Boutique Biologiquement.comLe Baobab sauvage Emblème du Sénégal

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Emblème du Sénégal

Ordre angiosperme des Malvales

Famille des Bombacées (28 genres, 200 espèces) Genre Adansonia

Adansonia du Sénégal
Baobab Adansonia du Sénégal

Le baobab pousse dans les régions semi-arides de Madagascar (7 espèces recensées dont l’Adansonia fony), en Afrique (1 espèce l’Adansonia digitata) et en Australie (1 espèce)

Sa longévité est vertigineuse, 1 000 à 2 000 ans
(6 000 ans prétendait Adanson) performance disputée par le séquoia et le cèdre japonais.

S’il peut atteindre 20 mètres de hauteur, il se tasse en vieillissant au profit de la largeur de son tronc qui peut approcher 30 mètres de circonférence, soit 9,5 mètres de diamètre.

Arbre bouteille, son tronc épais est constitué de tissus parenchymateux gorgés d’eau.
Le Baobab peut emmagasiner plus de 120 000 litres d’eau.

Les feuilles du baobab apparaissent irrégulièrement entre juillet et janvier.
Arrosé, le baobab peut garder ses feuilles toute l’année.
La floraison a lieu généralement de mai à août, durant l’espace d’une seule nuit, pendant laquelle les amateurs nocturnes de nectar, notamment les chauves-souris, assurent la pollinisation.

Le baobab et l’exploration européenne :

En 1445, les navigateurs portugais conduits par Gomes Pires abordent l’île de Gorée où Dinis Dias s’était arrêté l’année précédente, et découvrent gravées sur des arbres les armes de l’Infant Dom Henrique.
Le chroniqueur Gomes Eanes de Zurara rapporte la description de l’arbre

” … De très grands arbres à l’aspect étrange, parmi lesquels il y en avait un dont le pied avait 108 empans de tour [soit environ 25 mètres]. Cet arbre n’a pas un tronc plus haut que le noyer, et de la partie fibreuse de son écorce on fait un très bon fil pour les cordages, et elle brûle pareillement à du lin.
Son fruit est semblable à des calebasses, dont les pépins sont comme des noisettes, et ils mangent ce fruit encore vert, et les pépins ils les font sécher et ils en conservent une grande quantité ; je crois que ce doit être pour leur nourriture après que le vert leur manque … ”
In Cronica dos feitos de Guiné – Lisboa 1453.

Dans la science occidentale, ce “calebassier” reprend ensuite le nom de “bahobab” qui désigne en arabe d’Egypte la pulpe ; de ” bu hibab “, le fruit aux nombreuses graines ou “lobab”, noix ou amande (in De plantis Aegypti Liber de Prospero Alpina – Venise 1592).
Baobab est le nom utilisé en France dans l’encyclopédie publiée en 1751 par Diderot et d’Alembert, après que Michel Adanson en eût rapporté des échantillons et une description de son séjour à Saint-Louis du Sénégal en 1749 : ” … un arbre dont la grandeur prodigieuse attira toute mon attention. C’était un calebassier, autrement appelé pain de singe, que les Wolof nomment gouï dans leur langue (…). (Sans doute) l’arbre le plus utile de toute l’Afrique (…) l’arbre universel des nègres … ”

Dans leur classification des plantes, Bernard de Jussieu du Muséum de Paris et Charles de Linné rendirent hommage au savant explorateur en donnant au baobab le nom latin d’Adansonia digitata.
Baptisé, l’arbre solitaire de la savane trouvait une famille, les bombacées, de bomba, idiome de la Guinée équatoriale, et faisait son entrée officielle dans la science.

