Boutique Biologiquement.comMADAGASCAR : un arbre sacré, le baobab de Madagascar

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A environ 22 kms de Morondava, sur la RN35, le coucher de soleil embrase la mythique allée des baobabs …
Cette halte onirique, où ‘les racines du ciel’ s’épanouissent dans une lumière douce et cuivrée, est une invitation au plaisir contemplatif. Le long de la piste, vous apercevrez les pêcheurs sortir des rizières et marécages environnants quelques tilapias.
> Des baobabs & des Dieux …

Madagascar compte pas moins de sept espèces de baobabs quand l’Afrique n’en possède qu’une.
On dit que les dieux, vexés par cette création trop orgueilleuse, auraient tenté de ramener ces majestueuses colonnes végétales à plus d’humilité en les arrachant pour les replanter à l’envers… En vain, car ces essences insolites font littéralement autorité dans les paysages de l’Ouest malgache.
> Des Baobabs & des hommes …
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Elancés, les A. Grandidieri s’élèvent à 25 ou 30 m du sol. A l’opposé, on trouve dans le bush, quelques spécimens petits et ventripotents.
Les fleurs, très belles, sont pollinisées par des chauve-souris ou des papillons nocturnes.
Les fruits sont de grosses baies à la saveur acidulée, dont la pulpe, riche en vitamines, permettait aux navigateurs de prévenir le scorbut. Leur récolte est périlleuse car il faut gravir la paroi lisse du tronc.
On observe fréquemment une succession de trous dans l’écorce dans lesquels les jeunes malgaches enfoncent des barreaux de bois pour se hisser jusqu’aux branches.

On dit que les baobabs amoureux portent chance aux couples qui viendraient s’exposer à ses pieds… Bien ingrats sont les touristes qui mutilent leur écorce en y gravant quelques mots amoureux.
La coutume ne dit pas si ces arbres magiques sont capables de renvoyer ces importuns cul-par-dessus-tête.

La flore de Madagascar comporte 80% d’espèces endémiques. Cette exceptionnelle originalité est due au fait que Madagascar s’est séparée du continent africain il y a environ 100 millions d’années. L’isolation de l’île, l’absence de certains prédateurs, a contribué à l’évolution originale des espèces actuelles.
Baobab de Madagascar

Madagascar possède une flore endémique unique au monde, avec notamment plus de mille espèces d’orchidées .

* Baobabs : il existe 6 espèces différentes de baobabs endémiques de Madagascar sur 8 pour l’ensemble de la planète
o Adansonia grandidieri – Baobab de Grandidier
o Adansonia madagascariensis – Baobab de Madagascar
o Adansonia perrieri – Baobab de Perrier (Nord de Madagascar)
o Adansonia rubrostipa (syn. A. fony) – Baobab Fony
o Adansonia suarezensis – Baobab de Suarez (Diego Suarez)
o Adansonia za – Baobab Za

Le nom Adansonia est un hommage à Michel Adanson, naturaliste et explorateur français, le premier à avoir décrit Adansonia digitata.

Boutique Biologiquement.comBaobab Madagascar – l’arbre géant du Sud Ouest – Tuléar Morondava Majunga

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Le baobab, cet arbre géant : il existe six espèces de baobabs à Madagascar contre une seule en Afrique et neuf sur la planète. Les baobabs appelés Renala par les Malgaches sont plus présents dans le sud ouest de l’île Tuléar, Morondava, Majunga.

Il existe six espèces différentes de baobabs à Madagascar contre une seule en Afrique et neuf sur la planète. Les baobabs appelés renala par les habitants de l’île sont présents un peu partout sur le territoire, à l’exception des hautes terres et de la forêt humide. Leur milieu de prédilection est la savane sèche de l’Ouest.

En 1661, Flacourt déjà célébrait les géants et parlant de la région de Morondava écrivait : « C’est en ce pays qu’il y a un arbre nommé Anadzahé, qui est monstrueusement gros, il est creux dedans et son vide est de douze pieds de diamètre, il est rond, se terminant en voûte, au milieu de laquelle il y a comme un cul de lampe …
il n’y a que quelques petites branches par ci par là sur la sommité de l’arbre, qui est une merveille à voir, il est fait comme une tour pyramidale»

Boutique Biologiquement.comLe baobab, un arbre pas comme les autres…flore mayotte baobab

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Originaire de l’océan Indien, le baobab est parti à la conquête de toute l’Afrique Noire où il est devenu inséparable d’une bonne partie du décor villageois. Il tire son nom de l’arabe « bu hibab » (fruit qui donne beaucoup de graines) en référence à ses gros fruits secs, les « pains de singes », qui contiennent des graines très appréciées des enfants comme friandises.

