Le Sénégal, Baobab, arbre africain à caudex du genre Adansonia

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Le baobab africain est la plus connue des 8 espèces de Baobab. C’est un arbre africain à caudex du genre Adansonia et de la famille des Bombacacées, selon la classification classique, ou des Malvacées, selon la classification phylogénétique.

Sacré pour plusieurs cultures, c’est aussi un arbre à palabre qu’il est malvenu ou sacrilège de couper. C’est l’arbre typique de l’Afrique tropicale sèche et l’emblème du Sénégal.

Etymologie

Son nom vient de l’arabe bu hibab, fruit à nombreuses graines. En effet, chacun de ses fruits ovales contient souvent plusieurs centaines de graines dont on peut extraire une huile alimentaire.

Description

L’arbre au tronc ventru et au bois mou gorgé d’eau a une allure caractéristique et vit longtemps. Certains sont millénaires. Il est généralement très massif et peut atteindre 25 m de haut et plus de 12 m de diamètre avec une couronne de branches irrégulières et dépourvues de feuilles 9 mois sur 12. C’est une des explications à son appellation ” l’arbre à l’envers ” car il parait avoir été retourné tête en bas.

Adansonia digitata a un caractère botanique unique dans le genre Adansonia : des fleurs blanches pendantes, au contraire des autres espèces à fleurs érigées.
L’écorce fibreuse grise et lisse sert à confectionner cordes et cordages. Le Baobab a la particularité de pouvoir régénérer celle-ci. La sève entre dans la fabrication du papier.

La feuille de baobab riche en protéines et minéraux (calcium, fer, potassium, magnésium, manganèse, phosphore et zinc) se consomme bouillie. Elle est utilisée en décoctions pour tisanes médicinales. Elle sert de fourrage pour le bétail durant la saison sèche.

Le fruit du Baobab se présente sous une forme oblongue d’environ 10 cm. de diamètre et 20 cm. de long. Il contient de petites graines comestibles au goût acidulé que consomment aussi bien les humains que les singes (d’où son appellation pain de singe).

Longévité

Le baobab africain est un arbre à la longévité exceptionnelle, surtout présent au Sénégal. D’une croissance lente, on trouve des spécimens qui seraient âgés de près de 2 000 ans. En fait, ces arbres ne produisent pas de cernes tous les ans du fait des sécheresses récurrentes qui touchent la savane africaine, il est donc difficile de déterminer leur âge par des méthodes de dendrochronologie.

Utilisation alimentaire et médicinale

Grillées, les graines du baobab peuvent remplacer le café. Riches en phosphate, elles sont aussi utilisées pour la fabrication de savon et d’engrais. La pulpe des fruits frais ou séchée (pain de singe) est utilisée pour la confection de boissons, riches en vitamines B1 et C.

Les jeunes pousses et les racines des jeunes plants sont consommées comme des asperges.
Au Sénégal, le lalo est une poudre de feuilles de baobab séchées, riches en calcium et en fer, que l’on incorpore aux céréales ou aux sauces, notamment lors de la préparation du couscous de mil.
En Afrique de l’Ouest, le fruit, séché, est appelé “pain de singe” : en décoction, cette boisson est préconisée en cas de constipation pour ses vertus astringentes (=qui assure un resserrement).

Les gens du pays parlent d’imodium local.
Dans plusieurs des villages visités le baobab est présenté comme arbre sacré.

Soit dans le cadre de pratiques païennes, soit christianisé.
En vieillissant le tronc devient creux. Cette cavité servait autrefois de sépulture pour les griots. Les griots étaient/sont des poètes musiciens ambulants, dépositaires de la culture orale.

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LA RECETTE DU JUS DE PAIN DE SINGE (BOUYE)

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LA RECETTE DU JUS DE PAIN DE SINGE (BOUYE)

0.5 litre d’eau
– 4 cuillers à soupe de pain de singe  moulu
– 50 g de sucre en poudre

Verser le pain de singe  moulu dans l’eau et laisser reposer 6 heures au réfrigérateur. Filtrer, puis ajouter le sucre.
A partir de cette base, parfumer le jus de pain de singe  en y ajoutant votre note personnelle : feuilles de menthe, nectar d’ananas, nectar de goyave, nectar de fruit de la passion, sirop de bissap, sirop de mangue…

En option, ajouter du lait en poudre ou un peu de lait de coco.
Remuer avant de servir.
Se conserve 3 jours au réfrigérateur.

