ»t d’un sorbet Ă  la pamplemousse, commencez Ă  demander Ă  vos marques prĂ©fĂ©rĂ©es de les ajouter Ă  leurs lignes.


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Un magnifique baobab de la région de ThiÚs au Sénégal

Le baobab a une grande importance culturelle dans les pays oĂč on le trouve. Il est le symbole de la RĂ©publique du Congo. Il est utilisĂ© au SĂ©nĂ©gal sur de nombreux documents administratifs. Au SĂ©nĂ©gal, au Congo, au Burkina et dans des nombreux pays africain, on retrouve l’effigie du baobab sur les timbres.

Dans les zones arides et au temps de civilisations plus anciennes les nomades utilisaient les baobabs aux troncs creux pour en faire des rĂ©servoirs d’eau pour leur bĂ©tail pour affronter la saison sĂšche. Certain tronc de baobab peuvent ainsi contenir jusqu’Ă  plusieurs millier de litres d’eau. L’eau peut ainsi se conserver toute l’annĂ©e si le tronc Ă  Ă©tĂ© bien refermĂ© Ă  l’aide d’une chape d’argile. En cas de grande sĂ©cheresse, le bois, tendre et spongieux, est mĂąchĂ© par les hommes et les animaux pour apaiser la soif.

Dans toute l’Afrique les troncs de baobab Ă  l’envergure suffisamment large et au cƓur Ă©vidĂ© fournissent divers abris ; maison, abri bus, salle de rĂ©union, magasin de stockage, bistrot,


En Afrique de l’Ouest, notamment au SĂ©nĂ©gal et au Zimbabwe, les vieux baobabs creux ont Ă©tĂ© utilisĂ©s comme des tombeaux, au SĂ©nĂ©gal se sont les griots que l’on inhumait dans les troncs de baobab.

Son ombre bienveillante est aussi un lieu de rendez vous, de palabres, on y discute des affaires du village sous la fraĂźcheur de ses branches, accompagnĂ© d’un bon attaya.

Au Nigeria certains baobab sont des centres de culte ou l’on invoque les esprits de la fertilitĂ©, dans le Saloum un autre est sacrĂ© parce qu’une source d’eau potable a vu le jour sous ses racines.

De par son espĂ©rance de vie, son allure des plus originales, des bienfaits que l’on retire de chaque partie de l’arbre, des hĂŽtes un peu mystiques qu’il peut hĂ©berger, le baobab est un arbre sacrĂ© et dĂ©tient un certain pouvoir spirituel au sein de la collectivitĂ©.

On n’abat que trĂšs rarement un baobab, personne ne souhaite vexer les esprits mais par contre le baobab reste une espĂšce fragile malgrĂ© sa prĂ©sence si imposante, les jeunes pousses sont la victime du pĂąturage intempestif et des feux de brousse et beaucoup d’arbres sont dĂ©figurĂ© Ă  cause de la rĂ©colte de ses feuilles pour nourrir le bĂ©tail en saison sĂšche. Ces pratiques tendent Ă  changer depuis que les populations ont dĂ©couvert que le baobab, en plus de leur apporter aliment et mĂ©dicament, pouvait aussi ĂȘtre une source de revenu en exportant ses fruits et son huile Ă  travers le monde.


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2011 pourrait finalement ĂȘtre l’annĂ©e du baobab, selon l’association Phytotrade, Ă  l’origine du dĂ©veloppement du marchĂ© de la pulpe de fruit au sein de l’UE.

En effet, en dĂ©pit des qualitĂ©s nutritionnelles reconnues de la pulpe de fruit de baobab, les grands fabricants de produits alimentaires ont Ă©tĂ© prudents en 2009 et la Recherche et DĂ©veloppement sur les dĂ©rivĂ©s alimentaires possibles a Ă©tĂ© limitĂ©. Il se pose aussi le problĂšme de la mise en place de rĂ©seaux de distribution efficaces afin de mĂȘme faire connaĂźtre ce superfruit.

Baomix

En 2010, sur l’UE, 28 produits alimentaires et boissons Ă  base de pulpe de fruit de baobab ont Ă©tĂ© lancĂ©s dont 19 en France, 6 en Allemagne, et 1 en Finlande, aux Pays-Bas et en SuĂšde.

En Afrique du Sud, des yaourts Ă  base de pulpe ont fait leur apparition et au Japon, on a  mĂȘme vu le lancement d’un Pepsi baobab.


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ASPECTS NUTRITIONNELS ET ÉCONOMIQUE DU BAOBAB

Baobab, arbre africain a caudex du genre Adansonia

Baobab, arbre africain a caudex du genre Adansonia

Le Baobab est un arbre qui s’avùre trùs utile pour l’homme :

Ses feuilles sont transformĂ©es en poudre dont l’intĂ©rĂȘt peut ĂȘtre alimentaire ou cosmĂ©tique.

Les graines se consomment grillĂ©es en substitut du cafĂ©, rĂ©duites en poudre comme farine ou alors pressĂ©es, on en obtient une huile d’une grande qualitĂ©, riches en phosphate, elles sont aussi utilisĂ©es pour la fabrication de savon et d’engrais.

Son Ă©corce offre des fibres trĂšs solides pour confectionner des cordes.

Les jeunes pousses et les racines des jeunes plants sont consommées comme des asperges.

La pulpe des fruits frais ou sĂ©chĂ©e, riche en oligoĂ©lĂ©ments et vitamines) est utilisĂ©e pour la confection de boissons. Il faut dire que la pulpe du fruit de cet arbre africain renferme trois fois plus de calcium (380 mg/100g) que le lait ainsi que 300 mg de vitamine C pour 100g (contre 50 mg pour les oranges). Sa capacitĂ© antioxydant flirte avec celle du jus de raisin. Elle contient quatre fois plus d’énergie que la banane : 387 kcal pour 100g (contre 87 kcal). Au SĂ©nĂ©gal, la poudre de feuilles de baobab sĂ©chĂ©es ou « laalo », riches en calcium et en fer, est incorporĂ©e aux cĂ©rĂ©ales ou aux sauces, notamment lors de la prĂ©paration du couscous de mil. A Dakar, la glace au « pain de singe », le nom donnĂ© Ă  la pulpe blanchĂątre entourant les graines du fruit de baobab, fait fureur. ConditionnĂ©e en poudre, la pulpe est utilisĂ©e comme arĂŽme dans les pĂątisseries, comme complĂ©ment alimentaire pour les femmes enceintes et comme mĂ©dicament anti fiĂšvre.