Aux Comores, ils sont reconnaissables à leurs troncs ventrus et boursouflés ainsi qu’à leur écorce plissée qui les font ressembler à des pachydermes. D’après les botanistes, leurs rondeurs avantageuses leur permettent de stocker le maximum d’eau à l’abri de l’évaporation et d’être ainsi adaptés aux régions les plus sèches.

Une curiosité : ses fleurs blanches sont fécondées par les chauves-souris roussettes qui les aspergent de pollen avec leurs ailes.

Bien qu’il semble surtout servir de repaire aux oiseaux, le baobab peut être également très utile à l’homme : ses feuilles, transformées en farine, la pulpe de ses fruits ainsi que ses graines sont très nourrissantes, car elles contiennent de nombreux oligoéléments et vitamines. De plus, ses feuilles ont des vertus médicinales éprouvées : on y trouve de la gomme et du mucilage, très efficaces pour lutter contre la dysenterie, et ses feuilles donnent le henné pour le maquillage des femmes, Son écorce offre des fibres très solides pour confectionner des cordes.

Boutique Biologiquement.comLe baobab d’Afrique (A. digitata): des fleurs, des fruits et des graines

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Sur les 8 espèces de baobab dans le monde (Madagascar, Australie, Afrique), seule l’espèce Adansonia digitata est présente en Afrique.

Le baobab d’Afrique a un caractère botanique unique dans le genre Adansonia : des fleurs pendantes, au contraire des autres espèces malgaches et australienne à fleurs érigées. Les caractéristiques énumérées ci-dessous concernent principalement le baobab d’Afrique (A. digitata) mais un tableau sur quelques critères de comparaison présente toutes les espèces.
Le baobab produit un système radiculaire latéral très étendu jusqu’à 50 mètres du tronc dont la terminaison se présente souvent sous forme de tubercules. Mais les racines principales des arbres âgés sont relativement peu profondes et ne se prolongent rarement au delà de 2 m. Ils sont de ce fait très sensibles aux forts vents de type tempête, orage qui peuvent le déraciner.
Les feuilles sont simples ou digitées (5, 7 ou 9 folioles) et atteignent jusqu’à 20 cm de diamètre. Elles apparaissent irrégulièrement un peu avant la saison des pluies pour la variété A. digitata. Les feuilles de jeunes arbres sont souvent simples. Tout les baobabs sont caduques, ils sont donc complètement dénudés pendant la saison sèche et ne verdissent que pendant l’hivernage, c’est-à-dire à partir des mois de juin et juillet au Sénégal. Parfois certains sujets, dans les lieux frais, restent feuillés presque toute l’année comme en Casamance.
Les fleurs sont blanches, grandes et pendantes, et se situent à l’extrémité d’un pédoncule de 10 cm à 1 m de long. Elles ont une corolle large de 15 à 20 cm composée de 5 pétales blancs tournés vers le haut. La floraison commence en fin de saison sèche ou juste avant les premières pluies, souvent avec l’apparition des premières feuilles. Les fleurs commencent à s’ouvrir vers la fin de l’après-midi, s’ouvrent complètement en soirée et tombent le lendemain à l’aube. Elles ne durent donc que 12 heures. Les fleurs émettent un parfum aigrelet, soufré, voire putride qui attire en particulier les chauves-souris et vont jouer ainsi le rôle de pollinisateur.
Avec leurs griffes, elles s’accrochent quelques secondes et endommagent la corolle pour recueillir le nectar; ces traces de lacérations de couleur brunâtre sont visibles sur les fleurs tombées à terre le lendemain (voir le film sur la pollinisation du baobab par les chauves-souris).

