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Yoann, de retour des Championnats de France de vitesse 2012 à Arnas, nous fait revivre ici le déroulement des épreuves qui ont eu lieu les 26 et 27 Mai, sur le mur officiel de 13 mètres.

“Dès les runs de qualification, je mets un gros temps (5”50) ce qui me classe directement premier du classement provisoire.
Les tours s’enchaînent et se passent à la perfection, 6”17 en quart de finale, 5”49 en demi finale et pour couronner le tout l’établissement d’un nouveau record à 5”37 en finale qui me classe le premier au classement général !
Pour mémoire les minima pour les coupes du monde sont à 6”15, je vais donc devoir m’entraîner davantage pour représenter la France au niveau international.

Le 1er Juin , quelques jours après le titre national, je m’attaque à la coupe de France de vitesse de 2012, dont la finale se déroule à Echirolles sur le mur officiel de 13 mètres.
La fatigue se fait ressentir, les qualifications se passent bien avec un chrono de 5”86 qui me classe premier des qualifications. Les tours se suivent et s’enchaînent, j’ai une marge conséquente sur mes adversaires ce qui me permet de bien m’appliquer sur les duels sans chercher forcement un gros temps.
En finale, je me trouve directement confronté au vice champion de France en titre, pour lui ce sera donc une “ revanche” des Championnats de France.
Le départ sonne, je fais un excellent départ, je cherche à accélérer car Bassa me talonne de très près, nous tapons le buzzeur quasi simultanément.
Le résultat est très serré.
Je réalise un chrono de 5”39 et Bassa de 5”41!
Je remporte donc la dernière étape de la coupe de France et je m’offre la victoire au classement général ! “

Vidéo complète du championnats de France

Yoann fait quotidiennement confiance à Baomix pour la récupération lors de ses entraînements, il peut aussi mieux enchaîner les séances d’effort intense pour être au top au moment de ses compétitions.

“La prochaine compétition sera la coupe du monde de Chamonix. Avant cette échéance, il me reste beaucoup de choses à travailler : il faudra bosser encore plus physiquement, connaître la voie parfaitement, savoir mettre des runs à fond sans erreur, et avec l’aide quotidienne de la pulpe de baobab Baomix, je vais me donner tous les moyens pour y arriver et décrocher une nouvelle victoire.”


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Emblème du Sénégal

Ordre angiosperme des Malvales

Famille des Bombacées (28 genres, 200 espèces) Genre Adansonia

Adansonia du Sénégal

Baobab Adansonia du Sénégal

Le baobab pousse dans les régions semi-arides de Madagascar (7 espèces recensées dont l’Adansonia fony), en Afrique (1 espèce l’Adansonia digitata) et en Australie (1 espèce)

Sa longévité est vertigineuse, 1 000 à 2 000 ans
(6 000 ans prétendait Adanson) performance disputée par le séquoia et le cèdre japonais.

S’il peut atteindre 20 mètres de hauteur, il se tasse en vieillissant au profit de la largeur de son tronc qui peut approcher 30 mètres de circonférence, soit 9,5 mètres de diamètre.

Arbre bouteille, son tronc épais est constitué de tissus parenchymateux gorgés d’eau.
Le Baobab peut emmagasiner plus de 120 000 litres d’eau.

Les feuilles du baobab apparaissent irrégulièrement entre juillet et janvier.
Arrosé, le baobab peut garder ses feuilles toute l’année.
La floraison a lieu généralement de mai à août, durant l’espace d’une seule nuit, pendant laquelle les amateurs nocturnes de nectar, notamment les chauves-souris, assurent la pollinisation.

Le baobab et l’exploration européenne :

En 1445, les navigateurs portugais conduits par Gomes Pires abordent l’île de Gorée où Dinis Dias s’était arrêté l’année précédente, et découvrent gravées sur des arbres les armes de l’Infant Dom Henrique.
Le chroniqueur Gomes Eanes de Zurara rapporte la description de l’arbre

” … De très grands arbres à l’aspect étrange, parmi lesquels il y en avait un dont le pied avait 108 empans de tour [soit environ 25 mètres]. Cet arbre n’a pas un tronc plus haut que le noyer, et de la partie fibreuse de son écorce on fait un très bon fil pour les cordages, et elle brûle pareillement à du lin.
Son fruit est semblable à des calebasses, dont les pépins sont comme des noisettes, et ils mangent ce fruit encore vert, et les pépins ils les font sécher et ils en conservent une grande quantité ; je crois que ce doit être pour leur nourriture après que le vert leur manque … ”
In Cronica dos feitos de Guiné – Lisboa 1453.

Dans la science occidentale, ce “calebassier” reprend ensuite le nom de “bahobab” qui désigne en arabe d’Egypte la pulpe ; de ” bu hibab “, le fruit aux nombreuses graines ou “lobab”, noix ou amande (in De plantis Aegypti Liber de Prospero Alpina – Venise 1592).
Baobab est le nom utilisé en France dans l’encyclopédie publiée en 1751 par Diderot et d’Alembert, après que Michel Adanson en eût rapporté des échantillons et une description de son séjour à Saint-Louis du Sénégal en 1749 : ” … un arbre dont la grandeur prodigieuse attira toute mon attention. C’était un calebassier, autrement appelé pain de singe, que les Wolof nomment gouï dans leur langue (…). (Sans doute) l’arbre le plus utile de toute l’Afrique (…) l’arbre universel des nègres … ”

Dans leur classification des plantes, Bernard de Jussieu du Muséum de Paris et Charles de Linné rendirent hommage au savant explorateur en donnant au baobab le nom latin d’Adansonia digitata.
Baptisé, l’arbre solitaire de la savane trouvait une famille, les bombacées, de bomba, idiome de la Guinée équatoriale, et faisait son entrée officielle dans la science.

Pourtant, l’abbé David Boilat décrit, comme pour la première fois, l’arbre déjà légendaire, lorsqu’il l’observe dans la région de Mbour :

” … (ils) y sont d’une grosseur surprenante et en grande quantité : j’en ai mesuré quelques-uns qui avaient de 60 à 90 pieds (20 à 30 mètres) de tour (…). Cet arbre est non seulement utile aux nègres, mais il leur est indispensable. De ses feuilles desséchées, ils font une poudre qu’ils appellent “lalo”, qu’ils mêlent avec le kouskous. Ils se purgent avec ses racines ; ils boivent l’infusion chaude de son écorce pour se guérir des affections de poitrine. Le fruit, appelé ” pain de singe “, sert à cailler le lait et se mêle à la nourriture qu’ils appellent le “lack” ou “sanglé”. (…) cet arbre sert quelquefois de demeure aux Sérère Ils pratiquent tout simplement une ouverture dans sa circonférence pour servir de porte; ils ôtent l’espèce de moelle qui remplit l’intérieur du tronc. Ainsi vidé, l’arbre n’en subsiste pas moins. Ils y mettent du feu pour sécher l’aubier, et dans peu de temps, l’écorce, au lieu de s’arrêter en bourrelet, croît, s’étend et finit par recouvrir tout l’intérieur …”
In Esquisses sénégalaises 1853).

Avant d’arriver à Joal, l’abbé visita un baobab d’une grosseur extraordinaire d’environ 26 mètres de tour.
Il y avait deux pièces qui servaient de case et de magasin à un nommé Amar Ngoné.

Aujourd’hui, la visite du grand baobab situé à 15 km de Joal, “le plus grand du Sénégal”, nous apprend que le tronc de l’arbre s’ouvre et se referme naturellement, le temps de se voir confier la dépouille d’un griot ou autre personnage d’exception sur le plan social.
Le baobab pharmacien, cosmogonique, totem. Africain, il est essence de lumière, mais son branchage est cagneux et angoissé, son tronc est monstrueux et stigmatisé.
Sénégalais, le baobab inspire poésies, légendes, rites et dévotion.

Pratiquement pas utilisé pour la construction et la menuiserie, sauf peut-être, faute de mieux et à sa mort, pour les pirogues à cause de sa légèreté, son écorce sert à la fabrication des cordes et des fils à tisser avec la partie interne de son écorce.
Son bois est aussi matière première pour le papier d’emballage et, plus noble, convient pour la fabrication de certains instruments de musique. Ressources et abri, l’arbre intègre sa magie à la vie et à la mort des hommes.