Enfin, dans certaines parties d’Afrique, la pulpe de baobab est brĂ»lĂ©e pour fumiger les insectes qui parasitent le bĂ©tail domestique. Les Ă©corces servent Ă  la fabrication de corde d’instrument de musique, cordages, liens, filets, nattes, teinture rouge. Ce nouveau commerce pourrait crĂ©er plusieurs milliers de nouveaux emplois. Toutes ces ponctions peuvent ĂȘtre effectuĂ©es sans jamais nuire Ă  l’espĂ©rance de vie de l’arbre. Bien que l’activitĂ© pastorale peut amener des problĂšmes car les troupeaux mangent les jeunes plants et se nourrissent des feuilles quand la saison des pluies se fait trop attendre.

Mais ce problĂšme est en phase d’ĂȘtre rĂ©solu depuis que les populations ont compris l’intĂ©rĂȘt Ă©conomique du baobab. Le baobab a aussi Ă©tĂ© prĂ©servĂ© de la dĂ©forestation massive que subi la zone soudano sahĂ©lienne, c’est du en partie Ă  son bois spongieux qui ne brĂ»le pas et qui ne flotte pas. Mais il doit aussi sa protection Ă  l’aura sacrĂ©e qui l’entoure. Depuis peu une technique de greffage a Ă©tĂ© mise au point au Mali qui permet la production de fruit dĂšs la troisiĂšme annĂ©e.


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Le baobab, un arbre d'une incomparable richesse, fruits, racines, Ă©corces et feuilles (Adansonia digitata L)

Le baobab, un arbre d’une incomparable richesse, fruits, racines, Ă©corces et feuilles (Adansonia digitata L)

Synonymes : arbre Ă  palabre, arbre bouteille, pain de singe, arbre magique, arbre pharmacien, arbre de vie.

Son nom viendrait de l’arabe « bu hibab » : fruit Ă  nombreuses graines.

Nom botanique : Adansonia digitata L,
Famille : Bombacées
Autres langues : bambara : sira, sito ; peul : bobbe, boki, boy, boré ; sérer : bak ; malinké : seda, sira keda ; wolof : gouye (arbre), bouye (fruit), lalo (feuilles), gif (graines).
Le baobab vit en Afrique tropicale sĂšche, du SĂ©nĂ©gal au Soudan, Afrique orientale, de l’Ethiopie au Mozambique et au Natal.

 

Histoire
Ce majestueux symbole de l’Afrique, qui semble unir la terre avec le ciel, offre Ă  l’homme nourriture et remĂšdes pour diffĂ©rentes maladies. Il anime le paysage avec sa forme Ă©trange et Ă  la fois extraordinaire : un Ă©norme tronc conique dont les branches ressemblent des racines levĂ©es vers le ciel, ce qui accrĂ©dite la croyance que l’arbre tire grĂące Ă  elles sa force du ciel. Il est le symbole du SĂ©nĂ©gal. D’habitude ce vieux gĂ©ant de notre planĂšte vit solitaire et peut facilement atteindre 20 mĂštres de haut et 12 mĂštres de diamĂštre. Il est surtout renommĂ© pour sa longĂ©vitĂ© estimĂ©e de 1000 Ă  2000 ans et pour la largeur de leur tronc, laquelle peut atteindre jusqu’à 9 mĂštres de diamĂštre. Le plus vieux et le plus cĂ©lĂšbre se trouve Ă  Shiramba le long du ZambĂšze, ĂągĂ© de 2000 ans.
Dans plusieurs pays africains, le baobab ou « arbre Ă  palabre » est un arbre sacrĂ© qui a une forte symbolique sociale. Dans des rĂ©gions du Soudan, cette espĂšce protĂ©gĂ©e est souvent plantĂ©e et sa prĂ©sence est liĂ©e Ă  l’occupation humaine. En brousse, elle signale notamment les villages disparus. Certains rapportent que seuls les « Ă©rudits »  pourraient y grimper pour cueillir les fruits et les feuilles. Le baobab ne peut pas ĂȘtre abattu par l’homme mais seulement par les Ă©vĂšnements naturels. Dans l’ancienne Egypte on aurait pu connaĂźtre ses fruits, puisqu’on a aurait retrouvĂ© des inscriptions Ă  cotĂ© d’Aswan, dans la tombe d’un chef appelĂ© Harkhuf (2 500 av. JC) qui dĂ©crivent la prĂ©sence du fruit du baobab prĂšs du Nil. Son fruit aurait pu ĂȘtre utilisĂ© contre la fiĂšvre. Il figure dans les rĂ©cits de voyage d’Ibn Batuta (1352)au Mali, puis en en 1445 par des navigateurs portugais. En 1749, lors de son sĂ©jour Ă  Saint-Louis du SĂ©nĂ©gal et au Cap Vert, le botaniste français Michel Adanson en fit la description et en rapporta et lui redonna le nom de baobab, remplacĂ© jusqu’alors par le nom de calebassier.
Il est racontĂ© que Dieu planta l’arbre Ă  l’envers : le baobab fut le premier arbre plantĂ© dans le bassin du Congo mais il se plaignit d’une humiditĂ© excessive et ainsi Dieu le transporta sur « la Montagne de la Lune », Ruwenzori, mais il fut encore mĂ©content. Alors, Dieu Ă©nervĂ© par ses plaintes constantes, l’arracha, le dĂ©plaça dans une rĂ©gion sĂšche de l’Afrique et le replanta Ă  l’envers. On raconte en Afrique du Sud que le « Grand Esprit » donna les arbres au premier homme mais aussi Ă  chaque animal ; la hyĂšne fut la derniĂšre alors que seul le baobab restait ; furieuse, elle le planta Ă  l’envers.

Le baobab, un arbre d’une incomparable richesse

Le baobab

Fruits du Baobab

Fruits sur l’arbre de Baobab

La pulpe du fruit contient des quantitĂ©s importantes de vitamines essentielles telles que de la vitamine C, des vitamines B1 et B2, indispensables Ă  un dĂ©veloppement optimal de l’organisme et le maintien de l’intĂ©gritĂ© cellulaire des nerfs, de la peau et des Ă©pithĂ©liums oculaires, et de la vitamine PP ou B3 importante dans la rĂ©gulation du mĂ©tabolisme cellulaire. La pulpe est aussi riche en minĂ©raux (calcium, phosphore, potassium) et acides gras essentiels (acide alpha linolĂ©ique). Le goĂ»t acidulĂ© de la pulpe est du aux acides organiques tels que l’acide citrique, acide tartrique, acide malique et succinique. GrĂące aux caractĂ©ristiques Ă  ses valeurs nutritionnelles la pulpe du fruit immergĂ©e dans l’eau permet de prĂ©parer un boisson rafraĂźchissante et nourrissante.