Pourtant, l’abbé David Boilat décrit, comme pour la première fois, l’arbre déjà légendaire, lorsqu’il l’observe dans la région de Mbour :

” … (ils) y sont d’une grosseur surprenante et en grande quantité : j’en ai mesuré quelques-uns qui avaient de 60 à 90 pieds (20 à 30 mètres) de tour (…). Cet arbre est non seulement utile aux nègres, mais il leur est indispensable. De ses feuilles desséchées, ils font une poudre qu’ils appellent “lalo”, qu’ils mêlent avec le kouskous. Ils se purgent avec ses racines ; ils boivent l’infusion chaude de son écorce pour se guérir des affections de poitrine. Le fruit, appelé ” pain de singe “, sert à cailler le lait et se mêle à la nourriture qu’ils appellent le “lack” ou “sanglé”. (…) cet arbre sert quelquefois de demeure aux Sérère Ils pratiquent tout simplement une ouverture dans sa circonférence pour servir de porte; ils ôtent l’espèce de moelle qui remplit l’intérieur du tronc. Ainsi vidé, l’arbre n’en subsiste pas moins. Ils y mettent du feu pour sécher l’aubier, et dans peu de temps, l’écorce, au lieu de s’arrêter en bourrelet, croît, s’étend et finit par recouvrir tout l’intérieur …”
In Esquisses sénégalaises 1853).

Avant d’arriver à Joal, l’abbé visita un baobab d’une grosseur extraordinaire d’environ 26 mètres de tour.
Il y avait deux pièces qui servaient de case et de magasin à un nommé Amar Ngoné.

Aujourd’hui, la visite du grand baobab situé à 15 km de Joal, “le plus grand du Sénégal”, nous apprend que le tronc de l’arbre s’ouvre et se referme naturellement, le temps de se voir confier la dépouille d’un griot ou autre personnage d’exception sur le plan social.
Le baobab pharmacien, cosmogonique, totem. Africain, il est essence de lumière, mais son branchage est cagneux et angoissé, son tronc est monstrueux et stigmatisé.
Sénégalais, le baobab inspire poésies, légendes, rites et dévotion.

Pratiquement pas utilisé pour la construction et la menuiserie, sauf peut-être, faute de mieux et à sa mort, pour les pirogues à cause de sa légèreté, son écorce sert à la fabrication des cordes et des fils à tisser avec la partie interne de son écorce.
Son bois est aussi matière première pour le papier d’emballage et, plus noble, convient pour la fabrication de certains instruments de musique. Ressources et abri, l’arbre intègre sa magie à la vie et à la mort des hommes.

Le fruit du baobab bio, pain de singe sur l'arbre avant la récolte
Le fruit du baobab bio, pain de singe sur l’arbre avant la récolte

Pharmacopée

Selon Jean-Pierre Denis et Abdoulaye Camara (Gesproc) toutes les parties de l’arbre constituent des médicaments.
Les feuilles sont notamment utilisées comme antidiarrhéique, fébrifuge, anti-inflammatoire et antifilarien.
La poudre de feuilles desséchées est antianémique, antirachitique, tonique, émollient, anti-dysentérique, antiasthmatique et antirhumatismal.
La pulpe peut combattre la diarrhée, la dysenterie, la variole et la rougeole.
L’écorce est fébrifuge et anti-inflammatoire pour le tube digestif. La fibre du fruit (en décoction) est emménagogue et antidiarrhéique.

Garde-manger

Riche en calcium, en fer, en protéines et en lipides, les feuilles sont consommées en bouillies ou, séchées (lalo ou alo), mélangées à des céréales ou des sauces.
Les graines contiennent de l’huile alimentaire et peuvent être consommées grillées. Riches en phosphate, elles entrent dans la fabrication de savons et d’engrais.
La pulpe du fruit (pain de singe) peut être mangée crue mais est utilisée en bouillie pour confectionner des boissons pour les enfants ; mélangé avec de l’eau, ce breuvage s’apparente au lait de coco avec un goût de citron vert.
La coque du fruit est utilisée comme récipient. Lorsqu’elles ne sont pas mangées cuites, les racines des jeunes plants se dégustent comme des asperges.

Architecture sociale

S’il n’est pas utilisé comme sépulture pour des griots, d’habitation ou de cabane pour ranger les outils et instruments qui ne servent que ponctuellement, le baobab sert d’exutoire ou de confident : en appuyant les deux mains sur son tronc, l’homme fait vœu de sacrifice contre sa malédiction.