Le fruit du baobab bio, pain de singe sur l'arbre avant la récolte

Le fruit du baobab bio, pain de singe sur l’arbre avant la récolte

Pharmacopée

Selon Jean-Pierre Denis et Abdoulaye Camara (Gesproc) toutes les parties de l’arbre constituent des médicaments.
Les feuilles sont notamment utilisées comme antidiarrhéique, fébrifuge, anti-inflammatoire et antifilarien.
La poudre de feuilles desséchées est antianémique, antirachitique, tonique, émollient, anti-dysentérique, antiasthmatique et antirhumatismal.
La pulpe peut combattre la diarrhée, la dysenterie, la variole et la rougeole.
L’écorce est fébrifuge et anti-inflammatoire pour le tube digestif. La fibre du fruit (en décoction) est emménagogue et antidiarrhéique.

Garde-manger

Riche en calcium, en fer, en protéines et en lipides, les feuilles sont consommées en bouillies ou, séchées (lalo ou alo), mélangées à des céréales ou des sauces.
Les graines contiennent de l’huile alimentaire et peuvent être consommées grillées. Riches en phosphate, elles entrent dans la fabrication de savons et d’engrais.
La pulpe du fruit (pain de singe) peut être mangée crue mais est utilisée en bouillie pour confectionner des boissons pour les enfants ; mélangé avec de l’eau, ce breuvage s’apparente au lait de coco avec un goût de citron vert.
La coque du fruit est utilisée comme récipient. Lorsqu’elles ne sont pas mangées cuites, les racines des jeunes plants se dégustent comme des asperges.

Architecture sociale

S’il n’est pas utilisé comme sépulture pour des griots, d’habitation ou de cabane pour ranger les outils et instruments qui ne servent que ponctuellement, le baobab sert d’exutoire ou de confident : en appuyant les deux mains sur son tronc, l’homme fait vœu de sacrifice contre sa malédiction.

Point de repère pour les voyageurs, point de rassemblement pour les villageois en palabre, quand il ne sert pas à l’homme, l’arbre offre l’hospitalité aux animaux de la savane : lézards, margouillats, serpents, oiseaux, mammifères, …

L’absence de jeunes pousses à ses côtés renforce l’image de solitude et de force qu’il inspire.
L’absence de plainte durant sa longue vie au service de l’Afrique force le respect, provoque l’imaginaire et inspire de la compassion : ainsi, quand Albert Londres (in Terre d’Ebène – 1928) décrit le baobab, c’est l’Afrique souffrante qu’il décrit :

” … géant désespéré, il est manchot et tortu. Il tend ses moignons face au ciel, comme pour en appeler au Créateur de la méchanceté des bourreaux qui l’ont crucifié. On sent qu’il pousserait des cris déchirants s’il avait la parole et qu’il ferait des gestes de détresse si la nature lui avait donné le don du mouvement … ”

Pour Senghor aussi, les bras des baobabs se tordent d’angoisse.
Enfin, le Créateur l’aurait planté à l’envers, las de l’entendre se plaindre !
Dans un bulletin du comité d’études historiques et scientifiques de l’AOF publié en 1926, l’administrateur des colonies Michel Perron rapporte que le village de Toumbou-bâ tient sa notoriété des vertus de son baobab.

” … C’est lui (le baobab) qui détient le véritable droit d’asile. Ce n’est que dans le creux de son tronc et sous ses branches que personne ne peut plus être insulté ni frappé.
En dehors de toute superstition et légende, ce baobab est de forme très curieuse, même pour ceux qui en ont déjà vu quelques milliers d’autres.
Il se compose, en réalité, de deux gros baobabs jumelés par la partie arrière, subsistant d’un autre baobab qui devait être, celui-là, de circonférence formidable, et qui a dû, au cours des âges, se creuser intérieurement sous l’action de l’humidité et de la pluie jusqu’à pourrir aux trois-quarts.
Sur cette partie arrière, vestige du tronc de l’ancêtre, est poussé un troisième baobab, plus jeune et moins développé encore que les deux premiers.
Enfin un fromager a également poussé sur les racines extérieures du groupe, accolé au tronc du baobab de gauche.
Sur le faîte de cet ensemble gigantesque, c’est un enchevêtrement de branches inextricable. A terre, c’est un autre enchevêtrement de racines noueuses et serpentantes. Entre les deux grands baobabs actuels et dans la partie restante du colosse défunt, s’est creusée une niche naturelle semblable à celle d’une statue de saint dans une de nos chapelles. Un petit autel de pierre est placé dans cette niche.
Voici la légende du baobab racontée par les habitants de Tombou-bâ : ce baobab est venu ici, transporté dans les airs d’un village nommé Balou qui existait autrefois sur la rive orientale du fleuve. Les ancêtres des habitants actuels reçurent l’ordre de suivre le baobab jusqu’à l’endroit où il s’arrêterait. Mamadou Monécata était alors le chef de clan. On ne peut pas dire à quelle époque cela se passe. Un second baobab de Balou partit aussi dans les airs à la suite de celui-ci. Il retomba au village actuel de Faraba (à 200 kilomètres environ). Mais il ne se développa pas outre mesure et n’a pas acquis de pouvoir bien grand. Une partie des émigrés de Balou demeura à l’endroit de la chute et fonda Faraba. C’est pourquoi il y a aussi des Monécata à Faraba, parents de ceux de Toumbou-bâ.
Mamadou Monécata s’arrêta avec ses gens à Toumbou-bâ où tomba et reprit racines le vrai baobab sacré. Il fonda ce village. A sa mort, on l’enterra sous l’arbre. On connaît l’endroit du tombeau, bien que l’on ignore la date d’existence de ce grand aïeul.
Des abeilles avaient suivi, dans le tronc du baobab, mais à sa chute, elles sont parties vivre dans les rochers du marigot voisin. Il n’y a que les gens de Toumbou-bâ qui peuvent prendre ce miel.
Celui qui égratigne l’écorce du baobab meurt dans l’année. Toute écorchure à l’écorce fait sortir du sang. Si l’on casse certains fruits (pains de singe), on y trouve des cheveux humains. Autrefois, quelqu’un voulut monter à l’arbre et y planta des échelons : il mourut sur le coup. On voit encore des traces de cet essai d’ascencion. Une grosse branche cassée, tombée à terre et entièrement desséchée, donne encore fleurs et fruits, auxquels personne ne touche (il est exact qu’en décembre, elle avait encore des bourgeons).
On ne peut ni frapper ni insulter qui cherche asile sous les branches ou dans les cavités du baobab. Au moment de la circoncision, jusqu’à la fin de l’accomplissement de la fête rituelle, il pleut sur le village et cependant c’est la saison sèche. Durant les tam-tams de circoncision, des serpents sortent du baobab et tournent au milieu du cercle des exécutants.
Les femmes stériles viennent appuyer leurs mains contre l’arbre à l’endroit de la cavité en forme de niche. Elles font vœu de sacrifice au baobab, ou bien de donner son nom à leur enfant. Si elle n’exécutent pas leurs vœux assez vite, les enfants meurent.
Telle est la légende du baobab de Toumbou-bâ.”

L’interprète de l ‘administrateur des colonies qui rapporte cette légende, un Toucouleur du Sénégal et musulman, tint paraît-il à marcher sur le baobab en l’écorchant. Mais les habitants avaient une réponse toute faite : ” les pouvoirs du baobab ne valent pas sur les Blancs ni sur les Musulmans “


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Récemment, un chef qui développe des recettes pour des géants de l’alimentation tels que Kraft et General Mills était abasourdi après avoir analysé une poudre de couleur crème qui lui avait été fournie par le Centre pour le Commerce en Afrique de l’Ouest de l’USAID.

« C’est peut-être le produit naturel le plus extraordinaire sur le plan nutritionnel que je n’aie jamais vu. » a-t-il affirmé.

LE BAOBAB, UN ARBRE ÉTONNANT ET NOURRISSANT

LE BAOBAB, UN ARBRE ÉTONNANT ET NOURRISSANT

Il avait découvert le baobab qui est appelé à juste titre un super fruit.

Le baobab qui a cinq fois plus d’antioxydants que la grenade et sept fois plus de fibres que les principaux super fruits tels que l’acaï et la baie de goji, a commencé à faire bonne impression aux marques qui recherchent des ingrédients fonctionnels, sains et délicieux.
Les possibilités se déclinent à l’infini. Un chocolatier artisanal a mentionné des résultats intéressants.