A Madagascar, en plus des chauves-souris frugivores, les lémuriens jouent un rôle important dans la pollinisation.
Le nombre de fleurs par arbre varie de 1 ou 2 jusqu’à 10-50 par jour et la floraison peut se prolonger pendant 6 semaines. D’une manière générale, la floraison s’adapte aux particularités climatiques des saisons: d’octobre à décembre en Afrique australe; de novembre à décembre à Madagascar; de mai à juin en Afrique occidentale; et sporadiquement au cours de l’année sauf au Soudan de janvier à mars (saison sèche). Les fruits se développent 5 à 6 mois après la floraison. On estime que les baobabs sont prêts à produire des fruits entre 8 et 23 ans. Une technique de greffage mise au point au Mali a permis non seulement d’obtenir des plants appropriés pour la production de fruit dès la troisième année mais elle a conduit également à des arbres plus petits, ce qui facilite la récolte des fruits. En effet la croissance en hauteur des baobabs est de l’ordre de 0,8 à 2 m par an.
Les fruits sont souvent appelés “pains de singe”. Ils mesurent entre 10 et 45 cm de long et sont de formes très variables souvent ovoïdes mais parfois sphériques, fusiformes, très allongés ou en massue. Leur poids moyen avoisine les 250 grammes.
Ils sont formés d’une partie extérieure (l’épicarpe) très résistante ligneuse, épaisse de 8-10 mm, recouverte d’un duvet légèrement urticant jaune/vert qui enferme à maturité une pulpe farineuse sèche de couleur blanche (l’endocarpe).

graines-baobab
Les graines sont incorporées dans cette pulpe où l’on trouve également un enchevêtrement de grosses fibres de couleur brun rougeâtre. Elles sont de couleur brune foncée à noir rougeâtre avec un test lisse. On compte plusieurs centaines de graines par fruit. Un baobab produit en moyenne 200 kg de fruits mais la production en est très fluctuante voir même absente certaines années.
Les fruits tombent de l’arbre à maturité, ce qui casse l’épicarpe (la coque) et permet entre autre aux termites de manger la pulpe et ainsi de libérer les graines. Ces dernières sont dispersées, quand elles ne germent pas in situ, par des singes, rats, éléphants, oiseaux ou enfin par l’homme qui est également un gros consommateur des fruits.

Boutique Biologiquement.comle plus connu des arbres Africain

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La plupart des espèces se retrouve à Madagascare et certains en Australie.

Le Baobab est facile à cultiver à l’intérieur, en pôt et se veut un bonsai unique. L’arbre peut vivre des milliers d’années. Le Baobab peut atteindre environ 20 mètres, mais sa plus impressionnante caractéristique est son immense tronc qui peut atteindre 30 mètres de diamètre. Il développe un tronc très large et de courtes branches. Les racines de l’Adansonia se développent en bulbe; premièrement en profondeur, et ensuite en largeur. Il requiert donc un pôt plutôt profond. Le Baobab est également le seul arbre capable de régénérer son écorce directement de la surface du bois exposé. Le tronc conserve un quantité impressionnante d’eau, plus de 1000 gallons ont été retirés d’un d’eux. Toutefois, si vous n’avez pas un demi acre pour le planter, ils font d’excellents bonsai. À l’Automne, les feuilles vont commencer à tomber, et à la fin de Décembre votre Baobab sera complètement dormant. Quand l’arbre à perdu toutes ses feuilles, les branches ressemblent à des racines; on dirait qu’il a été planté à l’envers, d’où son petit nom (Upside Down Tree). En Mars, quand la température augmente, les feuilles referont leur apparition. Ces feuilles peuvent être consommées comme des épinards. Les fleurs sont larges, blanches et pendantes. Les fruits sont ovoïdes, recouverts d’une coquille dure et de petits poils jaunâtres. Zone de rusticité 10, (1°C/35°F) en Hiver. Pour que Adansonia digitata germe et poursuive sa croissance, il a besoin de longues périodes d’exposition au soleil et jamais de température en dessous de 18-20°C. À la fin d’Octobre, lorsque la température chute, il est recommandé d’entrer l’arbre à l’intérieur et de le placer à un endroit très ensoleillé. Son seul problème, est qu’il n’a aucune tolérence au froid. Tout ce qui est en dessous de 35° est fatal. L’arbre pousse généralement dans des sols secs, rocailleux et bien drainés. Arrosez l’arbre deux fois par semaine. Son bois mou et spongieux s’imbibe d’eau lors de la saison des pluies, de sorte à conserver une quantité considérable d’eau qui sera requise lors de la saison sèche. Le sol doit être presque sec lors de la dormance de l’arbre, de la fin de l’Été au début du Printemps. Germination Ces semences sont faciles à faire germer. Premièrement, tremper les dans l’eau chaude, pour une période de 2-6 heures. Semez dans un mélange de perlite/vermiculite à 1 cm de profondeur. Attention de ne pas noyer les les jeunes plants. Conservez le sol humide, pas détrempé. Conservez le pot à la chaleur 20°C/68°F, 24°C/75°F et procurez une source de lumière. La germination prend 2-4 jours, parfois plus, n’abandonnez pas.