La pulpe du fruit du Baobab possÚde des fibres solubles et non solubles. Les fibres non solubles augmentent le bol digestif et améliorent le transit digestif (tanins, mucilage). Les fibres solubles possÚderaient des effets stimulants sur la croissance des probiotiques (« bonnes » bactéries du tube digestif).
La pulpe contient enfin des stérols et triterpÚnes qui ont une action anti-inflammatoire.
La graine, contient des acides gras principalement, de l’acide olĂ©ique (30 Ă  42%), de l’acide linolĂ©ique (20 Ă  35%), de l’acide palmitique (18 Ă  30%).
La feuille riche en calcium et fer, contient aussi du phosphore, du potassium, du magnĂ©sium, du manganĂšse du phosphore et du zinc. Elle est aussi composĂ©e d’acides aminĂ©s, de provitamine A et de vitamine C.
Partout en Afrique les différentes parties de la plante du Baobab sont exploitées au point de vue thérapeutique et nutritionnel et des nombreux remÚdes issus du baobab sont cités dans la pharmacopée traditionnelle africaine.

Utilisation en médecine traditionnelle.
Les racines
En Sierra LĂ©on on utilise une dĂ©coction ajoutĂ©e aux aliments comme stimulant de l’activitĂ© sexuelle.
La poudre de la racine sÚche préparée comme crÚme est utilisée comme tonique chez les malades atteints de paludisme.
En Zambie l’infusion de racines est ajoutĂ©e au bain des enfants pour que leur peau soit lisse et souple.
La sĂšve sert contre les caries dentaires.

Les Ă©corces

Ecorce de Baobab

 

En médecine traditionnelle elles sont utilisées pour certains problÚmes digestifs (richesse en mucilages), comme fébrifuge.
Les tisanes, faites Ă  partir d’Ă©corce ayant bouilli pendant une journĂ©e, sont prescrites pour le traitement de la fiĂšvre.
L’écorce contient une sorte de gomme blanche semi-fluide indiquĂ©e pour le traitement des plaies.
Les feuilles sĂ©chĂ©es en poudre sont indiquĂ©es comme antianĂ©mique, antirachitique, tonique, antiasthmatique, antidiarrhĂ©ique, diurĂ©tique et antiparasitaire. Des analyses faites sur les feuilles jeunes, sĂ©chĂ©es Ă  l’ombre et pulvĂ©risĂ©es rĂ©vĂšlent une prĂ©sence importante de provitamine A. Les feuilles macĂ©rĂ©es et comprimĂ©es peuvent nettoyer les oreilles et les yeux des enfants malades. Elles sont en outre un remĂšde efficace pour l’expulsion du ver de GuinĂ©e.
La pulpe est employĂ©e comme cicatrisant, comme fĂ©brifuge, analgĂ©sique et pour le traitement de la diarrhĂ©e infantile. La pulpe est actuellement considĂ©rĂ©e comme un traitement actif de la diarrhĂ©e enfantine. Une analyse effectuĂ©e sur 160 enfants ĂągĂ©s de 8 mois a dĂ©montrĂ© qu’une solution aqueuse de la pulpe du fruit du Baobab a des avantages importants sur la traditionnelle « WHO solution » (World Health Organization), utilisĂ©e pour la rĂ©hydratation des enfants affectĂ©s par la diarrhĂ©e.
Les graines sont utilisées comme galactagogues et contrepoison du strophantus.
L’huile extraite des graines est aussi trĂšs apprĂ©ciĂ©e pour ses vertus thĂ©rapeutiques. Dans une contrĂ©e du NigĂ©ria, le dracunculus medinensis, mieux connu comme ver de GuinĂ©e est endĂ©mique. Une Ă©tude a dĂ©montrĂ© que les malades traitĂ©s avec l’huile des graines appliquĂ©e en usage topique Ă©taient soulagĂ©s par rapport Ă  la douleur et que l’expulsion des vers de GuinĂ©e et la cicatrisation de la plaie Ă©taient plus rapides.
En massage, elle soulage les douleurs musculaires, traite les petites plaies et certaines affections de la peau telles que l’eczĂ©ma et le psoriasis.
TrĂšs hydratante, elle nourrit le peaux sĂšches et prĂ©vient l’apparition de rides. Elle a des propriĂ©tĂ©s Ă©mollientes et adoucissantes.
Elle redonnerait aux cheveux secs leur souplesse et leur brillance et renforcerait les ongles cassants. Son application est recommandĂ©e aux femmes enceintes pour amĂ©liorer l’élasticitĂ© de la peau et Ă©viter ainsi les vergetures.

Utilisation alimentaire et culinaire
Les feuilles, surtout jeunes sont populaires comme les Ă©pinards. Elles peuvent ĂȘtre utilisĂ©es crues, bouillies ou sĂ©chĂ©es et mĂȘme en poudre comme condiments dans les soupes et sauces. La pulpe est consommĂ©e comme boisson acidulĂ©e et sucrĂ©e et condiment alimentaire, la coque, rĂ©duite en cendres comme succĂ©danĂ© du sel et en poudre, comme succĂ©danĂ© du tabac. L’huile de la graine de baobab est utilisĂ©e Ă  des fins culinaires Ă  l’occasion de fĂȘtes traditionnelles.

Usages domestiques
Le bois ne se coupe pas facilement, car la force de la coupe est absorbĂ©e par l’Ă©lasticitĂ© des cellules. Son charbon n’est pas de bonne qualitĂ©. ImmergĂ© dans l’eau pendant plusieurs mois, le bois trĂšs lĂ©ger et spongieux se dĂ©sintĂšgre en laissant Ă  sa place des fibres utilisables pour l’emballage. Les racines peuvent servir de teinture rouge. Les coques des fruits une fois vidĂ©es de leur pulpe farineuse sont utilisĂ©es comme assiettes, galets pour la pĂšche et peuvent ĂȘtre aussi travaillĂ©es et transformĂ©es en colliers. Elles peuvent ĂȘtre utilisĂ©es comme combustible dont les cendres riches en potassium peuvent produire des savons. Les fibres de l’écorce sont particuliĂšrement rĂ©sistantes et ont de nombreux usages, cordages, cordes d’instruments de musiques, chaussures, collets, lignes Ă  pĂšche, filets, fibres pour tissus, etc.
Le tronc creux a de multiples usages, comme abri, grenier, rĂ©servoir d’eau, Ă©table. Il servait jadis de tombe aux griots (SĂ©nĂ©gal). Au Zimbabwe la cavitĂ© d’un arbre est utilisĂ©e comme salle d’attente pour les autobus et peut contenir jusqu’Ă  30/40 personnes. Il Ă©tĂ© mĂȘme utilisĂ© comme prison, Ă©glise et mĂȘme comme abri pour des familles nombreuses. Dans certaines rĂ©gions sĂšches, on Ă©vide le tronc pour y stocker de l’eau. On creuse Ă  l’intĂ©rieur du tronc en partant juste au-dessous de l’endroit oĂč le tronc donne naissance aux grosses branches, puis on enlĂšve tout le cƓur qui est du bois mort, ne laissant que l’aubier qui est un tissu vivant et l’écorce, creusant jusqu’au bas du tronc. On crĂ©e ainsi une cavitĂ© qui peut avoir un volume de plusieurs mĂštres cubes. Quand celle-ci est pleine, on recouvre l’ouverture avec des branches sur lesquelles on place une natte qu’on recouvre de terre. Ainsi cette rĂ©serve d’eau, qu’on pourra conserver plusieurs mois, pourra ĂȘtre utiliser en saison sĂšche.