Point de repère pour les voyageurs, point de rassemblement pour les villageois en palabre, quand il ne sert pas à l’homme, l’arbre offre l’hospitalité aux animaux de la savane : lézards, margouillats, serpents, oiseaux, mammifères, …

L’absence de jeunes pousses à ses côtés renforce l’image de solitude et de force qu’il inspire.
L’absence de plainte durant sa longue vie au service de l’Afrique force le respect, provoque l’imaginaire et inspire de la compassion : ainsi, quand Albert Londres (in Terre d’Ebène – 1928) décrit le baobab, c’est l’Afrique souffrante qu’il décrit :

” … géant désespéré, il est manchot et tortu. Il tend ses moignons face au ciel, comme pour en appeler au Créateur de la méchanceté des bourreaux qui l’ont crucifié. On sent qu’il pousserait des cris déchirants s’il avait la parole et qu’il ferait des gestes de détresse si la nature lui avait donné le don du mouvement … ”

Pour Senghor aussi, les bras des baobabs se tordent d’angoisse.
Enfin, le Créateur l’aurait planté à l’envers, las de l’entendre se plaindre !
Dans un bulletin du comité d’études historiques et scientifiques de l’AOF publié en 1926, l’administrateur des colonies Michel Perron rapporte que le village de Toumbou-bâ tient sa notoriété des vertus de son baobab.

” … C’est lui (le baobab) qui détient le véritable droit d’asile. Ce n’est que dans le creux de son tronc et sous ses branches que personne ne peut plus être insulté ni frappé.
En dehors de toute superstition et légende, ce baobab est de forme très curieuse, même pour ceux qui en ont déjà vu quelques milliers d’autres.
Il se compose, en réalité, de deux gros baobabs jumelés par la partie arrière, subsistant d’un autre baobab qui devait être, celui-là, de circonférence formidable, et qui a dû, au cours des âges, se creuser intérieurement sous l’action de l’humidité et de la pluie jusqu’à pourrir aux trois-quarts.
Sur cette partie arrière, vestige du tronc de l’ancêtre, est poussé un troisième baobab, plus jeune et moins développé encore que les deux premiers.
Enfin un fromager a également poussé sur les racines extérieures du groupe, accolé au tronc du baobab de gauche.
Sur le faîte de cet ensemble gigantesque, c’est un enchevêtrement de branches inextricable. A terre, c’est un autre enchevêtrement de racines noueuses et serpentantes. Entre les deux grands baobabs actuels et dans la partie restante du colosse défunt, s’est creusée une niche naturelle semblable à celle d’une statue de saint dans une de nos chapelles. Un petit autel de pierre est placé dans cette niche.
Voici la légende du baobab racontée par les habitants de Tombou-bâ : ce baobab est venu ici, transporté dans les airs d’un village nommé Balou qui existait autrefois sur la rive orientale du fleuve. Les ancêtres des habitants actuels reçurent l’ordre de suivre le baobab jusqu’à l’endroit où il s’arrêterait. Mamadou Monécata était alors le chef de clan. On ne peut pas dire à quelle époque cela se passe. Un second baobab de Balou partit aussi dans les airs à la suite de celui-ci. Il retomba au village actuel de Faraba (à 200 kilomètres environ). Mais il ne se développa pas outre mesure et n’a pas acquis de pouvoir bien grand. Une partie des émigrés de Balou demeura à l’endroit de la chute et fonda Faraba. C’est pourquoi il y a aussi des Monécata à Faraba, parents de ceux de Toumbou-bâ.
Mamadou Monécata s’arrêta avec ses gens à Toumbou-bâ où tomba et reprit racines le vrai baobab sacré. Il fonda ce village. A sa mort, on l’enterra sous l’arbre. On connaît l’endroit du tombeau, bien que l’on ignore la date d’existence de ce grand aïeul.
Des abeilles avaient suivi, dans le tronc du baobab, mais à sa chute, elles sont parties vivre dans les rochers du marigot voisin. Il n’y a que les gens de Toumbou-bâ qui peuvent prendre ce miel.
Celui qui égratigne l’écorce du baobab meurt dans l’année. Toute écorchure à l’écorce fait sortir du sang. Si l’on casse certains fruits (pains de singe), on y trouve des cheveux humains. Autrefois, quelqu’un voulut monter à l’arbre et y planta des échelons : il mourut sur le coup. On voit encore des traces de cet essai d’ascencion. Une grosse branche cassée, tombée à terre et entièrement desséchée, donne encore fleurs et fruits, auxquels personne ne touche (il est exact qu’en décembre, elle avait encore des bourgeons).
On ne peut ni frapper ni insulter qui cherche asile sous les branches ou dans les cavités du baobab. Au moment de la circoncision, jusqu’à la fin de l’accomplissement de la fête rituelle, il pleut sur le village et cependant c’est la saison sèche. Durant les tam-tams de circoncision, des serpents sortent du baobab et tournent au milieu du cercle des exécutants.
Les femmes stériles viennent appuyer leurs mains contre l’arbre à l’endroit de la cavité en forme de niche. Elles font vœu de sacrifice au baobab, ou bien de donner son nom à leur enfant. Si elle n’exécutent pas leurs vœux assez vite, les enfants meurent.
Telle est la légende du baobab de Toumbou-bâ.”