Boutique Biologiquement.comUn constat alarmant de la dégradation des forêts de baobab en Afrique de l’Ouest

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La dégradation observée ces dernières années des écosystèmes des zones sahélo-soudaniennes se traduit par un vieillissement des forêts millénaires de baobab lié à l’absence d’une régénération naturelle.

Les jeunes plants de baobab sont rares dans la brousse dès que la végétation arbustive basse de type acacia est absente.
Par exemple, dans certaines régions du Sénégal, on observe déjà une baisse drastique de la récolte de fruit causée par des pratiques intensives agricoles et pastorales, ou encore liées à la pharmacopée et à l’artisanat. Cette dégradation des forêts est importante en Afrique de l’Ouest car on estime le défrichement annuel à 4%.

Afin d’enrayer cette évolution, des programmes de protection, de domestication et de valorisation de cette espèce doivent être réalisés puisque dans la plupart des cas, le baobab n’est pas cultivé mais est exploité comme une ressource forestière naturelle. En 1992, des tests de greffage ont été effectués avec succès au Mali afin de favoriser une fructification hâtive et de créer ainsi des individus de taille modeste pour la récolte.
Des essais de culture maraîchère de baobab ont déjà été réalisés également au Mali pour la production de jeunes feuilles. Au Sénégal, un programme d’éducation à l’environnement autour du baobab intitulé “Baobécole” financé par le Ministère des Affaires Etrangères et l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) va permettre d’informer et de sensibiliser les enfants sur la problématique de la dégradation des forêts de baobab.
L’émondage intensif, semble être l’un des problèmes majeurs de la régénération naturelle des baobabs dans certaines régions de l’Afrique de l’Ouest. En effet, c’est parce qu’il n’y a pas d’herbe à brouter (hors saison des pluies appelée période de césure) que les éleveurs se voient dans l’obligation d’aller couper le feuillage des arbres pour nourrir leurs bêtes. On rencontre alors systématiquement des hommes, le plus souvent des enfants, perchés dans les branches des baobabs, tranchant sans relâche à la machette la quasi-totalité du feuillage.
Si l’on estime que dans une journée 3 ou 4 troupeaux se trouvent dans une forêt et que leurs bergers émondent en moyenne 2 à 3 arbres, on arrive rapidement à 6-12 sujets par jour qui subissent une coupe drastique de leur feuillage, car aucunes branches ne sont généralement épargnées. Un même arbre peut ainsi subir l’émondage plusieurs fois dans la même saison. Il est actuellement difficile d’évaluer l’importance de ces prélèvements qui perturbent incontestablement la croissance et la reproduction du baobab. En effet, la période feuillée n’est déjà pas bien longue au cours d’une année (environ trois mois) et, régulièrement privé de ses feuilles pendant cette période pour l’émondage, le baobab voit sa photosynthèse fortement réduite. Par conséquent, la croissance de l’arbre ainsi que le stockage des réserves l’est aussi. Les prélèvements d’eau par les racines sont également limités par l’absence des feuilles qui, par évapotranspiration, sont le moteur de toute la circulation des sèves à l’intérieur de l’arbre. Les sujets sont alors plus sensibles à la sécheresse et bien moins armés pour affronter la longue saison sèche.
Les jeunes arbres sont à ce propos les plus sensibles. L’émondage intensif empêche la reproduction sexuée car même quand l’arbre arrive à fleurir, les branches sont coupées bien avant que les fruits puissent arriver à maturité.

Boutique Biologiquement.comBaobab : L’arbre pharmacien, l’arbre de vie

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Depuis quelques années, les plantes exotiques sont de plus en plus recherchées par les amateurs et passionnés de plantes. Elles ont fait leurs apparitions dans les jardins, balcons et maisons où les géraniums ont parfois été remisés au placard. Certaines plantes se prêtent plus ou moins bien à ces acclimations en extérieur et intérieur. Par exemple, vous trouverez maintenant sans difficulté dans toutes les jardineries des plants d’Oiseaux du paradis (Strelitzia Regina) qui offrent une floraison extraordinaire en hiver.

Le baobab est un excellent candidat pour une culture en tant que plante d’appartement.

