Boutique Biologiquement.comLe baobab et le champignon

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La symbiose avec des champignons dits mycorhiziens pourrait sauver les baobabs de Madagascar. Des travaux qui s’inscrivent dans le cadre d’une collaboration franco-malgache.

La symbiose entre le baobab et le champignon
Baobab de madagascar

Les majestueux baobabs malgaches ne feront pas mentir le proverbe de La Fontaine « On a souvent besoin d’un plus petit que soi». Ainsi des champignons microscopiques se trouvant dans le sol sont mobilisés par des chercheurs du Centre National de Recherche sur l’Environnement (Madagascar) et de l’IRD’ pour assurer la pérennité des populations de ces arbres. « La microflore du sol joue un rôle fondamental dans le développement des jeunes plantules d’arbres en améliorant leur nutrition minérale et hydrique ». rappelle Robin Duponnois, microbiologiste à l’IRD.Ainsi les plantes qui acceptent d’associer leurs racines à des champignons « mycorhiziens » bénéficient d’un coup de pouce très efficace. Cette association particulière est appelée symbiose mycorhizienne. Le plus petit des deux associés, ici le champignon, est alors appelé symbiote.
Dans le cas des baobabs, encore fallait-il définir quels champignons étaient en jeu. L’enquête menée dans trois sites et sur cinq espèces de baobabs- a permis de lever le doute. « Nous avons déterminé la structure des peuplements de champignons mycorhiziens associés à ces différentes espèces ». rapporte le chercheur.

Dans l’objectif d’optimiser la production de jeunes baobabs, deux méthodes ont ensuite été testées dans les pépinières forestières.
La première se base sur la collecte d’échantillons de symbiotes fongiques. Ceux-ci sont multipliés puis inoculés aux plants. L’opération améliore significativement leur croissance. Toutefois, la production de champignons prêts à être inoculés reste coûteuse, ce qui en limite l’intérêt.
D’où le recours à la seconde technique qui fait appel à l’utilisation de plantes accompagnatrices, appelées aussi plantes nurses. «Ces dernières 3 sont naturellement des agents multiplicateurs des champignons recherchés qui se répandent dans le sol et mycorhizent l’autre plante de la co-culture, le baobab», poursuit Robin Duponnois.
Les résultats en termes de développement des jeunes baobabs sont comparables à ceux obtenus par la première méthode. Tandis que l’inoculation massive par une seule souche fragilise les équilibres microbiens, les plantes nurses favorisent la multiplication de l’ensemble des champignons présents dans le sol, participant ainsi à sa diversité. En outre, cette seconde méthode est plus accessible aux plans technologique et financier.
Les scientifiques ont donc retenu ce protocole pour améliorer les performances des plantations de ces espèces emblématiques de la Grande Île. Face à la surexploitation des ressources forestières et à une faible régénération naturelle des populations, les partenaires malgaches peuvent compter sur leur allié microscopique pour relever le défi……

Boutique Biologiquement.comProjet Corus – Baobab – Gestion durable des baobabs

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Le projet Corus – Baobab du Centre de coopération internationale de recherche agronomique pour le développement, ou Cirad, a pour objectif de gérer de façon durable les baobabs et les écosystèmes à baobabs des îles de l’Océan indien.

Baobab à Madagascar

Il s’étend de 2009 à 2011 à Madagascar, Mayotte, Comores. Pour le cas de la Grande Ile, l’Université d’Antananarivo, le Centre national de recherche sur l’environnement, le Centre national de la recherche appliquée au développement rural s’en occupent. Corus, c’est la coopération pour la recherche universitaire et scientifique. Un consortium de chercheurs malgaches et français a été constitué afin de poser les bases scientifiques d’une gestion durable, adaptée aux spécificités biologiques des baobabs en prenant en compte les usages et les besoins des populations. Le projet consiste à connaître davantage la structuration de la diversité des baobabs, à déterminer le fonctionnement de ces espèces dans les écosystèmes, et à connaître les interactions entre l’homme et les baobabs.