L’interprète de l ‘administrateur des colonies qui rapporte cette légende, un Toucouleur du Sénégal et musulman, tint paraît-il à marcher sur le baobab en l’écorchant. Mais les habitants avaient une réponse toute faite : ” les pouvoirs du baobab ne valent pas sur les Blancs ni sur les Musulmans “

Boutique Biologiquement.comles 9 avantages de la pulpe de Baobab Bio Baomix

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Les avantages de la pulpe de Baobab biologique Baomix

Arbre baobab adansonia digitata
Arbre baobab adansonia digitata
  • Rafraîchissant : Issue du fruit, la pulpe présente un goût acidulé fruité rafraîchissant
  • Revitalisant : Sels minéraux et oligoéléments contribuent à améliorer la qualité de la réhydratation et de la recharge minérale. A cela s’ajoute une bonne teneur en vitamines du groupe B.
  • Protecteur : Riche en antioxydants (caroténoïdes, vitamine C, polyphénols, flavonoïdes), permet de lutter contre le stress oxydatif lié aux entraînements intenses
  • Bifidogène : grâce à sa richesse en fibres bifidogènes, participe à la vitalité et à la restauration de la flore intestinale soumise à rude épreuve chez le cycliste
  • Coupe-faim : effet coupe-faim assez prononcé sous l’effet des fibres. Intéressant dans le cadre d’un régime
  • Acalorique : très peu calorique, très peu sucré et à index glycémique bas, étant donné qu’une grande partie des glucides sont en fait des fibres (pectines).
  • Hypoallergénique : sans gluten
  • Economique : 1 cuillère à soupe permet de réaliser 1,5L de boisson
  • Sain : produit 100% naturel, traditionnel, équitable, certifié AB, sans transformation

Alors n’hésitez plus et essayez la pulpe de baobab, la pulpe de baobab 100% naturelle et biologique!

Fruits entiers de baobab

Boutique Biologiquement.comLa régénération naturelle du baobab

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Jeune semis de baobab

Lorsque les fruits sont bien mur, les bourrasques de vent parviennent à les faire tomber. S’ils ne se cassent pas pendant leur chute les termites finissent par les ouvrir, libérant ainsi la pulpe et ses graines. Ensuite de nombreux animaux vont transporter les graines loin des arbres, il y a les singes, les écureuils, les rats, le bétail, les éléphants, les oiseaux,…. Les fruits sont aussi consommés et dispersés par les hommes qui en apprécient ses qualités gustatives et thérapeutiques.

Les fruits peuvent aussi être dispersés par les eaux, eau de pluie, eau des fleuves, qui conduisent un moment ou un autre à la mer.

