Boutique Biologiquement.comLa régénération naturelle du baobab

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Jeune semis de baobab

Lorsque les fruits sont bien mur, les bourrasques de vent parviennent à les faire tomber. S’ils ne se cassent pas pendant leur chute les termites finissent par les ouvrir, libérant ainsi la pulpe et ses graines. Ensuite de nombreux animaux vont transporter les graines loin des arbres, il y a les singes, les écureuils, les rats, le bétail, les éléphants, les oiseaux,…. Les fruits sont aussi consommés et dispersés par les hommes qui en apprécient ses qualités gustatives et thérapeutiques.

Les fruits peuvent aussi être dispersés par les eaux, eau de pluie, eau des fleuves, qui conduisent un moment ou un autre à la mer.

Le baobab africain ( Adansonia Digitata) étant caractéristique des forêts d’épineux et des savanes, des craintes ont été exprimées suite aux nombreuses sécheresses qu’a subit l’Afrique sub-saharienne. Ces sécheresses successives nuisent à la régénération naturelle des baobabs. Les sécheresses entrainent aussi de nombreux feux de brousse qui stoppent la croissance de jeunes plants. Tout aussi important est la tendance à éliminer les baobabs quand ceux-ci se trouvent à proximité des zones de production de coton et de cacao parce que le baobab est connu pour être un hôte alternatif pour les organismes nuisibles qui affectent ces cultures. En Afrique de l’Est, la diminution des populations de baobab a été considérée comme le résultat d’une augmentation de la quantité d’éléphants dans les parcs nationaux.

On sait étonnamment peu de choses sur les taux de régénération naturelle, mais à une grande échelle ce pourrait être parce que les semis ne sont pas facilement reconnus, car il manque à l’évidence ses feuilles facilement reconnaissables et son tronc gonflé si caractéristique. En outre l’association des baobabs avec les parcs d’élevage ou de savane est une association volontaire en raison de l’utilisation des feuilles de baobab pour le pâturage. Mais le bétail n’est pas regardant, il mange aussi bien le fourrage qu’on lui donne que les jeunes pousses bien tendres qu’il trouve.

Pour les raisons ci-dessus, de nombreuses populations de baobab sont à proximité des villages en tant que vestiges des anciens modes de peuplement humain. Toutes les parties du baobab étant fortement appréciées des populations villageoises, dans le passé, certains groupes ethniques au Mali comme les Dogons, Kagolo et Bambara ponctionnaient des boutures dans la nature pour reboiser les abords de leurs villages.

Par exemple le peuple Dogon plantait des plants de baobab près de leurs toilettes afin de recevoir les eaux usées et permettre ainsi une meilleure croissance des baobabs et une production plus abondante de feuilles.

Dans des conditions naturelles le taux de germination des graines est généralement inférieur à 20% (Danthu et al. 1995). En outre, les plantes régénérées doivent être protégés contre les animaux errants pendant la saison sèche sous peine d’être mangé. Des tressages à base de matériaux naturels assurent cette protection indispensable.

De plus en plus les populations perçoivent l’intérêt de protéger les baobabs et de faciliter leur croissance. L’exploitation du baobab serait une grande opportunité financière pour les villageois. Car de son fruit on tire une pulpe aux propriétés nutritives et antioxydantes qui séduit de plus en plus l’occident, l’huile extraite de ses graines ravie les amateurs de cosmétique naturelle et la farine issu de la transformation des graines est riche en protéine.

Boutique Biologiquement.comDimension culturelle du baobab africain

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Un magnifique baobab de la région de Thiès au Sénégal

Le baobab a une grande importance culturelle dans les pays où on le trouve. Il est le symbole de la République du Congo. Il est utilisé au Sénégal sur de nombreux documents administratifs. Au Sénégal, au Congo, au Burkina et dans des nombreux pays africain, on retrouve l’effigie du baobab sur les timbres.

Dans les zones arides et au temps de civilisations plus anciennes les nomades utilisaient les baobabs aux troncs creux pour en faire des réservoirs d’eau pour leur bétail pour affronter la saison sèche. Certain tronc de baobab peuvent ainsi contenir jusqu’à plusieurs millier de litres d’eau. L’eau peut ainsi se conserver toute l’année si le tronc à été bien refermé à l’aide d’une chape d’argile. En cas de grande sécheresse, le bois, tendre et spongieux, est mâché par les hommes et les animaux pour apaiser la soif.