La Grande Ile compte 6 espèces endémiques de baobabs du genre Adansonia. Cependant, ces espèces sont menacées par les exploitations humaines et la déforestation. La conservation et la valorisation de ces espèces patrimoniales et des écosystèmes, nécessitent la mise en place de modalités de gestion durable. Le projet en question rassemble une équipe multidisciplinaire basée à Mayotte, Comores et Madagascar. Il est axé sur la place et le fonctionnement biologique des baobabs dans les écosystèmes, la diversité génétique des baobabs, les relations des baobabs avec différentes autres espèces, les baobabs en tant que source de molécules utiles ainsi que les pratiques humaines, usages et représentations liées aux baobabs. A l’issue de ce projet, des publications scientifiques dans les revues internationales sont parmi les produits attendus. L’année dernière, le Centre de coopération internationale de recherche agronomique pour le développement a produit un film sur les baobabs, intitulé « les baobabs entre ciel et terre » et a reçu le trophée d’argent au festival Cinéscience de La Réunion en avril 2010. Le film documentaire montre comment les « Adansonia Grandidieri » peuvent être  localisés à l’aide d’images satellites, pour mieux les connaître aux fins de mieux les protéger.

Sur les 8 espèces connues au monde, 7 sont présentes sur la Grande Ile et 6 y sont endémiques. Véritables symboles de la forêt tropicale sèche, les baobabs  font l’objet de nombreux rites traditionnels. Ils sont toutefois menacés par la déforestation et les changements climatiques. Ainsi, assurer la conservation et la gestion durable des baobabs, est devenu une priorité.

Boutique Biologiquement.comPhoto panoramique 360° réalisée du haut d’un baobab à Andavadoaka Madagascar

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Photo panoramique 360° réalisée du haut d’un baobab à Andavadoaka (Madagascar)

Panoramic photo by Martin Kneth , Taken 13:44, 31/05/2010
La photo est interactive : passez votre souris dessus et faites le tour à 360 °

Photo panoramique 360° réalisée du haut d’un baobab à Andavadoaka (Madagascar)
Panoramic photo by Martin Kneth , Taken 13:44, 31/05/2010La photo est interactive : passez votre souris dessus et faites le tour à 360 °

Baobabs : il existe 6 espèces différentes de baobabs endémiques de Madagascar sur 8 pour l’ensemble de la planète

Adansonia grandidieri – Baobab de Grandidier

Adansonia madagascariensis – Baobab de Madagascar

Adansonia perrieri – Baobab de Perrier (Nord de Madagascar)

Adansonia rubrostipa (syn. A. fony) – Baobab Fony

Adansonia suarezensis – Baobab de Suarez (Diego Suarez)

Adansonia za – Baobab Za

Le nom Adansonia est un hommage à Michel Adanson, naturaliste et explorateur français, le premier à avoir décrit Adansonia digitata.

Baobab de Madagascar, l’un des symboles de la flore de l’île

MADAGASCAR : un arbre sacré, le baobab de Madagascar

Localisation de l’allée des baobabs

A environ 22 kms de Morondava, sur la RN35, le coucher de soleil embrase la mythique allée des baobabs …

Cette halte onirique, où ‘les racines du ciel’ s’épanouissent dans une lumière douce et cuivrée, est une invitation au plaisir contemplatif. Le long de la piste, vous apercevrez les pêcheurs sortir des rizières et marécages environnants quelques tilapias.

Des baobabs & des Dieux …

Madagascar compte pas moins de sept espèces de baobabs quand l’Afrique n’en possède qu’une.

On dit que les dieux, vexés par cette création trop orgueilleuse, auraient tenté de ramener ces majestueuses colonnes végétales à plus d’humilité en les arrachant pour les replanter à l’envers… En vain, car ces essences insolites font littéralement autorité dans les paysages de l’Ouest malgache.

Des Baobabs & des hommes …

Elancés, les A. Grandidieri s’élèvent à 25 ou 30 m du sol. A l’opposé, on trouve dans le bush, quelques spécimens petits et ventripotents.

Les fleurs, très belles, sont pollinisées par des chauve-souris ou des papillons nocturnes.

Les fruits sont de grosses baies à la saveur acidulée, dont la pulpe, riche en vitamines, permettait aux navigateurs de prévenir le scorbut. Leur récolte est périlleuse car il faut gravir la paroi lisse du tronc.

On observe fréquemment une succession de trous dans l’écorce dans lesquels les jeunes malgaches enfoncent des barreaux de bois pour se hisser jusqu’aux branches.

On dit que les baobabs amoureux portent chance aux couples qui viendraient s’exposer à ses pieds… Bien ingrats sont les touristes qui mutilent leur écorce en y gravant quelques mots amoureux.

La coutume ne dit pas si ces arbres magiques sont capables de renvoyer ces importuns cul-par-dessus-tête.

Baobab et arbres de Madagascar

La plus remarquable des espèces végétales de Madagascar est le Baobab. Le baobab a pris une autre dimension à Madagascar par rapport aux autres pays où il existe.