 

Baobab au Sénégal, saison sÚche

Description

Le baobab jeune ressemble Ă  une bouteille Ă©lancĂ©e avec quelques rameaux plantĂ©s sur le « bouchon ». L’arbre adulte a un tronc fort et trapu qui peut ĂȘtre conique, cylindrique, ayant la forme d’une bouteille ou bien ĂȘtre court et gros. Son diamĂštre atteint 3 Ă  6 m et sa hauteur 20 Ă  25 m. Il est trĂšs souvent creux, ses branches Ă©tant tortueuses, gĂ©nĂ©ralement Ă©talĂ©es, formant une large couronne. L’écorce est lisse, de couleur grisĂątre, parfois rougeĂątre ou argentĂ©e. Son Ă©paisseur peut atteindre 10 cm. Le tronc est composĂ© de tissus, qui accumulent, telles des Ă©ponges, l’eau pendant la saison des pluies et la conservent pour la saison sĂšche, en devenant ainsi une rĂ©serve pour les populations ou pour les animaux qui vivent dans les alentours. Un baobab de grande taille peut contenir jusqu’Ă  9000 litres d’eau. Les feuilles sont en forme de doigts (digitĂ©es) accrochĂ©es Ă  l’extrĂ©mitĂ© des branches ou sur des petits Ă©perons du tronc. Longues de 10 Ă  15 cm, duveteuses, vert plus foncĂ© et brillantes au dessus. Les baobabs perdent leurs feuilles pendant la saison sĂšche, mais peuvent les garder en permanence s’ils sont alimentĂ©s en eau (zones fraĂźches ou lieux arrosĂ©s). Elles apparaissent un peu avant la saison des pluies et aprĂšs ou Ă  la fin de la floraison. Les fleurs apparaissent Ă  partir du mois de mai jusqu’au mois d’aoĂ»t. Un gros bourgeon floral sphĂ©rique pend Ă  l’extrĂ©mitĂ© d’un long pĂ©doncule de 10 Ă  90 cm. Il s’entrouvre, le calice se fend en 5 parties qui se recourbent peu Ă  peu, se retournent entiĂšrement en s’enroulant vers le haut. La fleur s’Ă©panouit 2 heures aprĂšs le dĂ©but de l’ouverture du bourgeon floral, les pĂ©tales se dĂ©plient, se dĂ©froissent et l’éclosion complĂšte se fait rapidement, en un quart d’heure environ, les changements de la fleur Ă©tant visibles Ă  l’Ɠil nu. Les fleurs sont grandes, blanches, la corolle est composĂ©e de 5 pĂ©tales tordus, les Ă©tamines sont nombreuses (1500 Ă  200), ne s’épanouissent que la durĂ©e d’une nuit pour perdre leur Ă©clat et se faner le lendemain, et tomber avec les autres le soir suivant. La pollinisation, nocturne, est assurĂ©e par des chauve-souris nectarifĂšres. Les fruits de 10 Ă  45 cm de long ont des formes variables selon les espĂšces, sphĂ©riques, ovoĂŻdes, allongĂ©es. Il sont formĂ©s d’une partie extĂ©rieure ligneuse, trĂšs rĂ©sistante, Ă  forme de capsule recouverte d’un duvet jaune vert, et d’une partie intĂ©rieure qui reprĂ©sente la pulpe du fruit. La pulpe du fruit mĂ»r est sĂšche et a un aspect de poudre blanchĂątre avec une saveur lĂ©gĂšrement acidulĂ©e. Cette pulpe contient de nombreuses graines de la taille et de la forme d’un haricot, dures, brun noir avec des incrustations brun-rouge. Les graines, il y en a 2 Ă  3000 par kg, peuvent rester viables pendant des annĂ©es. Si on veut les semer (plutĂŽt en fĂ©vrier-mars), il est au prĂ©alable recommandĂ© de les faire cuire environ 5 Ă  7 mn ; dans la nature cette levĂ©e de dormance se fait dans le tube digestif des gros mammifĂšres. Les coques des fruits une fois vidĂ©es de leur pulpe farineuse sont utilisĂ©es comme assiettes, galets pour la pĂšche et peuvent ĂȘtre aussi travaillĂ©es et transformĂ©es en colliers. Elles peuvent ĂȘtre utilisĂ©es comme combustible dont les cendres riches en potassium peuvent produire des savons.

 


[Total : 8    Moyenne : 2.3/5]

Partout en Afrique les différentes parties de la plante du Baobab sont exploitées au point de vue thérapeutique et nutritionnel et des nombreux remÚdes basés sur le baobab sont cités dans la pharmacopée traditionnelle africaine.

UTILISATIONS DU BAOBAB Adansonia digitata DANS LA PHARMACOPEE TRADITIONELLE AFRICAINE
Toutes les parties de l’arbre sont utilisĂ©es :

Racines
En Sierra LĂ©on on utilise la racine comme stimulant de l’activitĂ© sexuelle. La poudre de la racine sĂšche prĂ©parĂ©e comme crĂšme est utilisĂ©e comme tonique sur les malades de paludisme. En Zambie l’infusion de racines est utilisĂ©e dans le bain pour les enfants pour que la peau soit lisse et souple. Ecorce
UtilisĂ©e contre la fiĂšvre (on fait des tisane d’Ă©corce Ă  faire bouillir pendant une journĂ©e) Ă  la place de l’Ă©corce de quinquina ; elle est particuliĂšrement appropriĂ©e dans les traitements contre le paludisme. L’Ă©corce , riches de mucilages, est utilisĂ©e contre les inflammations de l’appareil digestif . Une fois coupĂ©e elle produit une colle fluide blanche sans odeur ni saveure, acide et non soluble Ă  utiliser pour nettoyer plaies et ulcĂšres.
Graines et Huile de Baobab
On extrait des graines un’ huile riche d’acides gras essentiels ( olĂ©ique, linolĂ©ique et linolĂ©nique en particulier) Ă  utiliser dans l’alimentation humaine et en cosmĂ©tique. Cette huile soulage la douleur provoquĂ©e par les brulures et rĂ©gĂ©nĂšre rapidement les tissus Ă©pithĂ©liales, en rendant ainsi la peu Ă©lastique.
Feuilles
Les feuilles sont riches de vitamine C , acide uronique et d’autres sucres, tanin, tartrate de potassium, 

 Les analyses faites sur les feuilles jeunes, sĂ©chĂ©es Ă  l’ombre et pulvĂ©risĂ©es rĂ©vĂšlent une prĂ©sence importante de provitamine A avec des concentrations variables entre 9 mg et 27 mg ( RĂ©tinol Equivalent ) par g de poudre analysĂ©e.