Pourquoi ? Il ne craint pas le manque d’eau, vous pouvez l’oublier quelques mois – il est très peu exigeant sur le substrat du moment qu’il se trouve dans un mélange drainant – il n’est pas avare de soleil, bien au contraire et supportera d’être placé derrière une fenêtre bien ensoleillée. L’idéal est même de le sortir directement à l’extérieur au printemps, été et automne dès que la température nuit et jour ne descend pas en dessous de 15°C.

Vous aurez ainsi une plante originale, disons même un arbre, qui ne l’oublions pas est caduque. Ne vous étonnez donc pas de voir ses feuilles jaunir et tomber en automne ; ce n’est pas parce qu’il manque d’eau, il suffit de jeter un coup à l’extérieur pour voir que les arbres réagissent de la même manière. Votre baobab vous fait signe qu’il a besoin de repos, un arrosage très léger une fois par mois suffira et attendez patiemment la fin du printemps pour le revoir se reverdir.

Il est assez difficile de se procurer des plants de baobabs en France. Ce sont dans les jardineries que vous aurez le plus de chance d’en trouver. Dans le cadre de son programme de sauvegarde des forêts de baobab de Nguékokh au Sénégal, l’association Chênes et Baobabs vends également différents produits autour du baobab : graines, fruits, plants (voir la boutique internet). A ce titre, un premier projet intitulé Baobécole (éducation à l’environnement autour du baobab en Afrique) financé par l’IRD (Institut de Recherche et de Développement) et le Ministère des Affaires Etrangère français va être lancé dès octobre 2006.

Les baobabs vendus en France le sont en général racines nues. Ce type de conditionnement n’affecte en rien cet arbre qui peut rester ainsi plusieurs mois avant d’être rempoté. Attention toutefois, toucher systématiquement le tronc du baobab : s’il est mou et spongieux, il y a des fortes chances que ce baobab ne redémarre pas. Les prix varient de quelques euros pour les plants les plus jeunes (1 – 1,5 ans) à plusieurs dizaines d’euros pour des plants plus âgés (4-5, 7-8, 10-12 ans). Si vous n’arrivez pas à trouver des plants ou bien si vous préférez démarrer directement depuis la graine, voici quelques conseils pour réussir votre germination :

1 – Le semis

Le semis des graines est souvent caractérisé de difficile mais les passionnés de baobab vous diront le contraire ! En respectant quelques consignes simples, il n’est pas si difficile de faire germer les graines et obtenir un plant de baobab que vous pourrez garder des années voir des décennies. Les graines sont disponibles dans la plupart des jardineries; si vous avez la possibilité de récupérer un fruit ou encore directement du pain de singe, vous pouvez bien entendu y récupérer les graines à l’intérieur. Il faut également savoir que les graines de baobab se conservent de nombreuses années, de préférence dans un endroit sec et sombre. D’une manière générale, le taux de germination diminue avec les semences plus âgées.

Pour germer, tout graine a besoin d’humidité, de chaleur et d’air. Cependant, ces facteurs, s’ils sont nécessaires, ne sont pas toujours suffisants. En l’occurrence, 2 cas sont possibles: l’inhibition de la germination et la dormance véritable. Pour le baobab, il s’agit d’une inhibition due à l’extrême dureté des téguments de la graine, ce qui a pour effet de la rendre imperméable à l’air, la lumière et l’eau et rend le réveil de la graine impossible si elle est plantée sans préalable dans du terreau. Il est à observer que de nombreuses graines d’arbres et plantes sahéliennes sont soumises à ce frein. Afin de lever cette pseudo-dormance, plusieurs méthodes sont souvent adoptées : elles peuvent être scarifiées, immergées pendant plusieurs jours (3 à 7 jours) dans de l’eau tiède ou encore ébouillantées une quinzaine de minutes. Les taux de germination sont alors variables. La scarification consiste en une incision ou un râpage des graines qui permet d’éliminer en partie le tégument le plus dur. Cette méthode assure une pénétration rapide de l’eau au sein même des tissus mais exige du temps pour la préparation. Elle conviendra donc à de toutes petites quantités de graines. Un bon taux de germination est obtenu avec cette méthode si l’on n’abîme pas les tissus. L’utilisation d’acide sulfurique ou nitrique concentrés pour attaquer en partie le tégument suivi d’un rinçage à l’eau froide permet d’obtenir un taux germination supérieur à 85 %. Attention à la durée de trempage des graines qui est déterminante car il n’est pas question d’abîmer l’embryon : un trempage à l’acide sulfurique pendant trente minutes suivi immédiatement d’un rinçage à l’eau et d’un trempage (toujours dans l’eau) pendant 24 heures. Cette méthode est souvent utilisée par le centre forestier de reboisement; toutefois, afin d’éviter de manipuler de tel produit dangereux et nocif, une méthode plus simple et naturelle, permet d’obtenir un excellent taux de germination (plus de 70 %).