Le baobab africain ( Adansonia Digitata) étant caractéristique des forêts d’épineux et des savanes, des craintes ont été exprimées suite aux nombreuses sécheresses qu’a subit l’Afrique sub-saharienne. Ces sécheresses successives nuisent à la régénération naturelle des baobabs. Les sécheresses entrainent aussi de nombreux feux de brousse qui stoppent la croissance de jeunes plants. Tout aussi important est la tendance à éliminer les baobabs quand ceux-ci se trouvent à proximité des zones de production de coton et de cacao parce que le baobab est connu pour être un hôte alternatif pour les organismes nuisibles qui affectent ces cultures. En Afrique de l’Est, la diminution des populations de baobab a été considérée comme le résultat d’une augmentation de la quantité d’éléphants dans les parcs nationaux.

On sait étonnamment peu de choses sur les taux de régénération naturelle, mais à une grande échelle ce pourrait être parce que les semis ne sont pas facilement reconnus, car il manque à l’évidence ses feuilles facilement reconnaissables et son tronc gonflé si caractéristique. En outre l’association des baobabs avec les parcs d’élevage ou de savane est une association volontaire en raison de l’utilisation des feuilles de baobab pour le pâturage. Mais le bétail n’est pas regardant, il mange aussi bien le fourrage qu’on lui donne que les jeunes pousses bien tendres qu’il trouve.

Pour les raisons ci-dessus, de nombreuses populations de baobab sont à proximité des villages en tant que vestiges des anciens modes de peuplement humain. Toutes les parties du baobab étant fortement appréciées des populations villageoises, dans le passé, certains groupes ethniques au Mali comme les Dogons, Kagolo et Bambara ponctionnaient des boutures dans la nature pour reboiser les abords de leurs villages.

Par exemple le peuple Dogon plantait des plants de baobab près de leurs toilettes afin de recevoir les eaux usées et permettre ainsi une meilleure croissance des baobabs et une production plus abondante de feuilles.

Dans des conditions naturelles le taux de germination des graines est généralement inférieur à 20% (Danthu et al. 1995). En outre, les plantes régénérées doivent être protégés contre les animaux errants pendant la saison sèche sous peine d’être mangé. Des tressages à base de matériaux naturels assurent cette protection indispensable.

De plus en plus les populations perçoivent l’intérêt de protéger les baobabs et de faciliter leur croissance. L’exploitation du baobab serait une grande opportunité financière pour les villageois. Car de son fruit on tire une pulpe aux propriétés nutritives et antioxydantes qui séduit de plus en plus l’occident, l’huile extraite de ses graines ravie les amateurs de cosmétique naturelle et la farine issu de la transformation des graines est riche en protéine.

Boutique Biologiquement.comDimension culturelle du baobab africain

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Un magnifique baobab de la région de Thiès au Sénégal

Le baobab a une grande importance culturelle dans les pays où on le trouve. Il est le symbole de la République du Congo. Il est utilisé au Sénégal sur de nombreux documents administratifs. Au Sénégal, au Congo, au Burkina et dans des nombreux pays africain, on retrouve l’effigie du baobab sur les timbres.

Dans les zones arides et au temps de civilisations plus anciennes les nomades utilisaient les baobabs aux troncs creux pour en faire des réservoirs d’eau pour leur bétail pour affronter la saison sèche. Certain tronc de baobab peuvent ainsi contenir jusqu’à plusieurs millier de litres d’eau. L’eau peut ainsi se conserver toute l’année si le tronc à été bien refermé à l’aide d’une chape d’argile. En cas de grande sécheresse, le bois, tendre et spongieux, est mâché par les hommes et les animaux pour apaiser la soif.

Dans toute l’Afrique les troncs de baobab à l’envergure suffisamment large et au cœur évidé fournissent divers abris ; maison, abri bus, salle de réunion, magasin de stockage, bistrot,…

En Afrique de l’Ouest, notamment au Sénégal et au Zimbabwe, les vieux baobabs creux ont été utilisés comme des tombeaux, au Sénégal se sont les griots que l’on inhumait dans les troncs de baobab.