« Nous utilisons le fruit du baobab dans une truffe que nous appelons Le Petit Prince, » a indiqué Leslie Berliant, fondateur de Le Marais Chocolat, une entreprise bio/commerce équitable, basée en CA, spécialisée, dans la fabrication de truffes au chocolat. La truffe a été un succès.
« Je voulais utiliser le baobab en raison de son folklore et de ses propriétés nutritives » a-t-elle ajouté. « Mais en fin de compte la saveur est ce qui importe le plus à nos clients, c’est ce qui m’a convaincu. »

Le fruit du baobab a une saveur douce et acidulée que l’on peut comparer à celle d’un sorbet à la pamplemousse.

« Une fois que vous le goûtez, il parle de lui-même » a affirmé Dave Goldman, fondateur de Atacora Essential, un fabricant de produits à base de baobab au Bénin qui a récemment tissé des liens avec plusieurs marques de produits alimentaires naturels intéressées lors du Natural Products Expo.

Cette année, 15 entreprises africaines de fabrication de produits alimentaires spécialisées exposeront leurs produits lors du plus grand salon de l’alimentation et de la boisson en Amérique du Nord. Pour ce qui est de la commercialisation des produits de qualité, le succès repose sur l’emplacement et le moment choisi. Le Fancy Food Show qui se déroule du 16 au 19 juin vous propose les deux –et crée des grandes opportunités pour les fabricants de produits alimentaires africains de tisser des liens avec les plus importants acheteurs au monde.

Alors que le ralentissement économique a nui au secteur de la restauration, les consommateurs continuent d’apprécier la cuisine de luxe, de qualité. Selon le rapport de Mintel sur l’état du secteur des produits alimentaires spécialisés, les ventes de produits alimentaires spécialisés dans les magasins de détail y compris les supermarchés traditionnels et de produits naturels et spécialisés ont augmenté de 12% au cours de la période allant de 2008 à 2012, passant à près de 56 milliards de dollars.

Les consommateurs font preuve d’originalité – ils cherchent à reproduire l’expérience gastronomique au restaurant chez eux. Ils s’inspirent des émissions télévisées telles que le Food Network et Travel Channel pour aller au-delà de la fine cuisine et expérimenter une nouvelle cuisine, ethnique. Cela permet d’expliquer pourquoi un sondage auprès des importateurs a révélé que la majorité d’entre eux ont signalé des ventes de plus de 20% au cours des 3 dernières années.

Ces émissions de cuisine ont renforcé l’intérêt pour les produits ethniques mais ont également permis d’augmenter la demande d’aliments sains, issus de l’agriculture durable. Au cours des dernières années, les noix, les graines, les fruits séchés et les mélanges montagnards ont connu une croissance de 31% – le segment qui croît le plus rapidement après celui du yaourt. Cette tendance est très prometteuse pour les efforts fournis par les exportateurs ouest africains pour pénétrer le marché américain : les fruits séchés, les noix, les graines et les céréales naturels et issus de l’agriculture biologique constituent la majorité des produits alimentaires spécialisés africains.

Quels sont donc les nouveaux produits qui se vendent bien que les acheteurs peuvent attendre de l’Afrique de l’Ouest cette année ? Outre les confitures de fruits exotiques, les sauces et les épices qui permettent de mettre du piquant aux aliments de base classiques – le baobab suscite un intérêt croissant. Si vous êtes américain, vous avez probablement seulement entendu parler de cet arbre si vous avez lu le Little Prince (le petit prince), toutefois cela fait des centenaires que les Africains le consomment. Si les consommateurs occidentaux avaient été au courant de son existence, il aurait été sur le marché il y a longtemps.

Le baobab est également reconnu comme étant un ingrédient efficace et naturel pour le contrôle du poids (un des segments du secteur des produits alimentaires spécialisés qui affichent la plus forte croissance).

Vendu pour son effet bénéfique sur la santé, les entreprises veulent savoir quel goût il a. Il y a environ un mois, le Centre pour le Commerce de l’USAID a mené une série de dégustations auprès de consommateurs soucieux de leur santé. Ils ont comparé le goût de la poudre du fruit de baobab à celui de la poudre d’acaï, de goji, de racine de Maca et de grenade (vendue par Navitas Naturals pour 40$/sac de 8 oz). Les résultats étaient clairs et convaincants : la majorité des consommateurs ont placé le baobab au premier rang.

Lorsque l’on examine la progression d’autres super fruits dans le courant dominant, le Baobab se trouve là où était l’acaï il y a environ 10 ans. Toutefois avec un peu plus de commercialisation, le baobab pourrait entrer dans le courant dominant d’ici quelques années. Entretemps, si vous voulez profiter de ces fibres naturelles, vitamines et antioxydants au goût d’un sorbet à la pamplemousse, commencez à demander à vos marques préférées de les ajouter à leurs lignes.


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Un magnifique baobab de la région de Thiès au Sénégal

Le baobab a une grande importance culturelle dans les pays où on le trouve. Il est le symbole de la République du Congo. Il est utilisé au Sénégal sur de nombreux documents administratifs. Au Sénégal, au Congo, au Burkina et dans des nombreux pays africain, on retrouve l’effigie du baobab sur les timbres.

Dans les zones arides et au temps de civilisations plus anciennes les nomades utilisaient les baobabs aux troncs creux pour en faire des réservoirs d’eau pour leur bétail pour affronter la saison sèche. Certain tronc de baobab peuvent ainsi contenir jusqu’à plusieurs millier de litres d’eau. L’eau peut ainsi se conserver toute l’année si le tronc à été bien refermé à l’aide d’une chape d’argile. En cas de grande sécheresse, le bois, tendre et spongieux, est mâché par les hommes et les animaux pour apaiser la soif.

Dans toute l’Afrique les troncs de baobab à l’envergure suffisamment large et au cœur évidé fournissent divers abris ; maison, abri bus, salle de réunion, magasin de stockage, bistrot,…

En Afrique de l’Ouest, notamment au Sénégal et au Zimbabwe, les vieux baobabs creux ont été utilisés comme des tombeaux, au Sénégal se sont les griots que l’on inhumait dans les troncs de baobab.

Son ombre bienveillante est aussi un lieu de rendez vous, de palabres, on y discute des affaires du village sous la fraîcheur de ses branches, accompagné d’un bon attaya.

Au Nigeria certains baobab sont des centres de culte ou l’on invoque les esprits de la fertilité, dans le Saloum un autre est sacré parce qu’une source d’eau potable a vu le jour sous ses racines.

De par son espérance de vie, son allure des plus originales, des bienfaits que l’on retire de chaque partie de l’arbre, des hôtes un peu mystiques qu’il peut héberger, le baobab est un arbre sacré et détient un certain pouvoir spirituel au sein de la collectivité.

On n’abat que très rarement un baobab, personne ne souhaite vexer les esprits mais par contre le baobab reste une espèce fragile malgré sa présence si imposante, les jeunes pousses sont la victime du pâturage intempestif et des feux de brousse et beaucoup d’arbres sont défiguré à cause de la récolte de ses feuilles pour nourrir le bétail en saison sèche. Ces pratiques tendent à changer depuis que les populations ont découvert que le baobab, en plus de leur apporter aliment et médicament, pouvait aussi être une source de revenu en exportant ses fruits et son huile à travers le monde.


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2011 pourrait finalement être l’année du baobab, selon l’association Phytotrade, à l’origine du développement du marché de la pulpe de fruit au sein de l’UE.

En effet, en dépit des qualités nutritionnelles reconnues de la pulpe de fruit de baobab, les grands fabricants de produits alimentaires ont été prudents en 2009 et la Recherche et Développement sur les dérivés alimentaires possibles a été limité. Il se pose aussi le problème de la mise en place de réseaux de distribution efficaces afin de même faire connaître ce superfruit.

Baomix

En 2010, sur l’UE, 28 produits alimentaires et boissons à base de pulpe de fruit de baobab ont été lancés dont 19 en France, 6 en Allemagne, et 1 en Finlande, aux Pays-Bas et en Suède.

En Afrique du Sud, des yaourts à base de pulpe ont fait leur apparition et au Japon, on a  même vu le lancement d’un Pepsi baobab.