En Afrique, l’action des acides gastriques particulièrement puissants chez les ruminants contenus dans l’estomac, agit d’une manière tout à fait naturelle pour lever la dormance des graines de baobab en détruisant en partie le tégument.

Ce sont par exemple les éléphants de la savane africaine qui vont ainsi participer à la germination et dissémination des graines de baobab.

2 – Que faut-il pour réussir son semis ?

– Un bac à semis, type mini-serre, que l’on trouve facilement dans les jardineries.

– Utiliser donc un bon terreau à semis qui reposera sur un lit de pouzzolane que l’on trouve maintenant facilement dans toutes les jardineries. Un substrat bien drainé est indispensable. Vous pouvez également utiliser des billes d’argiles, perthites, ou encore du sable de rivière.

– Un pulvérisateur
– Un fongicide pour prévenir de la fonte des semis

– Des godets en plastique pour le rempotage de 5X5X5 cm environ. Ne pas utiliser des godets en tourbe qui retiennent trop l’humidité pour ce type de semis

3 – Voici les étapes pour réussir la germination des graines d’Adansonia digitata :

Plonger les graines dans l’eau pendant 48 à 72 h. Vous pouvez les laisser plus longtemps, l’essentiel est de constater un gonflement de la graine, signe que l’eau a réussi à atteindre l’embryon à l’intérieur de la graine.

* Dans le bac à semis, déposer un mélange de terreau et pouzzolane ou billes d’argiles.
* Plantez les graines à 5 cm maximum de profondeur et espacées de 5 cm.
* Arroser largement et placer la mini-serre en plein soleil derrière une fenêtre ou dehors en été. En été, les fortes températures permettent en général un démarrage rapide des graines.
* Humidifier ensuite lorsque la surface est sèche à l’aide d’un pulvérisateur.
* Au bout de 7 à 14 jours, les cotylédons commencent à sortir suivis des premières feuilles.

Pour le rempotage attention, les jeunes pousses de baobab sont fragiles. Il faut attendre que les premières paires de feuilles après les cotylédons se soient bien développées pour procéder au rempotage. Vous pouvez ensuite les transplanter en godet individuel (godets de 5X5X5cm). Pour cela, extraire délicatement les jeunes plantules de baobab de préférence avec le terreau autour. Si les racines apparaissent, vous pouvez les saupoudrer d’hormone de bouturage (dite aussi d’enracinement, poudre d’hormone) pour plantes. Vous pouvez également mélanger un peu du terreau d’origine avec le nouveau terreau, de façon à ce que le baobab ne soit pas trop “perturbé” par son nouveau substrat totalement inconnu de lui. Ne pas trop tasser dans un premier temps surtout si les racines étaient nues. Enfin, un premier arrosage abondant grâce au pulvérisateur.

Il vous faudra prévoir un rempotage régulier (par exemple tous les deux ans) qui aura lieu pendant l’été. Taillez à cette occasion les racines de 1/3 au moins. La taille des branches n’est pas nécessaire mais si vous voulez lui donner une certaine forme, vous pouvez réduire les branchages.

4 – Les éléments importants :

L’air : La lumière doit être modérée lors de la levée, et s’avérera être un facteur décisif du développement de votre baobab. Placez donc votre pot à proximité d’une fenêtre ou sous votre véranda. En ce qui concerne la température, bien qu’acceptant en période d’hivernage des nuits à 13°C, votre arbre s’épanouira véritablement à partir de 20°C. Donc n’hésitez pas à le sortir durant l’été entre mai et octobre.

L’arrosage : il devra être parcimonieux et très espacé dans le temps : une fois par mois en hiver à une fois par semaine en été. En effet, le bois mou et spongieux de l’arbre se gorge d’eau en saison des pluies afin de disposer de réserves en période sèche. Ainsi conduit, vous pourrez espérer, après une croissance rapide sur les 2 premières années, un accroissement plus raisonnable de 3 cm par an au cours des 50 prochaines années. Taillez rameaux, branches, feuilles lorsque vous les jugez trop longs.