La plus remarquable des espèces végétales de la Grande île est le Baobab ou « Reniala » qui signifie littéralement « mère de la forêt » en malgache. Le baobab a pris une autre dimension à Madagascar par rapport aux autres pays où il existe. Sur les huit espèces de Baobab de la planète, six ne sont présentes que dans la Grande île, qui enregistre à elle seule des forêts de baobab. Les baobabs sont des arbres séculaires. Il présente un aspect massif, dominant et très original avec un tronc poli et des racines paradoxalement en l’air. La curiosité de ces arbres réside dans le renflement de ses branches et de son tronc. Celui-ci se présente sous différentes couleurs ; il peut être grisâtre, rougeâtre,… Le tronc de baobabs est, pour certaines espèces, de 9m diamètre et 30m de circonférence. Il constitue une importante réserve d’eau qui leur permet de supporter les conditions climatiques sévères. Ce tronc renflé rempli d’eau leur a même valu le nom « d’arbre bouteille ».

Les feuilles de baobab sont très particulières. Elles n’apparaissent que pendant une durée très courte de l’année car les baobabs se débarrassent de leur feuille pendant la saison sèche afin de limiter la perte de la réserve. Les fleurs de cet arbre sont époustouflantes et se présentent sous forme de plusieurs étamines avec des couleurs très variées, qui vont de la blanche au jaune en passant par le rouge. La floraison varie d’une espèce à l’autre. Pour avoir les gros fruits marron (40 cm de long et 15 cm de diamètre) qui peut contenir de dizaine de graine, la pollinisation de baobab est généralement assurée par les chauves-souris, des papillons,… qui sont tous des nectarivores.

Le lieu idéal pour admirer les baobabs et prendre des photos souvenirs se trouve à Morondava : l’ allée des baobabs. On peut aussi en voir ailleurs comme à Majunga , à Tuléar… Les autres espèces qui font le bonheur des visiteurs qui arrivent à Madagascar sont aussi les Ravinala, l’arbre de voyageur ou ravenala. Cette espèce, actuellement répandue dans de nombreux pays, est originaire de la Grande île où elle s’étale en toute beauté et de toutes ses splendeurs. Actuellement, l’arbre de voyageur prend le relais des forêts secondaires ou primaires tristement détruites par les feux ou de défrichement. Il déploie ses feuilles étalées à l’extrémité des tiges et confère à de collines et de montagnes dépourvues de couvertures forestières un aspect très attrayant. Ses feuilles s’attachant harmonieusement autour de sa grosse tige offrent une forme d’éventail géant. La base de ces feuilles est un véritable réservoir d’eau très limpide qui peut vous secourir dans les forêts malgaches où les sources font défaut. C’est en raison de l’existence de cette accumulation d’eau dans son pétiole que cet arbre a été baptisé « arbre du voyageur ». Du fait de sa qualité qui n’a d’égal que sa beauté naturelle, l’arbre de voyageur offre à des jardins ou parcs malgaches une apparence décorative très prisée qui fait la cible de millier d’objectif venu de quatre coins du monde. On le voit surtout dans l’ Est de l’ île.

En dehors de l’arbre de voyageur, plus de 120 palmiers de différentes formes, de la plus simple à la plus insolite, subsistent dans les forêts malgaches. Une grande majorité de ces palmiers n’existent nulle part ailleurs qu’à Madagascar. Parmi les espèces de palmier existant dans la Grande île, on note les Dypsis acuminum, Dypsis baronii, Dypsis occidentalis, Dypsis onilahensis, Dypsis lokohoensis, Dypsis perrieri, Dypsis decaryi, Chrysolidocarpus lutescens, Marojejya insignis, Dypsis bonsai et Dypsis pumila,…

Les espèces sont très réparties à travers Madagascar. Certaines d’entre elles sont endémiques de certaines régions. Les palmiers malgaches, surtout ceux endémiques régionales, sont actuellement représentés dans les aires protégées.

L’espèce Dypsis decaryi, appelé également palmier triangle est très singulière. Les palmes de cette espèce se dressent sur trois axes opposés pour donner un triangle équilatéral. Cette forme est visible depuis que les plantes aient une taille plus petite. Ce palmier présente des feuilles pennées assez longues et fines avec des folioles harmonieusement réparties sur un pétiole. La liste des plantes endémiques qui font le charme et l’originalité de Madagascar est interminable.