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ASPECTS NUTRITIONNELS ET ÉCONOMIQUE DU BAOBAB

Baobab, arbre africain a caudex du genre Adansonia

Baobab, arbre africain a caudex du genre Adansonia

Le Baobab est un arbre qui s’avère très utile pour l’homme :

Ses feuilles sont transformées en poudre dont l’intérêt peut être alimentaire ou cosmétique.

Les graines se consomment grillées en substitut du café, réduites en poudre comme farine ou alors pressées, on en obtient une huile d’une grande qualité, riches en phosphate, elles sont aussi utilisées pour la fabrication de savon et d’engrais.

Son écorce offre des fibres très solides pour confectionner des cordes.

Les jeunes pousses et les racines des jeunes plants sont consommées comme des asperges.

La pulpe des fruits frais ou séchée, riche en oligoéléments et vitamines) est utilisée pour la confection de boissons. Il faut dire que la pulpe du fruit de cet arbre africain renferme trois fois plus de calcium (380 mg/100g) que le lait ainsi que 300 mg de vitamine C pour 100g (contre 50 mg pour les oranges). Sa capacité antioxydant flirte avec celle du jus de raisin. Elle contient quatre fois plus d’énergie que la banane : 387 kcal pour 100g (contre 87 kcal). Au Sénégal, la poudre de feuilles de baobab séchées ou « laalo », riches en calcium et en fer, est incorporée aux céréales ou aux sauces, notamment lors de la préparation du couscous de mil. A Dakar, la glace au « pain de singe », le nom donné à la pulpe blanchâtre entourant les graines du fruit de baobab, fait fureur. Conditionnée en poudre, la pulpe est utilisée comme arôme dans les pâtisseries, comme complément alimentaire pour les femmes enceintes et comme médicament anti fièvre.

Enfin, dans certaines parties d’Afrique, la pulpe de baobab est brûlée pour fumiger les insectes qui parasitent le bétail domestique. Les écorces servent à la fabrication de corde d’instrument de musique, cordages, liens, filets, nattes, teinture rouge. Ce nouveau commerce pourrait créer plusieurs milliers de nouveaux emplois. Toutes ces ponctions peuvent être effectuées sans jamais nuire à l’espérance de vie de l’arbre. Bien que l’activité pastorale peut amener des problèmes car les troupeaux mangent les jeunes plants et se nourrissent des feuilles quand la saison des pluies se fait trop attendre.

Mais ce problème est en phase d’être résolu depuis que les populations ont compris l’intérêt économique du baobab. Le baobab a aussi été préservé de la déforestation massive que subi la zone soudano sahélienne, c’est du en partie à son bois spongieux qui ne brûle pas et qui ne flotte pas. Mais il doit aussi sa protection à l’aura sacrée qui l’entoure. Depuis peu une technique de greffage a été mise au point au Mali qui permet la production de fruit dès la troisième année.


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Le baobab, un arbre d'une incomparable richesse, fruits, racines, écorces et feuilles (Adansonia digitata L)

Le baobab, un arbre d’une incomparable richesse, fruits, racines, écorces et feuilles (Adansonia digitata L)

Synonymes : arbre à palabre, arbre bouteille, pain de singe, arbre magique, arbre pharmacien, arbre de vie.

Son nom viendrait de l’arabe « bu hibab » : fruit à nombreuses graines.

Nom botanique : Adansonia digitata L,
Famille : Bombacées
Autres langues : bambara : sira, sito ; peul : bobbe, boki, boy, boré ; sérer : bak ; malinké : seda, sira keda ; wolof : gouye (arbre), bouye (fruit), lalo (feuilles), gif (graines).
Le baobab vit en Afrique tropicale sèche, du Sénégal au Soudan, Afrique orientale, de l’Ethiopie au Mozambique et au Natal.

 

Histoire
Ce majestueux symbole de l’Afrique, qui semble unir la terre avec le ciel, offre à l’homme nourriture et remèdes pour différentes maladies. Il anime le paysage avec sa forme étrange et à la fois extraordinaire : un énorme tronc conique dont les branches ressemblent des racines levées vers le ciel, ce qui accrédite la croyance que l’arbre tire grâce à elles sa force du ciel. Il est le symbole du Sénégal. D’habitude ce vieux géant de notre planète vit solitaire et peut facilement atteindre 20 mètres de haut et 12 mètres de diamètre. Il est surtout renommé pour sa longévité estimée de 1000 à 2000 ans et pour la largeur de leur tronc, laquelle peut atteindre jusqu’à 9 mètres de diamètre. Le plus vieux et le plus célèbre se trouve à Shiramba le long du Zambèze, âgé de 2000 ans.
Dans plusieurs pays africains, le baobab ou « arbre à palabre » est un arbre sacré qui a une forte symbolique sociale. Dans des régions du Soudan, cette espèce protégée est souvent plantée et sa présence est liée à l’occupation humaine. En brousse, elle signale notamment les villages disparus. Certains rapportent que seuls les « érudits »  pourraient y grimper pour cueillir les fruits et les feuilles. Le baobab ne peut pas être abattu par l’homme mais seulement par les évènements naturels. Dans l’ancienne Egypte on aurait pu connaître ses fruits, puisqu’on a aurait retrouvé des inscriptions à coté d’Aswan, dans la tombe d’un chef appelé Harkhuf (2 500 av. JC) qui décrivent la présence du fruit du baobab près du Nil. Son fruit aurait pu être utilisé contre la fièvre. Il figure dans les récits de voyage d’Ibn Batuta (1352)au Mali, puis en en 1445 par des navigateurs portugais. En 1749, lors de son séjour à Saint-Louis du Sénégal et au Cap Vert, le botaniste français Michel Adanson en fit la description et en rapporta et lui redonna le nom de baobab, remplacé jusqu’alors par le nom de calebassier.
Il est raconté que Dieu planta l’arbre à l’envers : le baobab fut le premier arbre planté dans le bassin du Congo mais il se plaignit d’une humidité excessive et ainsi Dieu le transporta sur « la Montagne de la Lune », Ruwenzori, mais il fut encore mécontent. Alors, Dieu énervé par ses plaintes constantes, l’arracha, le déplaça dans une région sèche de l’Afrique et le replanta à l’envers. On raconte en Afrique du Sud que le « Grand Esprit » donna les arbres au premier homme mais aussi à chaque animal ; la hyène fut la dernière alors que seul le baobab restait ; furieuse, elle le planta à l’envers.

Le baobab, un arbre d’une incomparable richesse

Le baobab

Fruits du Baobab

Fruits sur l’arbre de Baobab

La pulpe du fruit contient des quantités importantes de vitamines essentielles telles que de la vitamine C, des vitamines B1 et B2, indispensables à un développement optimal de l’organisme et le maintien de l’intégrité cellulaire des nerfs, de la peau et des épithéliums oculaires, et de la vitamine PP ou B3 importante dans la régulation du métabolisme cellulaire. La pulpe est aussi riche en minéraux (calcium, phosphore, potassium) et acides gras essentiels (acide alpha linoléique). Le goût acidulé de la pulpe est du aux acides organiques tels que l’acide citrique, acide tartrique, acide malique et succinique. Grâce aux caractéristiques à ses valeurs nutritionnelles la pulpe du fruit immergée dans l’eau permet de préparer un boisson rafraîchissante et nourrissante.

La pulpe du fruit du Baobab possède des fibres solubles et non solubles. Les fibres non solubles augmentent le bol digestif et améliorent le transit digestif (tanins, mucilage). Les fibres solubles possèderaient des effets stimulants sur la croissance des probiotiques (« bonnes » bactéries du tube digestif).
La pulpe contient enfin des stérols et triterpènes qui ont une action anti-inflammatoire.
La graine, contient des acides gras principalement, de l’acide oléique (30 à 42%), de l’acide linoléique (20 à 35%), de l’acide palmitique (18 à 30%).
La feuille riche en calcium et fer, contient aussi du phosphore, du potassium, du magnésium, du manganèse du phosphore et du zinc. Elle est aussi composée d’acides aminés, de provitamine A et de vitamine C.
Partout en Afrique les différentes parties de la plante du Baobab sont exploitées au point de vue thérapeutique et nutritionnel et des nombreux remèdes issus du baobab sont cités dans la pharmacopée traditionnelle africaine.