Recette d’Afrique de l’Ouest.

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Savon au pain de singe, fruit du Baobab

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Même recette qu’avant, sauf que n’ayant plus assez d’huile d’amande douce, j’ai remplacé les 22% par de l’huile d’amande douce à 12,5% et de l’huile de son de riz à 9,5%.

Pourquoi:
J’ai eu jusqu’à présent assez peu de réussites avec les colorants artificiels, j’ai donc décidé de me pencher sur les résultats que pouvaient avoir des poudres alimentaires de chez moi dans des savons.
Le pain de singe est le fruit du baobab. On peut consommer les petites gousses en les suçant, ou en tirer une poudre de couleur beige avec laquelle on prépare des boissons ( il suffit de la délayer dans de l’eau, on ajoute ensuite de la menthe, de la cannelle, de la muscade du citron ou des arômes au goût). Le goût est légèrement acidulé et très rafraîchissant. Selon la masse d’eau que l’on ajoute à la poudre, elle forme une pâte ou un liquide assez épais qui se consomme tel quel, et qui peut constiper en excès.
Il est réputé être riche en vitamines du groupe B et en minéraux, d’après un ouvrage de botanique que j’avais consulté en Afrique et dont je ne retrouve plus le titre. A noter que ce produit devrait être diffusé sous peu en Europe sous forme de complément alimentaire.

EDIT: La pulpe serait riche en mucilage, pectine, acide tartrique et tartrates. Elle contient du calcium, des vitamines B et C (2,7 mg aux 100G) et puissant aliment antioxydant.  Ces infos proviennent d’un article de Anthony C weck sur les plantes médicinales africaines.

Comment:
J’ai préparé une pâte avec 30 grammes de poudre de pain de singe que j’ai délayé dans 60 Ml d’eau ( je ne l’ai pas compté dans le volume d’eau nécessaire à la dissolution de la soude car j’obtenais une pâte assez épaisse). Je l’ai ensuite mixé dans les huiles fondues, et j’ai ajouté la soude. Le mélange s’est fait sans encombre, bien que j’ai eu quelques grumeaux avant d’ajouter la soude, ils se sont dilués très vite.

Déco:
Je voulais voir les propriétés qu’apportait le pain de singe au savon, pour ne pas nuire à cette visée, j’ai simplement versé une couche de pâte incolore, puis une fine couche colorée à la cannelle sur laquelle j’ai réalisé des dessins.

Observations:
Phase de gel incomplète sans isolation.
La couleur est d’abord vert avocat. AU contact de l’air elle devient rose pâle. Sur le fond ( pas au contact de l’air), elle est vert kaki et devient rouge bordeaux quand on l’y expose.
Pour le moment j’ai un savon bordeaux dont la surface contient des motifs rose pâle, je vous dirai comment cela évolue. Je suis ravie d’avoir une couleur aussi franche naturellement!!! Je m’attendais plutôt à obtenir un beige pâle, voire un jaune.Reste à savoir si ce savon a des propriétés particulières, j’espère qu’il ne déteindra pas.
Le savon durcit vite ( une dizaine d’heures).

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MADAGASCAR : un arbre sacré, le baobab de Madagascar

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A environ 22 kms de Morondava, sur la RN35, le coucher de soleil embrase la mythique allée des baobabs …
Cette halte onirique, où ‘les racines du ciel’ s’épanouissent dans une lumière douce et cuivrée, est une invitation au plaisir contemplatif. Le long de la piste, vous apercevrez les pêcheurs sortir des rizières et marécages environnants quelques tilapias.
> Des baobabs & des Dieux …

Madagascar compte pas moins de sept espèces de baobabs quand l’Afrique n’en possède qu’une.
On dit que les dieux, vexés par cette création trop orgueilleuse, auraient tenté de ramener ces majestueuses colonnes végétales à plus d’humilité en les arrachant pour les replanter à l’envers… En vain, car ces essences insolites font littéralement autorité dans les paysages de l’Ouest malgache.
> Des Baobabs & des hommes …
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Elancés, les A. Grandidieri s’élèvent à 25 ou 30 m du sol. A l’opposé, on trouve dans le bush, quelques spécimens petits et ventripotents.
Les fleurs, très belles, sont pollinisées par des chauve-souris ou des papillons nocturnes.
Les fruits sont de grosses baies à la saveur acidulée, dont la pulpe, riche en vitamines, permettait aux navigateurs de prévenir le scorbut. Leur récolte est périlleuse car il faut gravir la paroi lisse du tronc.
On observe fréquemment une succession de trous dans l’écorce dans lesquels les jeunes malgaches enfoncent des barreaux de bois pour se hisser jusqu’aux branches.