Ainsi, on note également une plante singulière appelée Katrafay. Celui-ci est une plante d’une taille très moyenne (12 à 15m). Il se répand surtout dans les forêts épineuses de la partie sud de l’île et dans les forêts sèches de l’occidentale malgache. Il appartient à la famille des Ptaeroxylacées. L’écorce grisâtre et rugueuse de katrafay est finement traversé par de sillons et de crevasses. Cette plante a un arome très singulier et elle est surtout réputée pour sa vertu thérapeutique. Elle est utilise traditionnellement pour guérir beaucoup de maladie ou apaiser les douleurs, surtout dans le milieu rural. On considère également que le Katrafay est stimulante et aphrodisiaque.

Madagascar présente aussi de nombreuses espèces de palissandre ou bois de rose appartenant à la famille Papilionacées et des genres Dalbergia, Pterocarpus. Ces espèces font l’objet actuellement d’une réglementation stricte dans leur préservation car elles se raréfient. Ils sont extrêmement interdits d’exportation. Ces plantes qui produisent de bois de qualité pour l’ébénisterie ou la menuiserie ont une croissance très lente. Par conséquent, leur régénération peut prendre plusieurs années à la suite d’un défrichement. A l’heure actuelle, elles sont de plus en plus rares dans les forêts libres mais elles restent encore très visibles dans les parcs de Madagascar.

Huile vierge de Baobab

Emolliente et adoucissante avec un plus pour la facilité de pénétration et un toucher particulièrement doux.

Elle contient de nombreux tocophérols (comme l’huile d’argan sa voisine).

Dans ses insaponifiables, on trouve des acides cyclopropéniques, qui sont certainement la source de cette activité anti-inflammatoire connue traditionnellement. Utilisation traditionnelle en huile de massage.

Les feuilles

Les feuilles fraîches renferment du calcium 260mg p. l00g à 402mg p. l00g, du phosphore 57,5mg p. 100g à 67mg p. 100g. Elles sont assez riches en

vitamines C 42mg p. 100g à 48mg p.100g.On note aussi la présence des vitamines: vitamine B, vitamine B2 et de la vitamine PP (1,85mg p. 100 g).

Mythologie :

Le Dieu Thora arrache un baobab de son jardin et le jette sur Terre par la porte du Paradis. Il se plante dans le sol et grandit la tête en bas, en gardant à jamais ses racines au vent.

Arbre de la sagesse, arbre à palabres.

Boutique Biologiquement.comLe Baobab : l’arbre le plus caractéristique de l’Afrique

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Le baobab est l’un des fleurons du tourisme à Madagascar. Il donne le ton sur le caractère exceptionnel de la nature de cette île. Sur les huit espèces de les baobabs : l’arbre le plus caractéristiquebaobabs connues jusqu’ici, six ne subsistent qu’à Madagascar. D’ailleurs, c’est le seul endroit au monde où on peut découvrir une forêt de baobabs. Cette majestueuse créature est connue sous des appellations diverses. Étymologiquement, son nom dérive du mot arabe « bu hibab » qui signifie fruit à nombreuses graines.

baobab_adansonia_arbre_-africain_caudex_genre_adansonia

Baptisé arbre bouteille par les Européens, il est parfois qualifié d’arbre à l’envers en raison de sa forme qui semble s’être retournée racine en haut. Cet arbre a aussi une kyrielle de noms vernaculaires tels que Za, Zabe, Zamena, Ringy, Bozy, Boringy ou Reniala. La plupart de ces appellations malgaches fait toujours référence à sa couronne très réduite et à son apparence. Le baobab a un aspect très caractéristique composé d’un tronc renflé surmonté d’une couronne des branches généralement restreinte et dépourvue de feuilles. L’allure très massive du tronc cylindrique contraste avec sa paroi lisse. Pour contenir plusieurs centaines de litres d’eau, ce tronc présente à l’intérieur, un espace vide de diamètre dépassant largement les dix mètres. Cependant, durant les saisons sèches, il se réduit à quelques centimètres seulement. Ce tronc est composé d’une écorce rougeâtre molle couvrant des bois fibreux. Il peut s’étirer sur une longueur de plus dbaobab e 20, voire 30 mètres. Mais cela n’empêche pas l’existence des espèces naines qui ne mesurent que quelques mètres. La plante de baobab ne présente des feuilles que durant trois ou quatre mois. Cette période de foliation coïncide avec la saison des pluies. Elle est généralement précédée par une période de floraison. Les fleurs de baobab sont d’une beauté extraordinaire. Leur couleur varie selon l’espèce, de blanche à orangée en passant par le jaune clair et le jaune vif. Ces fleurs donnent ensuite des grosses baies ayant une forme oblongue ou ovoïde. Les fruits ont un diamètre tournant autour de 100 mm. Ils sont susceptibles de contenir une centaine de graines au goût acidulé et très riches en vitamines. Le baobab, un arbre de croissance lente, est généralement séculaire, voire millénaire. Il a une grande longévité puisqu’il arrive à vivre pendant une période de mille, voire deux mille ans. A l’heure actuelle, huit espèces de baobab sont recensées à travers le monde. Deux d’entre elles, en l’occurrence l’Adansonia digitata et l’Adansonia gibbosa, sont typiques respectivement de l’Afrique et de l’Australie. La première, connue sous le nom commun de baobab africain, offre une assez grande frondaison. Par contre, l’Adansonia gibbosa est une petite espèce dont la taille dépasse rarement les dix mètres. Les six autres espèces de baobabs sont endémiques de Madagascar. Une grande majorité d’entre elles est localisée dans le sud-ouest de l’île, une région sèche. Parmi les espèces les plus répandues, il y a l’Adansonia madagascariensis, l’Adansonia za et l’Adansonia grandidieri. Cette dernière est sans doute la plus connue de la grande île.