Comment faire ensuite, une fois que la graine a germé ? Pas de panique mais tout excès d’eau risque d’entraîner la mort de votre baobab : un arrosage modéré, plutôt une pulvérisation en surface pour conserver une bonne humidité tous les 2-3 jours voir tous les jours en été. Si vous avez une mini-serre en plastique c’est l’idéal les premières semaines de sa longue vie…

5 – La coque reste collée…

Si l’atmosphère à l’intérieur de votre serre n’est pas assez humide, on observe souvent une adhérence entre la coque de la graine et les premières feuilles. Dans ce cas, augmentez l’humidité de votre serre pour que la coque s’enlève toute seule, ou bien retirer là délicatement manuellement. Si la coque ne n’arrive toutefois pas à se retirer, attendez quelques jours que les premières feuilles se soient presque complètement développées avant de l’arracher. Les deux feuilles initiales du baobab sont appelées cotylédons et sont semblables par exemple aux cotylédons des courgettes. Dès que les vraies feuilles apparaissent, les cotylédons se flétrissent en général, car ils ont assurés pleinement leurs fonctions de protection de la zone de croissance et de soutien alimentaire de la jeune plantule.

6 – Si rien ne se passe au bout de 14-21 jours :

Il est probable que la germination des graines semées ne débutera pas sans une autre intervention de votre part. Première chose à faire, retrouver les graines pour vérifier l’état de la semence. Si elles sont toujours dures au toucher, 2 solutions s’offrent à vous: soit vous arrosez de nouveau généreusement le mélange de semis ce qui devrait permettre de lever la dormance des graines au bout de quelques jours (inconvénient: si le semis est trop humide, le germe peut pourrir dès les premiers jours) soit vous procédez à un nouveau trempage des graines pendant quelques jours. Si elles sont molles, la germination va débuter sous peu, vérifier si la racine n’est pas en train de sortir.

Par  Sébastien Garnaud

Sources  www.futura-sciences.com

Boutique Biologiquement.comBaobab africain ADANSONIA DIGITATA

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Le baobab africain (Adansonia digitata) est la plus connue des 8 espèces de Baobab. C’est une herbe africain à caudex du genre Adansonia et de la famille des Bombacacées, selon la classification classique, ou des Malvacées, selon la classification phylogénétique.

Sacré pour plusieurs cultures, c’est aussi un arbre à palabres qu’il est malvenu ou sacrilège de couper. C’est l’arbre typique de l’Afrique tropicale sèche et l’emblème du Sénégal.
Étymologie

Son nom vient de l’arabe bu hibab, fruit à nombreuses graines. En effet, chacun de ses fruits ovales contient souvent plusieurs centaines de graines dont on peut extraire une huile alimentaire.
Description

L’arbre au tronc ventru et au bois mou gorgé d’eau (on l’appelle pour cela “arbre bouteille”) a une allure caractéristique. Il est généralement très massif et peut atteindre 25 m de haut et plus de 12 m de diamètre avec une couronne de branches irrégulières et dépourvues de feuilles 9 mois sur 12. C’est une des explications à son appellation « l’arbre à l’envers » car il parait avoir été retourné tête en bas.

Adansonia digitata a un caractère botanique unique dans le genre Adansonia : des fleurs blanches pendantes, au contraire des autres espèces à fleurs érigées.

L’écorce est fibreuse, grise et lisse, quelquefois irrégulièrement tuberculée. Elle a la particularité de pouvoir se régénérer.

Le bois est mou et spongieux.

Le fruit (pain de singe) du Baobab se présente sous une forme oblongue d’environ 100 mm de diamètre et 200 mm de long. Il contient des graines enrobées d’une pulpe déshydratée. On utilise la pulpe blanche séchée dans la préparation d’une boisson appelée bouye ou jus de bouye, utilisée pour le traitement des diarrhées.
Longévité

Cet arbre de croissance lente est exceptionnellement longévif, on peut rencontrer des spécimens âgés de près de 2 000 ans. En fait, les baobabs ne produisent pas de cernes tous les ans du fait des sécheresses récurrentes qui touchent la savane africaine, il est donc difficile de déterminer leur âge par des méthodes de dendrochronologie.