Les feuilles macĂ©rĂ©es et comprimĂ©es peuvent nettoyer les oreilles et les yeux des enfants malades avec effet anti-inflammatoire. Dans la mĂ©decine traditionnelle les feuilles sont utilisĂ©es grĂące Ă  leur propriĂ©tĂ©s expectorantes, fĂ©brifuges, hypotensives, antiasthmatiques et dans le contrĂŽle d’une transpiration excessive.
Les feuilles sont aussi utilisĂ©es dans les maladies des voies urinaires, diarrhĂ©e, inflammations et piqure d’insectes. Elles sont en outre un remĂšde efficace pour l’expulsion du ver de GuinĂ©e Elles peuvent ĂȘtre aussi employĂ©es pour usage extĂ©rieur grĂące Ă  ses propriĂ©tĂ©s anti-oxydantes et Ă©mollientes qui rendent la peau souple et Ă©lastique

Pulpe de fruit

Dans la médecine traditionnelle la pulpe est employée comme fébrifuge, analgésique, anti-diarrhée, anti-dysenterie et dans le traitement de la variole et de la rougeole. Grace à ses propriétés lubrifiantes et diluants accompagnées par la présence de pectines et glucides, la pulpe du Baobab a été récemment employée comme base hydrophile de formulations pharmaceutiques de comprimés de paracétamol et théophylline avec action prolongée
La pulpe est considĂ©rĂ©e un traitement radical de la diarrhĂ©e enfantine. La pulpe du fruit du Baobab possĂšde une grande concentration de Vitamine C , variable entre 2500 et 3000 mg/kg. Les arbres analysĂ©s pour leur contenu de vitamine C en 1994 au Mali ont reconfirmĂ© leur mĂȘme valeur aussi en 1997 et 1998.

PROPRIETES NUTRITIONNELLES DE LA PULPE DU FRUIT DU BAOBAB
Dedans 100 g de pulpe du fruit du Baobab il y a 75,6 % de glucides, 2.3 % de protĂ©ines et trĂšs peu de lipides (0.27%) . Le fruit du baobab est connu pour la haute quantitĂ© d’acide ascorbique qu’il contient (VITAMINE C) . 100 g de pulpe peuvent en effet offrir jusqu’Ă  300 mg de vitamine ; quantitĂ© 6 fois supĂ©rieure Ă  celle contenue dans une orange.

L’acide ascorbique a un rĂŽle extrĂȘmement important au point de vue nutritionnel et thĂ©rapeutique. DĂ©jĂ  connue pour sa capacitĂ© de prĂ©venir le scorbut , la vitamine C est de plus en plus utilisĂ©e pour ses propriĂ©tĂ©s anti-oxydantes et pour sa capacitĂ© de protection contre les dĂ©gĂąts provoquĂ©s par les radicaux libres.

Le fruit contient aussi des quantitĂ©s importantes d’autres vitamines essentielles telles que la thiamine (vitamine B1) , la riboflavine (vitamine B2) , indispensables pour un dĂ©veloppement optimale de l’organisme et pour entretenir l’intĂ©gritĂ© cellulaire des nerfs, de la peau et des Ă©pithĂ©liums oculaires) et la niacine (vitamine PP ou B3) importante pour rĂ©gler beaucoup de fonctions mĂ©taboliques.

Ce fruit est aussi riche de certains minĂ©raux et acides gras essentiels, en effet 100 g de pulpe contiennent 293 mg de calcium, 231 mg de potassium, 96/118 mg de phosphore et acide alpha linolĂ©ique (27 mg d’acide pour chaque g de produit sec).

Le gout acidulĂ© de la pulpe est du aux acides organiques tels que l’acide citrique, acide tartrique, acide malique et succinique
Grace aux caractĂ©ristiques nutritionnelles susdites la pulpe du fruit immergĂ©e dans l’eau permet de prĂ©parer un boisson rafraichissant et nourrissant.

FIBRES ALIMENTAIRES

La pulpe du fruit du Baobab possÚde des fibre solubles (22.54%) et non solubles (22.04%) dont la quantité peut atteindre 45 g par 100 g de produit.
La fibre alimentaire est dĂ©sormais connue comme composant essentiel du rĂ©gime alimentaire puisqu’elle peut influencer la physiologie digestive. Une frĂ©quente consommation de fibre alimentaire, associĂ©e Ă  un rĂ©gime riche de vĂ©gĂ©taux, cĂ©rĂ©ales et fruits peut rĂ©duire le risque de nĂ©oplasie de l’appareil digestif en particulier du cancer colon / rectal.
Les niveaux de consommation des fibres alimentaires en Italie atteignent la moyenne de 21 g/jour ( dont 1/3 solubles) avec des variations de 18 g jour dans les rĂ©gions du Nord Ă  22 g/jour dans le centre sud. La quantitĂ© idĂ©ale de consommation de fibre alimentaire n’a pas encore Ă©tĂ© dĂ©finie, tout en Ă©tant dĂ©sormais acceptĂ© que la fibre doit faire partie de la composition d’un rĂ©gime sain et Ă©quilibrĂ©.
Une alimentation riche en fibres a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© mise en relation avec la diminution du risque de certaines disfonctions telles que la constipation et l’excĂšs de poids.
Les fibres non solubles ne sont pas assimilĂ©es par les intestins et elles augmentent le transit intestinal puisqu’ elles augmentent la quantitĂ© de selles ; elle sont essentiellement utilisĂ©es pour combattre la constipation et donner un sens de rassasiement (dont on peut profiter dans les rĂ©gimes hypocaloriques).
La quantité élevée de fibres dans la pulpe du fruit du baobab semble aussi montrer des capacités intéressantes stimuler la croissance de cultures de bactÚres appartenant à la microflore intestinale.
Les Ă©tudes effectuĂ©s sur les fibres solubles de la pulpe du fruit du baobab nous permettent de faire des hypothĂšses sur leur emploi comme prebiotique, c’est Ă  dire ingrĂ©dient alimentaire non assimilable qui peut stimuler la croissance et/ou l’activitĂ© mĂ©tabolique d’un nombre limitĂ© de groupe microbiques (trĂšs important pour l’entretien de nombreuses fonctions de l’organisme humain).