Il est considéré comme le plus beau de tous les arbres bouteilles de par son impressionnante apparence. Les autres espèces typiquement malgaches sont l’Adansonia rubrostipa, l’Adansonia suarezensis et l’Adansonia perrieri. Ces deux derniers spécimens sont considérés comme les plus précieux en raison de leur rareté, toutefois, ils sont actuellement en grand danger. Autrement dit, ils sont sur le point de disparaître de la planète. D’ailleurs, ils sont à l’heure actuelle confinés sur un territoire très limité au nord de l’île. Quant à l’Adansonia rubrostipa, connu sous le nom vernaculaire de « fony », il forme l’espèce la plus petite de Madagascar. Ce baobab ne mesure que quatre à cinq mètres. Pour tout savoir sur le baobab, il ne faut pas oublier que cet arbre mystérieux est entouré d’un certain nombre de légendes. D’abord, on dit que le fait de s’exposer aux pieds de baobabs amoureux porte chance à un couple. Ensuite, on parle aussi que Dieu a fait du baobab, l’une de ses plus belles créations végétales. Cependant, il était devenu trop orgueilleux aux yeux de son créateur. Vexé, ce dernier l’a puni en l’arrachant. Puis, il l’a replanté en le renversant, c’est-à-dire la tête en bas. C’est la raison pour laquelle le baobab présente des branches qui s’apparentent à des racines.

Boutique Biologiquement.comLe baobab à Madagascar

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baobab_arbre_madagascar

Chacun sait que le baobab est caractéristique de l’Afrique. Ce que l’on ignore le plus souvent, c’est que l’Afrique ne connaît qu’une seule variété de baobab, l’Australie deux ou trois, et Madagascar en comporte 7 espèces dont le très élégant adansonia grandidieri.

C’est un véritable monument historique que ce baobab, avec 30 à 40 mètres de haut. Il nous contemple du haut de ses six siècles d’existence. On appelle aussi ces baobabs, les racines du ciel, car des légendes au sujet de cet arbre ne manquent pas

Sa localisation géographique nous le fait rencontrer uniquement à l’ouest de l’île entre la rivière Mananbolo et Belo sur mer, avec une forte densité autour de Moroundava. La plupart sont des arbres endémiques avec un tronc et des branches renflés. Le tronc est généralement cylindrique, en forme de bouteille, de cigare ou irrégulièrement noueux. L’écorce est molle, grisâtre ou rougeâtre. Le bois est fibreux et contient beaucoup d’eau. Ce n’est qu’à Madagascar qu’on retrouve des forêts de baobabs, surtout le long de la côte de Beheloka à Moroundave. Dans le sud, les plus gros spécimens sont parfois évidés et transformé en château d’eau.

Le baobab a été introduit depuis 1767 à la Réunion et il en reste quelques échantillons çà et là.

Le genre comprend au total 10 espèces. Le baobab le plus courant a pour nom scientifique adansonia digitata, et fait partie de la famille des bombacacées.

A Madagascar on rencontre surtout l’espèce A. Madagascariensis, A. digitata, A. suarezensis, A. Za, A. Perrieri, A. Grandidieri, A. Rubrostipa. C’est cette dernière espèce qui a le tronc le plus en forme de bouteille.

Le baobab est un arbre pouvant atteindre 12 à 15 mètres de haut alors qu’une espèce de Madagascar peut aller jusqu’à 30 à 40 mètres comme il est dit plus haut. Cet arbre tropical possède un tronc énorme : 30 mètres de circonférence pour un arbre de 15 mètres de haut !!! Ses branchages sont à couronne large.