Utilisation en médecine traditionnelle.
Les racines
En Sierra Léon on utilise une décoction ajoutée aux aliments comme stimulant de l’activité sexuelle.
La poudre de la racine sèche préparée comme crème est utilisée comme tonique chez les malades atteints de paludisme.
En Zambie l’infusion de racines est ajoutée au bain des enfants pour que leur peau soit lisse et souple.
La sève sert contre les caries dentaires.

Les écorces

Ecorce de Baobab

 

En médecine traditionnelle elles sont utilisées pour certains problèmes digestifs (richesse en mucilages), comme fébrifuge.
Les tisanes, faites à partir d’écorce ayant bouilli pendant une journée, sont prescrites pour le traitement de la fièvre.
L’écorce contient une sorte de gomme blanche semi-fluide indiquée pour le traitement des plaies.
Les feuilles séchées en poudre sont indiquées comme antianémique, antirachitique, tonique, antiasthmatique, antidiarrhéique, diurétique et antiparasitaire. Des analyses faites sur les feuilles jeunes, séchées à l’ombre et pulvérisées révèlent une présence importante de provitamine A. Les feuilles macérées et comprimées peuvent nettoyer les oreilles et les yeux des enfants malades. Elles sont en outre un remède efficace pour l’expulsion du ver de Guinée.
La pulpe est employée comme cicatrisant, comme fébrifuge, analgésique et pour le traitement de la diarrhée infantile. La pulpe est actuellement considérée comme un traitement actif de la diarrhée enfantine. Une analyse effectuée sur 160 enfants âgés de 8 mois a démontré qu’une solution aqueuse de la pulpe du fruit du Baobab a des avantages importants sur la traditionnelle « WHO solution » (World Health Organization), utilisée pour la réhydratation des enfants affectés par la diarrhée.
Les graines sont utilisées comme galactagogues et contrepoison du strophantus.
L’huile extraite des graines est aussi très appréciée pour ses vertus thérapeutiques. Dans une contrée du Nigéria, le dracunculus medinensis, mieux connu comme ver de Guinée est endémique. Une étude a démontré que les malades traités avec l’huile des graines appliquée en usage topique étaient soulagés par rapport à la douleur et que l’expulsion des vers de Guinée et la cicatrisation de la plaie étaient plus rapides.
En massage, elle soulage les douleurs musculaires, traite les petites plaies et certaines affections de la peau telles que l’eczéma et le psoriasis.
Très hydratante, elle nourrit le peaux sèches et prévient l’apparition de rides. Elle a des propriétés émollientes et adoucissantes.
Elle redonnerait aux cheveux secs leur souplesse et leur brillance et renforcerait les ongles cassants. Son application est recommandée aux femmes enceintes pour améliorer l’élasticité de la peau et éviter ainsi les vergetures.

Utilisation alimentaire et culinaire
Les feuilles, surtout jeunes sont populaires comme les épinards. Elles peuvent être utilisées crues, bouillies ou séchées et même en poudre comme condiments dans les soupes et sauces. La pulpe est consommée comme boisson acidulée et sucrée et condiment alimentaire, la coque, réduite en cendres comme succédané du sel et en poudre, comme succédané du tabac. L’huile de la graine de baobab est utilisée à des fins culinaires à l’occasion de fêtes traditionnelles.

Usages domestiques
Le bois ne se coupe pas facilement, car la force de la coupe est absorbée par l’élasticité des cellules. Son charbon n’est pas de bonne qualité. Immergé dans l’eau pendant plusieurs mois, le bois très léger et spongieux se désintègre en laissant à sa place des fibres utilisables pour l’emballage. Les racines peuvent servir de teinture rouge. Les coques des fruits une fois vidées de leur pulpe farineuse sont utilisées comme assiettes, galets pour la pèche et peuvent être aussi travaillées et transformées en colliers. Elles peuvent être utilisées comme combustible dont les cendres riches en potassium peuvent produire des savons. Les fibres de l’écorce sont particulièrement résistantes et ont de nombreux usages, cordages, cordes d’instruments de musiques, chaussures, collets, lignes à pèche, filets, fibres pour tissus, etc.
Le tronc creux a de multiples usages, comme abri, grenier, réservoir d’eau, étable. Il servait jadis de tombe aux griots (Sénégal). Au Zimbabwe la cavité d’un arbre est utilisée comme salle d’attente pour les autobus et peut contenir jusqu’à 30/40 personnes. Il été même utilisé comme prison, église et même comme abri pour des familles nombreuses. Dans certaines régions sèches, on évide le tronc pour y stocker de l’eau. On creuse à l’intérieur du tronc en partant juste au-dessous de l’endroit où le tronc donne naissance aux grosses branches, puis on enlève tout le cœur qui est du bois mort, ne laissant que l’aubier qui est un tissu vivant et l’écorce, creusant jusqu’au bas du tronc. On crée ainsi une cavité qui peut avoir un volume de plusieurs mètres cubes. Quand celle-ci est pleine, on recouvre l’ouverture avec des branches sur lesquelles on place une natte qu’on recouvre de terre. Ainsi cette réserve d’eau, qu’on pourra conserver plusieurs mois, pourra être utiliser en saison sèche.

 

Baobab au Sénégal, saison sèche

Description

Le baobab jeune ressemble à une bouteille élancée avec quelques rameaux plantés sur le « bouchon ». L’arbre adulte a un tronc fort et trapu qui peut être conique, cylindrique, ayant la forme d’une bouteille ou bien être court et gros. Son diamètre atteint 3 à 6 m et sa hauteur 20 à 25 m. Il est très souvent creux, ses branches étant tortueuses, généralement étalées, formant une large couronne. L’écorce est lisse, de couleur grisâtre, parfois rougeâtre ou argentée. Son épaisseur peut atteindre 10 cm. Le tronc est composé de tissus, qui accumulent, telles des éponges, l’eau pendant la saison des pluies et la conservent pour la saison sèche, en devenant ainsi une réserve pour les populations ou pour les animaux qui vivent dans les alentours. Un baobab de grande taille peut contenir jusqu’à 9000 litres d’eau. Les feuilles sont en forme de doigts (digitées) accrochées à l’extrémité des branches ou sur des petits éperons du tronc. Longues de 10 à 15 cm, duveteuses, vert plus foncé et brillantes au dessus. Les baobabs perdent leurs feuilles pendant la saison sèche, mais peuvent les garder en permanence s’ils sont alimentés en eau (zones fraîches ou lieux arrosés). Elles apparaissent un peu avant la saison des pluies et après ou à la fin de la floraison. Les fleurs apparaissent à partir du mois de mai jusqu’au mois d’août. Un gros bourgeon floral sphérique pend à l’extrémité d’un long pédoncule de 10 à 90 cm. Il s’entrouvre, le calice se fend en 5 parties qui se recourbent peu à peu, se retournent entièrement en s’enroulant vers le haut. La fleur s’épanouit 2 heures après le début de l’ouverture du bourgeon floral, les pétales se déplient, se défroissent et l’éclosion complète se fait rapidement, en un quart d’heure environ, les changements de la fleur étant visibles à l’œil nu. Les fleurs sont grandes, blanches, la corolle est composée de 5 pétales tordus, les étamines sont nombreuses (1500 à 200), ne s’épanouissent que la durée d’une nuit pour perdre leur éclat et se faner le lendemain, et tomber avec les autres le soir suivant. La pollinisation, nocturne, est assurée par des chauve-souris nectarifères. Les fruits de 10 à 45 cm de long ont des formes variables selon les espèces, sphériques, ovoïdes, allongées. Il sont formés d’une partie extérieure ligneuse, très résistante, à forme de capsule recouverte d’un duvet jaune vert, et d’une partie intérieure qui représente la pulpe du fruit. La pulpe du fruit mûr est sèche et a un aspect de poudre blanchâtre avec une saveur légèrement acidulée. Cette pulpe contient de nombreuses graines de la taille et de la forme d’un haricot, dures, brun noir avec des incrustations brun-rouge. Les graines, il y en a 2 à 3000 par kg, peuvent rester viables pendant des années. Si on veut les semer (plutôt en février-mars), il est au préalable recommandé de les faire cuire environ 5 à 7 mn ; dans la nature cette levée de dormance se fait dans le tube digestif des gros mammifères. Les coques des fruits une fois vidées de leur pulpe farineuse sont utilisées comme assiettes, galets pour la pèche et peuvent être aussi travaillées et transformées en colliers. Elles peuvent être utilisées comme combustible dont les cendres riches en potassium peuvent produire des savons.