Différentes analyses effectuées ont demontré que la partie hydrosoluble de la pulpe du fruit possÚde des effets stimulants dans la croissance des lactobactÚres et bifidobactÚres tels que : Bifidobacterium bifidum A3,
Bifidobacterium longum type,
Bifidobacterium infantis type,
Bifidobacterium bifidum B16

L’activitĂ© prebiotique fonctionnelle des bactĂšres provoque :

‱ amĂ©lioration de l’Ă©quilibre de la microflore intestinale
amélioration dans la digestion du lactose

‱ prĂ©vention des dysenteries

‱ activitĂ© immunostimulante

PROPRIETES NUTRICEUTIQUES ACTIVITE ANTI-OXYDANTE
Des Ă©tudes rĂ©cents ont mis en Ă©vidence l’importante activitĂ© anti-oxydante (hydrosoluble et liposoluble) de la plante complĂšte (pulpe, feuille, fibres) , ce qui permet de prĂ©venir et combattre la formation des radicaux libres

PROPRIETES ANTI-INFLAMMATOIRES , ANALGESIQUES ET ANTIPIRETIQUES
DiffĂ©rents essais ont Ă©tĂ© effectuĂ©s pour analyser l’activitĂ© biologique de l’extrait aqueux lyophilisĂ© de la pulpe du fruit du Baobab. On a donc pu mettre en Ă©vidence que des dosages entre 400 et 800 mg /Kg comportent un fort effet anti-inflammatoire et peuvent rĂ©duire une inflammation de l’articulation, avec formaline. Cet effet est comparable Ă  celui produit par une dose de 15mg/kg de phenilbutazone.

Les effets ci dessus citĂ©s se doivent Ă  la prĂ©sence de stĂ©roles et trytherpenes dans l’extrait aqueux. Le test conduit sur les rats a qui on a donnĂ© 800mg/kg d’extrait a dĂ©montrĂ©e l’apparition d’une activitĂ© analgĂ©sique et antipyrĂ©tique comparable Ă  l’utilisation de 540 mg/kg d’acide acĂ©tylsalicylique par voie orale.
Ces résultats justifient le large emploi de cette plante dans la médecine traditionnelle comme anti-pyrétique et contre la fiÚvre.PROPRIETE ANTI-DIARRHEE

L’alimentation caractĂ©ristique des populations indigĂšnes africaines (en particulier chez les enfants), est surtout basĂ©e sur un rĂ©gime vĂ©gĂ©tale et farineux, pauvre en lait, hypocalorique et hypoprotĂ©ique, qui peut facilement provoquer le rachitisme et des dysfonctions organiques telle que la diarrhĂ©e ou la dysenterie.
La pulpe du fruit du Baobab est efficace contre la diarrhĂ©e. En effet si elle est utilisĂ©e convenablement elle peut combattre efficacement cette maladie qui est trĂšs frĂ©quente dans les pays africains. Une analyse effectuĂ©e sur 160 enfants ĂągĂ©s de 8 mois a dĂ©montrĂ© qu’une dispersion aqueuse de la pulpe du fruit du Baobab a des avantages importants par rapport Ă  la traditionnelle ‘ WHO SOLUTION ‘ (World Health Organization ), utilisĂ©e pour la rĂ©hydratation des enfants affectĂ©s par la diarrhĂ©e.

Les composants essentiels pour cette activitĂ© semblent ĂȘtre les tanins ( astreignants), les mucilages (inhibent), cellulose, acide citrique et d’autres typiques de la pulpe du fruit.

Un’ autre façon pour l’emploi de la pulpe du fruit dans le traitements de la diarrhĂ©e et de la dysenterie est la prĂ©paration de tisanes ou de suspensions dans le lait, toujours par voie orale

ACTIVITE ANTIPARASITAIRE

Dans l’Ă©tat du Bauchi, au NigĂ©ria, le dracunculus medinensis, mieux connu comme ver de GuinĂ©e est hyperendemique.
L’Ă©tude effectuĂ© dans le domaine de la mĂ©decine humaine a dĂ©montrĂ© que les malades traitĂ©s avec Adansonia Digitata appliquĂ©e par usage topique Ă©taient soulagĂ©s par rapport Ă  la douleur et Ă  l’expulsion des vers de GuinĂ©e et la cicatrisation de la plaie rĂ©sultait plus rapide.

ACTIVITE ANTIMICOTIQUE, ANTIVIRALE ET ANTIMICROBIQUE

Un Ă©tude effectuĂ© sur l’activitĂ© antimicotique de certains extraits de plantes mĂ©dicales a mis en Ă©vidence que l’extrait metardique de Adansonia Digitata prĂ©sente une activitĂ© antimicotique contre Microsporum canis, Epidemophiton floccosum et Tricophiton rubrum.
Cet extrait est aussi une source riche de substances antivirales ( Herpes Simple 1 & 2 , Vescicular stomatitis et Poliovirus) et antimicrobiques ( Steptococcus pyugenes, Staphylococcus aurens, Psseudomonas aeruginosa, Esherichia coli, Klebsiells penumoniae, Bacillus cereus et Candida albicans). Conclusions

D’aprĂšs les propriĂ©tĂ©s susdites on peut donc bien s’imaginer les nombreuses potentialitĂ©s de cette plante. Au point de vue nutritionnel la pulpe peut reprĂ©senter un complĂ©ment valable dans l’alimentation comme support Ă©nergĂ©tique ( les glucides en particulier ) , vitaminique (vitamine C et provitamine A ) et elle contient une quantitĂ© importante de fibres solubles non solubles et de minĂ©raux.
Les feuilles sont une source unique de sels minéraux parmi lesquels calcium, phosphore et fer, aminoacides et provitamine A .
En ce qui se refĂšre Ă  l’aspect pharmacologique de la plante , ils existent des aspects trĂšs intĂ©ressants qui nĂ©cessitent d’ultĂ©rieures expĂ©rimentations sur l’homme pour pouvoir confirmer les propriĂ©tĂ©s indiquĂ©es par la mĂ©decine traditionnelle.
Les produits du Baobab ne prĂ©tendent pas ĂȘtre des remĂšdes universels mais selon les recherches faites jusqu’Ă  prĂ©sent et leur usage millĂ©naire, ils peuvent contribuer sensiblement Ă  rĂ©Ă©quilibrer les fonctions principales de l’organisme et de la peau en restituant bien ĂȘtre et Ă©nergie.
Seulement 5 g / jour de pulpe sont suffisants pour maintenir l’Ă©tat de bien ĂȘtre de l’organisme : la rĂ©sistance Ă  certains virus augmente ( herpes et grippe) , rĂ©gularise les fonctions intestinales, la glycĂ©mie et les valeur du cholestĂ©rol hĂ©matique , donne vigueur, Ă©nergie et rĂ©sistance, rĂ©Ă©quilibre l’humeur , soulage les douleurs menstruels ; c’est un antianĂ©mique et combat la fiĂšvre ( anti-inflammatoire ) .
Ses propriĂ©tĂ©s sont aussi applicables pour le bien ĂȘtre de la peau pour combattre les effets du vieillissement cutanĂ© prĂ©coce grĂące a ses vertus anti-oxydantes , Ă©mollientes et lissantes.
C’est quand mĂȘme fascinant de dĂ©couvrir qu’une des plantes les plus anciennes et puissantes du monde puisse offrir tellement de bĂ©nĂ©fices Ă  nous, les petits hommes, dans le respect de la plante et de son Ă©cosystĂšme.