Le baobab (digitata) est difforme, et possède un bois tendre dont les branches peu nombreuses on souvent la forme de planche. C’est un arbre originaire d’Afrique tropicale, spécialement des régions semi arides au sud du Sahara. Particulièrement résistant à la sécheresse, il prospère avec des précipitations comprises entre 250 et 1500 mm/an. Les espèces endémiques ne peuvent être confondues avec l’espèce digitata.

Les baobabs de Grandidier ou de Suarez fleurissent pendant la saison sèche, avant l’apparition des feuilles. Eh oui !!!

Les autres espèces produisent leurs fleurs au cours de la saison des pluies. La pollinisation des grandes fleurs est généralement assurée par des papillons nocturnes, et le grand fruit produit peut mesurer jusqu’à 40 cm de long et 15 cm de diamètre. Ces fruits contiennent plusieurs dizaines de graines.

Le baobab est un des arbres les plus utiles du Sahel. Tout se mange ou se transforme. Ce qui lui vaut traditionnellement la protection et la vénération des populations. Presque toutes les parties du baobab sont utilisées intensivement en Afrique et à Madagascar. De nombreux usages sont connus. Les feuilles, les plantules et les racines se consomment comme légumes, la pulpe du fruit, riche en vitamine C et B1 sert à préparer des boissons. Oui, on en tire une boisson rafraîchissante à partir de cette pulpe aigre douce. Les graines noires dont l’enveloppe est épaisse, fournissent une huile comestible et servent à fabriquer du vernis.

Les jeunes feuilles sont consommées en tant que légumes. A partir de l’écorce on fabrique l’alcaloïde Adansomin contre poison du curare, provenant des espèces Strophanthus. Les indigènes utilisent l’écorce de façon médicinale. Les feuilles sont employées contre les coliques, l’écorce contre la fièvre, la gomme désinfecte les blessures.

Dans certains peuples, les graines sont employées en remplacement du café. Celles-ci étaient consommées par les navigateurs à l’époque, qui les affectionnaient et les consommaient comme préventif du scorbut.

Avec son tronc à l’aspect boursouflé, le baobab fait partie des arbres les plus étranges et les plus énormes du règne végétal. Il peut atteindre un grand âge. Son bois tendre emmagasine l’eau. Lors des saisons sèches, ces arbres sont souvent percés par les éléphants.

Les fruits du baobab atteignirent l’Europe par les marchands et l’italien Alpino le décrivait à la fin du 15ème siècle, en l’appelant Bahobab, probablement dérivé de l’arabe « Buhibab » signifiant fruit à multiples graines.

Les baobabs de Madagascar, A. madagascariensis, avec leur tronc épais en forme de bouteille et leurs couronnes très petites ont un aspect encore plus étrange que a.digitata.

Boutique Biologiquement.comBaobab et arbres de Madagascar

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Du fait de sa situation isolée au milieu de l’Océan Indien durant un peu plus de 100 millions d’année, Madagascar a développé une flore très différente de toutes les flores du monde entier. Elle présente un fort taux d’endémicité en matière de végétations. Plus de 75% des espèces végétales qu’elle présente ne se rencontrent que sur l’île elle-même. Autrement dit elles ne subsistent nulle part ailleurs que dans la Grande île.

La distinction de Madagascar lui a valu même le nom du « sanctuaire de la nature ou de paradis des naturalistes ». Les scientifiques l’ont classé comme le pays à « mégabiodiversité » qui veut simplement dire que presque toutes les espèces végétales qui subsistent à Madagascar constituent des ressources rares qui méritent la protection et l’estime de toute la planète.
baobab-avenue

La plus remarquable des espèces végétales de la Grande île est le Baobab ou « Reniala » qui signifie littéralement « mère de la forêt » en malgache. Le baobab a pris une autre dimension à Madagascar par rapport aux autres pays où il existe. Sur les huit espèces de Baobab de la planète, six ne sont présentes que dans la Grande île, qui enregistre à elle seule des forêts de baobab. Les baobabs sont des arbres séculaires. Il présente un aspect massif, dominant et très original avec un tronc poli et des racines paradoxalement en l’air. La curiosité de ces arbres réside dans le renflement de ses branches et de son tronc. Celui-ci se présente sous différentes couleurs ; il peut être grisâtre, rougeâtre,… Le tronc de baobabs est, pour certaines espèces, de 9m diamètre et 30m de circonférence. Il constitue une importante réserve d’eau qui leur permet de supporter les conditions climatiques sévères. Ce tronc renflé rempli d’eau leur a même valu le nom « d’arbre bouteille ».