 


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Partout en Afrique les différentes parties de la plante du Baobab sont exploitées au point de vue thérapeutique et nutritionnel et des nombreux remèdes basés sur le baobab sont cités dans la pharmacopée traditionnelle africaine.

UTILISATIONS DU BAOBAB Adansonia digitata DANS LA PHARMACOPEE TRADITIONELLE AFRICAINE
Toutes les parties de l’arbre sont utilisées :

Racines
En Sierra Léon on utilise la racine comme stimulant de l’activité sexuelle. La poudre de la racine sèche préparée comme crème est utilisée comme tonique sur les malades de paludisme. En Zambie l’infusion de racines est utilisée dans le bain pour les enfants pour que la peau soit lisse et souple. Ecorce
Utilisée contre la fièvre (on fait des tisane d’écorce à faire bouillir pendant une journée) à la place de l’écorce de quinquina ; elle est particulièrement appropriée dans les traitements contre le paludisme. L’écorce , riches de mucilages, est utilisée contre les inflammations de l’appareil digestif . Une fois coupée elle produit une colle fluide blanche sans odeur ni saveure, acide et non soluble à utiliser pour nettoyer plaies et ulcères.
Graines et Huile de Baobab
On extrait des graines un’ huile riche d’acides gras essentiels ( oléique, linoléique et linolénique en particulier) à utiliser dans l’alimentation humaine et en cosmétique. Cette huile soulage la douleur provoquée par les brulures et régénère rapidement les tissus épithéliales, en rendant ainsi la peu élastique.
Feuilles
Les feuilles sont riches de vitamine C , acide uronique et d’autres sucres, tanin, tartrate de potassium, …… Les analyses faites sur les feuilles jeunes, séchées à l’ombre et pulvérisées révèlent une présence importante de provitamine A avec des concentrations variables entre 9 mg et 27 mg ( Rétinol Equivalent ) par g de poudre analysée.

Les feuilles macérées et comprimées peuvent nettoyer les oreilles et les yeux des enfants malades avec effet anti-inflammatoire. Dans la médecine traditionnelle les feuilles sont utilisées grâce à leur propriétés expectorantes, fébrifuges, hypotensives, antiasthmatiques et dans le contrôle d’une transpiration excessive.
Les feuilles sont aussi utilisées dans les maladies des voies urinaires, diarrhée, inflammations et piqure d’insectes. Elles sont en outre un remède efficace pour l’expulsion du ver de Guinée Elles peuvent être aussi employées pour usage extérieur grâce à ses propriétés anti-oxydantes et émollientes qui rendent la peau souple et élastique

Pulpe de fruit

Dans la médecine traditionnelle la pulpe est employée comme fébrifuge, analgésique, anti-diarrhée, anti-dysenterie et dans le traitement de la variole et de la rougeole. Grace à ses propriétés lubrifiantes et diluants accompagnées par la présence de pectines et glucides, la pulpe du Baobab a été récemment employée comme base hydrophile de formulations pharmaceutiques de comprimés de paracétamol et théophylline avec action prolongée
La pulpe est considérée un traitement radical de la diarrhée enfantine. La pulpe du fruit du Baobab possède une grande concentration de Vitamine C , variable entre 2500 et 3000 mg/kg. Les arbres analysés pour leur contenu de vitamine C en 1994 au Mali ont reconfirmé leur même valeur aussi en 1997 et 1998.

PROPRIETES NUTRITIONNELLES DE LA PULPE DU FRUIT DU BAOBAB
Dedans 100 g de pulpe du fruit du Baobab il y a 75,6 % de glucides, 2.3 % de protéines et très peu de lipides (0.27%) . Le fruit du baobab est connu pour la haute quantité d’acide ascorbique qu’il contient (VITAMINE C) . 100 g de pulpe peuvent en effet offrir jusqu’à 300 mg de vitamine ; quantité 6 fois supérieure à celle contenue dans une orange.

L’acide ascorbique a un rôle extrêmement important au point de vue nutritionnel et thérapeutique. Déjà connue pour sa capacité de prévenir le scorbut , la vitamine C est de plus en plus utilisée pour ses propriétés anti-oxydantes et pour sa capacité de protection contre les dégâts provoqués par les radicaux libres.

Le fruit contient aussi des quantités importantes d’autres vitamines essentielles telles que la thiamine (vitamine B1) , la riboflavine (vitamine B2) , indispensables pour un développement optimale de l’organisme et pour entretenir l’intégrité cellulaire des nerfs, de la peau et des épithéliums oculaires) et la niacine (vitamine PP ou B3) importante pour régler beaucoup de fonctions métaboliques.

Ce fruit est aussi riche de certains minéraux et acides gras essentiels, en effet 100 g de pulpe contiennent 293 mg de calcium, 231 mg de potassium, 96/118 mg de phosphore et acide alpha linoléique (27 mg d’acide pour chaque g de produit sec).

Le gout acidulé de la pulpe est du aux acides organiques tels que l’acide citrique, acide tartrique, acide malique et succinique
Grace aux caractéristiques nutritionnelles susdites la pulpe du fruit immergée dans l’eau permet de préparer un boisson rafraichissant et nourrissant.

FIBRES ALIMENTAIRES

La pulpe du fruit du Baobab possède des fibre solubles (22.54%) et non solubles (22.04%) dont la quantité peut atteindre 45 g par 100 g de produit.
La fibre alimentaire est désormais connue comme composant essentiel du régime alimentaire puisqu’elle peut influencer la physiologie digestive. Une fréquente consommation de fibre alimentaire, associée à un régime riche de végétaux, céréales et fruits peut réduire le risque de néoplasie de l’appareil digestif en particulier du cancer colon / rectal.
Les niveaux de consommation des fibres alimentaires en Italie atteignent la moyenne de 21 g/jour ( dont 1/3 solubles) avec des variations de 18 g jour dans les régions du Nord à 22 g/jour dans le centre sud. La quantité idéale de consommation de fibre alimentaire n’a pas encore été définie, tout en étant désormais accepté que la fibre doit faire partie de la composition d’un régime sain et équilibré.
Une alimentation riche en fibres a déjà été mise en relation avec la diminution du risque de certaines disfonctions telles que la constipation et l’excès de poids.
Les fibres non solubles ne sont pas assimilées par les intestins et elles augmentent le transit intestinal puisqu’ elles augmentent la quantité de selles ; elle sont essentiellement utilisées pour combattre la constipation et donner un sens de rassasiement (dont on peut profiter dans les régimes hypocaloriques).
La quantité élevée de fibres dans la pulpe du fruit du baobab semble aussi montrer des capacités intéressantes stimuler la croissance de cultures de bactères appartenant à la microflore intestinale.
Les études effectués sur les fibres solubles de la pulpe du fruit du baobab nous permettent de faire des hypothèses sur leur emploi comme prebiotique, c’est à dire ingrédient alimentaire non assimilable qui peut stimuler la croissance et/ou l’activité métabolique d’un nombre limité de groupe microbiques (très important pour l’entretien de nombreuses fonctions de l’organisme humain).

Différentes analyses effectuées ont demontré que la partie hydrosoluble de la pulpe du fruit possède des effets stimulants dans la croissance des lactobactères et bifidobactères tels que : Bifidobacterium bifidum A3,
Bifidobacterium longum type,
Bifidobacterium infantis type,
Bifidobacterium bifidum B16

L’activité prebiotique fonctionnelle des bactères provoque :

• amélioration de l’équilibre de la microflore intestinale
amélioration dans la digestion du lactose

• prévention des dysenteries

• activité immunostimulante

PROPRIETES NUTRICEUTIQUES ACTIVITE ANTI-OXYDANTE
Des études récents ont mis en évidence l’importante activité anti-oxydante (hydrosoluble et liposoluble) de la plante complète (pulpe, feuille, fibres) , ce qui permet de prévenir et combattre la formation des radicaux libres

PROPRIETES ANTI-INFLAMMATOIRES , ANALGESIQUES ET ANTIPIRETIQUES
Différents essais ont été effectués pour analyser l’activité biologique de l’extrait aqueux lyophilisé de la pulpe du fruit du Baobab. On a donc pu mettre en évidence que des dosages entre 400 et 800 mg /Kg comportent un fort effet anti-inflammatoire et peuvent réduire une inflammation de l’articulation, avec formaline. Cet effet est comparable à celui produit par une dose de 15mg/kg de phenilbutazone.