Distribution

C’est un arbre africain typique de la savane arborée sèche, où on le rencontre en compagnie d’acacias, tamariniers et albizias. Son aire de distribution va du Sahel, surtout au Sénégal[citation nécessaire], jusqu’au Transvaal, où sa sensibilité au gel limite son expansion. Il est absent des forêts ombrophiles d’Afrique centrale.
Alimentation
Fruits
Les fruits du baobab sont comestibles. Leur goût acidulé plaît aussi bien aux humains qu’aux singes (d’où leur appellation de “pain de singe”). Ils sont très riches en vitamines B1 et C et contiennent deux fois plus de calcium que le lait.

Grillées, les graines du baobab peuvent remplacer le café. La pulpe des fruits frais ou séchés est utilisée pour la confection de boissons.

Depuis juillet 2008, le fruit est autorisé à la vente par la Communauté européenne (cette autorisation est obligatoire depuis 1997 pour tout produit alimentaire non déjà couramment consommé en Europe).
Racines, turions

Les jeunes pousses et les racines des jeunes plants sont consommées comme des asperges.

Feuilles

La feuille de baobab riche en protéines et minéraux (calcium, fer, potassium, magnésium, manganèse, phosphore, zinc, et puissant aliment antioxydant) se consomme bouillie. Au Sénégal, le “lalo” est une poudre de feuilles de baobab séchées que l’on incorpore aux céréales ou aux sauces, notamment lors de la préparation du couscous de mil.

Du côté de Kayes (au Mali), les enfants emploient parfois les graines comme bonbons en raison de la saveur acidulée de la pulpe.

Thérapeutique

En Afrique de l’Ouest, le fruit séché est utilisé en décoction en cas de diarrhées pour ses vertus astringentes. La feuille est utilisée en décoctions pour tisanes médicinales.

Boutique Biologiquement.comL’huile de graines de Baobab biologique

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L’huile de graines de Baobab bio

Baobab : Adansonia digitata L.

Originaire d’Afrique et de Madagascar. Très hydratante, l’huile de baobab nourrit les peaux sèches et prévient l’apparition de rides. Ses propriétés émollientes et adoucissantes en font un soin efficace pour traiter les gerçures. Elle permet aussi de soulager les affections de l’épiderme telles que l’eczéma, le psoriasis ou les petites plaies. Elle protège les fibres capillaires et le cuir chevelu, en redonnant aux cheveux secs leur souplesse et leur brillance. Elle renforce les ongles cassants, et se révèle très bénéfique en huile de massage pour apaiser les zones fatiguées du corps. Enfin, son application est recommandée aux femmes enceintes pour améliorer l’élasticité de la peau et éviter ainsi les vergetures.

Emolliente et adoucissante avec un plus pour la facilité de pénétration et un toucher particulièrement doux. Elle contient de nombreux tocophérols (comme l’huile d’argan sa voisine). Dans ses insaponifiables, on trouve des acides cyclopropéniques, qui sont certainement la source de cette activité anti-inflammatoire connue traditionnellement. Utilisation traditionnelle en huile de massage.

Propriétés :

– Emolliente, adoucissante, protectrice
– Nourrissante, régénérante, redonne souplesse et douceur, protège la peau du vieillissement cutané
– Apaisante
– Cicatrisante cutanée
– Embelliseur capillaire

Indications :

– Soin des peaux sensibles et irritées
– Ongles cassants
– Cheveux secs, cassants, fourchus
– Gerçures, crevasses, prévention des vergetures
– Douleurs et contractures musculaires

Usage externe :

Pure ou mélangée avec des huiles essentielles ou d’autres huiles végétales :

– en applications locales pour les soins cutanées
– en massages contre les contractures et douleurs musculaires
– en masques comme soin du cheveux

Propriétés Organoleptiques :

· Aspect : liquide huileux très fluide
· Couleur : jaune clair
· Odeur : très douce

Conditions de conservation : au sec, à l’abri de la chaleur et de la lumière

Composition en acides gras

Acides gras essentiels poly-insaturés (AGPI ou AGE) ou vitamine F : acide linoléique (oméga 6) (35.6%)

Acides gras mono-insaturés (AGMI) : acide oléique (34.6%)

Acides gras saturés (AGS) : acide palmitique (25.0%), acide stéarique (3.1%)

Propriétés cosmétiques des acides gras insaturés : nourrissantes, protectrices, adoucissantes, assouplissantes, régénérantes, redonnent éclat et souplesse, préservent d’un vieillissement prématuré