On dit que les baobabs amoureux portent chance aux couples qui viendraient s’exposer à ses pieds… Bien ingrats sont les touristes qui mutilent leur écorce en y gravant quelques mots amoureux.
La coutume ne dit pas si ces arbres magiques sont capables de renvoyer ces importuns cul-par-dessus-tête.

La flore de Madagascar comporte 80% d’espèces endémiques. Cette exceptionnelle originalité est due au fait que Madagascar s’est séparée du continent africain il y a environ 100 millions d’années. L’isolation de l’île, l’absence de certains prédateurs, a contribué à l’évolution originale des espèces actuelles.
Baobab de Madagascar

Madagascar possède une flore endémique unique au monde, avec notamment plus de mille espèces d’orchidées .

* Baobabs : il existe 6 espèces différentes de baobabs endémiques de Madagascar sur 8 pour l’ensemble de la planète
o Adansonia grandidieri – Baobab de Grandidier
o Adansonia madagascariensis – Baobab de Madagascar
o Adansonia perrieri – Baobab de Perrier (Nord de Madagascar)
o Adansonia rubrostipa (syn. A. fony) – Baobab Fony
o Adansonia suarezensis – Baobab de Suarez (Diego Suarez)
o Adansonia za – Baobab Za

Le nom Adansonia est un hommage à Michel Adanson, naturaliste et explorateur français, le premier à avoir décrit Adansonia digitata.

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Baobab Madagascar – l’arbre géant du Sud Ouest – Tuléar Morondava Majunga

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Le baobab, cet arbre géant : il existe six espèces de baobabs à Madagascar contre une seule en Afrique et neuf sur la planète. Les baobabs appelés Renala par les Malgaches sont plus présents dans le sud ouest de l’île Tuléar, Morondava, Majunga.

Il existe six espèces différentes de baobabs à Madagascar contre une seule en Afrique et neuf sur la planète. Les baobabs appelés renala par les habitants de l’île sont présents un peu partout sur le territoire, à l’exception des hautes terres et de la forêt humide. Leur milieu de prédilection est la savane sèche de l’Ouest.

En 1661, Flacourt déjà célébrait les géants et parlant de la région de Morondava écrivait : « C’est en ce pays qu’il y a un arbre nommé Anadzahé, qui est monstrueusement gros, il est creux dedans et son vide est de douze pieds de diamètre, il est rond, se terminant en voûte, au milieu de laquelle il y a comme un cul de lampe …
il n’y a que quelques petites branches par ci par là sur la sommité de l’arbre, qui est une merveille à voir, il est fait comme une tour pyramidale»

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Le baobab, un arbre pas comme les autres…flore mayotte baobab

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Originaire de l’océan Indien, le baobab est parti à la conquête de toute l’Afrique Noire où il est devenu inséparable d’une bonne partie du décor villageois. Il tire son nom de l’arabe « bu hibab » (fruit qui donne beaucoup de graines) en référence à ses gros fruits secs, les « pains de singes », qui contiennent des graines très appréciées des enfants comme friandises.

Aux Comores, ils sont reconnaissables à leurs troncs ventrus et boursouflés ainsi qu’à leur écorce plissée qui les font ressembler à des pachydermes. D’après les botanistes, leurs rondeurs avantageuses leur permettent de stocker le maximum d’eau à l’abri de l’évaporation et d’être ainsi adaptés aux régions les plus sèches.

Une curiosité : ses fleurs blanches sont fécondées par les chauves-souris roussettes qui les aspergent de pollen avec leurs ailes.

Bien qu’il semble surtout servir de repaire aux oiseaux, le baobab peut être également très utile à l’homme : ses feuilles, transformées en farine, la pulpe de ses fruits ainsi que ses graines sont très nourrissantes, car elles contiennent de nombreux oligoéléments et vitamines. De plus, ses feuilles ont des vertus médicinales éprouvées : on y trouve de la gomme et du mucilage, très efficaces pour lutter contre la dysenterie, et ses feuilles donnent le henné pour le maquillage des femmes, Son écorce offre des fibres très solides pour confectionner des cordes.