Son ombre bienveillante est aussi un lieu de rendez vous, de palabres, on y discute des affaires du village sous la fraîcheur de ses branches, accompagné d’un bon attaya.

Au Nigeria certains baobab sont des centres de culte ou l’on invoque les esprits de la fertilité, dans le Saloum un autre est sacré parce qu’une source d’eau potable a vu le jour sous ses racines.

De par son espérance de vie, son allure des plus originales, des bienfaits que l’on retire de chaque partie de l’arbre, des hôtes un peu mystiques qu’il peut héberger, le baobab est un arbre sacré et détient un certain pouvoir spirituel au sein de la collectivité.

On n’abat que très rarement un baobab, personne ne souhaite vexer les esprits mais par contre le baobab reste une espèce fragile malgré sa présence si imposante, les jeunes pousses sont la victime du pâturage intempestif et des feux de brousse et beaucoup d’arbres sont défiguré à cause de la récolte de ses feuilles pour nourrir le bétail en saison sèche. Ces pratiques tendent à changer depuis que les populations ont découvert que le baobab, en plus de leur apporter aliment et médicament, pouvait aussi être une source de revenu en exportant ses fruits et son huile à travers le monde.

Boutique Biologiquement.comProjet Corus – Baobab – Gestion durable des baobabs

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Le projet Corus – Baobab du Centre de coopération internationale de recherche agronomique pour le développement, ou Cirad, a pour objectif de gérer de façon durable les baobabs et les écosystèmes à baobabs des îles de l’Océan indien.

Baobab à Madagascar

Il s’étend de 2009 à 2011 à Madagascar, Mayotte, Comores. Pour le cas de la Grande Ile, l’Université d’Antananarivo, le Centre national de recherche sur l’environnement, le Centre national de la recherche appliquée au développement rural s’en occupent. Corus, c’est la coopération pour la recherche universitaire et scientifique. Un consortium de chercheurs malgaches et français a été constitué afin de poser les bases scientifiques d’une gestion durable, adaptée aux spécificités biologiques des baobabs en prenant en compte les usages et les besoins des populations. Le projet consiste à connaître davantage la structuration de la diversité des baobabs, à déterminer le fonctionnement de ces espèces dans les écosystèmes, et à connaître les interactions entre l’homme et les baobabs.

La Grande Ile compte 6 espèces endémiques de baobabs du genre Adansonia. Cependant, ces espèces sont menacées par les exploitations humaines et la déforestation. La conservation et la valorisation de ces espèces patrimoniales et des écosystèmes, nécessitent la mise en place de modalités de gestion durable. Le projet en question rassemble une équipe multidisciplinaire basée à Mayotte, Comores et Madagascar. Il est axé sur la place et le fonctionnement biologique des baobabs dans les écosystèmes, la diversité génétique des baobabs, les relations des baobabs avec différentes autres espèces, les baobabs en tant que source de molécules utiles ainsi que les pratiques humaines, usages et représentations liées aux baobabs. A l’issue de ce projet, des publications scientifiques dans les revues internationales sont parmi les produits attendus. L’année dernière, le Centre de coopération internationale de recherche agronomique pour le développement a produit un film sur les baobabs, intitulé « les baobabs entre ciel et terre » et a reçu le trophée d’argent au festival Cinéscience de La Réunion en avril 2010. Le film documentaire montre comment les « Adansonia Grandidieri » peuvent être  localisés à l’aide d’images satellites, pour mieux les connaître aux fins de mieux les protéger.

Sur les 8 espèces connues au monde, 7 sont présentes sur la Grande Ile et 6 y sont endémiques. Véritables symboles de la forêt tropicale sèche, les baobabs  font l’objet de nombreux rites traditionnels. Ils sont toutefois menacés par la déforestation et les changements climatiques. Ainsi, assurer la conservation et la gestion durable des baobabs, est devenu une priorité.