Dans toute l’Afrique les troncs de baobab à l’envergure suffisamment large et au cœur évidé fournissent divers abris ; maison, abri bus, salle de réunion, magasin de stockage, bistrot,…

En Afrique de l’Ouest, notamment au Sénégal et au Zimbabwe, les vieux baobabs creux ont été utilisés comme des tombeaux, au Sénégal se sont les griots que l’on inhumait dans les troncs de baobab.

Son ombre bienveillante est aussi un lieu de rendez vous, de palabres, on y discute des affaires du village sous la fraîcheur de ses branches, accompagné d’un bon attaya.

Au Nigeria certains baobab sont des centres de culte ou l’on invoque les esprits de la fertilité, dans le Saloum un autre est sacré parce qu’une source d’eau potable a vu le jour sous ses racines.

De par son espérance de vie, son allure des plus originales, des bienfaits que l’on retire de chaque partie de l’arbre, des hôtes un peu mystiques qu’il peut héberger, le baobab est un arbre sacré et détient un certain pouvoir spirituel au sein de la collectivité.

On n’abat que très rarement un baobab, personne ne souhaite vexer les esprits mais par contre le baobab reste une espèce fragile malgré sa présence si imposante, les jeunes pousses sont la victime du pâturage intempestif et des feux de brousse et beaucoup d’arbres sont défiguré à cause de la récolte de ses feuilles pour nourrir le bétail en saison sèche. Ces pratiques tendent à changer depuis que les populations ont découvert que le baobab, en plus de leur apporter aliment et médicament, pouvait aussi être une source de revenu en exportant ses fruits et son huile à travers le monde.

Boutique Biologiquement.comProjet Corus – Baobab – Gestion durable des baobabs

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Le projet Corus – Baobab du Centre de coopération internationale de recherche agronomique pour le développement, ou Cirad, a pour objectif de gérer de façon durable les baobabs et les écosystèmes à baobabs des îles de l’Océan indien.

Baobab à Madagascar

Il s’étend de 2009 à 2011 à Madagascar, Mayotte, Comores. Pour le cas de la Grande Ile, l’Université d’Antananarivo, le Centre national de recherche sur l’environnement, le Centre national de la recherche appliquée au développement rural s’en occupent. Corus, c’est la coopération pour la recherche universitaire et scientifique. Un consortium de chercheurs malgaches et français a été constitué afin de poser les bases scientifiques d’une gestion durable, adaptée aux spécificités biologiques des baobabs en prenant en compte les usages et les besoins des populations. Le projet consiste à connaître davantage la structuration de la diversité des baobabs, à déterminer le fonctionnement de ces espèces dans les écosystèmes, et à connaître les interactions entre l’homme et les baobabs.

La Grande Ile compte 6 espèces endémiques de baobabs du genre Adansonia. Cependant, ces espèces sont menacées par les exploitations humaines et la déforestation. La conservation et la valorisation de ces espèces patrimoniales et des écosystèmes, nécessitent la mise en place de modalités de gestion durable. Le projet en question rassemble une équipe multidisciplinaire basée à Mayotte, Comores et Madagascar. Il est axé sur la place et le fonctionnement biologique des baobabs dans les écosystèmes, la diversité génétique des baobabs, les relations des baobabs avec différentes autres espèces, les baobabs en tant que source de molécules utiles ainsi que les pratiques humaines, usages et représentations liées aux baobabs. A l’issue de ce projet, des publications scientifiques dans les revues internationales sont parmi les produits attendus. L’année dernière, le Centre de coopération internationale de recherche agronomique pour le développement a produit un film sur les baobabs, intitulé « les baobabs entre ciel et terre » et a reçu le trophée d’argent au festival Cinéscience de La Réunion en avril 2010. Le film documentaire montre comment les « Adansonia Grandidieri » peuvent être  localisés à l’aide d’images satellites, pour mieux les connaître aux fins de mieux les protéger.

Sur les 8 espèces connues au monde, 7 sont présentes sur la Grande Ile et 6 y sont endémiques. Véritables symboles de la forêt tropicale sèche, les baobabs  font l’objet de nombreux rites traditionnels. Ils sont toutefois menacés par la déforestation et les changements climatiques. Ainsi, assurer la conservation et la gestion durable des baobabs, est devenu une priorité.

Boutique Biologiquement.comPhytoTrade prévoit pour l’Union Européenne le boom des produits dérivés à base de pulpe de fruit de baobab en 2011

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2011 pourrait finalement être l’année du baobab, selon l’association Phytotrade, à l’origine du développement du marché de la pulpe de fruit au sein de l’UE.