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Bref historique de la découverte des baobabs

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Le baobab est originaire d’Afrique tropicale.

On peut souvent lire que les fruits de baobab étaient déjà connus depuis l’Egypte ancienne puisque certains auraient été retrouvés dans des tombeaux. Toutefois, le Muséum de Paris et de Turin pourtant dépositaires de ces fruits n’ont jamais pu confirmer leurs existences dans leur collection actuelle. De plus, les nombreuses fouilles archéologiques menées ces dernières décennies en Egypte sur des anciennes tombes n’ont pas mis en évidence la présence de fruit de baobab lors des exhumations. On lit également souvent que des hiéroglyphes retrouvés près d’Aswan auraient fait référence à des fruits de baobab et cela 2500 ans avant J.-C. Mais là encore, incertitude complète car aucune traduction récente ne mentionne ce récit.
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Indiscutablement, c’est en 1354 que les récits des voyages d’Ibn Battuta, célèbre explorateur arabe, mentionnent cet arbre dans le bassin du Niger. Au 16ème siècle, les fruits se trouvaient au marché du Caire où ils étaient utilisés pour leur propriété fébrile mais ont de nos jours disparus des étales du marché. Le baobab fut décrit pour la première fois par un européen, Prospero Alpino, en 1592 dans De plantis Aegypti liber (Livre des plantes d’Egypte). C’est également dans ce même livre que le nom de baobab a été employé pour la première fois sous la graphie “ba hobab” qui est devenue au XVIIe siècle “baobab”. Il semble bien que “ba hobab” provienne du terme arabe “bu hibab” qui signifie “fruit aux nombreuses graines”.
En 1750, Michel Adanson (1727-1806) découvert cet arbre que l’on nommait “l’arbre aux calebasses” dans les îles du Cap-vert et au Sénégal où il était alors commis de la Compagnie des Indes en poste à Saint-Louis du Sénégal durant cinq années. Ce botaniste français fut le premier à en publier une description botanique détaillée avec illustrations en 1757 et en rapporta des échantillons à Paris. Il réalise alors le lien avec les fruits déjà décrits par Alpino en 1592  et nomme alors cet arbre baobab. Mais Carl von Linné et Bernard de Jussieu n’ont pas retenu ce nom pour le genre de cette espèce d’arbre et proposèrent à cette époque le nom scientifique définitif Adansonia en référence au botaniste.

A Madagascar, les premières planches de description de baobab sont publiées en 1605 ; elles présentaient la variété Adansonia rubrostipa mais ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que la présence d’Adansonia est confirmée sur cette île. Il faudra même attendre 1952 que Perrier de la Bâthie propose une nomenclature assez complète se rapprochant des 8 espèces actuellement mentionnées. Aujourd’hui, le document de référence sur la systématique du genre Adansonia est une révision publiée en 1995 par David Baum.

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Le baobab d’Afrique (A. digitata): des fleurs, des fruits et des graines

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Sur les 8 espèces de baobab dans le monde (Madagascar, Australie, Afrique), seule l’espèce Adansonia digitata est présente en Afrique.

Le baobab d’Afrique a un caractère botanique unique dans le genre Adansonia : des fleurs pendantes, au contraire des autres espèces malgaches et australienne à fleurs érigées. Les caractéristiques énumérées ci-dessous concernent principalement le baobab d’Afrique (A. digitata) mais un tableau sur quelques critères de comparaison présente toutes les espèces.
Le baobab produit un système radiculaire latéral très étendu jusqu’à 50 mètres du tronc dont la terminaison se présente souvent sous forme de tubercules. Mais les racines principales des arbres âgés sont relativement peu profondes et ne se prolongent rarement au delà de 2 m. Ils sont de ce fait très sensibles aux forts vents de type tempête, orage qui peuvent le déraciner.
Les feuilles sont simples ou digitées (5, 7 ou 9 folioles) et atteignent jusqu’à 20 cm de diamètre. Elles apparaissent irrégulièrement un peu avant la saison des pluies pour la variété A. digitata. Les feuilles de jeunes arbres sont souvent simples. Tout les baobabs sont caduques, ils sont donc complètement dénudés pendant la saison sèche et ne verdissent que pendant l’hivernage, c’est-à-dire à partir des mois de juin et juillet au Sénégal. Parfois certains sujets, dans les lieux frais, restent feuillés presque toute l’année comme en Casamance.
Les fleurs sont blanches, grandes et pendantes, et se situent à l’extrémité d’un pédoncule de 10 cm à 1 m de long. Elles ont une corolle large de 15 à 20 cm composée de 5 pétales blancs tournés vers le haut. La floraison commence en fin de saison sèche ou juste avant les premières pluies, souvent avec l’apparition des premières feuilles. Les fleurs commencent à s’ouvrir vers la fin de l’après-midi, s’ouvrent complètement en soirée et tombent le lendemain à l’aube. Elles ne durent donc que 12 heures. Les fleurs émettent un parfum aigrelet, soufré, voire putride qui attire en particulier les chauves-souris et vont jouer ainsi le rôle de pollinisateur.
Avec leurs griffes, elles s’accrochent quelques secondes et endommagent la corolle pour recueillir le nectar; ces traces de lacérations de couleur brunâtre sont visibles sur les fleurs tombées à terre le lendemain (voir le film sur la pollinisation du baobab par les chauves-souris).