Les feuilles de baobab sont très particulières. Elles n’apparaissent que pendant une durée très courte de l’année car les baobabs se débarrassent de leur feuille pendant la saison sèche afin de limiter la perte de la réserve. Les fleurs de cet arbre sont époustouflantes et se présentent sous forme de plusieurs étamines avec des couleurs très variées, qui vont de la blanche au jaune en passant par le rouge. La floraison varie d’une espèce à l’autre. Pour avoir les gros fruits marron (40 cm de long et 15 cm de diamètre) qui peut contenir de dizaine de graine, la pollinisation de baobab est généralement assurée par les chauves-souris, des papillons,… qui sont tous des nectarivores.

Le lieu idéal pour admirer les baobabs et prendre des photos souvenirs se trouve à Morondava : l’ allée des baobabs. On peut aussi en voir ailleurs comme à Majunga , à Tuléar… Les autres espèces qui font le bonheur des visiteurs qui arrivent à Madagascar sont aussi les Ravinala, l’arbre de voyageur ou ravenala. Cette espèce, actuellement répandue dans de nombreux pays, est originaire de la Grande île où elle s’étale en toute beauté et de toutes ses splendeurs. Actuellement, l’arbre de voyageur prend le relais des forêts secondaires ou primaires tristement détruites par les feux ou de défrichement. Il déploie ses feuilles étalées à l’extrémité des tiges et confère à de collines et de montagnes dépourvues de couvertures forestières un aspect très attrayant. Ses feuilles s’attachant harmonieusement autour de sa grosse tige offrent une forme d’éventail géant. La base de ces feuilles est un véritable réservoir d’eau très limpide qui peut vous secourir dans les forêts malgaches où les sources font défaut. C’est en raison de l’existence de cette accumulation d’eau dans son pétiole que cet arbre a été baptisé « arbre du voyageur ». Du fait de sa qualité qui n’a d’égal que sa beauté naturelle, l’arbre de voyageur offre à des jardins ou parcs malgaches une apparence décorative très prisée qui fait la cible de millier d’objectif venu de quatre coins du monde. On le voit surtout dans l’ Est de l’ île.

En dehors de l’arbre de voyageur, plus de 120 palmiers de différentes formes, de la plus simple à la plus insolite, subsistent dans les forêts malgaches. Une grande majorité de ces palmiers n’existent nulle part ailleurs qu’à Madagascar. Parmi les espèces de palmier existant dans la Grande île, on note les Dypsis acuminum, Dypsis baronii, Dypsis occidentalis, Dypsis onilahensis, Dypsis lokohoensis, Dypsis perrieri, Dypsis decaryi, Chrysolidocarpus lutescens, Marojejya insignis, Dypsis bonsai et Dypsis pumila,…

Les espèces sont très réparties à travers Madagascar. Certaines d’entre elles sont endémiques de certaines régions. Les palmiers malgaches, surtout ceux endémiques régionales, sont actuellement représentés dans les aires protégées.

L’espèce Dypsis decaryi, appelé également palmier triangle est très singulière. Les palmes de cette espèce se dressent sur trois axes opposés pour donner un triangle équilatéral. Cette forme est visible depuis que les plantes aient une taille plus petite. Ce palmier présente des feuilles pennées assez longues et fines avec des folioles harmonieusement réparties sur un pétiole. La liste des plantes endémiques qui font le charme et l’originalité de Madagascar est interminable.

Ainsi, on note également une plante singulière appelée Katrafay. Celui-ci est une plante d’une taille très moyenne (12 à 15m). Il se répand surtout dans les forêts épineuses de la partie sud de l’île et dans les forêts sèches de l’occidentale malgache. Il appartient à la famille des Ptaeroxylacées. L’écorce grisâtre et rugueuse de katrafay est finement traversé par de sillons et de crevasses. Cette plante a un arome très singulier et elle est surtout réputée pour sa vertu thérapeutique. Elle est utilise traditionnellement pour guérir beaucoup de maladie ou apaiser les douleurs, surtout dans le milieu rural. On considère également que le Katrafay est stimulante et aphrodisiaque.