Les effets ci dessus cités se doivent à la présence de stéroles et trytherpenes dans l’extrait aqueux. Le test conduit sur les rats a qui on a donné 800mg/kg d’extrait a démontrée l’apparition d’une activité analgésique et antipyrétique comparable à l’utilisation de 540 mg/kg d’acide acétylsalicylique par voie orale.
Ces résultats justifient le large emploi de cette plante dans la médecine traditionnelle comme anti-pyrétique et contre la fièvre.PROPRIETE ANTI-DIARRHEE

L’alimentation caractéristique des populations indigènes africaines (en particulier chez les enfants), est surtout basée sur un régime végétale et farineux, pauvre en lait, hypocalorique et hypoprotéique, qui peut facilement provoquer le rachitisme et des dysfonctions organiques telle que la diarrhée ou la dysenterie.
La pulpe du fruit du Baobab est efficace contre la diarrhée. En effet si elle est utilisée convenablement elle peut combattre efficacement cette maladie qui est très fréquente dans les pays africains. Une analyse effectuée sur 160 enfants âgés de 8 mois a démontré qu’une dispersion aqueuse de la pulpe du fruit du Baobab a des avantages importants par rapport à la traditionnelle ‘ WHO SOLUTION ‘ (World Health Organization ), utilisée pour la réhydratation des enfants affectés par la diarrhée.

Les composants essentiels pour cette activité semblent être les tanins ( astreignants), les mucilages (inhibent), cellulose, acide citrique et d’autres typiques de la pulpe du fruit.

Un’ autre façon pour l’emploi de la pulpe du fruit dans le traitements de la diarrhée et de la dysenterie est la préparation de tisanes ou de suspensions dans le lait, toujours par voie orale

ACTIVITE ANTIPARASITAIRE

Dans l’état du Bauchi, au Nigéria, le dracunculus medinensis, mieux connu comme ver de Guinée est hyperendemique.
L’étude effectué dans le domaine de la médecine humaine a démontré que les malades traités avec Adansonia Digitata appliquée par usage topique étaient soulagés par rapport à la douleur et à l’expulsion des vers de Guinée et la cicatrisation de la plaie résultait plus rapide.

ACTIVITE ANTIMICOTIQUE, ANTIVIRALE ET ANTIMICROBIQUE

Un étude effectué sur l’activité antimicotique de certains extraits de plantes médicales a mis en évidence que l’extrait metardique de Adansonia Digitata présente une activité antimicotique contre Microsporum canis, Epidemophiton floccosum et Tricophiton rubrum.
Cet extrait est aussi une source riche de substances antivirales ( Herpes Simple 1 & 2 , Vescicular stomatitis et Poliovirus) et antimicrobiques ( Steptococcus pyugenes, Staphylococcus aurens, Psseudomonas aeruginosa, Esherichia coli, Klebsiells penumoniae, Bacillus cereus et Candida albicans). Conclusions

D’après les propriétés susdites on peut donc bien s’imaginer les nombreuses potentialités de cette plante. Au point de vue nutritionnel la pulpe peut représenter un complément valable dans l’alimentation comme support énergétique ( les glucides en particulier ) , vitaminique (vitamine C et provitamine A ) et elle contient une quantité importante de fibres solubles non solubles et de minéraux.
Les feuilles sont une source unique de sels minéraux parmi lesquels calcium, phosphore et fer, aminoacides et provitamine A .
En ce qui se refère à l’aspect pharmacologique de la plante , ils existent des aspects très intéressants qui nécessitent d’ultérieures expérimentations sur l’homme pour pouvoir confirmer les propriétés indiquées par la médecine traditionnelle.
Les produits du Baobab ne prétendent pas être des remèdes universels mais selon les recherches faites jusqu’à présent et leur usage millénaire, ils peuvent contribuer sensiblement à rééquilibrer les fonctions principales de l’organisme et de la peau en restituant bien être et énergie.
Seulement 5 g / jour de pulpe sont suffisants pour maintenir l’état de bien être de l’organisme : la résistance à certains virus augmente ( herpes et grippe) , régularise les fonctions intestinales, la glycémie et les valeur du cholestérol hématique , donne vigueur, énergie et résistance, rééquilibre l’humeur , soulage les douleurs menstruels ; c’est un antianémique et combat la fièvre ( anti-inflammatoire ) .
Ses propriétés sont aussi applicables pour le bien être de la peau pour combattre les effets du vieillissement cutané précoce grâce a ses vertus anti-oxydantes , émollientes et lissantes.
C’est quand même fascinant de découvrir qu’une des plantes les plus anciennes et puissantes du monde puisse offrir tellement de bénéfices à nous, les petits hommes, dans le respect de la plante et de son écosystème.

ZONE —A—- CANADA

ZONE —B— AUSTRALIA, CAMBODIA, EAST TIMOR, FRENCH GUIANA, GUADELOUPE, HONG KONG, INDONESIA, JAPAN, THAILAND, TAIWAN, SOUTH KOREA, SINGAPORE, REUNION ISLAND, PHILIPPINES, NEW ZEALAND, MEXICO, MARTINIQUE, MALAYSIA, MACAU, LAOS, VIETNAM

ZONE —C— ALGERIA , BAHRAIN, BANGLADESH, BHUTAN, BRUNEI, EGYPT, INDIA, IRAQ REPUBLIC, ISRAEL, JORDAN, KUWAIT, U.A.E., TUNISIA, SYRIA, SRI LANKA, SAUDI ARABIA, QATAR, PALESTINE AUTHORITY, PAKISTAN, OMAN, NEPAL, MYANMAR, MOROCCO, LIBYA, LEBANON, YEMEN

ZONE —D— ANGUILLA, ANTIGUA, ARGENTINA, ARUBA, BAHAMAS, BARBADOS, BELIZE, BERMUDA, BOLIVIA, BRAZIL, BRITISH VIRGIN IS, CAYMAN ISLANDS, CHILE, COLOMBIA, COSTA RICA, DOMINICA, DOMINICAN REPUBLIC, ECUADOR, EL SALVADOR, GRENADA, GUATEMALA, GUYANA, HAITI, HONDURAS, JAMAICA, FAJ, BQN, ARE, TURKS & CAICOS I, TRINIDAD & TOBAG, SURINAME, ST KITTS & NEVIS, SOUTH AFRICA, PERU, PARAGUAY, PANAMA, NL. ANTILLES, NICARAGUA, MONTSERRAT, NRR, PSE, SIG, SJU, URUGUAY, VENEZUELA, VIRGIN ISLANDS

ZONE —E— AFGHANISTAN, AMERICAN SAMOA, ANGOLA, ARMENIA, AZERBAIJAN, BENIN, BOTSWANA, BURKINA FASO, BURUNDI, CAMEROON, CAPE VERDE, CENT AFR REP, CHAD, CONGO, COOK ISLANDS, DEMOCRATIC REPUBLIC OF C, DJIBOUTI, EQUATORIAL GUINEA, ERITREA, ETHIOPIA, FIJI, FRENCH POLYNESIA, GABON, GAMBIA, GEORGIA, GHANA, GUAM, GUINEA, GUINEA BISSAU, IVORY COAST, KAZAKHSTAN, KENYA, KIRIBATI, KYRGYZSTAN, TUVALU, TURKMENISTAN, TONGA, TOGO, TANZANIA, SWAZILAND, SUDAN, SOMALIA, SOLOMON ISLANDS, SIERRA LEONE, SEYCHELLES, SENEGAL, SAMOA, SAIPAN, RWANDA, PAPUA NEW GUINEA, PALAU, NIUE, NIGERIA, NIGER, NEW CALEDONIA, NAURU, NAMIBIA, MOZAMBIQUE, MONGOLIA, MICRONESIA, MAURITIUS, MAURITANIA, MARSHALL ISLANDS, MALI, MALDIVES, MALAWI, MADAGASCAR, LIBERIA, LESOTHO, UGANDA, UZBEKISTAN, VANUATU, WALLIS & FUTUNA, ZAIRE, ZAMBIA, ZIMBABWE