En effet, en dépit des qualités nutritionnelles reconnues de la pulpe de fruit de baobab, les grands fabricants de produits alimentaires ont été prudents en 2009 et la Recherche et Développement sur les dérivés alimentaires possibles a été limité. Il se pose aussi le problème de la mise en place de réseaux de distribution efficaces afin de même faire connaître ce superfruit.

Baomix

En 2010, sur l’UE, 28 produits alimentaires et boissons à base de pulpe de fruit de baobab ont été lancés dont 19 en France, 6 en Allemagne, et 1 en Finlande, aux Pays-Bas et en Suède.

En Afrique du Sud, des yaourts à base de pulpe ont fait leur apparition et au Japon, on a  même vu le lancement d’un Pepsi baobab.

Boutique Biologiquement.comLe Sénégal, Baobab, arbre africain à caudex du genre Adansonia

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Le baobab africain est la plus connue des 8 espèces de Baobab. C’est un arbre africain à caudex du genre Adansonia et de la famille des Bombacacées, selon la classification classique, ou des Malvacées, selon la classification phylogénétique.

Sacré pour plusieurs cultures, c’est aussi un arbre à palabre qu’il est malvenu ou sacrilège de couper. C’est l’arbre typique de l’Afrique tropicale sèche et l’emblème du Sénégal.

Etymologie

Son nom vient de l’arabe bu hibab, fruit à nombreuses graines. En effet, chacun de ses fruits ovales contient souvent plusieurs centaines de graines dont on peut extraire une huile alimentaire.

Description

L’arbre au tronc ventru et au bois mou gorgé d’eau a une allure caractéristique et vit longtemps. Certains sont millénaires. Il est généralement très massif et peut atteindre 25 m de haut et plus de 12 m de diamètre avec une couronne de branches irrégulières et dépourvues de feuilles 9 mois sur 12. C’est une des explications à son appellation ” l’arbre à l’envers ” car il parait avoir été retourné tête en bas.

Adansonia digitata a un caractère botanique unique dans le genre Adansonia : des fleurs blanches pendantes, au contraire des autres espèces à fleurs érigées.
L’écorce fibreuse grise et lisse sert à confectionner cordes et cordages. Le Baobab a la particularité de pouvoir régénérer celle-ci. La sève entre dans la fabrication du papier.

La feuille de baobab riche en protéines et minéraux (calcium, fer, potassium, magnésium, manganèse, phosphore et zinc) se consomme bouillie. Elle est utilisée en décoctions pour tisanes médicinales. Elle sert de fourrage pour le bétail durant la saison sèche.

Le fruit du Baobab se présente sous une forme oblongue d’environ 10 cm. de diamètre et 20 cm. de long. Il contient de petites graines comestibles au goût acidulé que consomment aussi bien les humains que les singes (d’où son appellation pain de singe).

Longévité

Le baobab africain est un arbre à la longévité exceptionnelle, surtout présent au Sénégal. D’une croissance lente, on trouve des spécimens qui seraient âgés de près de 2 000 ans. En fait, ces arbres ne produisent pas de cernes tous les ans du fait des sécheresses récurrentes qui touchent la savane africaine, il est donc difficile de déterminer leur âge par des méthodes de dendrochronologie.

Utilisation alimentaire et médicinale

Grillées, les graines du baobab peuvent remplacer le café. Riches en phosphate, elles sont aussi utilisées pour la fabrication de savon et d’engrais. La pulpe des fruits frais ou séchée (pain de singe) est utilisée pour la confection de boissons, riches en vitamines B1 et C.

Les jeunes pousses et les racines des jeunes plants sont consommées comme des asperges.
Au Sénégal, le lalo est une poudre de feuilles de baobab séchées, riches en calcium et en fer, que l’on incorpore aux céréales ou aux sauces, notamment lors de la préparation du couscous de mil.
En Afrique de l’Ouest, le fruit, séché, est appelé “pain de singe” : en décoction, cette boisson est préconisée en cas de constipation pour ses vertus astringentes (=qui assure un resserrement).

Les gens du pays parlent d’imodium local.
Dans plusieurs des villages visités le baobab est présenté comme arbre sacré.

Soit dans le cadre de pratiques païennes, soit christianisé.
En vieillissant le tronc devient creux. Cette cavité servait autrefois de sépulture pour les griots. Les griots étaient/sont des poètes musiciens ambulants, dépositaires de la culture orale.