A Madagascar, en plus des chauves-souris frugivores, les lémuriens jouent un rôle important dans la pollinisation.
Le nombre de fleurs par arbre varie de 1 ou 2 jusqu’à 10-50 par jour et la floraison peut se prolonger pendant 6 semaines. D’une manière générale, la floraison s’adapte aux particularités climatiques des saisons: d’octobre à décembre en Afrique australe; de novembre à décembre à Madagascar; de mai à juin en Afrique occidentale; et sporadiquement au cours de l’année sauf au Soudan de janvier à mars (saison sèche). Les fruits se développent 5 à 6 mois après la floraison. On estime que les baobabs sont prêts à produire des fruits entre 8 et 23 ans. Une technique de greffage mise au point au Mali a permis non seulement d’obtenir des plants appropriés pour la production de fruit dès la troisième année mais elle a conduit également à des arbres plus petits, ce qui facilite la récolte des fruits. En effet la croissance en hauteur des baobabs est de l’ordre de 0,8 à 2 m par an.
Les fruits sont souvent appelés “pains de singe”. Ils mesurent entre 10 et 45 cm de long et sont de formes très variables souvent ovoïdes mais parfois sphériques, fusiformes, très allongés ou en massue. Leur poids moyen avoisine les 250 grammes.
Ils sont formés d’une partie extérieure (l’épicarpe) très résistante ligneuse, épaisse de 8-10 mm, recouverte d’un duvet légèrement urticant jaune/vert qui enferme à maturité une pulpe farineuse sèche de couleur blanche (l’endocarpe).

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Les graines sont incorporées dans cette pulpe où l’on trouve également un enchevêtrement de grosses fibres de couleur brun rougeâtre. Elles sont de couleur brune foncée à noir rougeâtre avec un test lisse. On compte plusieurs centaines de graines par fruit. Un baobab produit en moyenne 200 kg de fruits mais la production en est très fluctuante voir même absente certaines années.
Les fruits tombent de l’arbre à maturité, ce qui casse l’épicarpe (la coque) et permet entre autre aux termites de manger la pulpe et ainsi de libérer les graines. Ces dernières sont dispersées, quand elles ne germent pas in situ, par des singes, rats, éléphants, oiseaux ou enfin par l’homme qui est également un gros consommateur des fruits.

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Le baobab, inspirateur de légendes

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Le baobab apparaît fréquemment dans les mythes de fondation de villages, de villes ou de royaumes. La forme particulière, étrange et imposante du baobab inspire de nombreux propos extraordinaires, contes et légendes. Par exemple, la disposition de ses branches qui ressemblent à des racines, accrédite la croyance que l’arbre tire grâce à elles sa force du ciel.