ZONE —A—- CANADA

ZONE —B— AUSTRALIA, CAMBODIA, EAST TIMOR, FRENCH GUIANA, GUADELOUPE, HONG KONG, INDONESIA, JAPAN, THAILAND, TAIWAN, SOUTH KOREA, SINGAPORE, REUNION ISLAND, PHILIPPINES, NEW ZEALAND, MEXICO, MARTINIQUE, MALAYSIA, MACAU, LAOS, VIETNAM

ZONE —C— ALGERIA , BAHRAIN, BANGLADESH, BHUTAN, BRUNEI, EGYPT, INDIA, IRAQ REPUBLIC, ISRAEL, JORDAN, KUWAIT, U.A.E., TUNISIA, SYRIA, SRI LANKA, SAUDI ARABIA, QATAR, PALESTINE AUTHORITY, PAKISTAN, OMAN, NEPAL, MYANMAR, MOROCCO, LIBYA, LEBANON, YEMEN

ZONE —D— ANGUILLA, ANTIGUA, ARGENTINA, ARUBA, BAHAMAS, BARBADOS, BELIZE, BERMUDA, BOLIVIA, BRAZIL, BRITISH VIRGIN IS, CAYMAN ISLANDS, CHILE, COLOMBIA, COSTA RICA, DOMINICA, DOMINICAN REPUBLIC, ECUADOR, EL SALVADOR, GRENADA, GUATEMALA, GUYANA, HAITI, HONDURAS, JAMAICA, FAJ, BQN, ARE, TURKS & CAICOS I, TRINIDAD & TOBAG, SURINAME, ST KITTS & NEVIS, SOUTH AFRICA, PERU, PARAGUAY, PANAMA, NL. ANTILLES, NICARAGUA, MONTSERRAT, NRR, PSE, SIG, SJU, URUGUAY, VENEZUELA, VIRGIN ISLANDS

ZONE —E— AFGHANISTAN, AMERICAN SAMOA, ANGOLA, ARMENIA, AZERBAIJAN, BENIN, BOTSWANA, BURKINA FASO, BURUNDI, CAMEROON, CAPE VERDE, CENT AFR REP, CHAD, CONGO, COOK ISLANDS, DEMOCRATIC REPUBLIC OF C, DJIBOUTI, EQUATORIAL GUINEA, ERITREA, ETHIOPIA, FIJI, FRENCH POLYNESIA, GABON, GAMBIA, GEORGIA, GHANA, GUAM, GUINEA, GUINEA BISSAU, IVORY COAST, KAZAKHSTAN, KENYA, KIRIBATI, KYRGYZSTAN, TUVALU, TURKMENISTAN, TONGA, TOGO, TANZANIA, SWAZILAND, SUDAN, SOMALIA, SOLOMON ISLANDS, SIERRA LEONE, SEYCHELLES, SENEGAL, SAMOA, SAIPAN, RWANDA, PAPUA NEW GUINEA, PALAU, NIUE, NIGERIA, NIGER, NEW CALEDONIA, NAURU, NAMIBIA, MOZAMBIQUE, MONGOLIA, MICRONESIA, MAURITIUS, MAURITANIA, MARSHALL ISLANDS, MALI, MALDIVES, MALAWI, MADAGASCAR, LIBERIA, LESOTHO, UGANDA, UZBEKISTAN, VANUATU, WALLIS & FUTUNA, ZAIRE, ZAMBIA, ZIMBABWE

ZONE —F— CHINA

ZONE —G— ST. VINCENT, ST. LUCIA

ZONE —R— BELGIU, LUXEMBOURG, MONACO, NETHERLANDS, UNITED KINGDOM

ZONE —S— ANDORRA, AUSTRIA, DENMARK, FAROE ISLANDS, FINLAND, GERMANY, GREECE, GREENLAND, IRELAND, ITALY, PORTUGAL, SPAIN, SWEDEN, VATICAN CITY

ZONE —T— BULGARIA, CYPRUS, CZECH REPUBLIC, ESTONIA, HUNGARY, LATVIA, LITHUANIA, MALTA, POLAND, ROMANIA, SLOVAK REPUBLIC, SLOVENIA

ZONE —U— GIBRALTAR, ICELAND, LIECHTENSTEIN, NORWAY, SWITZERLAND

ZONE —V— ALBANIA, BELARUS, BOSNIA, CROATIA, MACEDONIA, MOLDOVA, MONTENEGRO, ROMANIA, SERBIA, SERBIA AND MONTENEGRO, TURKEY, UKRAINE


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Le baobab est l’un des fleurons du tourisme Ă  Madagascar. Il donne le ton sur le caractĂšre exceptionnel de la nature de cette Ăźle. Sur les huit espĂšces de les baobabs : l’arbre le plus caractĂ©ristiquebaobabs connues jusqu’ici, six ne subsistent qu’Ă  Madagascar. D’ailleurs, c’est le seul endroit au monde oĂč on peut dĂ©couvrir une forĂȘt de baobabs. Cette majestueuse crĂ©ature est connue sous des appellations diverses. Étymologiquement, son nom dĂ©rive du mot arabe « bu hibab » qui signifie fruit Ă  nombreuses graines.