Madagascar présente aussi de nombreuses espèces de palissandre ou bois de rose appartenant à la famille Papilionacées et des genres Dalbergia, Pterocarpus. Ces espèces font l’objet actuellement d’une réglementation stricte dans leur préservation car elles se raréfient. Ils sont extrêmement interdits d’exportation. Ces plantes qui produisent de bois de qualité pour l’ébénisterie ou la menuiserie ont une croissance très lente. Par conséquent, leur régénération peut prendre plusieurs années à la suite d’un défrichement. A l’heure actuelle, elles sont de plus en plus rares dans les forêts libres mais elles restent encore très visibles dans les parcs de Madagascar.

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A environ 22 kms de Morondava, sur la RN35, le coucher de soleil embrase la mythique allée des baobabs …
Cette halte onirique, où ‘les racines du ciel’ s’épanouissent dans une lumière douce et cuivrée, est une invitation au plaisir contemplatif. Le long de la piste, vous apercevrez les pêcheurs sortir des rizières et marécages environnants quelques tilapias.
> Des baobabs & des Dieux …

Madagascar compte pas moins de sept espèces de baobabs quand l’Afrique n’en possède qu’une.
On dit que les dieux, vexés par cette création trop orgueilleuse, auraient tenté de ramener ces majestueuses colonnes végétales à plus d’humilité en les arrachant pour les replanter à l’envers… En vain, car ces essences insolites font littéralement autorité dans les paysages de l’Ouest malgache.
> Des Baobabs & des hommes …
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Elancés, les A. Grandidieri s’élèvent à 25 ou 30 m du sol. A l’opposé, on trouve dans le bush, quelques spécimens petits et ventripotents.
Les fleurs, très belles, sont pollinisées par des chauve-souris ou des papillons nocturnes.
Les fruits sont de grosses baies à la saveur acidulée, dont la pulpe, riche en vitamines, permettait aux navigateurs de prévenir le scorbut. Leur récolte est périlleuse car il faut gravir la paroi lisse du tronc.
On observe fréquemment une succession de trous dans l’écorce dans lesquels les jeunes malgaches enfoncent des barreaux de bois pour se hisser jusqu’aux branches.

On dit que les baobabs amoureux portent chance aux couples qui viendraient s’exposer à ses pieds… Bien ingrats sont les touristes qui mutilent leur écorce en y gravant quelques mots amoureux.
La coutume ne dit pas si ces arbres magiques sont capables de renvoyer ces importuns cul-par-dessus-tête.

La flore de Madagascar comporte 80% d’espèces endémiques. Cette exceptionnelle originalité est due au fait que Madagascar s’est séparée du continent africain il y a environ 100 millions d’années. L’isolation de l’île, l’absence de certains prédateurs, a contribué à l’évolution originale des espèces actuelles.
Baobab de Madagascar

Madagascar possède une flore endémique unique au monde, avec notamment plus de mille espèces d’orchidées .

* Baobabs : il existe 6 espèces différentes de baobabs endémiques de Madagascar sur 8 pour l’ensemble de la planète
o Adansonia grandidieri – Baobab de Grandidier
o Adansonia madagascariensis – Baobab de Madagascar
o Adansonia perrieri – Baobab de Perrier (Nord de Madagascar)
o Adansonia rubrostipa (syn. A. fony) – Baobab Fony
o Adansonia suarezensis – Baobab de Suarez (Diego Suarez)
o Adansonia za – Baobab Za

Le nom Adansonia est un hommage à Michel Adanson, naturaliste et explorateur français, le premier à avoir décrit Adansonia digitata.

Boutique Biologiquement.comBaobab Madagascar – l’arbre géant du Sud Ouest – Tuléar Morondava Majunga

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Le baobab, cet arbre géant : il existe six espèces de baobabs à Madagascar contre une seule en Afrique et neuf sur la planète. Les baobabs appelés Renala par les Malgaches sont plus présents dans le sud ouest de l’île Tuléar, Morondava, Majunga.

Il existe six espèces différentes de baobabs à Madagascar contre une seule en Afrique et neuf sur la planète. Les baobabs appelés renala par les habitants de l’île sont présents un peu partout sur le territoire, à l’exception des hautes terres et de la forêt humide. Leur milieu de prédilection est la savane sèche de l’Ouest.

En 1661, Flacourt déjà célébrait les géants et parlant de la région de Morondava écrivait : « C’est en ce pays qu’il y a un arbre nommé Anadzahé, qui est monstrueusement gros, il est creux dedans et son vide est de douze pieds de diamètre, il est rond, se terminant en voûte, au milieu de laquelle il y a comme un cul de lampe …
il n’y a que quelques petites branches par ci par là sur la sommité de l’arbre, qui est une merveille à voir, il est fait comme une tour pyramidale»