Plusieurs légendes sont associées à la forme du baobab : les Arabes expliquent qu’un démon a arraché l’arbre, planté ses branches dans le sol et laissé ses racines à l’air. Une autre légende explique que le premier esprit d’une race ancienne proposa aux animaux de planter des arbres. La hyène arriva en retard et reçut le dernier arbre qui restait, soit le baobab. Elle était si furieuse qu’elle le planta à l’envers. La croyance la plus répandue est cependant celle selon laquelle Dieu lui-même planta le baobab à l’envers. Certaines personnes apportent des précisions en disant que Dieu avait d’abord planté le baobab dans le bassin du Congo, puis à Ruwenzori, mais qu’à chaque fois, l’arbre se plaignait d’une humidité trop élevée. C’est alors que Dieu, irrité, décida d’arracher l’insatisfait et le jeta dans une contrée sèche…mais il y atterrit à l’envers.
S’il n’est pas utilisé comme sépulture pour des griots, d’abri bus mais aussi d’habitation ou de cabane pour ranger les outils et autres instruments, le baobab sert d’exutoire ou de confident : en appuyant les deux mains sur son tronc, l’homme fait vœu de sacrifice contre sa malédiction. Dans un bulletin du comité d’études historiques et scientifiques de l’AOF publié en 1926, l’administrateur des colonies Michel Perron rapporte que le village de Toumbou-bâ tient sa notoriété des vertus de son baobab : C’est lui (le baobab) qui détient le véritable droit d’asile. Ce n’est que dans le creux de son tronc et sous ses branches que personne ne peut plus être insulté ni frappé.
Point de repère pour les voyageurs, point de rassemblement pour les villageois en palabre, quand il ne sert pas à l’homme, l’arbre offre l’hospitalité aux animaux de la savane : lézards, margouillats, serpents, oiseaux, mammifères, ..
Petit conte africain

Un jour, une hyène fatiguée, en provenance de la chasse, s’assit sous un baobab et dit : “quelle ombre magnifique!” Le baobab lui répondit : “c’est seulement l’ombre, tu n’as pas goûté à mon fruit”. Elle lui demanda de lui en donner. C’était très bon. Et il lui ouvrit son tronc où il y avait tout ce que l’on désirait avoir au monde. La hyène lui demanda de monter sur sa tête pour l’emmener chez elle. Le baobab, en se posant sur sa tête, a écrasé la hyène.

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le plus connu des arbres Africain

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La plupart des espèces se retrouve à Madagascare et certains en Australie.

Le Baobab est facile à cultiver à l’intérieur, en pôt et se veut un bonsai unique. L’arbre peut vivre des milliers d’années. Le Baobab peut atteindre environ 20 mètres, mais sa plus impressionnante caractéristique est son immense tronc qui peut atteindre 30 mètres de diamètre. Il développe un tronc très large et de courtes branches. Les racines de l’Adansonia se développent en bulbe; premièrement en profondeur, et ensuite en largeur. Il requiert donc un pôt plutôt profond. Le Baobab est également le seul arbre capable de régénérer son écorce directement de la surface du bois exposé. Le tronc conserve un quantité impressionnante d’eau, plus de 1000 gallons ont été retirés d’un d’eux. Toutefois, si vous n’avez pas un demi acre pour le planter, ils font d’excellents bonsai. À l’Automne, les feuilles vont commencer à tomber, et à la fin de Décembre votre Baobab sera complètement dormant. Quand l’arbre à perdu toutes ses feuilles, les branches ressemblent à des racines; on dirait qu’il a été planté à l’envers, d’où son petit nom (Upside Down Tree). En Mars, quand la température augmente, les feuilles referont leur apparition. Ces feuilles peuvent être consommées comme des épinards. Les fleurs sont larges, blanches et pendantes. Les fruits sont ovoïdes, recouverts d’une coquille dure et de petits poils jaunâtres. Zone de rusticité 10, (1°C/35°F) en Hiver. Pour que Adansonia digitata germe et poursuive sa croissance, il a besoin de longues périodes d’exposition au soleil et jamais de température en dessous de 18-20°C. À la fin d’Octobre, lorsque la température chute, il est recommandé d’entrer l’arbre à l’intérieur et de le placer à un endroit très ensoleillé. Son seul problème, est qu’il n’a aucune tolérence au froid. Tout ce qui est en dessous de 35° est fatal. L’arbre pousse généralement dans des sols secs, rocailleux et bien drainés. Arrosez l’arbre deux fois par semaine. Son bois mou et spongieux s’imbibe d’eau lors de la saison des pluies, de sorte à conserver une quantité considérable d’eau qui sera requise lors de la saison sèche. Le sol doit être presque sec lors de la dormance de l’arbre, de la fin de l’Été au début du Printemps. Germination Ces semences sont faciles à faire germer. Premièrement, tremper les dans l’eau chaude, pour une période de 2-6 heures. Semez dans un mélange de perlite/vermiculite à 1 cm de profondeur. Attention de ne pas noyer les les jeunes plants. Conservez le sol humide, pas détrempé. Conservez le pot à la chaleur 20°C/68°F, 24°C/75°F et procurez une source de lumière. La germination prend 2-4 jours, parfois plus, n’abandonnez pas.

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