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BaptisĂ© arbre bouteille par les EuropĂ©ens, il est parfois qualifiĂ© d’arbre Ă  l’envers en raison de sa forme qui semble s’ĂȘtre retournĂ©e racine en haut. Cet arbre a aussi une kyrielle de noms vernaculaires tels que Za, Zabe, Zamena, Ringy, Bozy, Boringy ou Reniala. La plupart de ces appellations malgaches fait toujours rĂ©fĂ©rence Ă  sa couronne trĂšs rĂ©duite et Ă  son apparence. Le baobab a un aspect trĂšs caractĂ©ristique composĂ© d’un tronc renflĂ© surmontĂ© d’une couronne des branches gĂ©nĂ©ralement restreinte et dĂ©pourvue de feuilles. L’allure trĂšs massive du tronc cylindrique contraste avec sa paroi lisse. Pour contenir plusieurs centaines de litres d’eau, ce tronc prĂ©sente Ă  l’intĂ©rieur, un espace vide de diamĂštre dĂ©passant largement les dix mĂštres. Cependant, durant les saisons sĂšches, il se rĂ©duit Ă  quelques centimĂštres seulement. Ce tronc est composĂ© d’une Ă©corce rougeĂątre molle couvrant des bois fibreux. Il peut s’Ă©tirer sur une longueur de plus dbaobab e 20, voire 30 mĂštres. Mais cela n’empĂȘche pas l’existence des espĂšces naines qui ne mesurent que quelques mĂštres. La plante de baobab ne prĂ©sente des feuilles que durant trois ou quatre mois. Cette pĂ©riode de foliation coĂŻncide avec la saison des pluies. Elle est gĂ©nĂ©ralement prĂ©cĂ©dĂ©e par une pĂ©riode de floraison. Les fleurs de baobab sont d’une beautĂ© extraordinaire. Leur couleur varie selon l’espĂšce, de blanche Ă  orangĂ©e en passant par le jaune clair et le jaune vif. Ces fleurs donnent ensuite des grosses baies ayant une forme oblongue ou ovoĂŻde. Les fruits ont un diamĂštre tournant autour de 100 mm. Ils sont susceptibles de contenir une centaine de graines au goĂ»t acidulĂ© et trĂšs riches en vitamines. Le baobab, un arbre de croissance lente, est gĂ©nĂ©ralement sĂ©culaire, voire millĂ©naire. Il a une grande longĂ©vitĂ© puisqu’il arrive Ă  vivre pendant une pĂ©riode de mille, voire deux mille ans. A l’heure actuelle, huit espĂšces de baobab sont recensĂ©es Ă  travers le monde. Deux d’entre elles, en l’occurrence l’Adansonia digitata et l’Adansonia gibbosa, sont typiques respectivement de l’Afrique et de l’Australie. La premiĂšre, connue sous le nom commun de baobab africain, offre une assez grande frondaison. Par contre, l’Adansonia gibbosa est une petite espĂšce dont la taille dĂ©passe rarement les dix mĂštres. Les six autres espĂšces de baobabs sont endĂ©miques de Madagascar. Une grande majoritĂ© d’entre elles est localisĂ©e dans le sud-ouest de l’Ăźle, une rĂ©gion sĂšche. Parmi les espĂšces les plus rĂ©pandues, il y a l’Adansonia madagascariensis, l’Adansonia za et l’Adansonia grandidieri. Cette derniĂšre est sans doute la plus connue de la grande Ăźle.

Il est considĂ©rĂ© comme le plus beau de tous les arbres bouteilles de par son impressionnante apparence. Les autres espĂšces typiquement malgaches sont l’Adansonia rubrostipa, l’Adansonia suarezensis et l’Adansonia perrieri. Ces deux derniers spĂ©cimens sont considĂ©rĂ©s comme les plus prĂ©cieux en raison de leur raretĂ©, toutefois, ils sont actuellement en grand danger. Autrement dit, ils sont sur le point de disparaĂźtre de la planĂšte. D’ailleurs, ils sont Ă  l’heure actuelle confinĂ©s sur un territoire trĂšs limitĂ© au nord de l’Ăźle. Quant Ă  l’Adansonia rubrostipa, connu sous le nom vernaculaire de « fony », il forme l’espĂšce la plus petite de Madagascar. Ce baobab ne mesure que quatre Ă  cinq mĂštres. Pour tout savoir sur le baobab, il ne faut pas oublier que cet arbre mystĂ©rieux est entourĂ© d’un certain nombre de lĂ©gendes. D’abord, on dit que le fait de s’exposer aux pieds de baobabs amoureux porte chance Ă  un couple. Ensuite, on parle aussi que Dieu a fait du baobab, l’une de ses plus belles crĂ©ations vĂ©gĂ©tales. Cependant, il Ă©tait devenu trop orgueilleux aux yeux de son crĂ©ateur. VexĂ©, ce dernier l’a puni en l’arrachant. Puis, il l’a replantĂ© en le renversant, c’est-Ă -dire la tĂȘte en bas. C’est la raison pour laquelle le baobab prĂ©sente des branches qui s’apparentent Ă  des racines.


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Il est trapu , ventru mĂȘme pourrais je dire , plus large que haut , pouvant atteindre 30 m de circonfĂ©rence tout en ne s’Ă©levant pas Ă  plus d’une vingtaine ; vous voyez de quel arbre je vous parle …oui c’est du baobab cet arbre fabuleux ,et si Ă©tonnant par sa forme qu’il semble avoir poussĂ© Ă  l’envers !

Celui que nous connaissons c’est gĂ©nĂ©ralement le baobab africain qui parmi les 8 espĂšces existantes est le symbole du SĂ©negal et que l’on trouve dans la plupart des rĂ©gions sub-humides Ă  semi-arides au sud du Sahara , 6 espĂšces ne se retrouvent qu’Ă  Madagascar tandis que la derniĂšre est en Australie. Les baobabs que vous rencontrez aux États unis Guyane et autre sont des baobabs introduits dans ces pays oĂč ils se sont acclimatĂ©s

L’union europĂ©enne vient d’accepter l’importation de fruits de baobab ,cet arbre majestueux qui souvent Ă  l’entrĂ©e des villages abrite les contes des griots , les rencontres des notables…

Arbre miraculeux qui tient une grande place dans la culture et les croyances africaines ,  on utilise les coques de ses fruits pour faire des bijoux et objets d’art, le pollen et la sĂšve comme colle , les feuilles servent de tisane contre les maux de ventre, de compresses  ou en cuisine sont mĂ©langĂ©es aux cĂ©rĂ©ales  et dans les sauces.

Baomix « la force du Baobab », la pulpe de fruit du Baobab biologique

Baomix « la force du Baobab », la pulpe de fruit du Baobab biologique

Le fruit , ou pain de singe a un gout acidulé et est utilisé pour faire une boisson appelée bouy mais il sert aussi à la fabrication de cosmétiques et de médicaments contre le diabÚte , de bonbons , savons ,engrais, boissons riches en vitamines c ou barres énergisantes

Le bois du baobab est spongieux , ses racines minuscules , son Ă©corce , qui se rĂ©gĂ©nĂšre d’ailleurs rapidement  , est prĂ©levĂ©e pour confectionner des cordages

La floraison a lieu entre mai et aout,  l’Ă©closion se dĂ©roule en quelques minutes .

Arbre sacré aux multiples vertus , le Kenya le vend en Tanzanie et en Arabie saoudite

Mais ce qui pourrait ĂȘtre une maniĂšre de faire rentrer des devises dans le pays ne risque t’il pas au contraire de crĂ©er un nouveau malaise pour la population dĂ©jĂ  surchargĂ©e par les frais du panier de la mĂ©nagĂšre :au SĂ©nĂ©gal une usine privĂ©e a importĂ© des centaines de tonnes de poudre de baobab,dont  le prix s’en trouve doublĂ© …savait il avant l’ heure que l’ l’Europe allait se tourner vers ce nouveau trĂ©sor africain , puissant antioxydant !

quant au Kenya , oĂč jusqu’Ă  prĂ©sent les fruits du baobab Ă©taient gratuits pour les kenyans voulant en cueillir ne risque t’il pas de voir ce droit pisparaĂźtre ?

Cet arbre magique est de la mĂȘme famille que le fromager , le kapokier …