ZONE —F— CHINA

ZONE —G— ST. VINCENT, ST. LUCIA

ZONE —R— BELGIU, LUXEMBOURG, MONACO, NETHERLANDS, UNITED KINGDOM

ZONE —S— ANDORRA, AUSTRIA, DENMARK, FAROE ISLANDS, FINLAND, GERMANY, GREECE, GREENLAND, IRELAND, ITALY, PORTUGAL, SPAIN, SWEDEN, VATICAN CITY

ZONE —T— BULGARIA, CYPRUS, CZECH REPUBLIC, ESTONIA, HUNGARY, LATVIA, LITHUANIA, MALTA, POLAND, ROMANIA, SLOVAK REPUBLIC, SLOVENIA

ZONE —U— GIBRALTAR, ICELAND, LIECHTENSTEIN, NORWAY, SWITZERLAND

ZONE —V— ALBANIA, BELARUS, BOSNIA, CROATIA, MACEDONIA, MOLDOVA, MONTENEGRO, ROMANIA, SERBIA, SERBIA AND MONTENEGRO, TURKEY, UKRAINE


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Le baobab est l’un des fleurons du tourisme à Madagascar. Il donne le ton sur le caractère exceptionnel de la nature de cette île. Sur les huit espèces de les baobabs : l’arbre le plus caractéristiquebaobabs connues jusqu’ici, six ne subsistent qu’à Madagascar. D’ailleurs, c’est le seul endroit au monde où on peut découvrir une forêt de baobabs. Cette majestueuse créature est connue sous des appellations diverses. Étymologiquement, son nom dérive du mot arabe « bu hibab » qui signifie fruit à nombreuses graines.

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Baptisé arbre bouteille par les Européens, il est parfois qualifié d’arbre à l’envers en raison de sa forme qui semble s’être retournée racine en haut. Cet arbre a aussi une kyrielle de noms vernaculaires tels que Za, Zabe, Zamena, Ringy, Bozy, Boringy ou Reniala. La plupart de ces appellations malgaches fait toujours référence à sa couronne très réduite et à son apparence. Le baobab a un aspect très caractéristique composé d’un tronc renflé surmonté d’une couronne des branches généralement restreinte et dépourvue de feuilles. L’allure très massive du tronc cylindrique contraste avec sa paroi lisse. Pour contenir plusieurs centaines de litres d’eau, ce tronc présente à l’intérieur, un espace vide de diamètre dépassant largement les dix mètres. Cependant, durant les saisons sèches, il se réduit à quelques centimètres seulement. Ce tronc est composé d’une écorce rougeâtre molle couvrant des bois fibreux. Il peut s’étirer sur une longueur de plus dbaobab e 20, voire 30 mètres. Mais cela n’empêche pas l’existence des espèces naines qui ne mesurent que quelques mètres. La plante de baobab ne présente des feuilles que durant trois ou quatre mois. Cette période de foliation coïncide avec la saison des pluies. Elle est généralement précédée par une période de floraison. Les fleurs de baobab sont d’une beauté extraordinaire. Leur couleur varie selon l’espèce, de blanche à orangée en passant par le jaune clair et le jaune vif. Ces fleurs donnent ensuite des grosses baies ayant une forme oblongue ou ovoïde. Les fruits ont un diamètre tournant autour de 100 mm. Ils sont susceptibles de contenir une centaine de graines au goût acidulé et très riches en vitamines. Le baobab, un arbre de croissance lente, est généralement séculaire, voire millénaire. Il a une grande longévité puisqu’il arrive à vivre pendant une période de mille, voire deux mille ans. A l’heure actuelle, huit espèces de baobab sont recensées à travers le monde. Deux d’entre elles, en l’occurrence l’Adansonia digitata et l’Adansonia gibbosa, sont typiques respectivement de l’Afrique et de l’Australie. La première, connue sous le nom commun de baobab africain, offre une assez grande frondaison. Par contre, l’Adansonia gibbosa est une petite espèce dont la taille dépasse rarement les dix mètres. Les six autres espèces de baobabs sont endémiques de Madagascar. Une grande majorité d’entre elles est localisée dans le sud-ouest de l’île, une région sèche. Parmi les espèces les plus répandues, il y a l’Adansonia madagascariensis, l’Adansonia za et l’Adansonia grandidieri. Cette dernière est sans doute la plus connue de la grande île.

Il est considéré comme le plus beau de tous les arbres bouteilles de par son impressionnante apparence. Les autres espèces typiquement malgaches sont l’Adansonia rubrostipa, l’Adansonia suarezensis et l’Adansonia perrieri. Ces deux derniers spécimens sont considérés comme les plus précieux en raison de leur rareté, toutefois, ils sont actuellement en grand danger. Autrement dit, ils sont sur le point de disparaître de la planète. D’ailleurs, ils sont à l’heure actuelle confinés sur un territoire très limité au nord de l’île. Quant à l’Adansonia rubrostipa, connu sous le nom vernaculaire de « fony », il forme l’espèce la plus petite de Madagascar. Ce baobab ne mesure que quatre à cinq mètres. Pour tout savoir sur le baobab, il ne faut pas oublier que cet arbre mystérieux est entouré d’un certain nombre de légendes. D’abord, on dit que le fait de s’exposer aux pieds de baobabs amoureux porte chance à un couple. Ensuite, on parle aussi que Dieu a fait du baobab, l’une de ses plus belles créations végétales. Cependant, il était devenu trop orgueilleux aux yeux de son créateur. Vexé, ce dernier l’a puni en l’arrachant. Puis, il l’a replanté en le renversant, c’est-à-dire la tête en bas. C’est la raison pour laquelle le baobab présente des branches qui s’apparentent à des racines.


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Il est trapu , ventru même pourrais je dire , plus large que haut , pouvant atteindre 30 m de circonférence tout en ne s’élevant pas à plus d’une vingtaine ; vous voyez de quel arbre je vous parle …oui c’est du baobab cet arbre fabuleux ,et si étonnant par sa forme qu’il semble avoir poussé à l’envers !

Celui que nous connaissons c’est généralement le baobab africain qui parmi les 8 espèces existantes est le symbole du Sénegal et que l’on trouve dans la plupart des régions sub-humides à semi-arides au sud du Sahara , 6 espèces ne se retrouvent qu’à Madagascar tandis que la dernière est en Australie. Les baobabs que vous rencontrez aux États unis Guyane et autre sont des baobabs introduits dans ces pays où ils se sont acclimatés

L’union européenne vient d’accepter l’importation de fruits de baobab ,cet arbre majestueux qui souvent à l’entrée des villages abrite les contes des griots , les rencontres des notables…

Arbre miraculeux qui tient une grande place dans la culture et les croyances africaines ,  on utilise les coques de ses fruits pour faire des bijoux et objets d’art, le pollen et la sève comme colle , les feuilles servent de tisane contre les maux de ventre, de compresses  ou en cuisine sont mélangées aux céréales  et dans les sauces.

Baomix « la force du Baobab », la pulpe de fruit du Baobab biologique

Baomix « la force du Baobab », la pulpe de fruit du Baobab biologique

Le fruit , ou pain de singe a un gout acidulé et est utilisé pour faire une boisson appelée bouy mais il sert aussi à la fabrication de cosmétiques et de médicaments contre le diabète , de bonbons , savons ,engrais, boissons riches en vitamines c ou barres énergisantes

Le bois du baobab est spongieux , ses racines minuscules , son écorce , qui se régénère d’ailleurs rapidement  , est prélevée pour confectionner des cordages

La floraison a lieu entre mai et aout,  l’éclosion se déroule en quelques minutes .

Arbre sacré aux multiples vertus , le Kenya le vend en Tanzanie et en Arabie saoudite

Mais ce qui pourrait être une manière de faire rentrer des devises dans le pays ne risque t’il pas au contraire de créer un nouveau malaise pour la population déjà surchargée par les frais du panier de la ménagère :au Sénégal une usine privée a importé des centaines de tonnes de poudre de baobab,dont  le prix s’en trouve doublé …savait il avant l’ heure que l’ l’Europe allait se tourner vers ce nouveau trésor africain , puissant antioxydant !

quant au Kenya , où jusqu’à présent les fruits du baobab étaient gratuits pour les kenyans voulant en cueillir ne risque t’il pas de voir ce droit pisparaître ?

Cet arbre magique est de la même famille que le fromager , le kapokier …